Voilà la fin de l'année 7 première partie! La suivante sera la seconde partie alias la bataille de Poudlard !

Bonne lecture :D

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Chp 15: Désillusion

Satisfaits de leur réussite, le trio se relâcha. Ils remontèrent doucement le chemin qui menait à la surface. Des rires et des cris parcouraient en écho la caverne souterraine qui s'étendait sur plusieurs mètres. Ils passèrent les portes les unes après les autres.

- C'est extra, une masse plate, comme ça tu vas pouvoir donner de grands coups dans la tête des Mangemorts, pouffa Mérida.

- Oh je l'ai déjà fait avec une poêle tu sais lors du tournoi des duos de sorciers. Enfin ce n'était pas des Mangemorts mais c'était utile. Oh et je t'ai raconté une fois j'ai assommé Flynn au championnat de Quidditch! Une drôle de rencontre.

- Excellent, s'emporta Harold. J'imagine tellement la scène.

- Eh ouais je sais me protéger je ne suis pas une pauvre petite fille sans défense.

Raiponce passa la dernière porte en bois et monta les escaliers deux par deux. Mérida la suivit tout en déviant la conversation sur son arc.

- Mon père m'a appris à tirer à l'arc dès l'âge de quatre ans. Je crois que je ne le remercierais jamais assez pour ça, encore aujourd'hui ça m'est utile.

- Moi pareil mon père m'a appris le maniement de la hache, enchaîna Harold. Il disait que pour se battre contre des dragons rien ne valait mieux qu'une arme létale. Les sortilèges sont souvent inefficaces contre eux.

- Dans un sens il a raison, répliqua Raiponce. Il faut trois Stupefix pour en immobiliser un adulte.

- De toute façon je ne leur ferais jamais de mal moi! Je les aime trop.

- Non c'est pas vrai? taquina Mérida.

Le trio arriva à l'entrée du tunnel. Ils sortirent et se firent accueillir par les fantômes. Ceux-ci les félicitèrent et répliquèrent une nouvelle fois que Raiponce était leur nouvelle maîtresse. Elle rougit longuement et s'excusa de ne pouvoir rester.

- Non vraiment, avec mes amis on doit... Euh battre un mage noir.

- Mais vous seriez tellement bien ici, on vous tiendrait compagnie et on protégerait le château!

- Allons allons, je reviendrais vous voir c'est promis mais maintenant ce n'est pas possible.

Mérida tira la blonde par le bras pour qu'ils retournent à l'entrée sous les mines dépressives des non-vivants.

- On a eu ce que l'on voulait, pas la peine de tergiverser, affirma la rouquine. Maintenant on... On... Euh on fait quoi?

Harold se stoppa sur la poignée de la porte de sortie:

- C'est vrai ça. On a les reliques mais et maintenant?

Harold ouvrit la porte en cogitant. Les filles le suivirent. Leur but n'était pas que d'avoir les reliques, ce n'était que des armes. Un prémice au combat. De retour à l'air libre, ils purent prendre une longue respiration en s'étirant les bras. Seul Harold sembla contrarié.

- Qu'est-ce qu'il y a? Demanda sa petite amie.

Ils entamèrent leur marche sur le pont.

- Euh... Où sont Krokmou et Fumseck?

- Sûrement en balade à force d'attendre, suggéra Raiponce qui fixait sa poêle d'un air ravi.

- Je lui ai pourtant dit de rester ici.

Les trois se regardèrent. Mais c'était trop tard. Avant de s'apercevoir de quoi que ce soit, les apprentis se firent attaquer par d'énormes lianes blanches venues du dessous du pont. Elles s'agrippèrent à eux les saucissonnant comme des bâtons. Ne pouvant répliquer, les bras collés contre son corps, Mérida poussa un juron. Comment avaient-ils pû se relâcher ainsi?

La rouquine mordit ses lianes qui se resserrèrent encore plus. Harold se changea en Animagus qui brisa les liens mais il se toqua contre un mur invisible. Raiponce réussit à dégager sa main au même moment pour saisir sa baguette.

- On est enfermés, hurla Mérida qui fixait son ami loup buter contre quelque chose.

- On est tombés dans leur piège! Finite Inc...

- Accio Baguette!

L'arme de Raiponce s'envola dans la main de Gothel qui salivait de joie.

- Les Mangemorts, grogna la rouquine.

La Gryffondore se débattit avec rage, réussissant à s'extirper des lianes. Aussitôt fait elle prit son arc et tira une énorme flèche dorée sur le mur imperceptible.

Celui-ci sembla se briser. Sauf que soudainement, le contre coup de cette attaque fut dévastatrice. Des éclairs apparurent qui électrocutèrent les trois adolescents tombant au sol, se tordant de douleur. Frollo apparut d'entre les fourrés, d'un rire plus puissant que jamais.

- Désolé de vous décevoir mais ce coup-ci nous sommes bien préparés. Ces échecs nous auront servi de leçon.

