Voilà, donc une petite extension, un ch'tit bonus quoi. Plutôt pour vous donner un ordre d'idée de comment je voyais ça, à la base… Et aussi pour le fun, faut avouer. Donc, comme dit précédemment, c'est beaucoup moins triste que le précédent, enfin à mon goût. Oh, et ça date un peu. Mais bon XD … Bonne lecture !
C'est fou ce qu'un noir peut sembler incroyablement profond, quand on a que ça comme dernier paysage à voir.
C'était ce que pensait Cobra. Il flottait dans ce noir comme dans un liquide visqueux. Un son aigue vrillait ses tympans, et la douleur envahissait son corps par vague de plus en plus dévastatrice. Le tsunami était proche. Plus de Lacrima, donc plus de protection contre le poison. Ce qu'il avait avalé comme venin la veille rongeait son estomac, se répandait dans ses veines comme une coulée de feu. Plus de Lacrima, donc moins de puissance et de résistance. Il se vidait inexorablement de son sang, et la Mort enroulait ses doigts froids autour du corps sans défense. La Mort… Tant de façons de la nommer Pluton, Orcus, Hel, Anubis, Ankou, Mictlantecuhtli… ou juste Faucheuse, mais elle restait la même. Il avait été son horrible messager durant cette nuit rouge. Il l'avait tant donné, sans pitié et sans remords. De combien de décès était-il responsable ? Il ne savait plus… Cinquante ? Soixante ? Surement plus. Et combien de famille avait-il démolis ? Au moins autant, peut-être, il ne savait plus bien. La lave se répandait jusque dans son cœur maintenant, et le froid commençait à attendre ses côtes. Paradoxe, quand tu nous tiens. Chaud, froid, brulant, glaciale. Tiède ? Non, ça ne l'aurait pas fait souffrir. Les deux sensations ne se mélangeaient pas. Ses organes étaient en train de carboniser, fondant presque sous le feu dévorant du poison. Ses os se congelaient, semblant se faire dur comme de la pierre, alors qu'il aurait suffit de les effleurer pour les faire voler en éclat. Encore un paradoxe. Puis l'enfer explosa enfin dans son corps, en un gigantesque raz-de-marée de souffrance dont chaque goutte griffait, dévorait, massacrait, déchiquetait des pans entier de sa peau, de ses organes, de ses muscles. L'horripilant bruit sembla transpercer son cerveau telle une flèche à la pointe acérée chauffé à blanc tandis son corps fut parcouru d'un ultime spasme. Et alors que sa dernière heure semblait venue, Cobra ne pu s'empêcher de penser que malgré tous les chasseurs de prime, tous les imbus de vengeance, tous ces gens prêts à tout pour lui faire la peau, malgré tout ça, personne ne l'avait tué.
Il s'était exécuté lui-même.
La Mort, implacable et silencieuse, leva sa faux.
Puis-je vous sollicitez une seconde pour que vous me posiez une review ?
