Hello! J'enchaîne avec la suite et fin de l'histoire. Elle est fini depuis belle lurette mais j'oublie toujours de poster xD Du coup j'envoie la dose.

Bonne lecture!

...

Chp 9: Courage et Prouesse

A l'intérieur de la grande caverne de pierre, le vent balayait la poussière agglutinée sur les rochers. L'eau s'écrasait par intermittence sur son entrée. C'était une cavité assez volumineuse, creusée dans la pierre qui descendait en une pente raide au sous-sol.

Raiponce, Mérida, Harold et les deux volatiles entrèrent et fixèrent le tunnel noir sans fond.

- Lumos Maxima.

De noir, la grotte s'illumina soudain de trois boules de lumière. Mérida respira un grand coup avant de prendre la tête de file et de s'enfiler dans le long couloir sans bruit:

- Allez c'est parti. Je ne sais pas ce qu'il se cache comme épreuve de la part de Godric le fondateur mais je suis prête à relever le défi. Je vais lui prouver que je suis une pure Gryffondore! Que le courage émane de moi!

Elle bomba le torse et se concentra. A l'arrière, Raiponce et Harold se regardèrent d'un petit sourire. Cependant une pointe d'angoisse les envahirent en repensant à tous les échecs qu'avaient causé les reliques. Si Mérida échouait la mort serait sûrement dans son sillage.

Le couloir s'allongea plus loin encore dans le sol. L'air se raréfia à chaque nouveau mètre parcouru. Krokmou se sentait mal. Il ramena ses ailes sur lui pour pouvoir passer sans s'écorcher. Le couloir sembla plus petit puis tout à coup il y eut une sortie. Mérida se précipita pour contempler la nouvelle pièce. Elle était ronde dont le centre était un énorme trou qui plongeait plus loin encore.

- On doit encore descendre? Bientôt on va manquer d'air, commenta Raiponce faiblement.

- On dirait bien oui. Mais seuls les plus valeureux trouveront cette relique, voilà pourquoi je pense qu'il vaudrait mieux que je continue seule.

Harold s'indigna:

- Plaît-il? Nous sommes dans le même bateau, on t'accompagne jusqu'au bout. Qui sait ce qui se trouve dans ce gouffre... Et puis nous aussi nous sommes valeureux, je pense qu'on l'a assez prouvé lors du tournoi des duos de sorciers!

Raiponce approuva de la tête. En sept années ils avaient vécu assez d'aventures pour savoir qu'ils étaient plus que courageux.

- D'accord mais n'hésitez pas à rebrousser chemin si c'est trop dur.

Mérida s'avança vers le gouffre. Elle dirigea une boule de lumière vers le fond, le plus loin qu'elle le put, sans rien y voir. C'est en la remontant qu'elle trouva un escalier en colimaçon , collé sur le côté.

- Par là, suivez-moi.

- Elle est à fond notre rouquine, murmura Harold à la blonde.

- Oh oui, mais c'est comme ça qu'elle est la plus heureuse.

Ils se firent un clin d'œil et suivirent le guide avec sa baguette en avant.

Mérida commença à emprunter cet escalier en bois quant elle se rendit compte qu'il tanguait. Raiponce s'accrocha à Harold.

- Il est extrêmement vieux, commenta celui-ci. Il date sûrement du moyen âge...

- On est mal barrés, déglutit la Serdaigle.

- Il est en miettes ouais, répondit Mérida. Allons-y doucement.

Krokmou et Fumseck attendirent en hauteur. Harold avait ordonné qu'ils attendent leur signal au cas où il y aurait des pièges. La descente fut laborieuse. Pas après pas ils avançaient doucement, prenant beaucoup de temps.

- Si j'avais su j'aurais pris mon balai, grogna Mérida. Il me manque.

- Il est au château Dunbroch? Demanda son petit-ami.

- Oui. Je n'ai pas eu le temps de l'emporter en partant et c'est bien trop loin pour l'appeler avec le sortilège d'attraction.

- Désolé il ne passait pas dans mon sac à rallonge, commenta Raiponce qui tâtait le mur.

- Il n'a jamais de fond ce ravin? Limite on va arriver de l'autre côté de la terre, répliqua la Gryffondore.

Des chaînes cliquetaient et le bois grinçait. Mérida s'avançait plus en avant alors qu'Harold tentait de tenir le rythme. Raiponce n'arrivait plus à respirer. Elle faisait son possible pour suivre le dragonnier mais la chaleur l'oppressa. Enfermée dans ce gouffre.

