Chp 22 : Dernier assaut, derniers enjeux

Les deux camps étaient face à face. Le troupeau de Mangemorts se tenait à l'entrée de la cour détruite et poussiéreuse qui ressemblait à de véritables ruines antiques. Tous étalés sur une bonne longueur, ne laissant en avant que Voldemort et Hagrid qui tenait Harry Potter dans ses bras en pleurant. Quant aux résistants encore vivants ils se tenaient entre la grande porte et les escaliers. Rempli de larmes, de désir de vengeance et d'abattement. Leur regard fixé sur l'élu qui avait finalement sombré.

Le Big Four et l'armée rebelle avaient choisi de rester en retrait, en hauteur, et regardaient Voldemort sourire. Son visage s'ouvrant d'une longue fente terrifiante. Malgré la rage qu'il avait ressenti il y a peu, il était tellement ravi du spectacle et de sa presque victoire qu'il en oublia tout le reste. Avec triomphe il déclara:

- Harry Potter est mort. Il a été tué alors qu'il prenait la fuite, essayant de se sauver pendant que vous donniez vos vies pour lui. Nous vous apportons son cadavre comme preuve que votre héros n'est plus.

Il pointa Harry de son long doigt fin. Raiponce se serra plus fortement contre Jack qui appuya sur sa main en signe de soutien.

- La bataille est gagnée. Vous avez perdu la moitié de vos combattants. Mes Mangemorts sont plus nombreux que vous et le grand survivant n'est plus. Il ne doit plus y avoir de guerre. Quiconque continuera de me résister, homme, femme, enfant, sera éliminé ainsi que tous les membres de sa famille. Mais je vous offre une chance de rester en vie malgré votre affront. Voldemort sait pardonner. Je vous demande donc de me remettre les quatre personnes que j'ai demandé plus tôt.

Il désignait désormais le Big Four, dernier rempart à sa conquête qui résistait malgré tous ses assauts. Le seul souci qui pourrait encore causer sa perte.

- Amenez-les et agenouillez-vous devant moi. Vous serez alors épargnés. Ainsi que vos parents, vos enfants, vos frères et vos sœurs. Joignez-vous à moi et nous reconstruirons ensemble un monde nouveau.

Le lourd silence plomba la fin de son discours. Personne ne bougea ou ne fit un geste contre le Big Four. Personne même ne les regardait. Seule une voix brisa l'atmosphère pesante.

- NON!

Un cri déchirant sortit de la bouche de Minerva. Jamais personne n'aurait cru que McGonagall puisse émettre un tel son. Le désespoir qui en résultat fit rire les Mangemorts dont Frollo qui savoura ce sentiment de supériorité. Les résistants se mirent à leur tour à chuchoter et pleurer alors que leur ennemi n'en prit que plus de plaisir.

Comme le quatuor savait déjà, ils se contentèrent de baisser les yeux et de se rassurer entre eux. Jack avait informé Mérida et Harold avant de partir. La rouquine ne fut donc pas choquée de la nouvelle mais comprit que c'était la pire chose qu'il pouvait arriver pour le moral. Soudain la tension monta et à la place du désespoir, la rage l'emporta. Des injures fusèrent envers les Mangemorts et Voldemort. Ils n'avaient tous plus rien à perdre maintenant.

Valka, Fergus, Gueulfor et Stoick ne se prièrent pas pour sortir tout leur panel d'insultes sous le regard choqué d'Harold et Mérida. La rouquine n'avait jamais entendu autant de mots de la sorte en une demi seconde par son père. Si Elinor entendait ça... Elle eut un sourire fugace à cette pensée.

- TAISEZ-VOUS! Tonna Voldemort froidement.

Un sortilège les força à le faire. Les regards se froncèrent et ils fixèrent méchamment Jedusor qui marchait à présent sur Harry comme un trophée de chasse, à ses pieds. Il continua son discours glorieux jusqu'à ce que le sortilège se dissipe et que de nouvelles contestations l'emportent. La colère étant à son apogée.

C'est alors qu'une petite silhouette émergea de la foule, se plaçant devant tout le monde:

- Harry est peut-être mort mais nous ne vous obéirons jamais! Parce que nous sommes fiers d'être libres et de vivre comme on l'entend! Vous n'êtes rien de plus qu'un horrible bonhomme qui se croit supérieur aux autres! Mais moi je n'ai pas peur et je sais qu'un jour on arrivera à vous défaire de votre fierté!

Les regards choqués se plantèrent sur Elena Frost. Petite enfant de onze ans dont les cheveux volaient aux vents et les larmes coulaient sur ses joues pâles. Jack se mit à pousser tout le monde pour la rejoindre en compagnie des ses amis. Il la prit dans ses bras et la recula de force.

Voldemort eut la lèvre qui se mit à tressaillir.

