Hey hey, salut à tous ! Merci à Laetitia Raven, oui il va pas très bien, et à Guest, nan c'est pas un truc de pervers, désolé 8D. Merci à tous ceux qui ont pris le temps de lire aussi ! Sinon, voilà le chapitre, je vous laisse découvrir. Ayant sacrifié mon Samedi pour vous, j'ose espérer que j'aurai droit à un reviews... s'il vous plait :'( ? Allez, bonne lecture :P .


Un oiseau lança une dernière note dans l'air frais du soir. Le soleil entamait son coucher au loin, embrasant les roches des collines. Une partie des feuilles des arbres s'était couverte de cuivre, brillant sous la lumière. Les vignes à l'est de Magnolia resplendissaient, brillant de mille éclats et recouvrant toute une côte d'or pur. Près de l'horizon, à l'opposé de l'astre de feu, la lune gibbeuse attendait son heure, patiemment.

Dans un bâtiment surmonté d'un moulin, la routine avait fini par s'installer à nouveau. Makao et Wakaba se disputaient, Droy s'empiffrait dans un coin, Jet désapprouvait, et Laki et Arsack posait pour Readers sous l'œil jaloux de Bisca. Cobra, assis au bar qu'il semblait avoir définitivement adopté, sirotait un verre de phénol brûlant à la paille. Le phénol faisait partie des petits plaisirs personnels du dragon slayer qu'il était le seul à pouvoir apprécier, au même titre que lire dans les pensées des gens et utiliser la technique suprême de camouflage. Roméo, à sa droite, le fixait de son regard investigateur. Suite aux évènements de la veille, il avait conclu que le brun était responsable de l'état de Kinana, mais n'ayant pas assez de preuves pour une accusation, il attendait que son adversaire fasse une faute. La journée s'était déroulée sans problème, si l'on exceptait le passage de cette guilde, Twillight Ogre, qui demandait une somme d'argent incroyable. Il y avait bien eu une petite bagarre dans la guilde provoqué par Laki, rien de bien méchant, mais Cobra n'y avait pas participé de peur d'empoisonner mortellement l'un de ses amis. Amis oui, il les considérait comme ses amis.

Il y avait réfléchis un moment pendant la nuit, rouvrant des coins de son esprit dans lesquelles il avait enfermé une partie de ses douloureux souvenirs. Ces parties de sa conscience, c'était sa boîte de Pandore à lui, pleine d'hideux béhémoths et d'horribles harpies. Le son des fouets, des cris, la faim et la soif, le goût d'un morceau de pain rassis, unique ration de nourriture pour la journée, le soleil qui frappe fort, aussi impitoyable que les bourreaux, la vue des compagnons qui tombent encore et encore, et l'odeur du sang, toujours, tout le temps, partout, plus forte, plus puissante, plus écrasante au fil des jours... Finalement, il s'était surpris à ne plus souffrir de tout ça, la tour du paradis était loin, il en avait pris conscience en une seule nuit. Mais ce qui avait suivis cette épisode de sa vie, ce qui l'avait changé à jamais, il ne se sentait pas encore près à l'affronter. Alors il l'avait enfoui au plus profond de son être, là où la bête ne se réveillerait pas. Du moins pas tout de suite. Au final, il avait tiré de cette nuit de ménage psychologique une conclusion très simple. Il devait rester à Fairy tail, pour Laki qui l'avait recueilli sans se poser de question, pour Readers qui offrait sans attendre quelque chose en retour, pour Kinana bien sûr, et un peu pour lui-même aussi, parce qu'il allait mieux depuis qu'il était ici, parce que sa puissance revenait doucement et parce qu'il cicatrisait enfin. Au final, il bénissait Midnigt de lui avoir fait ça, sans lui il n'aurait pas su ce que signifiait vraiment avoir chaud au cœur, ce qu'était le verbe aimer, ce qui se cachait derrière le mot amitié.

Il avait perdu un œil, on lui avait donné en échange une famille.

