Hey hey !
Alors voilà un petit HS. Pas la peine de râler, c'est tout ce que vous aurez pour cette semaine, désolé. Enfin normalement. Si je trouve le temps de commencer mon second arc, vous aurez le deuxième chapitre ! Néanmoins, vu le nombre de gens qui voulait un petit Cobra x Kinana ( 1 personne...), je me devais de vous en servir un non ? Bref, un petit HS, on l'on paresse, parce que non de dieu, ça fait du bien. Merci à Bymeha pour l'ensemble de ces reviews, et oui, c'était une sorte de fin sans en être une, à Laetita Raven, c'est pour ça qu'on aime FT !, à Mizu, bah oui je suis tes conseils petit, et à Hudgi, okay, plus de -kina... Peut-être :P .
Oh, et j'ai un petit dessin de la salle du moulin, là. Merci à Bymeha pour le truc, et j'offre des cookie à ceux qui termine le puzzle :3 :
ww w. noel shack 2012- 47-1353836655-des sin-sale-du -moulin . png
Bon, j'ai eu beau faire, il manque après noelshack le point com et un slash, désolé '-_- ... Voyez, il veut même pas entendre parler de com, incroyable hein ? Je suis obligé de l'écrire en toute lettre et sans le point, sinon il passe pas. Ah, et il faut dégager les espaces.
Si ça marche pas, bah je suis dégoutée. Oui c'est tout ptit, mais c'est juste un chtit croquis XD . Oh, et je viens de me rendre compte... Il peut pas y avoir d'échelle de corde, vu comme c'est placé '-_-, sans parler des pâles du moulin qui devraient se trouver au-dessus...
Je suis vraiment douée T_T. Enfin bref, bonne lecture !
Début du printemps, Aube : derrière la guilde-moulin.
Laki, chargée du linge, observait le drap sur toutes les coutures. Non pas qu'il soit fait d'une matière particulière, ou qu'il ait une couleur étrange, non. C'était un simple bout de tissus. Fin, et qui claquait au vent. Pas de trace de magie, de malédiction, de sorcellerie, d'envoûtement, de surnaturel ou d'une quelconque diablerie. Un textile anodin, doux au toucher, résistant à l'eau chaude. Flanelle pur coton. De la qualité, Macao l'avait récupéré avant qu'on ne les expulse de l'ancien bâtiment. Rien d'anormal, tout de banal. Absence à peu près total de quoi que se soit qui pouvait sortir de l'ordinaire. Rien, nada, niet, nein, no, nie, nuk, yox, ez, ikke, tidak, hindi. Un simple morceau d'étoffe blanc. Presque chaste. Pratiquement pur. Quasi angélique.
Quasi.
Un simple bout de tissus, avec au centre, une tache de sang.
La mage de bois poussa un grondement sourd. Comment avait-il osé ? Comment est-ce qu'il avait pu faire ça ? Ce fichue Cobra allait lui payer. Elle plia rapidement le drap, le jeta sur son épaule et se dirigea à grand pas vers la guilde. La porte s'ouvrit à la volée sous son pied, et elle grimpa les marches de l'escalier quatre à quatre. Bifurquant, elle se retrouva sur le balcon arrière de la guilde. Accolé au mur, une échelle de corde permettait l'accès au grenier. De cette pièce, un second dispositif, de bois cette fois, montait à une petite salle circulaire. Le dernier étage du bâtiment, où on trouvait jadis la meule que le petit moulin entrainait et qui servait désormais d'antre au dragon slayer. Il l'avait aménagé, au départ à l'aide de vieux matelas, de quelques coussins et d'une ou deux peintures hautes en couleur de Readers, puis avec des meubles sur mesure. Il avait même installé une baie vitrée et une cheminée, mais personne ne savait comment il avait fait, ni où il avait trouvé les matériaux. Il semblait qu'en matière de débrouillardise, Cobra égalait Luxus. Ne pas être décapité par le brun lorsqu'on venait le déranger quand il paressait là-haut relevait de l'extraordinaire, et jusqu'à maintenant, Readers et Kinana restait les seules personnes à pouvoir poser un pied dans ce salon improvisé. Sans savoir pourquoi, Laki ne pouvait pénétrer dans l'antre. Néanmoins, elle était bien décidée à faire connaître son point de vue au dragon slayer. Elle attrapa le premier échelon.