- Elena et Jack Gaunt. C'est tellement gentil de vous mettre en avant je serais quitte de vous chercher pour vous tuer. Quel déshonneur pour le sang des Serpentards. J'aurais fait fausse route depuis le début en m'accrochant au reste de la famille. Mais j'aurais dû m'en douter vu vos imbéciles de parents qui étaient entrés dans la résistance.

- Mes parents étaient nobles et bons! Meilleurs que vous ne le serez jamais!

Elena ne lâcha rien jusqu'à qu'elle se sente déchirée de l'intérieur par un Doloris. Jack la sentit tomber et hurla. Voldemort se délecta de son supplice devant les cris déchirants des sorciers. Les yeux de la petite roulèrent dans leurs orbites sous chaque impulsion de baguette. Voldemort était à son maximum.

C'est alors qu'une silhouette surgit de la foule et força Jedusor à s'arrêter. Il projeta le nouvel arrivant qui n'était autre que Neuville Londubat. Ce jeune garçon qui ne supportait pas de voir la torture devant ses yeux. A cause de son passé. Voldemort se mit à questionner ses Mangemorts à son sujet et voulut en faire le premier exemple de ce qu'il arriverait aux autres résistants avant de tuer les personnes qui étaient encore sur sa liste. Soit le Big Four et maintenant Elena en plus.

Neville ne se laissa pas abattre et déclara:

- Vive l'Armée Rebelle de Dumbledore!

Des exclamations s'élevèrent de la foule toujours soudée et secouée de la torture d'Elena. Malgré la douleur et la peine, Ariel, Aurore, Mulan et tous les autres levèrent le poing en hurlant. Seul Jack prenait Elena dans les bras d'un regard noir. Il était au bord d'exploser de rage alors que la petite main de sa sœur tentait de lever également le poing.

- Très bien, si tel est votre choix.

Le ton qu'employa Voldemort donnait froid dans le dos et tout le monde se tut à nouveau. Il donna un nouveau coup de baguette et le choixpeau lui atterrit dans les mains après avoir volé depuis la grande salle. Il déclara haut et fort que la maison Serpentard régnerait sur Poudlard puis il posa le couvre-chef sur la tête de Neuville.

- Voilà ce qu'il arrivera aux sots qui veulent encore s'opposer à moi!

Jedusor ouvrit grand les yeux et se mit à enflammer le choixpeau sous le regard interloqué des élèves présents. Cela signifiait tellement à la fois! C'était un symbole qui brûlait dans les flammes de l'enfer.

Cela marqua le point de non retour. La haine qu'éprouvaient les résistants se mit à éclater. C'était le geste de trop! Un tumulte sans précédant se mit à jaillir dans le château. Les sorciers de la lumière hurlèrent et se précipitèrent en avant vers leur ennemi. Les Mangemorts répliquèrent du tac au tac et entrèrent dans la cour les baguettes en avant. Durant ce court laps de temps Voldemort se sentit dépassé et fixa son serpent se faire couper la tête par Neville qui brandissait l'épée de Gryffondor dans sa main.

Le second assaut devint infernal. Depuis la forêt apparurent les centaures qui se joignirent, pour la première fois dans l'histoire du monde magique, aux sorciers de la lumière. Ne réfléchissant plus au danger, n'étant guidé que par la haine, l'armée se lança à l'assaut comme jamais. Usant de tous leurs sortilèges.

A peine soignés, Mulan et Shang filèrent en avant avec leur baguette en main. Ils se précipitèrent sur Shan Yu qui tentait de tuer quelqu'un par derrière. Ils lui firent dévier son sortilège et se lancèrent sur lui avec acharnement. Ils avaient un duel à finir. Tout près d'eux Aurore qui d'habitude gentille, arborait maintenant une mine furieuse, se lança sur Maléfique avec Philippe. Celle-ci eut tout juste le temps de les voir arriver et de se changer en dragon avant de se faire projeter en arrière.

Eric regarda Ariel filer droit sur ses grands-tantes. Elle avait reçu un charme de protection sur le ventre même si elle ne savait toujours pas l'état de son bébé actuellement. Elle n'avait plus rien à perdre et pleurait intérieurement sentant qu'elle l'avait de toute façon perdu. Sa haine maternelle surpassant la douleur elle se mit à lancer des doloris sur Ursula et Morgana qui évitèrent avec difficulté l'assaut de la rouquine en colère.

Au fond, Kristoff venait de perdre Anna de vue et tentait de se frayer un chemin dans un blizzard froid que créaient les détraqueurs et Elsa dont il l'avait vu filer droit en avant. Celle-ci était en transe et n'avait elle non plus, rien à perdre. La jeune femme trouva Hans avec Frollo et s'engagea dans un terrible duel de glace et de feu avec son ex-ami. Le ministre de la magie ordonna à Hans de la tuer puis fila à son tour dans la cohue. Il avait encore quelque chose à faire.

