Hey hey !
Alors, tout d'abord et comme d'habitude, merci à tous mes reviewers ! Enfin plutôt, merci à Marabeilla qui était tout seul pour commenter le dernier chapitre et à Anna qui s'est remise à ma fic au rythme effréné d'un chapitre par tranche de quatre heure. Applaudissement pour Anna s'il vous plait.
...
Sinon, la fin de ce chapitre est un essai de style, vous me direz si ça rends bien. Vous inquiétez pas, c'est pas grand chose, juste un changement de temps pour accélérer le récit, mais j'aimerai quand même bien savoir si ça le fait. Et n'hésiter pas à me laisser une review aussi, ça fait toujours chaud au coeur :3 .
Gnoilà. Sinon, ce chapitre est dédicacé à une lectrice qui me suit depuis le début (ou presque) et qui supporte mon sadisme via Skype toutes les semaines, j'ai nommé : Hudgi Ny ! J'espère que ça te plaira ma grande !
Mission « Souterrain obscure », sixième jour, midi :
Toutes les équipes de mages s'était réunis autour de la porte de fer selon les ordres de Laharl. Celui-ci observait les différentes guildes présentes avec une certaine inquiétude, de nombreuses tensions étant apparues durant la mission. Ichiya et les Trimens jetaient toujours des regards noirs à Cobra, qui avait rabattue son casque audio sur ses oreilles pour ne pas avoir à supporter leurs pensées. Jura avait étrangement pris parti pour le dragon slayer, et sa haute stature dissuadait Blue Pegasus de tenter quoi que se soit contre le borgne tandis qu'au milieu de ce qui pouvait dégénérer à tout moment en une bataille rangée, Kinana, Angel et Readers papotaient avec une fausse gaieté, conscient de la haine ambiante. Le soldat poussa un profond soupir devant ce spectacle. Il avait espéré. Espéré que l'entrée du mage noir à Fairy Tail finirait par remonter un peu la guilde, que celle-ci aurait meilleurs réputation pour avoir aidé à la capture d'Oracion Seis. Il aurait souhaité qu'elle ne sombre pas comme elle le faisait, mais il avait fallu qu'il se rende à l'évidence : Fairy Tail coulait, et Doranbalt, qui se croyait responsable de cette déchéance, tombait avec elle.
Il secoua la tête, chassant ses sombres pensées. Les archéologues avaient, selon ses directives, déblayés entièrement l'accès à la mystérieuse porte de fer, brillant d'une lueur étrange sous la puissance du soleil. La chaleur était telle que par endroit le mur de pierre semblait danser comme un gigantesque serpent. Pas un nuage à l'horizon, et pourtant on leur avait dit qu'une violente tempête sévissait sur la route qu'empruntaient les camions de ravitaillement. Laharl aperçut du coin de l'œil Cobra, qui renifla doucement le vent avant de grimacer, apparemment dubitatif quand à ce qu'il avait perçu. Le soldat ne put s'empêcher de noter mentalement ce comportement étrange, avant de s'éclaircir la voix, attirant ainsi l'attention des personnes présentes.
- Bien, écoutez attentivement s'il vous plait… Comme vous pouvez le voir, le passage a été dégagé, et en tant normal, une équipe de chercheur devrait allez explorer l'intérieur. Mais le risque qu'une autre de ces créatures s'y trouve est trop grand, d'autant que nous avons détecté des signaux magiques très important en provenance de ce souterrain, aussi vous allez vous chargez d'ouvrir la voie.
Le brun marqua une pause, cherchant ses mots.
- L'équipe qui partira ne devrait pas être composée de plus de trois personnes, soit un mage par guilde. Je vous laisse choisir les meilleurs. Hibiki se chargera de la liaison avec l'extérieur, et n'oubliez pas : Doranbalt fait des recherches aux archives du conseil magique, aussi il ne pourra pas vous rapatriez si vous êtes grièvement blessé.
Les différents groupes approuvèrent gravement, avant de se réunir. Jura, seul personne présente de Lamia Scale, se joignit à Fairy Tail (dont le seul membre réellement puissant était de toute manière Cobra) pour discuter, en attendant qu'Ichiya finisse son long discours ponctué de « Mennnn » sur le thème « Pourquoi je dois y aller et pourquoi cela s'apparente à un sacrifice », ce qui pris un certains temps.