Famille un peu encombrante quand même, puisque Jet et Droy avaient l'air de vouloir jouer avec ses nerfs. Tout du moins, c'était ce que leurs pensées et leurs larges sourires, lorsqu'ils s'approchèrent de lui, laissaient présager. Le coureur posa son coude sur le bois du bar, à la gauche du jeune homme, avant de demander, taquin.

- Dis voir Cobra, entre Kinana et toi, il y a quoi ?

… Bon dieu, celle là, le dragon slayer s'y attendait. Il savait pertinemment que ça trottait dans la tête de toutes les mages, sans exception, de cette fichue guilde. Finalement, il fallait qu'il reste, mais pas trop. Il allait s'arranger pour partir souvent en mission.

- Disons qu'il serait très long d'expliquer toute l'histoire. Grogna-t-il.

Large sourire de Droy, qui avait poussé Roméo pour s'asseoir à la droite du dragon slayer. Celui-ci était donc pris en sandwich entre les deux compères, sans échappatoire puisque le gamin stationnait derrière lui. C'est qu'ils avaient planifiés leur coup en plus.

- Oh, tu peux bien nous le dire, à nous, non ? Lâcha l'imposant personnage de droite.

- Promis, on dira rien. Rajouta le svelte homme de gauche.

Bah tiens, ils ne pensaient qu'à une chose, raconter ce qu'il leur dirait à tous ceux qu'ils croiseront. Laki était passé derrière le comptoir et l'observait de ses grands yeux. Il était encerclé. Ne restait qu'une chose à faire pour avoir la paix.

- Rien ? Questionna le brun, faisant tourner le liquide de son verre à l'aide de sa paille.

Il buvait du phénol comme d'autre buvait du thé, et il tenait à le rappeler aux inconscients qui l'entouraient. Jet se pencha un peu plus, comme pour recueillir une confidence.

- Rien de rien, tu peux en être sûr. Susurra-t-il.

Cobra eu un sourire, mi-sadique mi-amical. L'étrange mélange d'expressions fit tiquer Droy, mais son partenaire semblait trop sûr de lui pour se rendre compte d'un tel détail. Le brun sortit soigneusement sa paille de sa boisson, la posant sur le bar de sorte que le bout de l'objet se trouve dans le vide, avant d'avaler une gorgée du liquide brûlant, lentement. Une goutte s'échappa du petit tube coloré. Une minuscule souris, qui grignotait des miettes en dessous, reçu la perle sur son dos. Elle poussa un cri aigüe, attirant le regard des membres de la guilde, avant de filer par un trou percé dans un mur. Son dos brûlé vif n'avait échappé à personne.

- Oups. Lâcha le plus simplement du monde le dragon slayer en voyant l'animal s'enfuir.

Il englouti d'un coup ce qui restait de sa boisson, avant de récupérer la paille et d'entreprendre de la mordiller. Laki déglutit, Droy pivota doucement sur son siège, se leva comme un automate et partit se rasseoir à sa table, loin de Cobra. Jet tira un peu sur son col.

- Enfin si t'as pas envie d'en parler, je comprends, t'en fais pas. Débita-t-il très vite.

Il est presque plus effrayant qu'Erza… Pensa le roux.

Il baissa les yeux, lentement. Soumis en quelques secondes. Cobra nota mentalement qu'il avait battu son record personnel, avant de jeter un coup d'œil déçu à son verre. Il poussa un soupir avant de tendre le récipient à Laki.

- Tu peux me resservir ? Lâcha-t-il, avant d'ajouter, entendant que la jeune femme allait le rembarrer, s'il te plait ?

La mage de bois lui offrit un sourire, fouilla un instant dans un meuble avant de brandir une autre bouteille.

- C'est du venin de serpent, ça te vas ?

Le brun n'eut pas le temps de répondre, Roméo venait de bondir sur le bar. Il se positionna devant Cobra, ses yeux allumés par un feu dément, et clama haut et fort :

- Oracion Seis, t'es le type qui se battait sur un Anaconda volant ! Ah, je m'en souviens maintenant, c'est Natsu qui t'as battu, il m'a tout raconté !