*Crac*

- Ahhhhhhh!

Le couple se retourna, un pan de l'escalier commençait à se détacher alors que Raiponce passait à travers une latte pourrie.

- Raiponce! Hurlèrent-ils.

Harold se précipita en arrière et tendit la main passant son buste par le trou que provoqua les lattes tombées. Juste à temps il attrapa la blonde du bout de la main. Tremblante, la blonde regarda son sauveur dans les yeux. Les deux prunelles émeraudes se regardèrent puis la main glissa. Lentement sous la moiteur, la sueur de leur peau.

- Harold... Ne me lâche pas...

- Je... Tiens bon!

Mérida remontait en courant et se coinça le pied dans une planche.

- Merde, putain!

Harold sentait la main de Raiponce glisser de plus en plus. Les larmes se formèrent dans les yeux de le Serdaigle.

- Ha...Harold...

Puis fatalement le lien se brisa. Raiponce hurla et tomba dans les ténèbres sous les hurlements du dragonnier. Il avait failli à sa tâche... Il n'avait pas su la protéger. Il pensa à user de son sifflet à ultrason alors qu'une touffe rousse passa devant son regard. Il écarquilla les yeux puis fixa Mérida sauter dans le vide.

- Mérida!

La Gryffondore, une planche coupée sur son pied, hurla en se lançant dans le vide. Elle tendit la main et attrapa une poignée de cheveux blonds.

- Filamen!

Une corde apparut de la baguette de Mérida qui la balança sur la planche la plus proche. Celle-ci lâcha à son tour et elle recommença deux fois avant de trouver une bonne accroche. L'arrêt fut brutal et Raiponce cria de douleur en sentant ses cheveux tirés par le haut. Elle avait l'impression qu'on lui arrachait la tête.

Mérida passa outre les hurlements et balança son amie contre la paroi où elle remarqua la suite de l'escalier. Mais avant de réussir quoi que ce soit le bois se brisa et la chute recommença. Les filles n'avaient plus d'option. Le noir total les envahit et elle attendirent la chute.

Harold les appela, sans réponse. Il ne pouvait les imaginer mortes, non ce n'était pas possible! Il appela Krokmou de son sifflet qui n'apparut pas. Il trouva cela bizarre.

- Krokmou! Mérida! Raiponce!

Seul il paniqua et sentit un vide dans son cœur. Remonter ou descendre? Quel était le mieux alors qu'il se trouvait sûrement au milieu du gouffre.

Il choisit de descendre, laissant les volatiles de côté. Plus vite que tout à l'heure il enjamba les planches, certaines se brisant sur sa route. Puis soudain Harold remarqua quelque chose du fond. Il fronça les sourcils et là, une lueur arriva. Rouge puis Or. Il sourit et reprit sa route.

Quant il arriva enfin à voir le sol il sentit l'escalier céder définitivement. D'un grand bond il sauta jusqu'au parterre humide et regarda les morceaux de bois se briser dans un vacarme assourdissant, soulevant des volutes entières de poussière étouffante. Harold toussa et tenta de voir les dégâts. Il sentit alors une main lui tapoter l'épaule:

- Oh ma chérie!

Il l'enserra avant amour.

- Et bien, c'est pas de tout repos. On va avoir du mal de remonter sans Krokmou, répliqua-t-elle. Tout va bien, on a réussi à ralentir notre chute et Raiponce vient de nous soigner. Ce n'était pas très beau à voir je l'avoue.

La blonde luttait contre le sommeil et lui adressa un signe de la main. Le dragonnier reprit son souffle. Trop d'émotions pour lui.

Après un court repos, le trio reprit la route. Harold porta Raiponce sur le dos qui ne pouvait presque plus marcher. Il s'excusa de tout son cœur pour ne pas les avoir protégées correctement mais les filles ne lui en tinrent pas rigueur. Elles savaient que le danger serait présent. C'était normal après tout.

L'air étant rare, ils économisèrent leur respiration. Ne parlant plus et marchant rapidement. Mérida et Harold remarquèrent bien vite quelques squelettes sur le sol. Ils tentèrent de ne pas y prêter attention mais il y en avait également au fond du gouffre. C'est alors qu'enfin ils arrivèrent devant une énorme porte en pierre. Celle-ci était scellée d'un imposant lion en or sur le dessus. La porte était entourée de runes anciennes.

La rouquine poussa les portes mais rien ne se passa. Elle tenta tous les sortilèges possibles et imaginables. Toujours rien. Après dix minutes elle se tourna vers le duo qui respirait par saccades.

