Bonne journée/bonne nuit/bonne matinée/bon appétit/joyeux noël/joyeux nouvel an !
(Comme ça, tous les saluts sont réunis)
Alors, comme d'habitude, je remercie mes reviewers chéris, c'est-à-dire Mirabeilla, Hudgi Ny et Zyloa, et toutes les filles de la SPPS (une belle brochette de timbrées) !
Par contre, je ne remercie pas le site qui a joyeusement bugué au moment ou je voulais mettre ce chapitre, je ne remercie pas non plus ma boîte mail qui a décidé de me bouder en m'empêchant d'aller voir mes mails, et enfin je ne remercie pas mon ordinateur qui a surchauffé de façon incongrue en plein milieu d'une crise d'inspiration aigue. Puis, tout de même, j'adresse un chaleureux bisou à Microsoft Word qui même après un plantage à 90 degrés garde des données et permet de restaurer toute une page de texte, gentil petit.
Sinon, concernant ce chapitre, le début se déroule avant l'entrée de l'équipe Jura/Cobra/Ichiya dans la grotte. Donc faut bien situer la scène. Allez, bonne lecture les koupaings \o/ !
Mission « Il faut sauver le dragon ! », sixième jour, midi plus une heure :
Le sable tourbillonnait sans répit autour d'eux, alors qu'ils avançaient péniblement sur la route du désert, Polyussica en tête. La tempête engloutissait tout sur son passage, desséchant ce qui n'avait pas déjà été asséché par le soleil, arrachant les rares végétaux qu'elle trouvait sur son chemin et mugissant à leurs oreilles jusqu'à vriller leurs tympans. La plupart des animaux s'étaient réfugiés dans leurs terriers. La plupart, mais pas les vautours. Affrontant la tempête comme ils le pouvaient, les charognards affamés leur tournaient autour dans l'attente du moment où l'un d'entre eux céderait, moment qui n'allait certainement pas tarder. Faute d'abri, les grands oiseaux mettaient à profit la violence du climat pour se repaitre de chair fraiche. La guérisseuse n'aimait pas ces bêtes ignobles trop paresseuses pour chasser. Elle n'aimait pas non plus cette tempête surnaturelle, qui s'était déclenché sans prévenir et qui augmentait de plus en plus en puissance. Tout ça sentait la magie. On voulait empêcher les caravanes de ravitaillement d'atteindre le camp. La vieille femme serra les dents, rabattant les pans de sa cape sur ses épaules. Au loin, à travers le mur de sable qui les encerclaient, elle aperçu une ombre qui flottait à quelques mètre du sol.
- Je crois qu'on va rencontrer le responsable de tout ça. Lança-t-elle au travers de la tempête.
Un homme se tenait assis en tailleur, dans les airs. Il n'était vêtu que d'un pantalon bleu déchiré et d'une écharpe noire claquant violement au vent. Son torse et son visage étaient marqués par des tatouages tribaux bleus, et le sirocco ébouriffait ses cheveux argentés. Enfin, ses bras enserrés de bandages tenait une faux énorme à la lame acérée. Il accueillit l'ensemble de la guilde par un sourire carnassier.
- Oh, encore une caravane ? Mon nom est Eligoal, et vous ne passerez pas.
Polyussica releva la tête, plantant son regard de braise dans les yeux du mage noir.
- Oh si, on va passez. Max, Makao, Wakaba, Warren, Vijita, vous vous occupez de lui, les autres, bougez vous !
L'éclat de rire du maître du vent retentit dans l'air, tandis qu'il tendait un bras vers Fairy Tail. Une violente bourrasque partit en direction de la guilde, mais elle fut arrêtée par un mur de fumée et de feu.
- Vous croyez vraiment pouvoir me vaincre ? Hurla l'homme au cœur de la tempête.
Il n'eut pas le temps d'en rajouter. Exécutant une pirouette aérienne, il esquiva une vague de feu et s'éleva un peu plus pour échapper à une fumée un peu trop agressive. Il jeta un léger coup d'œil à l'homme, les deux femmes et l'enfant qui lui échappaient avec un sourire, convaincu qu'ils n'avaient aucune chance d'arriver en vie, avant de revenir à son combat. Derrière deux mages d'un certains âge, un petit jeune s'était assis au sol, apparemment en pleine concentration. À sa droite, un personnage pour le moins loufoque gesticulait dans une sorte de danse tandis qu'à sa gauche, un autre restait immobile, deux doigts sur la tempe. Eligoal secoua la tête en riant, avant de se mettre à léviter un peu plus haut, observant le groupe avec un œil amusé.