Il faisait une tête victorieuse et planta ses doigts les uns contre les autres frénétiquement.

- Vous auriez dû être plus vigilants, s'avança à son tour Drago Point Sanglant. Nous avons placés sept pièges bien rodés sur ce pont. De la pure magie noire, indétectable et efficace.

Les apprentis se tordaient toujours de douleur malgré la fin du sortilège.

- Oh vous m'excuserez, répliqua Frollo avec cruauté, j'ai utilisé un sortilège égal au Doloris mais qui dure plus longtemps. C'est tellement dommage que vous n'ayez pas un peu plus résisté, j'avais prévu d'autres sortilèges en réserve!

Mérida lui fit un regard noir malgré la bave qui coulait de sa bouche. Raiponce commença à rouler des yeux. Gothel s'en approcha:

- Je crois qu'on a des comptes à se rendre. Incarcerem.

Ligotée de nouveau, Raiponce n'avait plus la tête ni la force de résister. Mérida tenta en vain de se relever mais Frollo avait prévu le coup et la stupéfixa violemment au sol. Il la connaissait sur le bout des doigts. Il s'approcha et se mit par dessus elle:

- Pitié ce genre de chose ne marche pas deux fois avec moi.

Drago Point Sanglant usa de sa magie pour redonner à Harold une forme humaine. Celui-ci prit sa baguette et répliqua d'un Expelliarmus.

- Où est Krokmou!? Je ne le demanderais pas deux fois!

Il avait le teint rouge de colère. Il sortit sa relique et la pointa sur son ennemi. Celui-ci eut un rictus:

- Oh je l'ai juste assommé et enchaîné à un arbre. J'ai aussi dû déplumer ce satané oiseau de malheur qui me tournait autour. Mais rien de grave, je vais les prendre avec moi, dans mon armée!

- Non, jamais!

Harold se rua sur son ennemi et lui asséna un coup de hache magistral qui l'envoya au tapis. Frollo en profita pour lancer un Stupefix par derrière lui. Harold tomba raide.

- Vraiment on ne vous a rien appris du combat? Ne pas foncer tête baissée dans les pièges. Et surtout regarder autour de soi quand on attaque quelqu'un. Enfin à quatre contre un c'était perdu d'avance. Et par chance on ne peut pas transplaner dans ce domaine.

Mordu s'avança et s'occupa de garder les filles qui tombèrent dans le coma. Harold grogna mais il ne pouvait plus bouger. Drago se releva douloureusement. Avec une grosse massue il se vengea et frappa la tête d'Harold qui partit à son tour dans le néant. C'était une grande réussite.

- Très bonne stratégie, commenta Gothel. On aurait dû commencer par là.

- Non au contraire, tant que nous n'avions pas les reliques cela nous désavantageait. Mais maintenant que nous avons les trois, notre maître sera aux anges ha ha ha.

Le vil ministre s'empara des trois objets en question et hurla sa réussite. Trois pour le prix d'une!

C'était le néant. Il n'y avait aux alentours que des murmures à peine audibles. Le seul son perceptible était des gouttes de pluie qui s'étalaient sur la pierre. Il semblait pleuvoir à torrent dehors. Mérida se sentit revenir à elle. Les yeux mi clos elle entrouvrit les paupières. La rouquine se massa la nuque avec douleur. Elle fixa la pièce qui était si sombre qu'on ne voyait absolument rien à part une ouverture sur l'extérieur, pleine de barreaux. Le tonnerre gronda plusieurs fois avant que Mérida ne réussisse à se mettre en tailleur. Sa tête tournait. Elle avait la nausée.

A ses côtés elle entendit Harold se lever à son tour en maugréant. Il se massait l'épaule. Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait et réveilla Raiponce un peu plus loin. Celle-ci était couverte de bleus. Avec difficulté la Serdaigle se posa contre le mur en pierre. Mérida la regarda et commença à se souvenir:

- On... On est prisonniers?

Harold approuva amèrement de la tête.

- On a baissé notre garde une fois les trois reliques en notre possession... Du coup voilà, retour à la case départ... On est... Tellement stupides!

La rage lui donna les larmes aux yeux. Pourquoi tant d'acharnement depuis plusieurs mois? Tout ce travail pour rien. Les reliques étaient en possession de l'ennemi grâce à eux. Quant à leur avenir? Peu reluisant à son noble avis.

Mérida couvrit la blonde de sa cape. Il faisait très froid c'était la nuit. Il pleuvait toujours des cordes à l'extérieur dont une bonne partie de l'eau s'écoula par leur petite ouverture et s'entassa sur le sol.

- Je crois que pendant notre inconscience les Mangemorts en ont profité. Gothel s'est acharnée sur Raiponce...

- Et ce n'est que le début...

Harold ne voyait plus une once d'espoir. Tout était passé de lumière à noirceur en quelques minutes.