- Comment... Je l'ouvre... Moi? Demanda-t-elle économisant de l'air.

Harold haussa les épaules.

- Je suis sûre... Que la relique est derrière. Je le sens, grogna-t-elle. Après tout... Ce chemin je ne vais pas mourir ici sans l'avoir entre les mains.

Harold vint de comprendre une chose. Ils ne pourraient pas remonter et mourraient sûrement du manque d'air quoiqu'il arrive. Il fronça les sourcils cherchant une solution mais rien de lui vint. Si Krokmou était là mais... Toujours aucun signe de lui. Et il semblait que le transplanage avait été interdit, rien de plus normal.

Raiponce s'éclaircit la gorge:

- Les runes... Une énigme est dans... Les runes.

- Oh? Je ne sais pas lire cette langue...

- Attends.

Raiponce avait la vue qui se brouillait. Elle se concentra au maximum dans les bras d'Harold. Il lui fallut un moment avant de commencer à les comprendre.

- Hum... Elles signifient. Le Lion tend l'ouïe, il attend pour ouvrir le chemin. Lui qui protège l'antique trésor.

- Euh...ok...

- Le poème, intervint Harold. Souviens-toi " Là où les portes veulent s'entendre chanter." Tu doit chanter... Quelque... Chose.

Il se tut, n'en pouvant plus. Raiponce de même. Ils fixèrent Mérida. Celle-ci approuva:

- C'est à moi de jouer.

Elle réfléchit quelques minutes. Elle tenta quelques cantiques du Yorkshire sans succès. Puis elle essaya autre chose, une petite comptine que le choixpeau et Nick-quasi-sans-tête aimaient bien chanter pour parler de sa maison.

- Si vous allez à Gryffondor vous rejoignez les courageux. Les plus hardis et les plus forts sont rassemblés en ce haut lieu. Aux yeux de Gryffondor, il fallait à tout âge, montrer par-dessus tout la vertu de courage. Gryffondor disait, tout apprentissage ira d'abord aux enfants du courage. Les plus brav's, les tromp'-la-mort, allaient tous chez le hardi Gryffondor.

Il y eut un cliquetis. Mérida se mit en position de défense et regarda la porte bouger. Le lion s'anima et parcourut tout le tour de la porte pour la faire s'ouvrir. Les lourdes masses de pierre soulevèrent de la fumée de débris.

Une fois ouverte, une petite pièce sombre apparut.

- Bon...

Mérida se retourna et sourit à ses amis qui restèrent assis. Ils la regardèrent entrer alors qu'un voile apparut pour leur bloquer le passage. Mérida disparut complètement.

La rouquine tenait fermement sa baguette. Elle fixa la pièce. Ronde, sombre, chaotique et encore plus étouffante. Elle avait peine à remplir ses poumons. Elle observa un gros âtre de pierre d'où elle entendit un ronflement. Une queue se balançait au rythme du sommeil de l'animal.

- Heu... Hello, hurla-t-elle.

Le silence arriva, le lion endormi commença à se détendre puis se retourna sur lui même. Il était énorme. Au moins dix fois plus grand que Mérida. Il grogna fortement sur Mérida qui recula d'un pas. Mais elle ne fut pas tentée de repasser le voile. Le lion en sembla satisfait. Il parla sans ouvrir la bouche. Sa voix se répercutant en écho sur les parois.

- Courageuse enfant. N'as-tu pas peur de moi?

- Si... Mais je viens pour chercher la relique. Je ne partirais pas sans.

- Hum. Toi aussi tu convoites mon trésor. Moults de sorciers sont venus à ma porte pour ceux qui ont réussi à arriver jusqu'ici mais aucun n'eut le cran ni l'audace que je recherchais. Ainsi qu'un cœur pur et valeureux.

Mérida pâlit:

- Je ne sais pas pour le cœur pur mais je pense avoir les qualités requises. Je suis de la maison Gryffondor!

Elle bomba le torse mais le lion se mit à rire méchamment.

- Ils viennent tous de Gryffondor, qu'ils disent. Mais je n'en ai aucune preuve et même si c'est le cas. Avez-vous bien été répartie? Godric m'a offert la noble tâche de garder son trésor jusqu'à l'arrivée d'un potentiel héritier de la flamme Gryffondor. Un vrai sorcier, valeureux, courageux avec une volonté de fer. Je ne peux donner cette relique à n'importe qui. La puissance est telle que cela pourrait changer la face du monde.

