Hey hey hey !

Alors, pour commencer, je remercie (encore une fois) mes reviewers ! Donc, Marabeilla, Zyloa, hudgi Ny et Aeliheart (j'l'aurais attendu, ta review 8D !) ainsi que les reviewers anonymes à qui je vais de ce pas répondre !

Remilia, d'abord… Awwww, tant de compliment *3* … Tu gonfles mon petit cœur d'écrivaine de joie. Tu le sais ça ? Et, merci pour les encouragements !

Guest, ensuite. Oh, le dragon de Cobra, à la limite, il était prévu… Par contre, Grandine, elle l'était pas, elle XD . Ah, et voilà la suite, ta patience est récompensé !

Ensuite, j'ai une mauvaise nouvelle à annoncer. Je suis à court de scénario. Là, maintenant, tout de suite, bim. Y'a plus rien. Juste des idées d'HS, et encore. À l'extrême limite, je vais essayer de ramener Tenrou, parce que je sais que vous êtes nombreux à les attendre, mais je ne pourrais rien faire d'autre, faute d'idée, et je me refuse à suivre bêtement les scans. Désolé les koupaings :/ .

En bref, il y a de forte chance pour que se soit le dernier chapitre de Snake Tail. C'est pourquoi j'en profite pour tous vous faire un gros câlin d'auteur à lecteur, parce que je pensais vraiment pas aller jusque là, et surtout je pensais pas accumuler autant de vue juste avec des perso' secondaires. Vous êtes génial, tous autant que vous êtes. Puis je remercie les filles de la SPPS aussi, qui sont pleine de vie et d'idées chelou mais marrantes ! Et, enfin, je fais un super câlin à tous ceux qui me suivent depuis le début. C'était ma première fic vous savez ? Enfin bref, merci à tous quoi ! On se reverra surement pour d'autres fic et OS, je compte pas m'arrêter, vous inquiétez pas !

Sur ceux, bonne lecture !

EDIT : Grande nouvelle les copains, j'ai surmonté ma flemme, j'vous tape un épilogue. Si c'est pas beau ça ?


Le soleil venait à peu de se lever, mais dehors les oiseaux lançaient déjà leurs trilles enchantés. Les notes de leur chant retentissaient dans l'air encore frais du matin, s'élevant dans le ciel peuplé de quelques rares nuages. Poussé par un léger vent, ceux-ci s'étiraient à n'en plus finir, comme des fils de coton tendu dans le ciel clair de l'aurore. Les habitants des sous-bois sortaient doucement de leur sommeil, ou revenaient d'une chasse fructueuse, leurs yeux déjà embrumé par Morphée. Entre les branches d'un bouleau, une toile d'araignée maculée de rosée scintillaient doucement alors que son occupante se dégourdissait les pattes. Blottit dans le tronc d'un chêne, une chouette s'endormait paisiblement, ses petits oisillons serrés contre elle en une boule de plume et de duvet compact. À quelques mètres à peine d'elle, des renardeaux jouaient entre eux sous le regard attentif –et somnolent- de leur mère, cachés du regard aiguisé de l'aigle par les feuilles des arbres que la lumière peinait à percer. Dans la plaine, entre les hautes herbes bercées par le vent, les fleurs sauvages s'ouvraient une à une, pigmentant le paysage de touche de couleur allant du rouge au bleu, en passant par le jaune, l'orange et bien d'autres couleurs. Quelques souris sortaient leur nez de leur terrier, humant l'air avant de se décider à émerger. Leur moustaches frétillantes, elles partaient sautiller ici et là à la recherche de graines pour leur nouveau-né.

Un peu plus loin, blottit entre deux falaises, entouré ici et là d'antiques colonnes enserrées de lierre, un vieil escalier de pierre aux marches inégales menait à un bâtiment, une sorte de taverne surmontée d'un moulin dont les pales grinçaient doucement, entrainé par une petite brise. Contre les murs de la bâtisse serpentaient des clématites parfois d'un violet sombre, parfois blanches comme la neige. S'agrippant aux crevasses de l'édifice, elles formaient des entrelacs complexe avec des roses trémières et entouraient l'endroit de leurs couleurs chatoyantes, baigné par le soleil matinal. Pas un bruit ne se faisait entendre au alentour, pas un son, juste un silence apaisant. Les oiseaux eux-mêmes avaient cessé de chanter, comme si ils attendaient quelque chose.