Ce combat allait être terriblement facile.
Mission « Folie meurtrière », sixième jour, aux alentours de quatorze heure :
-Hibiki à Ichiya, vous me recevez ?
Le jeune homme frappa du plat de sa main le cercle doré de sa magie tandis qu'une goutte de sueur perlait sur son front.
- Hibiki à Ichiya, non de dieu, répondez !
Il avait perdu le contact depuis déjà une vingtaine de minutes. Il avait une confiance aveugle dans son maître, et il ne se serait surement pas autant inquiété dans d'autres circonstances. À ses côtés, Angel hurlait le nom de Cobra. La terreur avait envahi ses beaux yeux azur, et elle serrait la main du mage dans la sienne avec une force qu'il n'aurait jamais soupçonné chez elle.
- Ils sont vivant hein ?
Sa voix blanche le fit grimacer. Il secoua la tête en serrant les dents, avant de frapper à nouveau le cercle et de continuer à appeler son mentors, en vain. Les archéologues s'étaient tous réfugié plus loin, sur ordre de Laharl. Celui-ci était parti avec les autres mages pour organiser la fuite des chercheurs.
- Ichiya, Jura, Cobra, vous êtes encore là ? Hurla-t-il une énième fois.
Cette fois, il eut une réponse, mais pas en provenance de sa magie. Un puissant hurlement émergea du tunnel, faisant vibrer un instant la terre. Du coin de l'œil, le mage aperçu des verres d'eau trembler sous l'effet du son, et il ferma les yeux, tentant de se rassurer. C'était le troisième rugissement qui se faisait entendre, et il lui semblait qu'il était plus bestial encore que les deux autres. À chaque fois, il avait l'impression que la Terre elle-même se mettait en colère. La pression sur sa main se relâcha, et il releva la tête. Il vit Angel joindre ses mains et se mettre à parler dans une langue inconnue, en une prière très courte. Puis elle rouvrit les yeux, et le jeune homme pu y lire une détermination sans faille.
- J'y vais.
Hibiki faillit s'en étouffer.
- Quoi ? Non, c'est trop danger…
- Depuis que je le connais, je n'ai vraiment perdu de vue Cobra qu'une seule fois. Et lorsqu'on s'est à nouveau croisé, il n'y avait plus une étincelle de vie dans son regard. Il m'a fallut un temps fou pour le faire revivre.
Elle posa ses yeux d'azur sur son amant. Pas un tremblement ne l'agitait, elle avait pris sa décision.
- Il est comme un frère… Il faut que je sache s'il va bien.
Angel n'attendit même pas sa réponse. Elle tourna les talons et s'enfonça dans les profondeurs du tunnel sans se soucier de la chaleur infernale.
L'hémoglobine s'est répandue partout. La table, les dalles, les murs, tout en est couvert, tout est griffé, déchiré, déchiqueté. Comme de morbides pantins dont on aurait coupé les fils, les hommes en blanc gisent au sol. Agonissant, les survivants psalmodient de funèbres prières, leurs membres brisés ouverts jusqu'aux os se tendant encore parfois vers l'affreux plafond-soleil. Et tandis que la faucheuse vient les saisir de ses doigts glacés, leurs yeux de bourreau reflètent pendant un instant un sentiment de peur extrême, d'effroi ignoble face à une mort qu'ils ont pourtant distribué sans remord. Eux, cachés derrière leurs masques blancs, eux, qui étudiaient tranquillement lorsque les sujets d'études hurlaient, eux se sont retrouvé à la merci du cobaye et se rendent maintenant compte de leur propre inhumanité tandis que l'enfant devient de seconde en seconde plus bestial, plus sauvage, plus affamé aussi. Et tous vont subir sa colère, dehors. Le sombre tunnel est tapissé d'arabesques de sang, la roche se dissout par endroit en fumerolle acre, les carreaux sont striés de marque de griffes, et les lacryma jettent sur les parois l'ombre étiré du demi-reptile. Et il avance, le petit hybride, il cherche à sortir de cet endroit, pour échapper à la chaleur, pour être libre, pour se rassasier, pour trouver d'autres victimes. Une immense porte de fer se dresse devant lui. Il a toujours autant mal. Les gonds grincent, on ouvre de l'extérieur. Le monde ploiera sous la haine qui l'habite. Un rayon de lumière vient le frapper, l'éblouir. Les gouttes d'un liquide poisseux, écarlates, brillent sur son menton. Oh oui, l'univers cédera sous sa griffe, et tous connaitront les souffrances que lui-même a du connaître. Tous. On pousse une petite enfant dans le tunnel. Il la reconnaît, elle est comme lui. Exactement. Il n'a pas à la torturer, elle, la chose qu'elle a dans le torse s'en chargera bien toute seule. Alors il court, passe à côté d'elle sans s'en soucier et débouche dehors au milieu d'une cohorte de soldat prévenu par ses rugissements. La lumière l'inonde, lui fait mal aux yeux mais qu'importe, parce que tous ceux qui sont là, tous, vont subir sa colère et sentir sa douleur. Tous.