La Gryffondore ne sut quoi répondre et se plaça à côté de son amie pour la réchauffer. La pauvre Serdaigle n'avait même plus la force de parler. Dire que plus tôt dans la journée elle avait tenu sa relique en main. Juste quelques minutes...

Le silence tomba dans la prison. Personne n'avait le cœur à la conversation. Plus de baguette, plus de relique. C'était la fin. Ils ne savaient même pas où ils avaient atterri et étaient tous seuls dans leur petite geôle de pierre. La nuit s'écoula longuement entrecoupée de la pluie et du tonnerre. Le trio somnola à moitié et ne fut réveillé qu'au petit matin par un son de porte. Celle-ci grinça sur ses gonds.

Mérida se releva et fixa Frollo avancer vers elle. Il referma précautionneusement la porte. Elle n'allait jamais s'échapper d'ici, pas avec lui et son long travail. Il avait quand même mis quatre jours à placer tous ses pièges sur le pont.

- Vous! Espèce de monstre!

- Oh, dit-il faussement indigné. Madame est vexée d'avoir travaillé si dur pour que finalement je vole tout son travail? J'en exulte. Notre maître est enfin fier de moi et m'a félicité. Par ailleurs il viendra bientôt vous chercher pour... vous parler.

Un rictus envahit son visage. A la pensée de revoir Voldemort, le trio trembla. Mérida perdit de sa superbe.

- Sur ce, je vous souhaite un agréable séjour, en espérant que votre chambre vous plaise.

Il ricana et leur lança des bouts de pain dur. Comme si il nourrissait des canards. Il se délecta de leur mine triste et déconfite.

Quand il claqua la porte pour repartir, Mérida poussa un juron et lança un doigt d'honneur.

- Je crois que si un jour j'ai l'opportunité de l'avoir sous ma baguette je finirais par le torturer jusqu'à plus soif.

- Moi aussi, répliqua Harold froidement.

Voldemort les appela le lendemain même. Affamé et faible, le trio fut obligé de se lever et de suivre Frollo. Sorti de la geôle, Harold fixa les autres pièces qui semblaient conduire à d'autres cellules. Il distingua des yeux le fixer par un trou dans une des portes. Il eut l'impression de reconnaître ce regard aux yeux verts pétillants mais il n'eut pas le temps de s'attarder on le tira en avant.

Ils montèrent une volée d'escaliers pour se retrouver dans une entrée de manoir. C'était une maison de sang-pur au vu des cadres, des têtes d'elfes accrochées sur le mur et des babioles de luxe. Ils furent tous conduits dans un salon au premier étage. Juste avant d'entrer dans la pièce, Raiponce remarqua deux petits yeux bleus qui la fixaient. Ceux-ci partirent en courant dès que Voldemort éleva la voix.

- Tiens tiens tiens, mais qui voilà? Trois petits joueurs qui pensaient pouvoir me doubler.

Son ton était glacial et farouche. Les filles ainsi qu'Harold sentirent leur estomac se retourner. Comme si un manège à sensation les faisaient tourner dans tous les sens. Ils ne l'avaient pas revu depuis si longtemps... Rien que sa présence était une pression telle que la peur coulait dans leur regard.

La team Frollo était au complet. Ils avaient l'air au point culminant de leur bonheur, ayant reçu les félicitations de leur maître. Voldemort fit s'asseoir les fugitifs par terre devant lui. Il sourit et prit une voix faussement amicale.

- Alors dîtes-moi. Que vouliez-vous faire avec ces reliques? Me défaire, peut-être?

Personne n'osait répondre. Mérida déglutit par trois fois.

- Alors? Répondez.

Il tonna fortement. Mérida sursauta:

- Oui. On pensait que... La puissance pourrait... Nous aider à vous vaincre...

Sa voix partit dans les aigus. Mais au moins Voldemort ne soupçonna pas qu'ils étaient au courant pour les Armowed ainsi que de la façon de défaire son invincibilité.

- Oh vous pensiez me battre avec ça. Comme c'est mignon.

Il se saisit de sa baguette de sureau. Un sourire s'étira du coin de ses lèvres:

- Vous savez je comptais vous tuer, mais, au vu du mal que vous avez apporté dans mes divers projets. Je pense que la mort serait bien trop douce. Et puis, grâce à vous j'ai trois armes surpuissantes en plus dans ma collection, ce n'est pas négligeable. Cependant, je vais vous apprendre que se dresser contre Lord Voldemort est le pire des châtiments. Vous avez mal choisi votre camp, maintenant que la résistance est morte et enterrée. Vous avez choisi le camp des perdants, des faibles.

- La résistance est encore en vie! S'égosilla Mérida.

Ce fut la parole de trop. Son impulsivité... Fut payée d'un lourd châtiment.

- ENDOLORIS!

- Ahhhhhhhhhhhhhhh

Un hurlement déchirant envahit la pièce. Harold se releva pour l'aider et reçut le même sortilège.