Mission « Le saint, le dragon et le nain », sixième jour, midi plus une heure et demie :
- Je vais établir une liaison entre nous grâce à ma magie. Ça ne devrait pas prendre longtemps.
Hibiki pianotait avec dextérité sur une sorte de cercle dorée flottant à un mètre du sol. Perpendiculairement au premier, un autre cercle montrait une carte des ruines vu du haut sur laquelle trois points apparurent subitement. Face au jeune mage, Jura, Cobra et Ichiya attendaient la fin des préparatifs avec une patience relative. Derrière eux, la double-porte de fer scintillait toujours aussi étrangement. Le trou par lequel était passé la créature ne laissait rien voir de l'intérieur, seulement une profonde obscurité malgré le soleil flamboyant. Le maître des parfums pouvait capter une odeur métallique et entêtante qui en émanait, et des grincements se faisaient entendre par intermittence.
- C'est fait, annonça l'homme aux cheveux châtains.
L'équipe se retourna vers son objectif. L'immense mage saint esquissa un geste, et deux vastes piliers de terre sortirent du sol pour s'appuyer contre les battants, qui grincèrent atrocement avant d'enfin bouger. Une fois ouvert, tous purent distinguer un escalier de pierre inégale s'enfonçant sur environ quinze mètres, avant de disparaître dans les ténèbres. Les trois guerriers échangèrent un regard, puis le dragon pris une profonde inspiration et s'avança à l'intérieur du tunnel, bientôt suivit par ses coéquipiers et également par un tout petit serpent mauve que personne ne remarqua.
Arzack observait l'horizon avec inquiétude.
Il ne le sentait pas, mais alors pas du tout.
D'une part, il y avait cette histoire de ruine. Polyussica avait dit que c'était dangereux, que Cobra pouvait mourir si on ne se dépêchait pas. Jet était parti le prévenir à toute vitesse, et il était revenu également à toute vitesse, prétendant qu'une immense tempête l'empêchait d'aller plus loin. Alors la guérisseuse était partit avec la quasi-totalité de la guilde, le laissant derrière elle avec Droy, Nab et surtout Biska.
Justement, d'autre part, il y avait Biska. Biska dont le ventre était rond comme un ballon, Biska qui pouvait perdre les eaux à tout moment, Biska qui allait peut-être accoucher, là, maintenant. Le cow-boy prit sa tête entre ses mains. Sans la chercheuse, qui sait ce qui pouvait arriver ? Il ne voulait pas perdre son enfant, mais il ne voulait pas non plus que le dragon slayer meurt. Il avait mis du temps à accepter sa présence, et il n'était pas particulièrement proche de lui mais il restait un membre de sa guilde. Et puis c'était lui qui avait compris l'état de sa fiancée en premier. Et lorsqu'il avait eu besoin d'argent pour s'occuper de sa petite femme, quand elle avait du arrêter les missions, le borgne l'avait aidé sans rien demandé en retour.
Non, il ne le sentait pas du tout.
Une main se posa sur son épaule, et il se retourna pour faire face à Droy et à son (léger) surpoids. Celui-ci, une cuisse de poulet à la main, lui jeta un regard hésitant.
- Ça va aller, hein ? Ils doivent être aux abords du désert maintenant. Les ruines ne sont pas très loin, moins d'une journée de marche…
Alzack secoua la tête.
- Je sais pas Droy. J'ai vraiment un mauvais pressentiment. J'ai l'intuition que Cobra nous cache quelque chose, et j'ai peur de savoir ce que c'est.
Il frissonna doucement, malgré la chaleur de la journée. Se retournant, il aperçut sa Biska assise sur un vaste fauteuil qui lui fit un léger signe. Il lui répondit par un sourire, avant de baisser la tête.
- J'espère que je me trompe mon vieux. J'espère vraiment.
Il releva les yeux. Au-dessus de sa tête, le soleil explosait de lumière sans se soucier des malheurs de leur guilde, et le cow-boy se surprit un instant à haïr cet astre, qui brillait égoïstement dans le ciel en solitaire et qui chassait les étoiles.