Puis l'un deux traversa le ciel, ses ailes fauves battant doucement l'air. Le minuscule volatile alla se poser sur le rebord d'une fenêtre entre-ouverte, sautillant doucement pour pénétrer dans la salle. Et avec lui, un rayon de lumière passa à travers les fin rideaux blancs. Une commode de bois, une table, une chaise et un lit. Un parquet sobre, un plafond blanc et des murs peints dans un rouge clair. Rouge aussi était la gorge du petit être ailé, qui poussé par la curiosité venait voir les deux personnes présente dans la pièce. La première, une vieille femme, avait fini par s'endormir sur le bureau, apparemment en plein travail. Ses longs cheveux roses s'étaient répandu un peu partout, serpentant entre les différents bocaux et instruments présent sur le meuble et couvrant des feuilles noircies de calculs plus obscures les uns que les autres. Sa main ridée tenait encore un stylo, noir comme l'encre qu'il avait répandu sur le bois, et ses yeux cerné de rides témoignaient du temps qu'elle avait du passer ici. Mais ce n'était pas elle qu'était venu voir le volatile. Il exécuta un petit saut, pour atterrir de la fenêtre sur le lit. Sous les draps blancs, une silhouette respirait calmement. L'oiseau s'avança, d'abord méfiant, puis, voyant que l'homme restait immobile, il partit se percher sur son torse, apercevant enfin son visage.

Sa bouche et son nez était couvert par un masque, et son souffle produisait régulièrement une fine couche de buée sur la paroi translucide de l'objet. Celui-ci était relié à un long tuyau, lui-même branché à une étrange machine, au côté de l'humain. D'autres fils partaient de sous le drap pour rejoindre l'appareil. Il y avait des écrans, avec des droites qui formaient des pics réguliers et d'autres qui produisaient de drôles de courbe. Il y avait aussi des pierres étranges, jaunes, sur le sommet de l'engin et qui semblait lui donner de l'énergie. Le rouge-gorge ne comprenait pas vraiment à quoi tout ça servait, mais qu'importe, il ne venait pas voir les inventions des hommes. Il continua sa route, venant jusqu'à se poser un peu avant la base du cou du personnage. Les rayons du soleil venaient doucement se poser sur ses traits, sur la cicatrice barrant son œil droit, sur la peau tannée par le soleil. Une légère brise fit bouger quelques mèches de ses cheveux bruns aux reflets bordeaux. L'oiseau sursauta, émettant un léger piaillement qui brisa le silence ambiant. Il se figea aussitôt, de peur d'avoir réveillé l'un des deux humains. Mais rien ne bougea. Alors, le rouge-gorge lança quelques notes dans l'air, attendant patiemment une quelconque réaction. Mais encore une fois, il n'y eu pas un mouvement, le vent lui-même ayant apparemment décidé de cesser de souffler. Et le volatile se mit à chanter.

C'est ce qui réveilla Cobra.

Ce ne fut ni les pleurs de Kinana, ni les appels d'Angel, ni les essais désespérés de Polyussica, ni les cris de toute sa guilde, ni toute la tristesse et la peur de ses amis de le voir mourir qui le tirèrent du profond sommeil dans lequel il était, mais un rouge-gorge un peu trop curieux et téméraire.

Et lorsqu'il ouvrit son unique paupière, la première chose dont il se rendit compte, ce fut qu'il ne s'était jamais senti aussi bien. Non pas parce qu'il avait réussi à survivre, non pas parce qu'il était de retour dans sa guilde, mais parce qu'il n'avait plus mal. Son lacryma était toujours là, il le sentait battre dans sa poitrine, mais il ne le faisait plus souffrir, il ne distillait plus dans son corps des vagues variables de magie, il ne se mettait plus à pomper son énergie sans raison, il n'embrumait plus son cerveau d'une envie enivrante de sang. Il était là sans l'être, discret mais stable, présent mais indolore, puissant mais contrôlable.