Raiponce ne bougea pas d'un poil, les larmes coulant ses joues. Elle ne pouvait même pas se déplacer tellement Gothel l'avait rouée de coups. Voldemort avait la lèvre qui tressautait alors que son sortilège rouge faisait rouler les apprentis devant lui. Il rit sans s'en rendre compte. La joie à son paroxysme. Voldemort pointa ensuite Raiponce du doigt:

- Astoria, je te la confie. Enferme-la dans une chambre, seule, et garde-la bien. Pour ta réussite je t'autorise à l'utiliser. Mais fais attention, une certaine personne ne doit surtout pas s'approcher de sa cachette.

- Bien , merci maître!

Astoria se délecta de sa proie et l'empoigna par le bras. Raiponce poussa des cris de douleurs et fut tirée hors de la pièce. Elle entendait les hurlements de souffrance de ses amis.

Une fois tout en haut du manoir, Raiponce fut enfermée dans une pièce noire et sans fenêtre. Dans un grenier repoussant. Gothel en profita pour user des cheveux magiques. Retrouvant son teint de pêche. Puis elle la peigna en chantonnant.

- Ah je t'avais tellement mise en garde, tu es stupide Raiponce. Stupide d'avoir espéré t'en sortir sans moi. D'avoir cru que trois petits adolescents pourraient s'occuper du grand Jedusor. Moi qui le connaît avec Pitch depuis bien longtemps, je savais que tu perdrais. Maintenant regarde dans quel état tu es? Pathétique.

Astoria mit sa main devant la bouche pour rire avec cruauté.

- Toi et moi on va repartir de zéro d'accord? On va recommencer à vivre toutes les deux ensembles, comme si jamais tu n'avais mis les pieds à Poudlard. Comme si rien ne s'était passé.

Raiponce tourna la tête et força sa gorge à parler.

- Jamais.

Son regard était dur. Gothel pinça ses lèvres, son visage se décomposa en une haine sans limite. Elle recommença à la battre violemment. La blonde subit son châtiment mais ne regrettait pas sa réponse. C'était fini d'être une poupée. Jamais plus!

Renvoyés dans le cachot, Harold et Mérida comprenaient à quel point ils allaient en perdre la tête si ils se faisaient encore torturer comme ça. La douleur lancinaient leur membre et ils sentaient leur esprit confus. La pauvre rouquine dut se coucher sous le regard protecteur d'Harold qui la recouvrit de sa cape - Laissée sur le sol après leur départ-.

- Moi qui voulais tant te protéger, vous protéger même. Je suis... Je suis inutile et faible.

Les larmes d'Harold s'écrasèrent sur sa petite amie qui lui sourit. Elle mit sa main sur sa joue:

- Allons, tu n'y peux rien. On a donné... Notre maximum, dit-elle avec difficulté. Je crois que la prophétie mentionnait le fait qu'on pourrait mourir. Et finalement on aura pris...Ce chemin kof kof.

Harold mit sa main sur la sienne. Il ferma les yeux comme pour sentir une chaleur perdue.

- Je t'aime Mérida. Du fond du cœur.

- Ne dis pas ça, on est encore vivants, il y a... De l'espoir...

- Hum... Au cas où.

Mérida soupira:

- Moi aussi je t'aime gros idiot. Comme jamais je n'avais ressenti ça.

Le dragonnier sourit tristement puis relâcha sa main et la laissa se reposer. Il avait un corps plus consistant qu'elle pour résister aux Doloris. Il s'assit donc et la surveilla. C'est alors qu'il entendit un sifflement.

- Psssst

Il leva les yeux vers la porte et se dirigea pour regarder par le trou. Il recroisa les magnifiques yeux verts.

- Harold, c'est toi?

- ... Esméralda!?

- Chut! Pas si fort!

- Désolé...

La belle bohémienne lui sourit:

- Je suis contente de te revoir, mais triste de savoir que toi aussi tu as été capturé par Frollo.

- Eh oui, moi de même... Toute la cour a été arrêtée?

- Oui, peu de temps après votre départ... Frollo a débarqué et nous a tous envoyés au cachot.

- Je pense que c'est de notre faute, déprima Harold. Si nous n'étions pas venus, Frollo ne vous aurait pas trouvés. J'en suis certain.

- C'est possible mais je ne vous en veux pas. Tôt ou tard cela devait arriver.

- Oui...

Harold baissa les yeux, emplis de colère et de tristesse.

- Par contre quelqu'un veut te parler.

- Ah?

- Madame, je vous laisse le champ libre.

- Merci ma petite.

La voix de la vieille Cathy Cerda résonna. Harold ne la reconnut pas et elle dut se présenter.

- Oh vous! Mais... Vous êtes captive depuis plus de deux ans, j'ai vu votre disparation dans le journal en début de sixième année! J'ai même été dans votre maison...

- Je sais.