Kinana admirait le paysage. De là où elle était, elle pouvait voir le passage menant à la guilde, fait de hautes marches de pierre délabrées et enserré par deux petites falaises. La lueur du soleil levant leur donnait une couleur orangée absolument magnifique, et qui changeait doucement pour tomber sur un doré à coup le souffle. Le printemps avait vu éclore des petites fleurs violettes ici et là, nommées bleuets, et le lierre enserrait les hautes colonnes en ruine, de part et d'autres du chemin. Les coquelicots rehaussaient encore la palette de couleur grâce à leur rouge vif, quelques roses trémières bourgeonnaient, et au loin, on pouvait apercevoir Magnolia, qui peinait à s'éveiller. Les rares nuages peuplant le ciel s'étiraient paresseusement, lentement, porté par le souffle flemmard du vent. Cossard en puissance, le soleil sortait doucement de son lit. La lune vadrouillait encore dans le ciel, pâle satellite qui profitait de la chaleur de l'astre du jour, tout comme la plupart des gens derrière leur fenêtre.
Kinana, elle, se trouvait dans une petite pièce circulaire entièrement en bois. Devant elle il y avait une baie vitrée, par lequel passaient les rayons solaires. À sa droite, intégrée au mur, une cheminée en pierre, éteinte. À sa gauche, en demi-cercle, un sofa rouge foncé appuyé au mur et sur lequel reposait quelques coussins. Au centre de la salle, l'ancien creuset où l'on broyait la farine s'était transformé en table basse, avec l'ajout d'une plaque de bois. Si on la soulevait, on tombait sur quelques magazines, deux ou trois paquets de bonbons, un pot de moutarde, du chocolat en poudre, des tasses, des tubes de peintures, des feuilles blanches, des partitions, un harmonica et tout un tas d'autre objet plus insolite les uns que les autres. Tout au fond de la pièce, au sol, il y avait une trappe en bois, qu'on pouvait fermer par un loquet de fer. Sur les murs, des peintures représentaient tour à tour la montagne une nuit de pleine lune, une forêt de conifère baigné par la lumière et des enfants jouant dans la neige. Une odeur de suie, mélangée à un doux parfum de chocolat chaud flottait dans la pièce, à cause des deux tasses posées sur la table. Une assiette de cookie déjà largement entamée se trouvait à côté, ainsi qu'un petit vase jaune dans lequel reposaient deux fleurs mauves. La salle respirait la tranquillité, la chaleur. Elle semblait inviter les passants à faire un petit somme sur le sofa, ou à s'asseoir un peu, juste pour laisser passer le temps et flemmarder. Kinana se calla un peu mieux sur son siège, qui grommela pour la forme. Dans une chemise de nuit blanche, elle avait posé son petit derrière sur les genoux de Cobra, lui-même assis dans un fauteuil ocre. Son torse, nu, devait être le plus douillet des oreillers qu'il lui avait été donné d'essayer. Elle inspira doucement, au calme. Son dragon slayer, des écouteurs dans les oreilles, effleura du bout des doigts sa joue. Les écouteurs, c'était elle qui les lui avait donné pour qu'il ne puisse pas s'isoler dans son monde de son, comme il le faisait parfois instinctivement. Ça l'agaçait, de savoir qu'il ne s'occupait pas d'elle. Il passait rarement à la guilde, ses missions étant les plus dures de toutes, alors elle voulait profiter des moments qu'elle avait avec lui.
La trappe se souleva, et la tête de Laki émergea, brisant la paix de l'endroit.
- Eh Cobra ! Rugit-elle.
Le brun poussa un soupir, avant de tourner la tête.
- Quoi ?
La mage de bois, essoufflée par la montée (c'est que c'était sacrement haut), jeta le drap qu'elle portait au centre de la salle, faisant apparaître la tache de sang. Kinana se transforma en tomate, son dragon slayer s'étouffa à moitié. Laki gonfla les joues.
- C'est pas parce que je suis de corvée qu'il faut en profiter ! Tu sais à quel point c'est dur à enlever, une tache comme ça ?
Puis elle leur offrit un large sourire.
- Ceci dit, je trouve ça adorable que vous vous soyez décidé.