Pour la première fois de sa vie, Cobra ne ressentait ni haine, ni douleur, ni faim, ni soif, ni fatigue, ni quoi que se soit d'autres dans le genre.

Alors il ne put s'empêcher de sourire. Et il retira tranquillement l'aide respiratoire, chassant du même coup et sans vraiment s'en rendre compte l'oiseau près de lui, avant de se relever. Et tandis qu'il arrachait la perfusion à son bras et les électrodes sur son torse, la machine à ses côtés se mit à cracher des résultats inquiétants, ses différents écrans ne montrant plus que de simples droites amorphes. Cobra retira les lacryma qui l'alimentaient, stoppant avant même qu'elle ne commence l'alarme qu'elle allait émettre. Puis, rejetant les draps et posant ses pieds nus au sol, il observa un instant la pièce.

Depuis combien de temps est-ce qu'il dormait déjà ? Il ne savait plus vraiment. La réponse aurait pu être quelques heures comme une semaine entière. Et pourquoi est-ce qu'il se sentait si bien, alors qu'il venait de frôler la mort ? L'image des deux dragons s'imposa un instant devant ses yeux. C'étaient probablement grâce à eux. Surement même. Sevaerith, c'était le nom de ce dragon violet s'il se souvenait bien. Il s'était senti proche de lui sans vraiment savoir pourquoi, et le reptile lui avait sauvé la vie en échange de son histoire. Il espérait qu'il reviendrait, au moins pour qu'il puisse le remercier d'avoir fait de son lacryma quelque chose de stable.

Cobra jeta un œil à Polyussica, puis à ses cernes immenses, et poussa un profond soupir. Il avait du rester endormi un moment, et il avait surement inquiété beaucoup de monde. La vision de Kinana, le bras brisé et les larmes aux yeux, passa un instant devant ses yeux et il serra les dents, espérant qu'elle aille bien. Puis il se leva, récupéra un pantalon rouge foncé dans la commode, le passa, et, étonné de pouvoir marcher si facilement après autant d'évènement, il ouvrit la porte de sa chambre en prenant soin de ne pas réveiller la guérisseuse.

Le spectacle qui l'attendait lui arracha une exclamation de surprise.

Etendus en travers du couloir, appuyés l'un sur l'autre, roulés en boule dans les bras d'un ami ou encore enlacés, tout Fairy Tail dormait là, éparpillé dans toute la longueur de l'endroit. Il aperçut Readers endormi contre un mur, son éternel haut de forme couvrant ses yeux, Laki enserrant la mince silhouette de Max, le mage des sables, Roméo coincé entre son père et Wakabe… Ils étaient tous là, et ils étaient même bien plus. Il y avait aussi d'autres membres de Blue Pegasus et de Lamia Scale, qu'il ne connaissait pas, et alors qu'il esquivait soigneusement les corps endormis, il aperçut même le maire de Magnolia et Laharl, le soldat du conseil censé rester neutre. Ils étaient tous venu pour lui. Il ne put s'empêcher de sourire tout en enjambant Warren.

Et puis finalement, il trouva Kinana et Angel, blotties dans les bras d'Hibiki. Le bras de la violette n'était qu'enserré de bandage, ce qui rassura le brun et lui fit penser qu'il devait dormir depuis plus d'une semaine. Il s'approcha doucement d'elle, et prit avec le plus de précaution possible le membre blessé, l'examinant attentivement. Il haussa un sourcil en voyant qu'elle avait l'air presqu'entièrement guéris. Puis un léger bruit lui fit tourner la tête.

Au milieu du couloir, Doranbalt venait de se matérialiser, ainsi que Biska. Son regard sombre s'éclaira en un instant lorsqu'il l'aperçut, et à ses côtés le visage de la jeune cow-boy se fendit d'un large sourire. Son ventre était redevenu plat, et elle serrait dans ses bras un tout petit enfant, enserré dans des draps blancs.