Le reste des géants vivants ainsi que les acromentules se mirent à filer droit dans le château dont un pan de mur était ouvert. Ralph les intercepta avec les petites filles qui se vengeaient de la mort de Russell. Au même moment, sans prévenir, des sortilèges repoussèrent les ennemis d'une violence incomparable. Se retournant vivement, Ralph aperçut les triplés. Ils avaient un regard à la fois joueur et furieux d'avoir appris tant de mauvaises choses en leur absence:

- On va vous aider, commenta Hubert. On va en faire de la pâté! Pour Russell!

Chacun leva le bras en signe d'acquiescement et reprirent la bataille dont les sortilèges volèrent un peu partout.

Peu avant cela, alors que la bataille commençait à peine. Jack prit Elena sur son dos et se mit à filer dans le château, la mettant à l'abri. Raiponce le suivit. Il commençait à se diriger dans les escaliers quand sa sœur le força à s'arrêter:

- Je veux me battre, railla-t-elle.

- Tu n'es pas en état.

- Si! Laisse-moi descendre!

D'un soupir il obéit.

- Jack, s'exprima Raiponce à sa hauteur. Où tu vas?

- Je voulais mettre Elena en sécurité dans une salle de classe puis aller à la tour d'Astronomie. Mais... Où sont Harold et Mérida?

Il hurla pour couvrir le son des nombreuses batailles au dehors.

La blonde haussa les épaules:

- Ils ont filé dans la mêlée.

Des Mangemorts débarquèrent pour couper court à leur discussion. Détruisant un nouveau pan de mur qui s'éboula sur lui même. Le trio se mit en position et se battirent contre deux Mangemorts.

Au même instant, Harold rejoignit sa mère et son père. Valka venait de rejoindre Jumper alors qu'une nuée de dragons s'abattait sur eux:

- Il faut faire quelque chose, hurla le Poufsouffle. Les pauvres dragons!

- Oui, répliqua Valka fermement, il faut les libérer!

- Allons-y ! Dit Stoick à Gueulfor en voyant sa famille filer.

A leur suite Astrid et Flynn se joignirent au groupe. La petite troupe trouva rapidement le terrible Drago Point Sanglant qui de ses cheveux noirs graisseux se mit à rire férocement.

Il ordonna à son alpha de s'approcher -grâce à son bâton- qui força les dragons à foncer sur les résistants. Valka monta sur Jumper et fila jusqu'à lui et Krokmou. Harold avait la rage. Il regarda leur échange pendant quelques minutes en se protégeant de sortilèges jusqu'à l'arrivée de l'Alpha blanc qui se mit à se battre malgré son côté pacifique. Valka secoua son bâton pour l'empêcher de faire ça mais la décision semblait prise. L'énorme dragon blanc, aussi haut qu'une montagne, lança ses cornes contre son homologue grisâtre. Au passage les dégâts furent considérables et des pans entiers de muraille furent réduits à néant.

Valka profita de ce court moment pour foncer sur Drago. Il avait le dos tourné et ne la sentit pas arriver, elle le fit tomber de Krokmou dans un énorme choc frontal. Drago hurla et s'écroula dans la cour, se ralentissant d'un coup de magie. Il tomba alors sur Stoick qui lui envoya un sortilège d'entrave. Celui-ci réussit à le parer avant de lui envoyer à son tour un sortilège de Stupefixion.

Pendant ce temps les dragons s'éparpillèrent. Ceux reprenant un peu leurs esprits et ceux qui étaient encore sous la coupe de l'Alpha gris. Harold regarda Krokmou qui tomba au sol après la chute de son maître. Il courut plus vite qu'il ne l'avait jamais fait et retrouva son ami qui hurla de douleur en tenta de résister aux ondes ennemies:

- Krokmou! Mon ami!

Le dragon reculait en hurlant. Harold ne savait plus quoi faire, il voulait le récupérer, c'était son obsession depuis le début des combats.

Le duel d'Alpha prit un tournant décisif lorsque le grisonnant donna un énorme coup de corne dans le ventre du blanc des neiges qui s'effondra au sol dans un râle plaintif.

- Nooooooooooooon!

Le hurlement de Valka déchira les cieux. Elle savait qu'il était trop faible pour se battre.

Stoick se figea et regarda sa femme hurler. Drago pouffa de victoire:

- Tu ferais mieux de t'occuper d'elle! Ce que tu ne fais jamais!

Stoick se précipita vers sa femme alors que le grand Alpha gris lui lança un énorme jet de glace. Drago en profita pour attaquer le chef par derrière mais Flynn, Gueulfor et Astrid l'en empêchèrent. Le trio se démena contre le mage noir qui rameutait les dragons crachant leur venin et leur feu sur eux.

- On ne lâche rien, hurla Astrid.

- Où il est? Dis-moi la direction! Hurla Flynn qui était toujours aveugle.

Astrid devint ses yeux pendant que Gueulfor ne savait plus où donner de la tête.