- Je la veux pour lutter contre Vol... Contre un mage des ténèbres. Je n'ai que de nobles intentions, je ne recherche pas la puissance ni le vice.

- ... Hum. Tu me sembles sincère jeune intrépide femme. Tu as réussi plusieurs étapes je le conçois mais es-tu prête à passer la dernière épreuve. Tu dois me convaincre. Me montrer qui tu es vraiment.

La rouquine déglutit puis serra le poing droit:

- Oui je suis prête!

Son cœur battait à tout rompre. Enfin elle y était. La relique était à sa portée. Tout dépendrait d'elle. Quelle question allait-il lui poser? Le peu de temps qu'il lui fallut pour réfléchir, elle se sentit mal et tomba à genoux. Elle ferma les yeux de douleur puis les rouvrit instantanément. Elle déglutit, elle était seule dans le noir. Puis deux hurlements l'interpellèrent et elle reconnut ses deux amis.

Mérida empoigna sa baguette et se mit à courir vers les cris. Arrivant sur place elle tomba à la renverse. Un énorme dragon se tenait devant elle, encore plus grand que celui qu'Harold avait battu en quatrième année. Elle bloqua un moment, regardant ses deux amis se faire avaler.

- Noooon!

Se relevant difficilement, elle courut vers le dragon et lança un sortilège de Stupefixion. Le dragon la repoussa de sa queue. Elle vola jusqu'à un arbre, le dos raclant contre lui. La douleur lui transperça le corps. Mérida ne lâcha rien et se releva. C'était une épreuve terrible! Se servir de ses amis comme ça! Elle brailla des insultes et lança multiples sortilèges qui égratignèrent à peine l'animal.

Elle se mordit la lèvre de rage et se précipita sur lui. Le dragon en riait tellement elle était faible. Il lui donna un énorme coup de griffe qui la fit basculer en arrière. Sa jambe en lambeaux, sa tête qui se recouvrait de sang et son bras gauche qui se retrouva de travers. Ses pleurs se déversèrent sur le sol alors que le dragon leva la jambe pour l'écraser. Elle repensa vivement à ses sept dernières années, à ses amis et à son rêve. Son rêve d'aventure et de liberté.

- Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, je vais pas crever comme ça! Harold, Raiponce, je ne veux pas que vous mourriez!

Mérida roula sur elle même et évita le pied de l'animal. Elle rampa jusqu'à sa baguette et la prit de sa main valide.

- Wingardium Leviosa!

Des pierres, des branches et autres débris s'envolèrent. Elle les lança sur le volatile qui se protégea de ses ailes. Il ne sentit presque rien. Mais elle continua. Encore et encore. Elle se releva sur son genou valide. Son regard flamboya croisa celui du dragon. Celui-ci recula d'un pas, impressionné.

Une voix résonna.

" Que souhaites-tu le plus au monde en cet instant? "

- Je... Je veux les sauver! Je veux vaincre!

" Mais tu vas mourir "

- Alors je prendrais le risque!

" Meurs"

Le dragon prépara ses flammes puis celle-ci se dirigèrent sur la Gryffondore qui ne bougea pas d'un poil et hurla. Les flammes la consumaient de part en part. Ses cheveux n'étaient plus, son corps était noirci.

C'est alors que dans sa main droite elle sentit quelque chose. Un objet en bois. Elle tourna les yeux sur celui-ci, c'était un arc brillant , lumineux. Il était gravé de runes et d'un lion. Elle ne réfléchit pas et brandit l'arc vers le dragon, sans penser une seule seconde à son état. Une flèche apparut, lumineuse. Une flèche d'or. Douée elle ferma un œil, visa le dragon puis tira. La flèche partit et s'écrasa sur sa cible. Cela fit mouche et il disparut. La vue de Mérida se brouilla, elle tomba dans le coma.

Elle rouvrit les yeux en panique et se releva. Un hurlement lui prit la gorge et elle commença à se palper de la main gauche. Elle était vivante. Et... En bonne santé? Le lion semblait lui sourire.

- Tu as prouvé ta valeur. Je n'ai jamais vu une enfant aussi courageuse et possédant un cœur en or. Un petit bout de femme prêt à tout pour ses amis et ses convictions. Valeureuse et puissante. Ah je vais enfin pouvoir m'endormir. M'endormir à jamais, j'ai rempli ma mission oh mon maître.