- Tu t'es enfin réveillé… Murmura-t-elle doucement, alors que Cobra se relevait doucement.

Et tandis qu'il s'approchait d'elle, son œil unique observant le petit enfant dans ses mains, elle se mit à pleurer, les larmes de bonheur roulant sur ses joues pâles en un flot continus. Doranbalt, lui, poussa un profond soupir de soulagement, avant de poser son regard sur son torse.

- Il te fait mal ?

Cobra posa doucement une main sur la joue du nouveau-né, profondément endormi, avant de secouer doucement la tête.

- Non, et c'est bien la première fois. Je ne pensais pas qu'il cesserait de me faire mal un jour.

Biska lui adressa un regard dur tandis qu'il rompait le contact avec la peau du petit.*

- Tu aurais pu nous dire qu'il y avait un problème avec ton lacryma. On aurait pu faire quelque chose !

Le dragon haussa fatalement les épaules.

- Il m'a toujours fait mal, j'avais fini par m'adapter, lâcha-t-il doucement.

Puis, entendant que Biska ne semblait pas y croire, il rajouta tranquillement :

- Je l'ai depuis mon enfance. J'me suis habitué, c'est tout. Pour moi, c'était ça avoir un lacryma implanté dans le corps, il ne m'est jamais venu à l'esprit qu'il pouvait cesser de me faire souffrir.

La jeune femme se mordit les lèvres, ses yeux se remplissant de compassion pour son ami, et aussi d'une certaine tristesse. Doranbalt, lui, sembla se souvenir de quelque chose.

- En parlant de ça, il va falloir que tu éclaires certains points. Peut-être vaut-il mieux faire ça maintenant, tu ne crois pas ?

Le dragon balaya du regard les corps endormis des membres de sa guilde. Ses épaules s'affaissèrent tandis qu'il approuvait les dires du soldat. Oui, il valait mieux faire ça maintenant. Il n'avait pas vraiment envie de décrire ce qu'il avait vécu devant eux.


- Bien. On va commencer par ce que nous avons réussi à déduire grâce à Jura et aux fouilles.

Laharl avait beau tout faire pour qu'on ne s'en aperçoive pas, sa voix embrumée de sommeil témoignait du temps qu'il avait passé dans la guilde. Assis autour d'une table ronde, Cobra en face de lui et Doranbalt à ses côtés, le soldat feuilletait un carnet couvert de notes. Il finit par s'arrêter sur la bonne page, et tapota doucement du bout de son stylo la feuille. Biska était parti poser sa petite, Asuka, dans son lit. Alzack, ramené plus tôt par le mage téléporteur, était quand à lui derrière le comptoir et tentait de cuisiner quelque chose de mangeable pour le dragon slayer.

- Les ruines du désert étaient des laboratoires expérimentaux visant à tester des lacrymas, mais aussi beaucoup d'autres produits non identifiés. Ce sont des enfants qui servaient de cobayes, et tu en as fais parti. Quelque chose à ensuite détruit ce laboratoire, le seul survivant étant la bête que nous avons réussi à capturer et qui s'est, selon les traces que nous avons trouvées, volontairement enfermé dans cet endroit. Il semblerait qu'elle est été dans un état d'hibernation prolongé avant que nous n'arrivions, ce qui expliquerait sa survie sans nourriture pendant un si long lapse de temps. Jusque là, tu confirmes ?

Hochement de tête. Crissement de l'escalier sous les pas de Biska.

- Bien. Ce qui m'amène à ma première question. Pourquoi ces ruines semblent si vieilles, alors que la manière dont elles ont été construites et le fait que tu t'y sois retrouvé prouvent qu'elles sont récentes ?

- Le poison. Il a rongé les murs, corrodé l'acier et pourri le bois. Le sable a fait le reste.

Grattement du stylo contre le papier. Une chaise qui se tire, la cow-boy s'installe à droite du dragon.

- Quel genre de poison ?

- 'Sais pas.

Grimace de Laharl. Regard morne de Cobra.