- Ah?

La vieille Cathy Cerda sourit malicieusement, elle avait peine à tenir debout. Esméralda l'aida.

- Je suis une voyante, j'ai même crée votre prophétie. Et je vous attendais.

Harold avala durement les paroles:

- Que... Donc c'était prédestiné qu'on finirait ici?

- L'avenir n'est pas statique mais il y en avait de fortes probabilités. Tôt ou tard notre rencontre était inéluctable. Je dois vous parler de la malédiction de Madame Elinor qui est ici présente.

Le Poufsouffle se retourna sur Mérida. Elle semblait dormir profondément.

- Dîtes-moi tout!

- J'y compte bien. C'est ma mission.

Elle respira un grand coup.

- Le problème de la maman de votre amie n'est pas la potion en elle même. Elle change vraiment le caractère d'une personne. Ce changement d'apparence est dû à une malédiction. Tout est de ma faute. Je vais te raconter une histoire.

Harold écouta patiemment.

- Par le passé, un sorcier voulut se démarquer de ses trois frères. Il voulait gagner la guerre et protéger son territoire pour montrer à son père qu'il était digne du trône. Celui-ci était aussi ambitieux que les Serpentards. Il me demanda donc une solution magique pour l'aider à gagner les guerres qui régnaient à cette époque. Je lui ai offert une arme incassable qui atteignait toujours sa cible. Mais je l'ai mis en garde, cette lame ne devait servir que pour les batailles. Si il l'empoignait contre sa famille il serait maudit à jamais. L'homme n'écouta pas mes recommandations. Il gagna la guerre, mais le chef de famille choisit un autre frère pour gouverner. Désabusé, le sorcier décida de tuer ses propres frères pour prendre la place de tous ceux qui se mettraient sur son chemin. Si bien que la malédiction tomba et qu'il fut changé en ours. Pour l'éternité. Il gagna des instincts animaux au fil du temps et s'oublia. Il attaqua le propre restant de sa famille qui tomba dans le néant. Une tragédie regrettable mais je l'avais prévenu. Tout a un prix.

La vieille avala plusieurs fois sa salive avant de reprendre.

- Cependant à cause de cela, Mordu a finit par griffer nombre de ses ennemis et la malédiction s'est transmise par le sang... Je n'avais pas prévu ce cas de figure, si bien que des Elinor il en existe des tonnes. Mais il faut tout de même un élément déclencheur. Vouloir briser sa famille réveille la malédiction endormie dans les personnes griffées. Votre amie, en voulant changer sa mère et briser leur lien familial, a activé le déclic. Voilà comment Madame Dunbroch a finit dans cet état. Et les Mangemorts s'en donnent à cœur joie. Ils ont trouvé Mordu dans la forêt un jour. Ils l'ont pris sous leur coupe et font pareil pour cette femme. Cependant, Elinor a encore sa conscience et résiste. Voilà pourquoi maintenant ils veulent la tuer.

Le dragonnier déglutit. C'était une effroyable histoire. Il sentit alors une main sur son épaule.

- M..Mérida...

- Comment briser cette malédiction? Je sais que tout est de me faute et je... Je prendrais mes responsabilités. J'aurais dû arrêter mes caprices et expliquer calmement à ma mère. Comme une fille mature. Alors s'il vous plaît, aidez-moi à avoir une seconde chance!

La vieille femme réfléchit, son corbeau hurlant dans la cellule. La pauvre rouquine se tenait contre la porte, soutenue par Harold.

- Et bien... Tenta Cathy. Il se peut qu'en reliant à nouveau le lien brisé, la malédiction disparaisse à son tour mais ce n'est que spéculation. Je fais des malédictions mais je ne les défais pas.

- Je dois juste lui dire que je l'aime?

- Je pense que c'est plus profond que cela. Je n'en sais pas plus.

- C'est déjà ça, merci...

Mérida planta sa tête contre la porte et se frappa. Comment renouer ce lien brisé? Harold la retint pour qu'elle arrête de se faire du mal. C'est alors qu'un bruit d'ours retentit. Mérida fixa le trou et trouva un museau sortir de celui d'en face. Ses larmes s'écrasèrent en torrent:

- Maman! Maman je suis tellement désolée pour tout! Pitié pardonne-moi, je vais faire en sorte de te ramener à ton état normal, je t'aime tellement...

Mérida sortit son bras par le trou et tenta d'atteindre l'autre côté, qui était bien trop loin. Elinor poussa quelques cris d'ours pour lui répondre.

- SILENCE LA DEDANS!

Drago Point Sanglant hurla depuis la porte du haut et envoya un sortilège de Repulso. Des deux côtés Elinor et Mérida se firent envoyer valser contre les murs. La pauvre rouquine tomba dans l'inconscience. Harold grogna en fixant les yeux de Drago qui lui souriait:

- Là c'est beaucoup mieux. J'ai hâte que l'on vous tue, que le calme revienne au manoir ha ha ha. Oh et au fait, Haddock, ton dragon est dur à maîtriser. Je vais devoir le brûler un peu pour le faire obéir !