Sans exception.
Jura esquivait comme il le pouvait. Face à lui, le démon qu'était devenu Cobra se déchainait. Ses mains, son dos, ses jambes étaient couvertes d'écailles mauves. La queue de reptile qui fouettait l'air derrière lui semblait bouger avec une volonté propre, la rangée d'épine dorsale se soulevait au rythme irrégulier de sa respiration erratique et l'œil fou scrutait tour à tour les étagères, Ichiya, le soleil au plafond, les bocaux brisés et le chauve. Celui-ci grinça des dents lorsqu'un violent coup de patte passa à quelques centimètres de sa joue avant de repousser durement le borgne à l'aide d'un pilier de terre. Il profita du cours instant de répit pour reprendre son souffle et analyser la situation. Ichiya, derrière lui, secoua la tête.
- Je le savais, on n'aurait pas du lui faire confiance ! Cria-t-il.
La mâchoire du mage saint se crispa. Il aurait pu expliquer au mage des parfums ce qu'il savait, mais la situation n'était pas vraiment propice à cela. Face à eux, le brun chargea sa magie dans sa main gauche, bien décidé à repartir à l'assaut. Jura se préparait à encaisser le coup, lorsqu'il vit le dragon interrompre son sort et se courber en deux, plaquant ses deux mains contre son crâne tandis qu'un hurlement inhumain émergeait de sa gorge et faisait trembler la salle.
- Partez !
Le mot avait claqué dans l'air, prononcé par une voix anormalement grave. Le mage saint aperçu un instant la pupille emplie de détresse du brun, et il tiqua. Puis le semi-reptile secoua la tête, comme pour chasser un insecte importun, ses lèvres s'étirèrent en un sourire carnassier et il bondit sur Ichiya. Une colonne de pierre le percuta de plein fouet, le coupant dans son élan et l'envoyant s'écraser contre un mur qui s'écroula à moitié sous le choc, laissant au membre de Lamia Scale le temps de rejoindre le mage au parfum.
-Conscient, il est conscient ! Pas totalement, mais on peut encore le ramener à la raison !
L'autre ne sembla pas comprendre le sens de ses paroles, fixant un point derrière lui. Se retournant, le chauve aperçut un petit serpent mauve qui luisait d'une lumière blanche. Il se mit à grandir rapidement, deux bras se formèrent, deux jambes également, la queue et les écailles disparurent, et lorsque la lueur se dissipa, Kinana se tenait debout face à eux, ses yeux émeraudes emplies de larmes fixé sur l'endroit où se trouvait son amant. Un grondement sourd les rappela à l'ordre, et alors que le demi-reptile émergeait des décombres, Jura comprit.
Trop tard.
La violette s'était déjà élancée sur le dragon, l'enlaçant le plus fort possible et lui hurlant de revenir de toute la puissance de ses faibles poumons.
Au-dessus de sa tête, le visage de l'hybride se crispa un instant.
Crépuscule ! Le sol sous ses pieds est couvert d'un liquide poisseux, qui colle à ses tallons. L'air a un parfum entêtant, métallique. La chaleur infernale dessèche son corps d'enfant. Il se penche pour boire, mais ce qui coule dans sa gorge à beaucoup trop de goût pour être de l'eau. Crépuscule ! Le monde entier a pris une teinte orangée, presque rouge. La Terre saigne sous ses pieds. Le soleil, à l'horizon, brille bien plus faiblement qu'avant, mais il continu de se moquer du petit tueur qui n'a pas encore achever sa tâche.
Crépuscule, oui ! Crépuscule sur ce laboratoire de savant fou, le sourire carnassier de l'enfant sera sa chute ! Il les tuera tous !
Si vous souhaitez que la suite arrive au plus vite, veuillez nous envoyez vos propositions de torture d'auteur via le jolie carré juste en bas. N'hésitez surtout pas à rajoutez un petit mot d'encouragement. Merci.