Valka se fit éjecter de Jumper qui perdit tout contrôle mental et s'effondra sur plus de dix mètres de hauteur. Par chance Stoick la rattrapa de justesse et tous deux s'effondrèrent au sol, les jambes douloureuses. Harold le vit et se sentit meurtri. Il se précipita sur Drago à quelques mètres de lui:

- Arrête! Pourquoi tout ça! Pourquoi tant de morts! Pour prendre le pouvoir? Dominer le monde? Etre invincible?

Drago le repoussa d'un Repulso en riant.

- Les dragons sont des êtes dangereux, répliqua froidement Drago. Je les ai vus brûler mon village et détruire toute ma famille. Je me suis toujours promis de m'élever au-dessus des dragons! De les contrôler. C'est mon seul et unique but. Et je ne pourrais continuer mon travail uniquement si Jedusor prend le pouvoir.

- Les dragons peuvent être éduqués! Comme je l'ai fait avec Krokmou! Comme tant d'autres l'ont fait avant en Roumanie! On peut les contrôler tout en les laissant vivre leur vie ailleurs. C'est ce que je vais étudier plus tard, alors...

- NON! Hurla Drago qui fit frémir Flynn soutenu par Astrid ainsi qu'Harold. On doit les éradiquer!

- C'est tout ce qui compte pour vous! Eradiquer les dragons et prendre le pouvoir avec ce taré de Voldemort!?

- Oui, ricana-t-il. Je serais un des plus puissant sorcier de ce monde et je serais aussi celui qui contrôlera une armée entière de Dragons. Mon plus fidèle allié sera celui-ci!

Il pointa de son bâton Krokmou qui hurlait toujours en tournant sur lui même.

- Jamais!

Harold se précipita sur son ami et se plaça devant lui.

- Ta mère et toi êtes le seul rempart à mon objectif. Je vais te montrer à quel point les dragons sont cruels. A quel point tu te trompes! Ahhhhhhhhhhhhhhhhh!

Il hurla et agita son arme.

L'alpha gris cessa de malmener son compère qui mourrait à petit feu, en sang. Il s'approcha et fixa Krokmou qui se débattait. Celui-ci se stabilisa.

- Krokmou, répliqua Harold, réponds-moi! Je suis tellement désolé de t'avoir laissé tout seul avec ce monstre mais tout va bien maintenant, tout va...

Le furie nocturne se releva, les pupilles dilatées.

- Sois témoin de la vraie force! La force de la volonté! Face à ce pouvoir, tu ne vaux rien!

Krokmou se retourna puis fixa Harold. Il s'approcha en grognant:

- Allons Krokmou, mon grand... Qu'est-ce qu'il t'arrive. Non, non tu fais quoi là, arrête, Krokmou! Stop! Krokmou reprends-toi! Tu es fort!

Drago savoura son action puis reprit son duel contre Flynn et Astrid qui lancèrent des sortilèges de désartibulement.

- Krokmou, arrête, je t'en prie!

La dragon préparait des flammes bleues. Harold était impuissant, il ne pouvait même pas lui lancer un sortilège, il n'y arriverait pas. Il tenta de le raisonner encore et encore alors qu'il se retrouva coincé contre un mur de pierre.

- Non, Non!

Son ami se préparait à le tuer, les bras tendus Harold tenta désespérément de le raisonner puis il entendit un hurlement.

- Non Stoick! Reviens!

Il entendait sa mère supplier. Il tourna les yeux deux secondes:

- Non, Papa!

- Fils!

Stoick sauta en avant pour protéger son amour de fils. Harold eut à peine le temps de comprendre ce qu'il se passait alors qu'une flamme bleue, d'une puissance incomparable, toucha sa cible à bout portant.

Une fois la fumée dissipée, Harold reprit son souffle et releva la tête. Il regarda à droite et fixa Krokmou, la bouche ouverte, le regard fou. Puis il tourna encore la tête et tomba sur son père. Etendu dans des gravats. Il se releva rapidement et se précipita sur lui.

- Stoick!

Valka arriva et aida Harold à enlever les débris de roche.

- Papa! Non ! Non !

Il le secoua, prit de folie alors que Valka écouta son cœur.

Elle tendit l'oreille et ferma les yeux. Puis se releva. Harold la regarda d'un air suppliant. Elle ne lui répondit que par des larmes.

- Non, Non... Je ne veux pas le croire... Tu m'as promis que c'était fini, que plus personne ne mourrait... Non...

Les cris déchirants d'Harold arrivèrent jusqu'aux autres. Astrid se précipita jusqu'à lui suivie de Flynn qui marchait dans le vague et s'étala devant eux. Krokmou reprit une partie de ses esprits lorsque son maître hurla à la mort, tel un chien en deuil. Il secoua la tête et se dirigea vers la scène. Il était embrumé. C'est alors qu'Harold qui repoussa sa mère et Astrid se dirigea sur Krokmou et le frappa. L'animal recula en secouant la tête:

- Non! Tu ne t'approche pas ! Va t'en d'ici!

L'animal perdu se mit à supplier du regard:

- VA T-EN !