La pâle flamme de la torche tenue par Jura éclairait avec difficulté le tunnel. Les parois humides et rugueuses apparaissaient subitement à la lueur vacillante du feu avant de se faire engloutir tout aussi subitement par les ténèbres. Leurs pas résonnaient sombrement entres les murs, parfois ponctué de légers sons d'éboulement étouffés, qui semblaient venir des entrailles même de la terre. Quelque fois, un cristal étrangement clair se dressait d'entre deux rochers, reflétant leur image sur sa surface de verre en de fugaces fantômes. La chaleur augmentait de plus en plus à mesure qu'ils avançaient, les étouffant de sa présence. Cobra avait toujours pensé que l'intérieur d'une grotte était froid et humide, mais il avait la preuve qu'il se trompait lourdement. L'air sec asséchait leurs gorges, et parfois le dragon claquait de la langue pour s'assurer qu'il avait encore un peu de salive. Aucun d'eux n'auraient su dire depuis combien de temps ils marchaient. Au premier de leur pas dans cet univers sombre à l'atmosphère suffocante, ils avaient perdu toute notion de temps. Puis, par terre, un carreau apparut, suivit bientôt d'un deuxième et d'un troisième. Ichiya soupira de bonheur lorsqu'ils se retrouvèrent à marcher sur un sol damé rouge et blanc, et sembla retrouver son entrain habituel quand les murs se firent moins inégales, plus droits, plus taillés aussi, se recouvrant par endroit d'une sorte de peinture blanc cassé écaillé et sale. Par endroit, des marques de griffes étaient visibles.
- Men, Hibiki mon petit, tu nous reçois ? Lança-t-il.
Un léger bruit de grésillement se fit entendre avant que la voix du jeune mage se fasse entendre, crépitant aux oreilles des mages.
- Oui, mais plutôt mal… Vous avez trouvé quelque chose ?
- Il fait de plus en plus chaud, mais on marche désormais sur un vrai sol, répondit Jura, Il y a des marques assez inquiétantes par contre et… Cobra, tu as trouvé quelque chose ?
Le dragon slayer se trouvait à la frontière de la lumière de la torche. Son œil unique fermé, il semblait écouter attentivement quelque chose. Le mage saint s'apprêtait à l'interpeller une nouvelle fois, lorsque le dragon se jeta sur Ichiya pour le tirer vers lui. À peine un dixième de seconde plus tard, une immense porte d'acier tomba du plafond pour s'écraser à l'endroit où se trouvait le maître des parfums, les enfermant ainsi dans la grotte.
- Me dites pas qu'on s'est fait avoir ? Grogna Erick entre ses dents.
- Hibiki, une porte vient de se refermer derrière nous. Informa le chauve avec son flegme habituelle.
Ses paroles résonnèrent un instant dans l'air sans qu'aucune réponses ne leurs parviennent. Il se tourna vers ses acolytes. Le roux, nez en l'air, attendait que son cher disciple réponde. Plusieurs longues minutes s'écoulèrent. Un silence pesant, anxieux s'installa entre eux. Ils s'entre-regardèrent un instant.
- Et bien, je crois que nous n'avons plus le choix. Murmura Jura.
Cobra approuva silencieusement. Ils se remirent en route, le mage aux parfums lançant par moment un appel à son élève auquel seul le bruit lointain des éboulements répondait. Au bout d'un moment, des lacryma accroché au plafond s'allumèrent, surement déclenché par leur arrivée. Certains étaient brisé, d'autre clignotaient, mais leurs lueurs restait plus constante que celle de la torche qui fut bientôt éteinte par le mage saint.