Le lion commençait à disparaître. Mérida comprit alors que tout n'avait été qu'illusion. Elle eut un rictus amer puis la nervosité l'emporta et elle pleura. Elle s'inclina devant le lion qui sembla rire de joie.

- Bonne chance, la possession d'une relique est un fardeau. Vous allez sûrement connaître le malheur.

- Oh ne vous en faîtes pas, je suis rodée.

Elle lui sourit et lui fit un signe d'adieu. Il rit encore une fois en rugissant puis disparut à jamais. Laissant derrière lui une dernière lueur rouge dorée.

Mérida traversa le voile. Elle remarqua que l'arc était dans sa main droite. C'était cela la relique de Gryffondor. Un arc auburn, virant sur le rouge lorsqu'il s'illuminait. Gravé de runes et d'un lion rugissant. Il tirait des flèches magiques de lumière, d'une puissance colossale.

Cependant... La pauvre enfant dut reconnaître que la chance n'était effectivement pas de son côté car dès qu'elle sortit de la pièce son regard croisa celui d'une poignée d'autres personnes. Des Mangemorts qu'elle reconnut d'emblée. Frollo, Gothel, Drago point sanglant, Mordu et... Un autre ours?

- Maman !

Mérida voulut se précipiter mais l'ours en question la grogna méchamment.

- M...Mam...

- Ce n'est pas la peine elle ne te reconnaîtra plus, c'est trop tard, commenta le sadique ministre de la magie.

- Qu'est-ce que vous lui avez fait! Hurla-t-elle.

- Et toi? Pourquoi l'as-tu changée en ours?

Frollo riait joyeusement. Son maître allait être fier de lui.

- Je... Je ne le voulais pas...

- Oui bien sûr mais tu l'as tout de même fait.

- Mais la potion... Elle ne devait pas la changer en ours...

- Et bien on dirait que tu l'as ratée ta potion.

Frollo regarda Mordu et Elinor. Il savait la vérité sur leur compte mais ne comptait pas le dire à Mérida. Surtout pas. La rouquine avait la rage dans les yeux, encore pire que face au dragon. Elle détestait cet homme. Ce qu'il avait fait à Raiponce, ce qu'il leur avait fait au ministère, à la BIM, puis à Poudlard... Tellement de rancœur.

Le ministre de la magie se frotta les mains:

- Bien on va reprendre notre petite captivité et gentiment se faire amener jusqu'à mon maître.

- Non.

Elle répondit du tac au tac. L'épreuve qu'elle venait de passer l'avait encore plus remise d'aplomb.

- Non? Tu sais que tes petits camarades sont aux prises avec mes collègues et que tu es seule contre nous tous? Rit-il.

Mérida regard Gothel, redevenue une belle femme plantureuse qui menaçait Raiponce avec sa baguette sous la gorge de la Serdaigle. Dans la même position, Drago Point-Sanglant tenait sauvagement Harold qui se débattait. Frollo occupait la place devant elle, baguette en main, et les deux ours s'avançaient doucement en grognant.

Claude Frollo eut un sourire en coin:

- Au pire je veux bien jouer avec toi. Tiens par exemple, et si je laissais ta propre mère t'attaquer et te ramener en miettes. Vilaine fille.

Il claqua des doigts et les ours obéirent. Se dirigeant vers Mérida qui se retrouva collée contre le voile maintenant redevenu une porte. Mérida serra les poings:

- Comment avez-vous fait pour venir ici?

Elle avait complètement oublié que l'air était manquant. Tellement la haine la tiraillait.

- Et bien nous sommes nous aussi après les reliques. Pour notre maître. Nous avons trouvé l'emplacement de la relique mais impossible de dénicher la cachette. C'est là que nous vous avons vus et on vous as suivis. C'était plus simple à la fois pour vous piéger à l'intérieur et pour gagner une relique gratuitement. Accio Arc!

L'arme ne bougea pas d'un poil de la main de Mérida. Il recommença deux fois.

- Qu'est-ce que?

- L'arc choisit son porteur, sourit Mérida. Je suis son actuelle propriétaire car j'en suis digne. J'ai le cœur pur.

Frollo lui fit un regard noir puis elle leva l'arc et le tendit vers eux. Une énorme flèche de lumière jaillit ce qui fit reculer les Mangemorts. C'était une arme puissante ils le savaient. Frollo n'avait pas prévu ce problème, cela ne devait pas se passer comme ça.

- Donne-moi cette arme! Hurla-t-il alors que ses cheveux se dressaient sur sa tête.

- Jamais!