Son rire aigu résonna dans les sous-sols. Harold hurla de colère et frappa sur la porte avant de s'effondrer au sol. Anéanti. Harold voulait sauver Krokmou. Et Mérida voulait sauver Elinor mais il faudrait déjà se sauver soi même et ça c'était déjà perdu d'avance...

Raiponce se réveilla tard dans la nuit. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était dans le manoir mais il lui semblait avoir dormi fort longtemps sous le coup de la douleur. Peut-être deux jours au moins. Il n'y avait aucun bruit à part le craquement des vieilles planches du grenier. La blonde tenta de se lever mais retomba lourdement sur le sol. Elle pensa furtivement à se soigner mais si elle s'endormait à nouveau Gothel la battrait sûrement, cela ne changerait donc rien.

La Serdaigle fixa le plafond. Son cerveau eut du mal de se mettre en route. Que faire? Prisonnière à jamais de Gothel et utilisée comme un simple objet, il en était hors de question. Elle rampa jusqu'à la porte, butant dans plusieurs vieux meubles entassés dans la poussière. Une trace sur le sol suivait le corps de Raiponce qui nageait dans la saleté. Une fois contre la porte elle regarda par le trou de la serrure. Là elle sursauta en arrière. Un petit œil bleu la fixait.

- Qu... Qui est-ce? Balbutia-t-elle la gorge nouée.

- Euh... Bonjour... Euh... Comment dire? Je reviens.

La blonde entendit des bruits de pas puis plus rien. Elle se massa la nuque. Elle ne connaissait pas cette voix féminine. Qui semblait d'ailleurs bien jeune.

Quelques minutes plus tard, le plancher grinça de nouveau puis la porte se déloqua. C'est alors que Raiponce fixa une petite fille, une adorable enfant aux cheveux bruns, pénétrer dans la pièce avec un plateau.

- Je t'ai pris à manger! Tiens!

Elle posa le plateau au sol et referma la porte:

- Par contre je ne peux pas te faire sortir... C'est trop dangereux.

Raiponce la détailla malgré la faible lumière environnante. Ce n'était quand même pas une Mangemort?

- Que fais-tu dans ce manoir? C'est risqué ici...

- Oh je sais, on me le dit tout le temps. Mais je suis obligé d'être là. Alors je veux aider un peu et je donne à manger aux prisonniers. C'est la seule chose que j'ai le droit de faire...

La Serdaigle gargouilla au même moment. La petite en rigola et lui approcha le plateau.

- Tu devrais manger.

- Hum...

La blonde semblait obnubilée par l'enfant. Elle avait des yeux bleus... si profonds. Elle se servit et avoua que manger faisait du bien.

- Pourquoi tu n'es pas avec les autres? Questionna la petite. Là je viens de faire le tour des cachots, il y a vos deux amis à part puis une autre cellule remplie de prisonniers appartenant à ... Euh c'était quoi déjà? La cour des miracles voilà!

Raiponce s'étrangla à ses mots.

- Oh non! C'est pas vrai... Tout est vraiment fini alors...

- Fini?

- La résistance... - Elle soupira - Je ne vois pas comment nous en sortir maintenant.

La petite sourit:

- Il y a toujours de l'espoir. C'est ce qu'on me dit toujours et je compte bien y croire. Bon c'est vrai que vous êtes dans un sale état mais rien n'est fini. Quelqu'un viendra vous aider.

- Hein? Qui?

- Je préfère ne rien dire pour l'instant, j'ai des ordres.

- Ah bon? De qui?

L'enfant regarda le plafond malicieusement. Elle semblait heureuse.

- Mange, tu meurs de faim.

Raiponce fit un faux regard bougon et mangea. La petite semblait ravie.

- Je vais devoir y aller avant que Gothel ne revienne. Attends encore un jour et tu sauras tout. Garde espoir surtout, comme le dit mon frère, on vaincra. Vous n'êtes pas seuls. Et...

Elle s'approcha de la porte en sautillant:

- C'est vrai que tu es très très jolie! Je suis jalouse. Je comprend mieux pourquoi tant de compliments à ton sujet. Tu es aussi très douce et tes cheveux sont sublimes. Enfin je suis contente de t'avoir rencontrée.

Elle sortit et repartit comme elle était venue. Raiponce se bloqua sur place. C'était quoi tout ça? Mais au moins elle se remonta, il y avait encore une lueur d'espérance.

Raiponce entendit Mérida et Harold se faire torturer. Elle ne put retenir ses larmes et boucha ses oreilles. Elle ne pouvait rien faire... Au même instant Astoria entra dans la pièce, Elle lui ordonna de chanter ou elle recommencerait à la battre. Raiponce obéit, il fallait rester en forme. La femme lui caressa la tête:

- Tu vois quand tu es sage tout se déroule à merveille. Bonne petite.