Oh non, non non non. Fichue gosse. Le dragon slayer ne voulait pas savoir comment allait réagir les autres. Il ne voulait pas non plus savoir comment il allait s'en sortir après.

- Roméo !

Laki avait rugis. Ses deux fines mains s'étaient posés d'un seul coup sur le bar, et l'expression de rage et de colère qui marquait son visage était digne d'un démon. Puisqu'il était en hauteur, le gamin était plus grand qu'elle, mais elle le défiait du regard. Qu'il pose les pieds par terre, on verrait bien ce qu'on retrouverait de lui.

- J'en ai plus qu'assez de tes accusations stupides ! Depuis que Cobra est ici, tout ce que tu trouves à faire c'est le dénigrer, tu es donc incapable d'être gentil ? Il faut que tu fasses ton petit chef, que tout le monde te vois pour que tu sois heureux ? Est-ce que tu as ne serait-ce qu'une seule preuve de ce que tu avances ?

Laki ne criait pas, elle gueulait, tempêtait, vociférait. Roméo restait interdit, mais Macao ne comptait pas laisser son fils se faire incendier. Aussi prit-il part à son tour, suivi de près par Wakabe. Arzack et Biska tentèrent de calmer le jeu, mais furent bien vite dépassés. On glapissait, on braillait, on s'époumonait. On finit par s'empoigner, et la petite salle se changea en champs de bataille. Les tables devinrent barricades, les chaises se mirent à voler. Des boules de feu envahirent le bâtiment, la fumée se changeait par endroit en coup de poing dévastateur, le bois craquait, se tordait, tantôt entourant Laki comme un bouclier impénétrable, tantôt fusant vers ses agresseurs. Et tandis que tous les meubles se retrouvaient arrachés de leur tranquillité pour s'entrainer au vol plané, que bouteilles et balles traversaient à toute vitesse le lieu, tandis qu'un souffle de vent et une trace de coup témoignait ici du passage de Jet, que des plantes folles là-bas tentaient d'immobiliser les combattants sous les ordres de Droy, Readers, assis sur la seule chaise encore intacte en plein milieu de l'unique lopin de parquet dépourvu de traces noires, Readers dessinait le plus tranquillement du monde.


Une caverne dont les murs semblaient taillés par des mains humaines, ou reptiliennes. Des stries, des creux, des bosses étaient perceptibles si l'on effleurait la roche d'un doigt, sûrement les traces d'un quelconque instrument, ou de redoutables griffes. La fraîcheur qui régnait était glaciale, faisant se hérisser les poils, enserrant comme un étau le corps de l'improbable explorateur et l'oppressant comme un affreux fantôme. L'effluve si particulier, cette fragrance métallique qui de tout temps nous dégoute tous en exerçant sur nous une attirance irrésistible et taboue, ce parfum qui nous est si familier, l'odeur du sang imprégnait les lieux. Elle couvrait chaque parcelle de l'air, légère, volatile, mais impossible de passer outre ce démentiel et bestial relent. Goût et odorat étant liés, la senteur devenait saveur, et tourmentait le passant comme un démon de cauchemar susurrerait de morbides conseils. Aucun bruit, aucun son, silence mortel dans ce sombre lieu.

Pourtant, si l'on tendait l'oreille, on distinguait trois respirations. Deux braseros, seules sources de lumières, éclairaient avec difficultés le centre de la pièce. Un trône de granit se trouvait entre les deux luminaires, et assis dessus, il y avait un jeune homme aux longs cheveux noirs. D'une main, il jouait avec une tresse blanche, de l'autre il tapotait l'accoudoir de pierre. À sa droite, une jeune femme portant une longue robe faite de plume de cygne se dressait, ses bras croisés sur son opulente poitrine. Ses yeux d'un bleu ciel intense scrutaient avec attention la troisième personne. Celle-ci, un genou à terre, avait pour vêtements une étrange et courte jupe constituée d'écaille vert foncé. Son haut se résumait à un soutien-gorge de même matière que le bas, et ses bras étaient couverts de longs gants. La demoiselle portait également, sur son œil droit, une rose dont la tige entourait sa tête, maintenant la fleur sur l'orbite, et des vignes enserraient ses jambes. Enfin, une crinière de cheveux blonds couronnait son crâne.