Le furie nocturne se recroquevilla et se replia plus loin alors que Valka prit son fils dans ses bras:

- Ce n'est pas de sa faute. Tu le sais... De bons dragons sous le contrôle de mauvaises personnes font de mauvaises actions.

Harold n'arrivait même pas à pleurer tant sa peine était sans égale. Après la mort de Sirius il ne pensait ressentir à nouveau un tel vide et pourtant, le seul être qu'il aimait le plus au monde c'était bien son père. Celui qui l'avait élevé, l'avait aidé à grandir et vu s'épanouir. Il l'avait toujours protégé. De loin avec de grands signes de main et un sourire joyeux. Même lors de son premier jour à Poudlard il l'avait poussé en avant. Ce qui avait été le geste le plus merveilleux qu'il n'avait jamais fait pour lui.

Harold vit défiler une énorme quantité de souvenirs sous ses yeux. Son père lui donnant à manger alors que lui ne voulait pas de légume. Son père l'aidant à apprendre la magie malgré la faiblesse de son esprit et de son corps chétif. Son père lui soufflant des paroles de sagesse et lui parlant de Valka, sa femme perdue. Toujours plein d'amour dans les yeux. Mais surtout, son père lui inculquant les vraies valeurs de la vie. La gentillesse, l'amitié, la compassion, l'esprit de groupe, l'esprit de famille... Ce qu'il était maintenant, c'était grâce à son père qui à présent. Etait mort.

Aucun son ne lui parvenait aux oreilles alors que la bataille éclatait à côté de lui avec d'autres cadavres aussi bien Mangemorts que résistants. Il ne ressentait que la chaleur d'Astrid et de Valka. Et ne voyait que le corps mort de son père. Les larmes se libérant enfin de son emprise en une cascade.

Pendant ce temps Drago reprit Krokmou sous son emprise et fila avec sa horde qui se mit à attaquer les autres résistants qui avaient déjà peine à survivre. Laissant derrière lui une famille brisée.

Mérida ne fut malheureusement pas témoin de la scène. Lorsque la bataille s'était déclarée elle s'était jetée en avant pour se battre mais ses trois petits frères l'avaient retenue. Ils avaient tout entendu et avait même vu les morts dans la grande salle avant de se rendre dans la cour. Ils la regardaient durement et lui tendirent une tapisserie fait main qu'elle avait coupé en deux il y avait maintenant -pour elle- des lustres de cela. Lors de son désastreux mariage.

Oubliant tout autour d'elle , Mérida les prit dans ses bras et se mit à courir en direction de l'extérieur, repoussant deux ou trois Mangemorts au passage. Fergus le remarqua:

- Mérida!

Elle ne se retourna pas et contourna la scène pour sortir par le parc. Voyant les triplés, le père de famille hésita puis choisit sa fille et lui courut après.

- Accio Balai!

Mérida monta sur un Brossdur de l'école et fila en avant. Fergus la suivit en effectuant la même opération.

La rouquine fonça jusqu'au terrain de Quidditch où elle trouva sa mère, au sol. Toujours incapable de se lever ou de faire quoi que ce soit. Elle descendit en laissant le balai continuer sa course qui s'explosa contre un mur.

- Maman!

D'un faible hurlement Elinor lui répondit, elle sentait tout son être devenir ours et son cœur changer.

- Je pense avoir trouvé une solution! Je dois relier le lien brisé! Je vais tenter quelque chose.

D'un coup de baguette, un nécessaire à couture apparut. La rouquine se mit à l'œuvre où elle fixa sa mère en tapisserie et elle même, enfant, séparées par un trou béant qu'elle avait causé de son épée.

Pendant sa couture tremblante et fébrile elle repensa à ce jour, son cœur se serrant à chaque nouveau point.

" De colère Mérida brisa une tapisserie qui représentait sa famille. Le trou coupait Elinor et Mérida de chaque côté.

- Je te hais, je ne veux toujours pas me marier, même avec Harold, et surtout , oh oui surtout je voudrais ne jamais avoir été ta fille! "

Des larmes se formèrent à ce souvenir alors qu'elle n'arrêtait pas de se piquer le doigt dans la tapisserie.

- Je ne suis vraiment pas doué pour ça, susurra-t-elle en tremblotant.

L'aube approchait de ses rayons qui transparaissaient faiblement au loin. Elinor perdait pied et commençait à vouloir mordre sa fille. C'est alors que Fergus débarqua, il pointa sa baguette sur Elinor:

- Stupef...

- Non!

Mérida se leva devant sa mère, les mains en avant.

- Arrête c'est Elinor! C'est Maman!

- Quoi...

Fergus ne l'avait jamais vue. Il avait entendu l'histoire de Mérida mais n'arrivait toujours pas à y croire alors que sa femme était en face de lui sous la forme d'un ours noir. Il l'avait pris pour Mor'du, celui qui lui avait arraché le pied lors de la première guerre.