Elle lâcha la flèche qui siffla et partit sur Frollo. Il leva sa baguette pour la contrer, mais surprit, celle-ci explosa à son contact et il fut propulsé à dix mètres plus loin. Les autres regardèrent avec angoisse l'arc de Mérida qu'elle commença à retendre. Harold en profita pour mordre Drago qui le lâcha. D'un coup en arrière l'homme grogna et tomba au sol. Gothel s'agrippa à Raiponce:

- Jamais je ne vous la laisserais!

Harold la mit en joue mais Gothel plaça la faible Raiponce devant elle comme un bouclier.

Mérida fut aux prises avec Mordu et sa mère. La seconde flèche rendit Mérida tremblante et celle-ci partit sans le vouloir au-dessus de Mordu pour s'écraser sur le mur du fond qui explosa. La Rouquine se sentit très faible. Deux flèches et sa magie venaient d'être vidées. Mordu et Elinor en profitèrent pour se jeter sur elle.

- Expelliarmus!

De sa baguette elle repoussa Mordu au loin. Mais elle n'osa pas viser sa mère qui la propulsa au sol. Elinor grogna et voulut la mordre à la tête. Cependant, elle semblait résister. Mérida regarda ses yeux et y vit une larme. Etait-elle sous l'emprise de l'imperium?

- Stupefix!

Elinor se bloqua sous le sortilège d'Harold. Celui-ci accourut difficilement jusqu'à Mérida. Le souffle manquant.

- Viens... On ... Sauver... Raiponce!

- Mais ma ...Maman!

- Choisis...

Harold repartit en sens inverse et courut après Gothel qui fuyait avec Raiponce sur le dos. Mérida eut une hésitation. Sauver sa mère ou son amie? Qui était le plus en danger...? Bien sûr c'était la Serdaigle. Mérida prit sa mère dans ses bras et l'embrassa sur la truffe:

- Je reviendrais te sauver maman, compte sur moi! Les Mangemorts payeront pour ce qu'ils t'ont fait!

Mérida délaissa tristement sa tendre mère stupéfixée puis courut avec Harold. Elle passa par dessus Frollo et entendit Mordu se relever pour lui courir après. Mérida accrocha son nouvel arc dans le dos, serra sa baguette et courut là ou ses jambes pouvaient encore la porter. Malgré l'air manquant il ne fallait pas qu'elle s'arrête.

Arrivée dans la pièce à l'escalier écroulé. Gothel prit une grande ficelle verte et tira dessus pour remonter d'une rapidité déconcertante. Harold et Mérida la regardèrent:

- Adieu les mômes! A moi l'éternité, dit la voix de Gothel qui disparaissait en hauteur.

- Merde! Je m'occupe de Mordu, trouve un moyen de nous remonter!

Mérida se mit en joue. Harold appela de son sifflet mais toujours aucune réponse. Ils étaient faits comme des rats.

Un duel s'engagea entre Mérida et Mordu. Celui-ci tentant de la griffer et de la mordre alors qu'elle lui envoyait une palette de sortilèges qu'il évita aisément. Frollo déboula quelques minutes plus tard, les cheveux en l'air , fou de rage. Harold se joignit donc au combat. Ils n'avaient plus le choix, ils étaient coincés. Le dragonnier choisit de se changer en Animagus et d'affronter Mordu à coup de crocs. Mérida prit en grippe le ministre de la magie qui envoyait des Endoloris à tout va. Mais l'incontestable puissance des Mangemorts eut raison d'eux.

- Sectumsempra!

Claude Frollo envoya un sortilège qui mit Mérida au tapis avec des blessures qui apparurent sur son corps. Mordu sauta à la gorge d'Harold qui raclait le sol en hurlant. Il ne lâcha pas prise.

La situation semblait désespérée mais une aide arriva du ciel. Fumseck caqueta méchamment et brilla d'une lumière aveuglante. Il semblait blessé et en sang mais cela ne le perturba pas. Frollo lança un sortilège de mort qu'il évita de justesse sous le regard angoissé d'Harold. Le majestueux oiseau de Dumbledore fonça en piqué sur Frollo. Il l'attaqua au visage de son bec et de ses pattes.

Mérida en profita. Elle se releva malgré les plaies qui lui déchiraient la peau. Son regard noir et furieux:

- Desartilum!

Un sortilège bleu fonça de plein fouet sur Frollo qui bascula. Celui-ci se désartibula perdant sa baguette au passage.

- Toi! Je vais te...