- Un… problème ? Lâcha le jeune homme.

La blonde hocha la tête.

- Le venin a été remplacé par autre chose au dernier moment, je ne sais pas qui a fait le coup. Indiqua-t-elle.

Grondement sourd du sombre personnage.

- Personne ne t'as vu manipuler la fiole Imitatia ?

La jeune femme hocha négativement la tête.

- Heu… Il n'y a qu'une seule personne qui puisse sentir du poison… S'immisça le frêle ange aux longs cheveux d'un blanc pur.

L'homme balaya l'air d'un geste, coupant court à la réplique de la demoiselle.

- Je le sais bien, reste à savoir ce qui a bien pu se passer dans le crâne de Cobra. Je vais …

- Je m'en occupe. Le coupa la jeune femme, puis voyant le regard noir de son chef : il me connaît mieux…


Cobra s'arrêta de courir un instant. Il se trouvait sur un chemin forestier couvert de feuille, les arbres formant un dôme au-dessus de sa tête. Il tendit l'oreille, inquiet. Rien ne lui parvint, il s'était assez éloigné pour ne plus percevoir les bruits de la dispute. Rassuré, il se remit à marcher en direction des cépages de vignes, à quelques kilomètres de la guilde. Il ne savait pas comment tout allait se terminer, il verrait bien. Il avait lancé à la volée à Readers sa destination, il saurait bien le retrouver. De toute façon, il valait mieux que le brun s'éloigne un peu le temps que la guilde se calme. Le dragon slayer poussa un profond soupir, donnant un coup de pieds dans un caillou innocent et plongeant ses mains dans les poches de son pantalon noir. Il n'avait pas, mais alors pas du tout envie de se prendre la tête sur le comment du pourquoi d'une telle dispute. C'était la faute à Roméo, point. Le soleil avait presque fini sa descente. Les pas du charmeur de serpent se firent mécaniques tandis qu'il s'enfonçait dans son monde de bruit, espérant se changer les idées. Pour lui, il y avait toujours de la musique quelque part. Le crépuscule dans une forêt ne faisait pas exception. Les feuilles mortes craquaient sur son passage, et on distinguait le son des ailes des hiboux qui commençaient à s'éveiller. Il se mit à fredonner un petit air sans queue ni tête, plus pour le plaisir qu'autre chose. Les pattes discrètes d'un renard se firent entendre à droite, à gauche, c'est un blaireau grattant le sol que Cobra capta. Ses muscles se détendirent un peu, la nature l'avait toujours calmé. D'un geste, il ouvrit sa chemise rouge. Le vent fit vibrer les feuilles, un instant. Le brun lâcha un second soupir, de bonheur cette fois. Il se sentait bien là, il n'avait pas à se cacher, ni à faire attention à l'humeur de son boss. Il était juste… là, et ça ne dérangeait personne. Il promena son regard sur les feuilles d'or qui dessinaient d'élégantes arabesques sur la voûte végétal. Les troncs, comme les colonnes d'une église, s'élançaient vers les cieux. Au détour d'un sentier, Cobra arriva au chœur de la cathédrale, une clairière entourée d'un côté par de gigantesques arbres, de l'autre par de hautes falaises. Des roches tombaient une cascade qui s'écrasait avec fracas dans un bassin en contrebas, provoquant un petit nuage de brouillard. Dans le ciel dégagé, les étoiles commençaient à apparaître, comme une vaste rosace.

« Ça » gratta un peu son torse. « Ça » sentait que quelqu'un arrivait, et « ça » avait très faim, même après le verre de phénol. Le jeune homme secoua la tête, chassant la soif de sang. Il cligna un instant des yeux avant de repérer un rocher partiellement couvert de mousse, au centre de la clairière, bordé par le lac. Il s'assit dessus, attendant son visiteur. Il n'avait rien entendu, mais « ça » ne s'était jamais trompé jusqu'à maintenant. Bientôt, des broussailles sortirent une silhouette féminine. Une jeune femme au visage fin, toute de plumes vêtues, que Cobra reconnue sans peine.