Mérida fixa les rayons descendre du ciel. Elle souleva la tapisserie en hâte, sachant que l'aube serait le point de non retour. Elle la lança sur l'ourse puis la contempla. Quelques secondes s'écoulèrent à côté de son père alors que rien ne se passa. Mérida regardait les premiers rayons du soleil toucher Elinor, sur son soyeux pelage d'ourse. Ses yeux se teintèrent de noir et elle perdit connaissance.

Mérida se mit à pleurer et s'effondra à côté de sa mère. Elle la prit dans ses bras.

- Oh non. Je ne comprends pas j'ai pourtant...

Elle trembla et regarda Elinor dans les yeux:

- Oh Maman! Je te demande pardon... Tout est entièrement de ma faute. J'ai agi contre toi, contre nous. Tu as toujours été là pour moi, malgré ma folie et mes bêtises. Tu n'as jamais renoncé. Je veux que tu reviennes. Je veux te revoir... JE T'AIME MAMAN ET JE SUIS FIERE D'ETRE TA FILLE.

Pleurant contre le torse velu de sa mère, les rayons continuèrent leur course. Mérida se laissa aller, les larmes roulant sur ses joues blanches comme neige, constellées de tâches de rousseur.

Fergus regarda la scène sans savoir quoi faire. Perdu dans la réalité qui le dépassait depuis la disparition de sa femme et l'histoire que lui avait raconté sa fille. Il se mit à regarder le ciel grisâtre qui laissa transparaître de beaux rayons orange rose. En face il distinguait un soleil presque terrifiant dans ce cadre si triste. Il redescendit les yeux sur sa fille et sentit son cœur s'arrêter.

Il se bloqua sur place pendant que Mérida continuait de pleurer contre Elinor. Sa touffe orangée suivant ses sursauts.

- Je t'aime, je t'aime...

Elle continuait de le répéter en boucle, tellement son cœur la faisait souffrir. C'est alors qu'une main se posa sur sa tête. Elle pensa à son père avant de se rendre compte que c'était une douce main, aussi petite que la sienne. Elle releva la tête et croisa le visage souriant de sa mère qui pleurait elle aussi. Les cheveux détachés, noirs, avec une mèche grise.

- Maman tu es revenue!

Elinor fondit sur sa fille et l'embrassa de toutes parts. Mérida pouffa et ferma les yeux de bonheur.

- Oh comme tu as changé, s'exclama Mérida qui vit sa mère pleine de joie et de non retenue.

- Oh trésor... Je ne suis pas la seule à avoir changé.

- ELINOOOOOOOOOR.

Fergus fonça sur sa femme et s'étala devant elle ce qui fit pouffer les deux filles. Il les enlaça se fichant de savoir Elinor nue. Il l'embrassa langoureusement alors que Mérida déglutit en tournant la tête:

- Pitié pas devant moi...

La mère se mit à rire comme jamais elle n'avait ri malgré la douleur de ses blessures. Se sentant libérée d'un poids elle contempla le ciel:

- Ah. Ce temps passé en ours et cet événement avec ma famille m'ont fait prendre conscience de tellement de choses. Sur toi, sur moi, sur le monde. J'ai été si strict et si abusive. Je ne me comprends même pas moi même alors que l'essentiel n'est pas que ma fille soit parfaite mais simplement heureuse. J'aurais dû donner plus d'amour que de leçons.

Fergus lui tapa amoureusement l'épaule alors que Mérida lui sourit:

- Oui mère c'est tout ce que je demande. Mais j'avoue que je suis aussi trop intrépide et j'ai vraiment été bête. Je ne pense pas avoir eu tord pour le mariage mais ma façon d'opérer était mauvaise. Je m'emporte trop vite et je ne sais pas discuter calmement. Je vais changer en mieux. Et j'arrêterais d'entraîner tout le monde dans le danger comme avant. Oui je serais une fille bien.

- Et je serais une bonne mère. Pas comme celle que j'ai eu.

Les filles se sourirent et se firent un grand câlin. Oubliant partiellement le fait que non loin de là, la guerre explosait de toutes parts.

Jack abdiqua, il laissa Elena les accompagner et fila avec Raiponce à la tour d'astronomie. Dans les couloirs déserts certains Mangemorts déboulaient des vitres sous ordre de Voldemort. Le trio dut donc s'engager dans de courtes batailles pour repousser les assaillants par les fenêtres. Raiponce les envoya valser à coup de poêle alors que Jack les gelait sur place et qu'Elena les balançait dans le vide.

L'ascension fut périlleuse. La tour était le plus haut bâtiment du château et était la seule encore debout. Parsemée de trous par ci par là ils réussirent à franchir les obstacles et à atteindre le dernier étage. Elena se stoppa en voyant au loin la bataille qui s'envenimait. Jack lui prit la main et lui sourit:

- On y est presque.

Raiponce lui tapota la tête et elle avança de nouveau.