- Un jour je vous ferais souffrir Frollo, coupa Mérida. Et ce jour là vous allez regretter d'avoir été après nous!

Harold repoussa Mordu et reprit sa forme humaine. Il se tint la gorge qui saignait. Fumseck caquetait au-dessus d'eux deux. Ils s'accrochèrent à la queue de l'animal qui les emporta en hauteur. C'était une de ses capacités.

- Merci Fumseck, lança avec soulagement Harold.

L'air redevint de plus en plus vivable à mesure qu'ils montaient. En bas on entendait les cris fous furieux de Frollo et Mordu. Arrivés tout en haut du gouffre l'oiseau les déposa à côté de Krokmou, couvert de blessures.

- Oh non, mon pauvre ami, que t'ont-ils fait...

L'animal leva la tête et lui donna un petit coup amical. Harold le caressa:

- Il faut que l'on suive Gothel. Tu peux nous accompagner?

Krokmou sembla dire oui et se mit sur ses pattes, avec douleur.

La petite troupe suivit le couloir et remontèrent enfin à la surface. Gothel avait sûrement déjà transplané mais ils ne perdirent pas espoir. La pauvre Raiponce... Les rebelles arrivèrent à l'entrée de la grotte qui les aspergea d'eau. Puis il remontèrent à la surface de nouveau grâce à Fumseck qui semblait au bord de l'agonie. C'est alors qu'une surprise les attendit. Astoria Gothel était couchée au sol, inerte. Seule.

- Qu'est-ce que ça veut dire?

Mérida posa le pied à terre avec son petit ami qui se tenait le cou.

Quelques mètres plus loin deux sorciers sortirent d'un bosquet et les tinrent en joue avec leur baguette. Mérida voulut répliquer quand elle remarqua que ce n'était pas des Mangemorts. La fille fronça les sourcils:

- Qui êtes-vous?

- Avant de demander cela on se présente, grogna Mérida sous pression.

- C'est vrai mais je préfère rester prudente.

- Moi aussi.

Elle se jaugèrent. Puis la fille abdiqua en premier.

- Vous ne semblez pas être des Mangemorts. Je m'appelle Esméralda et voici mon petit ami Phoebus. Il faisait partie du ministère avant que nos ennemis n'en prennent le contrôle.

- Oh? Vous faîtes partie de l'ordre du phénix?

- Oui et non, nous sommes simplement des résistants contre l'oppression de Frollo, s'exprima Phoebus. Esméralda était une captive de ce sinistre personnage, -mais je l'ai sauvée de la peine capitale- simplement parce qu'elle est une née-moldue réfractaire. Il avait l'air de vouloir la violer en plus...

- Bref, protesta la femme qui n'avait pas envie d'en parler. A votre tour de vous présenter.

Esméralda avait de longs cheveux noirs un peu bouclés. Elle avait des yeux verts profond et une beauté inégalée. Une peau un peu mate elle avait un style des gens du voyage. Phoebus était son contraire. Blond aux yeux bleus fermés, la peau pâle et le regard dur. Il avait également un petit bouc mature qui semblait montrer que tous deux étaient déjà adultes. Mérida et Harold se détendirent:

- Vous ne lisez pas les journaux? Nous sommes les grands fugitifs que Vold... Que Vous-Savez-Qui recherche. Je suis Mérida Dunbroch Weasley et voici mon petit ami Harold Haddock Trois. On vient d'échapper à Frollo et sa bande mais nous courions après notre amie qui a été enlevée.

- Je vois, alors vous êtes mes invités, sourit Phoebus. Suivez-nous jusqu'à notre planque pour vous reposer , vous semblez en piteux état.

Esméralda leur montra Raiponce qu'ils avaient sauvée de le mère Gothel. Elle dormait paisiblement sur un cheval blanc. D'un soupir de soulagement, ils transplantèrent ensemble jusqu'à Londres, dans une grande cathédrale du nom de Saint-Paul. Chacun put se reposer dans les étages de l'église qui ressemblait à un grand refuge de Nés-Moldus et autres prisonniers sauvés.

Esméralda prépara le repas pour tout le monde. Une fois servi Mérida qui était couverte de bandages, s'empiffra avec plaisir. Après tout ce remue ménage elle le méritait.

- Et donc vous étiez à la poursuite de Frollo pour voir quelles victimes vous pourriez encore sauver ché cha?

Mérida parlait en mangeant sous le regard outré de Phoebus.