Raiponce regarda devant elle sans détourner les yeux. Le regard dur, sans expression. Astoria décida de la titiller:

- Tu sais quoi? Dès demain on sera tranquille toutes les deux. Frollo a posté une date pour l'exécution de tous les prisonniers du cachots. Ca sera donc le Vingt-trois Avril. Tes deux amis vont s'en aller avec les autres. Certains vont même rentrer de leurs vacances. Il ne restera plus que nous deux.

La Serdaigle se retourna et la fixa méchamment. Les yeux pleins de colère. Astoria adorait ça et empoigna ses lèvres en appuyant fortement sur ses joues.

- Et oui, adieu les emmerdeurs, on va pouvoir être ensemble pour toujours. Toi et Moi.

Astoria se lécha la lèvre puis poussa Raiponce au sol avant de partir. La blonde frappa des poings.

- Non, pitié... Ne mourrez pas... Mes amis.

En panique elle se leva et tenta d'arracher la porte. Elle fonça dedans, étripa la poignée mais la magie scellait la pièce. Elle hurla sous le rire d'Astoria qui arrivait dans le salon pour regarder Frollo torturer Mérida. Il prenait son pied, et le pauvre duo perdait leur conscience, comme les parents Londubat. En entendant Mérida donner ses derniers gémissements, la blonde pleura et glissa contre sa porte. Ses poings commençaient à saigner à force de frapper.

Elle rugit de toute la peine de son cœur. Les mains plaquées sur le bois qui rougissait de sang. Elle était au bord du désespoir. Le seul avenir possible? Gothel qui l'utilisait comme objet, ses amis morts et le monde dominé par Voldemort. Elle imagina cette situation en boucle, se laissant aller contre la porte.

- Je t'en prie... Ne pleure pas Raiponce...

La blonde se figea. Ses yeux s'ouvrirent comme des billes. Elle cessa immédiatement de pleurer. Cette voix... Non impossible?

Un petit mouchoir en tissu arriva de dessous la porte. Elle s'en saisit, il était froid. Sa main trembla, elle restait bloquée sur place. Que faisait-il là? Non c'était impossible il était à Poudlard!

- Ecoute... Euh.., commença la voix de l'homme. Je te surveille depuis ton arrivée ici. Je ne voulais pas intervenir ni me montrer mais... Mon cœur se brise à t'entendre pleurer comme ça alors s'il te plaît garde espoir. Elena t'a pourtant prévenue hier, je vais vous sortir de là avant mon départ demain. Je dois juste finir les préparatifs.

L'homme avait les mains sur la porte, de l'autre côté. Il avait les larmes aux yeux. Sans le savoir les deux sorciers avaient les mains liées. Seulement séparés par le bois. Raiponce reprit son souffle, elle sentait une crise d'angoisse arriver.

- Pourquoi... Que fais-tu là...? C'est toi n'est-ce pas... C'est toi! Jack!

Le Serpentard serra les dents à l'évocation de son nom dans la bouche de celle qu'il admirait le plus au monde. Il avait peur, peur de se retrouver face à elle et ses reproches.

- Je... Je te promets de vous faire sortir de là. Attends juste demain.

Il se releva mais Raiponce cria:

- Ne pars pas! Ne me laisse pas encore!

Il se stoppa:

- Je ne peux pas rester, pleura-t-il.

Raiponce entendit ses hoquetements. Elle se leva les larmes revenant.

- Je veux tellement comprendre Jack... Parle-moi! Dis-moi ce qu'il se passe dans ta tête depuis l'année dernière... Ce que tu fais ici... Je n'en peux plus.

- Arrête, ne pleure pas je t'en prie.

Il se colla contre la porte, il aurait tellement voulu la serrer dans ses bras. Les larmes formèrent une petite flaque au sol qui se rejoignirent par dessous la porte.

Incapables de parler les deux restèrent ainsi à pleurer. Les mains reliées sur la porte. Cependant, Jack entendit Astoria remonter, il paniqua. Il avait un planning très serré dès qu'il venait voir en cachette Raiponce, Mérida ou Harold. Il sortit donc son arme secrète.

- Accio cape d'invisibilité!

L'étoffe vola de sa chambre jusqu'à lui en passant par dessus Gothel qui ne vit rien. Il se cacha juste à temps. Gothel ouvrit la porte dont Raiponce s'écroula au sol. Jack se plaqua une main sur la bouche pour ne pas émettre de gémissement plaintif.

- Oh, tu vas cesser de hurler et de pleurer comme une gamine! Regarde-moi ça c'est tout humide par terre.

Astoria attrapa ses cheveux et la re-balança à l'intérieur.