Ouvrant la porte à la volée, le trio monta les marches en colimaçon. La fatigue les ralentissant clairement dans leur montée. Une fois arrivée au bout Raiponce se figea. Elle fixa le regard noir de la Mangemort qui était adossée à la barrière.

- Vous avez été bien long, commenta Astoria Gothel. Je m'ennuyais à force, bien qu'il y ait un joli spectacle sous mes pieds.

Elle contempla la bataille avec les morts qui s'entassaient. Raiponce déglutit et regarda Jack pousser Elena contre le mur.

- Je ne sais combien de fois j'ai tenté de te récupérer, siffla Gothel. Mais ce soir, tout va se terminer et tu vas gentiment revenir à mes côtés pour...

- Non, coupa la Serdaigle le regard dur. Je ne vous écouterais plus jamais ni ne me laisserais faire. Je ne suis plus ni naïve ni docile. J'ai grandi et appris du monde extérieur. Je connais la peine, la douleur mais aussi l'amour et la vie. Je sais ce qui est important et croyez-moi que vous, vous ne le saurez jamais.

Astoria grinça des dents et fronça les sourcils:

- Oh, Oh. C'est vrai que mademoiselle n'est plus un pantin maintenant. Mais ça ne change rien au fait que tu es faible et que tu m'appartiens.

- Je n'appartiens à personne.

Raiponce pointa sa relique sur son ancienne mère adoptive:

- Comme vous le dîtes, tout va se terminer ce soir, entre vous et moi. Je veux retrouver ma liberté.

- C'est ce que l'on va voir!

La mère brandit sa baguette et envoya un sombre sortilège sur Raiponce qu'elle esquiva et qui se répercuta sur les murs. Jack poussa Elena au sol pour l'éviter. Il regarda le duel entre sa chère et tendre et sa marâtre. Les sortilèges pleuvaient à en faire pâlir les plus grands sorciers. Astoria fit fondre le métal des planètes en fer et l'envoya sur Raiponce qui, aussi vite que la lumière, les retransforma en boule qui s'écrasèrent dans l'escalier. Gothel répliqua à nouveau d'un énorme sortilège de feu noir qui consumait tout sur son passage. La blonde s'écarta et éteignit les flammes avec de l'eau qui sortit de sa relique.

Les barrières cédèrent sous les coups et Gothel s'avança pour ne pas tomber. Elle envoya valser Jack qui arrivait pour se battre et lança sur Raiponce du métal brisé. Celle-ci invoqua un mur invisible qui les arrêta en pleine course.

- C'est moi la femme la plus puissante! Commenta Astoria, Forte, belle et ETERNELLE!

Elle hurla en brisant le mur qui explosa dans les airs. La blonde en profita pour s'accroupir et faire passer le métal au-dessus de sa tête.

- Vous êtes cruelle et égoïste. Je ne vous le pardonnerais jamais!

Gothel partit dans un rire tonitruant et s'avança vers Raiponce:

- Oui et j'aime voir souffrir les autres, car je ne veux que mon bonheur éternel! Je me fiche bien de toi! Mon petit pantin!

Astoria souleva une barre de métal - de sa baguette- à ses pieds et d'un sourire elle l'envoya sur Raiponce. Celle-ci l'esquiva aisément alors qu'elle sentit son erreur bien trop tard. Jack venait de se relever et protégeait Elena qui assistait à la scène. Il sentit le métal s'enfoncer dans son ventre sous le regard triomphant de Gothel.

Il recracha son sang et s'effondra au sol alors qu'Astoria se mit à s'esclaffer de folie.

- Nooooooooooooooooooooooooooon!

Elena et Raiponce se précipitèrent sur le Serpentard alors que Gothel en profita pour les désarmer.

- C'est trop facile, répliqua-t-elle. Les gens comme vous s'attachent aux autres si bien qu'ils font des otages parfaits. La bonté de cœur est votre plus grande faiblesse. Ha ha ha!

Raiponce n'écouta pas. Elle allait se saisir de Jack quand elle sentit une chaîne lui agripper les bras et la tirer en arrière.

- Avec ça plus de magie. On va pouvoir partir toutes les deux dans un endroit reculer loin d'ici. Loin de Tom, des résistants, et nous reconstruirons une vie nouvelle! Allez viens!

Elle tira sur Raiponce qui se débattit avec force. Elle l'entraînait vers les escaliers en fixant Elena pleurer sur Jack mourant. Raiponce hurla, encore et encore!

- Allons cesse de te débattre Raiponce, franchement...

- Non jamais! Il ne se passera pas une heure, une minute, une seconde sans que je me batte. Mais... Si vous me permettez de le soigner, alors je vous suivrais. Je ne me débattrais plus et consentirais à finir mes jours avec vous. Je ferais le serment inviolable, je le promets!

- Non Raiponce, ne fais pas ça, s'époumona Jack. Tu dois être libre...

Astoria réfléchit un instant. Si Raiponce faisait le serment d'être toujours à ses cotés sans se débattre elle n'aurait plus jamais aucun souci. Elle approuva et tira la blonde vers Jack:

- D'accord, j'accepte ton marché. Mais dépêche-toi.