- Bon, tant pis. Tu as été à la Tour du Paradis non ? Comment est-ce que tu t'es retrouvé dans ces ruines ensuite ?

- Ceux qui tombaient à la Tour étaient récupéré par les gardiens. Les morts étaient jetés à la mer, les vivants, envoyés là-bas.

Grognement de Doranbalt. Grattement du stylo, encore. Juron d'Alzack, aux bars.

- Donc ils vous récupéraient et commençaient les tests ?

- Hum, non. Ils nous classaient avant.

Haussement de sourcil interrogateur des soldats. Regard fuyant de Cobra.

- Classé selon le temps qu'on avait résisté à la Tour… Moins d'un mois : aux manipulations génétiques. Ils tordaient l'ADN, rajoutaient deux ou trois gênes, et observaient le résultat. Jusqu'à quatre mois : aux médicaments. Ils leur suffisaient de planter une aiguille, et ils refilaient une maladie au hasard ; Peste, Colléra, Tumeur, Sida, Cancer, Cirrhose et autres… Et si le produit n'arrivait pas à endiguer la maladie, tant pis. Pour ceux qui avaient eu la chance de tenir maximum huit mois, c'étaient les tests préliminaires des lacrimas. Le pire peut-être…

Mains de Biska sur son bras, en signe d'encouragement. Voix monocorde.

- Un lacrima n'est pas fait pour être implanté dans un être vivant… Il surcharge le corps de magie, ou au contraire draine l'énergie… Dans tout les cas, il influence les cellules et peux rajouter des gênes ici, favoriser les maladies là, et se développer anormalement au fil de la croissance, provoquant une mort lente et douloureuse... Vos lacrimas réglementés, ce sont les stables, ceux qu'on peut implanter sans risque, et ils ne sont qu'une petite minorité…

Expression d'effroi sur le visage de Biska. Valse du stylo sur le carnet. Dorambalt prend sa tête entre ses mains.

-…Et puis il y avait mon groupe, ceux qui avait survécu jusqu'à un an, pour les tests avancés. Là, il s'agissait plus de voir si on résistait plus d'un mois, d'ailleurs ils ne prenaient pas la peine d'anesthésier pour l'opération…

Souvenir douloureux. Voix froide, sans vie.

- On était sûrement les mieux lotis, vu qu'ils n'implantaient que les lacrimas à peu près stable et qu'ils nous gardaient ensuite… pour modifier cette saleté directement dans nos corps…

Regard fuyant, encore. Entrée timide d'Alzack, qui posa une assiette d'œuf brouillés (surement une omelette, à l'origine) ainsi que quelques couverts, avant de repartir derrière le comptoir. Coup de fourchette. Silence religieux, en attente de la suite.

- Ceux qui avaient réussi à tenir plus longtemps… Ils servaient de maquette, en quelques sortes. Lacrima, encore, mais stable la plupart du temps. Ils les gardaient une petite année, pour vérifier et tester leurs pouvoirs, et une fois qu'ils étaient sûr que ça marchaient... Ils les jetaient dans l'arène et voyaient lequel était le meilleur… Quand le pauvre gosse n'arrivait même plus à savoir si tuer était bien ou mal et qu'il obéissait au doigt et à l'œil, ils les vendaient au marché noir comme assassin…

Rage dans les yeux des soldats, ils avaient eu affaire à au moins l'un de ses enfants, à n'en point douter. Retour d'Alzack, qui posa un verre et une bouteille de poison, avant de s'installer à gauche du dragon.

- Comment tu es au courant de ça ?

- Ils ne le cachaient pas. Et on dormait tous dans les même dortoirs, on savait qui allait finir assassin. Il n'y a que les malades qu'ils isolaient.

Silence. Tête baissée. Soutien silencieux des deux cow-boys. Le brun prit une gorgée de venin.

- La bête, c'est une manipulation génétique ?

- Non… C'est juste un lacryma moins stable que le mien…

Silence, encore. Le stylo grattait toujours. Tintement des couverts de métal contre l'assiette. Mastication.