Jack en profita pour s'enfuir par les escaliers. La voix de Raiponce résonnait dans son cœur. Depuis si longtemps il avait voulu la réécouter. Mais pas comme ça... Pas si tristement... Il retourna dans sa chambre et s'écroula par la pression. Depuis l'arrivée des prisonniers, il n'arrivait même plus à dormir. Son monde s'écroulait. Elena arriva quelques minutes après et prit soin de son frère qui semblait perdre pied.

Le lendemain matin, la blonde eut un bref regain d'espoir. C'était aujourd'hui, normalement, que Jack agirait mais aussi celui de la mort de ses amis. Tout se jouerait là. Fermement elle serra le mouchoir que Jack lui avait donné la veille. Elle devait être forte et se préparer à se battre.

Allant beaucoup mieux qu'à son arrivée - car elle obéissait faussement à Gothel -, Raiponce se releva en pleine forme. Elle respira un bon coup et commença à faire des mouvements pour s'étirer. Son regard dur et ferme.

Dans les geôles, Mérida et Harold n'en savaient rien si ce n'est qu'on les avait prévenus de leur exécution ce soir. Il n'arrivait plus trop à comprendre ce qu'il se passait, leur cerveau souffrant de liaison subi par les multiples tortures. Elinor et Esméralda passaient souvent les yeux à travers la porte pour leur parler mais personne ne répondait. Ils étaient assis ou couchés au sol, meurtri. Loin était le temps des reliques pour eux. Tout était noir.

La journée défila dans l'attente. Raiponce tournait en rond et se rongeait les sangs. D'après Gothel, Voldemort serait présent à vingt heures. Il fallait donc agir avant mais Jack ne donna aucun signe de vie. Passé midi, la blonde retenta d'ouvrir la porte, en vain. Elle n'avait même pas réussi à manger. Elle décida donc d'attacher correctement ses cheveux pour ne pas se prendre dedans si à un moment elle devait se mettre à courir. Mais l'horloge continua sa course frénétique du temps. L'angoisse montant en pression.

Plus bas, Jack faisait toujours semblant , auprès de Gothel, de ne rien savoir des prisonniers présents. Il ne devait pas être au courant mais bien entendu il savait tout grâce à sa boule de cristal. Il avait été choqué le jour où Mérida, Harold et Raiponce étaient apparus dans sa boule, dans sa propre maison. Il avait tout de suite compris qu'il avait raté un épisode et avait immédiatement sorti sa cape pour voir la vérité. C'est depuis lors qu'il ne dormait plus et avait des cernes effroyables sous les yeux. Heureusement qu'Elsa connaissait un moyen de les cacher, c'était trop suspect.

Ensemble dans la cuisine, les apprentis attendirent que Gothel et Frollo partent préparer le bûcher dehors après quatorze heures. Ils comptaient brûler les prisonniers histoire de les faire souffrir jusqu'au bout. Quand les apprentis furent seuls à coup sûr, ils congédièrent les elfes de maison et insonorisèrent la pièce.

- Bon on a peu de temps, entama Jack. Il faut que l'on fasse évacuer les prisonniers sans que l'on nous soupçonne et ce avant notre départ.

Elsa, Hans et Elena approuvèrent de la tête. Drago n'avait pas voulu participer pour sa part. Hans étant présent uniquement pour Elsa qui elle même voulait aider Jack. Elena, elle, n'avait pas besoin de raison particulière.

- Que doit-on faire grand frère? Je suis prête!

- J'ai rassemblé du polynectar restant de Severus. Hans tu vas encore devoir prendre ma place.

- Ca va devenir une habitude, railla-t-il.

Elsa lui fit un regard noir et il se tut.

- Elena, tu vas prendre la place d'Elsa. C'est très important que nous deux soyons présents pendant les faits. Vous irez rejoindre la Team Frollo dehors et les aider dans leur tâche.

- Ok, dirent-ils en cœur.

- Une fois les prisonniers échappés de leur cellule nous allons nous enfuir par la porte. principale. Elena et Hans vous n'oublierez pas de les occuper à l'autre bout du jardin. Quand ça sera fait, les Mangemorts verront nos amis partir et transplaner juste sous leur nez. Pendant qu'ils seront occupés à regarder ce massacre, moi et Elsa passerons par le fenêtre du salon sur le côté. Vous deux vous reprendrez immédiatement votre apparence grâce à une potion que j'ai préparé, et là, on sera normalement tout les quatre à côté de Frollo qui ne pourra rien dire puisque nous ne serions pas à l'intérieur. Voilà le plan, des questions.

- Tout va se jouer au timing, répliqua Elsa. Mais j'y crois. Elena tu es sûre que ça ira?

- Compte sur moi, sautilla-t-elle. Let's Go!

Elsa soupira et lui sourit. Trop enthousiaste cette petite Frost. Ils attendirent donc seize heures puis mirent leur plan à exécution. Hans et Elena burent la potion pour se transformer. Jack et Elsa se couvrirent de la cape et partirent à leur tour. Il fallait les sauver à tout prix.