Elle attacha Jack et Elena d'un coup de baguette:

- Au cas où vous auriez l'idée de nous suivre après ça.

Elle libéra la blonde qui se précipita sur son amoureux. Elle pleurait. Il lui tint la main:

- Non, Non ne fais pas ça...

Elle l'entoura de ses cheveux blonds comme les blés.

- Chut, Jack, Chut je vais te soigner d'accord. Fl...

- Attends, Raiponce, attends...

- Quoi...?

Jack usa de toute ses forces pour se soulever un peu:

- Raiponce, je t'aime...

- ... Moi aussi, idiot!

Elle pleura et sentit Jack se relever comme pour l'embrasser. Astoria trouva cela écœurant. La blonde sentit son petit ami lui passer une main dans les cheveux et approcher son visage. Elle ferma les yeux pour recevoir son ultime baiser quand soudain, elle se sentit plus légère.

Elle ressentit Jack lui tirer les cheveux et les couper avec un morceau de verre brisé.

- NON !

Astoria regarda la scène surréaliste se passer devant ses yeux. Le Serpentard coupa les cheveux blonds qui se changèrent en leur couleur d'origine, brun clair.

- Qu'est-ce que vous avez fait!

Astoria se précipita sur eux mais sentit ses forces diminuer. Elle vacilla légèrement sentant sa peau la tirer et ses cheveux tomber. Sous le regard des trois jeunes sorciers Astoria vieillissait à vue d'œil. En tirant sur sa capuche noire de Mangemort.

Libérée de son entrave Elena se surprit elle même et courut vers Gothel. Celle-ci était aussi maigre qu'un squelette, la peau se détachant en poussière. Puis elle la poussa et Astoria tomba dans le vide. Se transformant en poussière comme ce qu'elle aurait dû être à l'heure actuelle. Ou comme la fin de Pitch .La petite reprit son souffle et revint au côté de Raiponce, les cheveux courts, mal taillés, et bruns.

- Jack, pourquoi tu as fait ça! Pleura la blonde.

- Je ne veux pas... Que tu sois prisonnière comme tu l'as toujours été. Je veux voir ton sourire... Tu es mon soleil, tu es mon rêve... Ma tendre Raiponce.

La blonde pleura à chaudes larmes:

- Moi aussi Jack, je t'aime plus que tout, ne me laisse pas, ne nous laisse pas!

Elena retenait ses larmes et se blottissait contre son frère:

- Grand frère! Je n'ai plus que toi! Ne meurs pas!

Malgré tout, il sourit, se sentant léger. Il savait qu'il avait bien agi. Il ferma doucement les yeux alors que Raiponce paniquait:

- Non non!

Sa main retomba et son souffle diminua, Jack était en train de perdre pied alors que le sang se répandait sur la pierre froide. Il se dit que peut-être c'était sa pénitence. Pour avoir laissé Dumbledore mourir sur cette tour, c'était lui à son tour qui devait périr. Un juste retour des choses.

Raiponce reprit sa main gelée, ne sachant si c'était parce qu'il était mort ou si c'était comme d'habitude et la posa sur ses cheveux bruns.

- Fleur aux pétale d'or, répands... ta... magie

La douleur la consumait, elle qui l'aimait tant. Elena se sentit si triste qu'elle mit un bras sur ses yeux et pleura à torrent:

- Grand frère, grand-frère...

Raiponce se sentit impuissante sans ses cheveux. Elle prit Jack contre son cœur et le berça, n'ayant plus aucune volonté. Elle se mit à chanter dans le vide:

- Fleur aux pétales d'or, répands ta magie, inverse le temps, rends-moi ce qu'il m'a pris... Rends-moi... Ce qu'il m'a pris...

Les larmes s'écrasèrent sur la joue de son amoureux. Son cœur écrasé dans sa poitrine alors qu'elle se balançait d'avant en arrière.

- Ce qu'il m'a pris...

Elle tremblait de tristesse alors que la vie lui prenait à nouveau son bonheur.

C'est alors qu'une lumière vive la ramena sur terre. Elle regarda le trou béant que Jack avait dans le corps, se refermer sur lui même. Ses larmes se firent absorber par la peau froide de Jack. Les deux filles se regardèrent avant de sentir Jack remuer.

Il ouvrit les yeux avec difficulté et regarda autour de lui. C'était assez flou mais son regard se planta sur sa sœur qui lui sourit avec amour puis sur sa chère et tendre. Elle lui rendit son regard puis il lui sourit joyeusement:

- Je t'ai déjà dit que je préférais les blondes?

Raiponce se mit à pouffer nerveusement et l'embrassa dans une fougue bestiale qui fit rougir Elena.

Alors que la guerre arrivait à son terminus, les enjeux finaux étaient bien en place. Chacun se battant pour sa propre voie, ses propres convictions. Sans jamais faiblir.