- Est-ce que tu sais ce qui a détruit les laboratoires ?

Tremblement.

- Disons que… Ce n'est… pas la première fois que mon lacryma me fait faire ce genre de chose.

Regard surpris. L'information grimpa doucement dans le cerveau des personnes présentes, alors qu'elles comprenaient ce que cela signifiait.

- La bête, comme tu dis, s'est enfermée dans un moment de lucidité pour éviter de faire parti du carnage.

Silence. Coup de fourchette rapide, le temps d'engloutir un nouveau morceau. Alzack posa une main sur son épaule.

- C'est… j'étais conscient la nuit, et le jour, je perdais le contrôle. Je… Brain m'a trouvé au milieu d'un village en flamme et… Je ne sais franchement pas ce qu'il a fichu mais à partir de ce moment là, j'n'ai plus eu de problème dans ce genre. Ensuite, je ne sais pas. Ça a commencé à revenir, mais je ne m'en suis pas rendu compte. L'habitude surement…

Silence. Léger hochement de tête de Laharl. Gorgée de poison.

- Tu te souviens du nom de ce village ?

- Hum, non.

Silence, encore. Une voix étouffée, mais personne n'y prêta attention. L'assiette était vide.

- Brain a du sceller la puissance de ton lacryma, c'est ce qui t'as permis de le contrôler. Mais le sort s'est surement affaibli avec le temps, jusqu'à céder complètement. Le miracle, c'est que tu ais réussi à garder pendant si longtemps la maitrise de tes actes.

Silence, à nouveau.

- Est-ce que tu sais qui sont ceux ayant mis sur pied ces laboratoires ?

Hochement de tête. Craquement des escaliers.

- Ils sont morts. Les traquer a été l'une de mes premières missions pour Oracion Seis.

Laharl retranscrit les dernières paroles avec soin. Et avec un léger sourire de satisfaction.

- Et, est-ce qu'il existait d'autres laboratoires ?

Haussement d'épaule.

- Je sais qu'Ultear a elle aussi subi ce genre de chose. Mais c'est tout.

- Bien. Merci à toi.

Le cahier se referma dans un claquement sec. Un « men » retentit, vibrant d'émotions. Et cette fois, les cinq mages levèrent les yeux vers la balustrade de l'étage. Droy, Jet, Kinana, Laki, Max, Nab, Readers, Roméo, Vijita, Wakabe, Warren, soit le reste de Fairy Tail, ainsi que Blue Pegasus, avec Angel, les Trimens et Ichiya, et Lamia Scale avec Jura ainsi que plusieurs autre mages que Cobra n'identifia pas, les observaient les larmes aux yeux. Et devant eux, il

y avait Macao et Polyussica, accompagné de deux vieillards qui devaient être les maîtres des deux autres guildes. Tout ce beau monde observait l'ancien mage noir avec un mélange de tristesse, de compassion et de pas mal d'autres sentiments. Alzack cligna des yeux, Biska se mit à rire, Cobra pesta contre lui-même pour ne pas les avoir entendus, et les deux soldats échangèrent un regard blazé.

- Tu sais que ça fait plus de dix jours que tu dors ? Gronda Angel.

Pour toute réponse, il bailla à s'en décrocher la mâchoire tout en s'étirant.

- Hum, possible... D'ailleurs, j'crois que je vais retourner pioncer.

Il n'attendit même pas qu'on lui réponde, se callant tranquillement sur la table et fermant les yeux. Il entendit vaguement Angel lui hurler que si il osait faire un truc pareil elle allait le tuer, juste avant de s'abandonner complètement dans les bras de Morphée.

Il avait une histoire à raconter à un ami, et maintenant qu'il savait que tout allait bien, il n'avait pas envie de perdre plus de temps.

Dehors, un rouge gorge, son torse fièrement bombé, chantait à tue-tête qu'il avait sauvé un dragon de la mort.


*Oui, je sais, la formulation est étrange. Mais allez donc trouver un synonyme à main, bande de chacal.

Une dernière review les amich ? C'est pas cher et ça prends pas de temps !