- Oui, on s'est donnés pour mission de lutter contre lui à l'instant où il nous a torturés sous Endoloris dans la cave de son manoir. La lutte dure depuis l'année dernière vous savez mais on tient bon. On a ouvert ce refuge que les Mangemorts n'ont toujours pas trouvé. C'est un lieu d'asile le temps que la guerre prenne fin, un jour...

Esméralda avait une voix douce et onctueuse. Harold était sous le charme mais ne le montra pas. Il s'éclaircit la gorge:

- C'est une très bonne idée, vous avez du courage.

- Vous aussi, répliqua-t-elle d'un sourire charmeur. Lutter contre le monde entier et les Mangemorts c'est de la folie et pourtant malgré votre âge vous semblez très puissant.

Il rougit et reprit son repas.

Plus tard Raiponce se réveilla, enfin en pleine forme. Elle regarda Esméralda danser pour les réfugiés pendant que ses deux amis lui expliquaient ce qu'il s'était passé. Mérida raconta son récit par trois fois en expliquant comment elle avait obtenu la fameuse relique. Harold et Raiponce la regardèrent sous tous les angles avec une joie extrême. Une relique sur trois c'était une grande réussite malgré la souffrance que cela avait apporté.

Harold profitait des fraîches soirées pour aller voir Krokmou et Fumseck en haut dans les cloches. Ils dormaient beaucoup pour récupérer de la torture des Mangemorts. Avec des couvertures il les bordait et leur donnait à manger, du poisson et des graines. Fumseck semblait ravi d'avoir un nouveau maître si attentionné, comme Albus. Et Krokmou lui fit de grandes léchouilles amicales.

Plus loin, dans une gare quelconque, Jack Frost décida de prendre le train Moldu. Après une bonne nuit à l'hôtel il était revigoré. Il s'habilla comme un sans-pouvoir-magique en gardant son fidèle pull bleu foncé et son pantalon brun. C'était un style qu'il aimait beaucoup. Se glissant dans la foule il utilisa des livres sterling pour payer un ticket et se faufila sous le nez de deux Mangemorts qui semblaient faire une ronde. Ils les avaient déjà vus au manoir.

Il prit une place contre la vitre et se laissa border par les sursauts du train. Il se cacha à moitié dans sa cape de voyage et s'endormit encore un peu, sachant qu'une fois sur place il aurait déjà plus de mal de somnoler. Durant le trajet il relut plusieurs fois son poème. Il pensait avoir une piste et comptait bien savoir si lui et Severus avaient raison de penser ça. Le jeune garçon avait prit sa boule de cristal pour regarder ses amis mais étonnamment il ne le fit pas. Il n'avait pas envie de compromettre son voyage en regardant où en étaient les trois autres.

Au terminus, après une journée de voyage, il se balada sur les quais pour chercher un bateau en partance pour le pôle. Il eut beaucoup plus de mal qu'à la gare puisqu'une bonne poignée de Mangemorts contrôlait chacune des entrées et sorties des sorciers et des Moldus. Jack recourut pour la première fois du voyage à sa cape d'invisibilité. Il était bien trop connu pour passer inaperçu dans les barrages. Le Serpentard se faufila entre plusieurs personnes puis passa les nombreux contrôles.

Une fois fait il monta clandestinement sur un paquebot en partance pour le pôle nord qui semblait être un gros bateau de pécheur. Quand il fut en sécurité il ôta sa cape et s'habilla comme un pêcheur pour se mêler aux travailleurs Moldus. Il n'était pas très à l'aise avec le métier mais se fit passer pour un apprenti - que personne ne semblait connaître -.

Cela marcha tout de même et il passa plusieurs jours dans les bandes de poissons au bord du pôle. Après une bonne semaine entre travail, repos et réflexion sur le poème, Jack posa enfin le pied sur la banquise gelée. Tout le monde fut impressionné de voir l'apprenti à moitié dénudé, respirer un grand air frais de satisfaction. Plusieurs lui conseillèrent de s'habiller plus chaudement avant qu'il tombe gravement malade mais Jack n'écouta plus personne. Il pris son sac, se rhabilla , accrocha sa cape de voyage bleue foncé et partit de son côté sans que personne ne le revoie.

Déterminé il prit la route son sac sur l'épaule , sa cape bien ajustée et sa baguette dans la poche. Prêt à tout pour trouver la relique de Salazar Serpentard avant que son absence ne devienne un problème à Poudlard. Il était fin préparé pour ce jour et c'est le sourire aux lèvres qu'il entama son ascension sur les froides banquises du pôle.