Et, enfin, ils arrivèrent dans une vaste salle faiblement éclairée. De forme carrée, ces murs soutenaient des rangées d'étagères remplies de livres, de bocaux aux contenue douteux, de pierres et parfois même d'ossements. Au centre de la salle se trouvait une dalle de pierre ronde d'un bon mètre de hauteur sur laquelle des menottes avait été fixés, et de part et d'autres se trouvaient deux tables couvertes de scalpels, de pinces, d'aiguilles, de fiole et d'appareils plus étrange les uns que les autres. Le sol était couvert de pages déchirées, d'ouvrages éventrés, d'outils difformes et surtout de bouteilles brisées qui avaient répandu leur contenu par terre : un embryon, un serpent à trois têtes, un doigt couvert d'écaille, et même un cœur. L'atmosphère était chargée d'une odeur de formol et de sang, la chaleur ambiante plus insoutenable que jamais brouillait la vue des trois mages, leurs bouches asséchées n'arrivaient plus à prononcer le moindre mot, les murs écaillés par le temps semblaient quasi incapable de soutenir le plafond. Le plafond… Le plafond qui les dominait. Le plafond qui n'en était pas un. Le plafond qui était une gigantesque sculpture. La main de Cobra trembla, son œil unique dilaté d'horreur face à ce visage grimaçant qui les surplombait et son cerveau arrêté sur une seule pensée : je n'aurais pas du revenir. Il ne pouvait pas l'affronter, cette face au sourire malveillant, au nez crochu se détachant de la tête pour tomber vers la dalle de pierre comme une épée de Damoclès, ce diabolique faciès dont le blanc des yeux n'étaient, justement, pas blanc mais d'un noir charbon dans lequel brillait des pupilles rougeoyantes semblant habitées par une vie propre et qui jetaient dans la salle entière leur lueur de sang. Il n'aurait pas du non.
Il était trop abominable, ce fichu soleil accroché au plafond et dont les rayons ondulant semblaient vouloir se jeter sur lui.
Et la chaleur émanait de lui, entourait le borgne, le poussait à se souvenir de tous ceux qu'il s'était forcé d'oublier.
Un enfant maigre accroché à une dalle de pierre. Il est d'une maigreur maladive, son épiderme couvert par endroit de légères écailles. Il hurle de douleur. Ses yeux dénués de toute trace de vie, sont d'un jaune pâle, laid. Il ne sait pas pourquoi ils l'ont ramené ici. Il respire avec difficulté, son souffle rauque ayant semble-t-il perdu toute sa chaleur. Il était pourtant déjà venu, ils lui en avaient déjà mis un. Au plafond, le soleil rit de son malheur. Il rit de ses pauvres tentatives pour se détacher, de sa peau collée à ses côtes, de son torse barré par une cicatrice. Autour de l'enfant, ils s'agitent, sortent des scalpels, parlent de dose, de quantité. Le petit ne comprend pas. Il veut sortir, il veut qu'ils payent, il veut aller loin d'ici, il veut qu'ils souffrent, il ne veut plus avoir mal, il veut les torturer, les émacier, les éviscérer. Il ne veut pas tuer, il veut massacrer. Il ne veut pas faire un meurtre, il veut faire un carnage. Les yeux du soleil brillent, l'enfant sent quelque chose se déverser dans ses veines. Et la douleur s'intensifie, le rend fou. Les chaines lâchent sous sa force. Le faciès grimaçant observe la scène avec délectation. Le petit a des griffes, le petit peut se battre, le petit peut tuer. L'abominable visage rit de la fuite des hommes en blanc, il rit du sang sur les mains de l'enfant, il rit des crocs proéminents qui plongent dans les chairs pour boire le sang.
La douleur pulse dans chaque partie de son corps exactement comme dans son souvenir. Ses bras se couvrent d'écailles, le bout de ses doigts est transpercé par ses griffes. Et il hurle malgré sa gorge desséchée. Il sent ses jambes ployer sous son poids tandis que dans un craquement sonore des pics d'ivoires transpercent sa colonne vertébrale, formant une longue rangé d'épines suintant d'un poison qu'il sait mortel. Et il hurle toujours plus fort. Il entrevoit le soleil, ce fichue soleil qui se moquent de la torture qu'il est en train de subir. Il plaque ses mains contre son crâne qui menace à tout moment d'imploser. Sa voix descend dans les graves, se fait plus inhumaine. Il sent son bassin changer de forme dans une brulure abominable, laissant une queue de reptile faire son apparition à son arrière. Et il rugit encore, de douleur et de colère. La souffrance le brise en deux, le déchire. Il est à terre, complètement démolit, mais il a soif. Ses yeux fous, deux iris jaunes dans laquelle la pupille animale ne cesse de bouger, se pose sur les deux personnes qui assistent impuissante à sa déchéance. Et il rugit, de haine et de faim, son appendice caudal fouettant violement l'air. Et il s'élance. Son corps entier enflammé par la douleur ne répond plus à son cerveau embrumé par la soif qu'il éprouve.
Et il se jette sur ses deux victimes -ses deux proies-, près à les labourer de ses griffes.
...
*montre un panneau avec marqué "review 3 ?" tout en agitant une gamelle*