- Ah, te voilà. Je te cherchais.

- J'm'en doute Angel.

La dénommé Angel sourit, ses yeux céruléens parcourir l'endroit un instant.

- Tu as oublié ce que tu devais faire ? Demanda-t-elle doucement.

Allons bon, encore quelqu'un pour sous-entendre qu'il était en mission sans le savoir. La jeune femme fit la moue en apercevant la mine renfrognée du brun. Elle haussa les épaules, doucement.

- Bon, tu ne m'as pas l'air bavard aujourd'hui.

Léger grognement, Cobra n'avait pas envie de parler. Il s'allongea sur son rocher, passant ses bras derrière sa tête, et bailla avant de fermer son unique paupière active. Il sentit un mouvement, et comprit aux sons qu'Angel s'était assise à ses côtés. Sa respiration, le son de la cascade, le bruissement des feuilles, tous ça l'apaisait. Il avait connu la jeune femme bien avant l'épisode de la tour du paradis, entre deux ruelles crasseuses. À l'époque, elle n'était qu'une toute petite enfant, malade pour un rien et toujours affamée. Maintenant, elle avait grandie, mais elle dégageait la même aura de sérénité qu'autrefois.


À Fairy tail, la mêlée continuait. Le nombre de coups à la minute avait diminué, et beaucoup restait dans un coin, trop épuisé pour continuer. Parmi eux, Jet et Droy se lamentaient, Roméo encourageait son père, les deux cow-boys quand à eux, soutenaient Laki. La mage de bois se battait toujours comme une lionne contre Macao. Faute d'objet à lancer, étant donné que tout avait déjà été brisé, et de magie, les deux combattants ayant utilisé toute leur réserve, ils en étaient venus aux poings. Leurs corps couverts de bleus témoignaient de la brutalité du combat. Et puis, par un puissant coup de poing, le père cloua le duel. Un sourire vainqueur apparu sur ses lèvres, et il ouvrit la bouche pour parler, mais on le coupa.

- Terminé.

Les regards se tournèrent vers Readers. Il n'avait pas bougé, sa chaise étant la seule chose intacte dans toute la salle. Toujours aussi calme qu'à son habitude, il semblait qu'il ne s'était même pas rendu compte de la lutte. Biska, recroquevillé dans un coin, observait les personnes présentes.

- Où… Où est Cobra ? Murmura-t-elle soudainement.

L'artiste se leva, doucement. Il posa son regard sur l'ensemble des personnes présentes.

- Il s'est éclipsé alors que vous vous disputiez encore. Il a l'ouïe fine, il n'a pas supporté vos aboiements.

D'un geste sec, il déchira le dessin qu'il venait d'achever avant de le jeter aux mages. Puis, il jeta un dernier coup d'œil empli de colère sur l'ensemble des personnes présentes, avant de tourner les talons. On le regarda partir au loin. Et, lorsque sa silhouette eut disparu à l'horizon, on ramassa l'esquisse.

Sur le frêle bout de papier, d'anciens amis se battaient comme des bêtes dans un bâtiment en ruine. Une jeune femme au visage déformé par la haine s'acharnait sur un colérique homme à moustache, deux cow-boys paniqués subissaient les assauts d'un duo assoiffés de sang et aux yeux de feux, enfin, au centre, un enfant semblait se délecter du spectacle.


À quelques kilomètres de là, sous un ciel rempli d'étoiles, Readers pénétra dans une vaste clairière, cœur d'un magnifique sanctuaire végétale. Chaque corps célestes se reflétait parfaitement dans le lac, et la fine brume qui entourait la scène donnait un aspect mystique au lieu. Il ne tiqua pas en apercevant un ange perdu dans la contemplation des astres, assis sur un rocher, ne fut qu'à peine surpris de trouver, allongé sur le même rocher, un dragon perdu lui aussi dans la voûte divine. Il se contenta de les rejoindre pour un instant.

- Ce qu'ils peuvent me fatiguer parfois... Lâcha-t-il avant de se laisser aller à la tranquillité des lieux.