Attention ! : Possible Spoiler de la Saison5 dans cet avant-propos !

Après avoir fait plein de recherches ce week-end dans l'espoir utopique de trouver quelques informations sur la future saison 5, et bien évidemment, son premier épisode. J'ai découvert stupéfaite que ce dernier était déjà mis en boite (tourné en même temps que le 4x24 !) Du coup, quelques infos auraient déjà filtrées, nous permettant de confirmer la survie des têtes d'affiches (pas qu'on en doutait beaucoup, tous ayant signé pour la saison 5 depuis un moment) et une prise en main de Nell de l'action à venir au démarrage du 5x01 (intéressant à découvrir, sauf si c'est de l'intox !) Mais surtout, la production aurait laissé entendre que la saison à venir permettrait d'en savoir plus sur Deeks et son passé. De quoi laisser à penser que si la saison 2 était fortement consacrée à Callen et sa famille roumaine, la saison 3 à Kensi, la saison 4 à Sam et sa femme bossant pour la CIA. La saison 5 serait enfin celle composée d'épisodes dédiés à la vie de Deeks (il était temps -_- ) De quoi rendre encore plus impatients d'être à la rentrée prochaine pour découvrir tout cela en image !

En attendant, ENFIN la suite de ma petite fanfic. Désolée pour l'attente ! Mais je fais des horaires de folies au taffe et j'ai pas eu moyen de trouver du temps pour clore ce petit chapitre plus tôt -_-

Pour ceux que cela dérange, il y a encore présence de torture dans cette partie. Même si je pense qu'on est loin des chapitres du même genre de « Undercover ». Mais je manque peut-être de recul pour juger. Sinon, sachez que la fanfic se découpe pour l'instant en au moins 10 chapitres, donc on est très très loin de la fin : Un jour j'apprendrais à faire court ^_^''

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BROKEN ARROW


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Enfant, le jeune Martin Brandel n'avait jamais été un grand lecteur.

Comme beaucoup de garçons de sa génération, il avait très tôt privilégié la Game Boys aux romans d'aventure d'intrépides pirates… Il se peut bien que le jour où de colère son père avait détruit la console de jeu, il se serait dirigé vers cette occupation plus culturelle. Mais ce jour-là, la main droite et le poignet gauche cassés n'avaient pas tant permis de s'en soucier avant un bon moment… Une fois sa capacité à se saisir d'un livre retrouvée, l'idée de côtoyer la bibliothèque locale aurait pu faire son chemin. Ne serait-ce que pour sa situation géographique, très éloignée de la demeure familiale. Ou simplement, en raison d'un manque flagrant d'argent pour se procurer une nouvelle console d'occasion [Pas qu'il ait vraiment payé la première, trouvée… dirons-nous par hasard, un jour d'été sur la plage]. Mais apprendre à maitriser la force de recul d'un pistolet, histoire de sauver sa mère, voir lui-même, de la main mise paternelle, lui était alors apparu plus utile et salutaire.

Finalement, ce n'est qu'à la suite d'un second long procès et quelques sessions chez le psy que le nouveau bien nommé Marty A. Deeks s'était trouvé subitement contraint de s'astreindre à la lecture. Pour finir le lycée tout d'abord, puis entamer ses études de Droit peu après. Et le temps se faisant… peut-être aussi un peu par plaisir.

Toujours est-il que l'enfant devenu homme avait depuis lors - à défaut de dévorer - du-moins surconsommer nombre d'ouvrages de psychologie abordant le doux sujet de la maltraitance. Était-ce la faute des victimes ? Comment pouvait-on s'en sortir ? Essais de psy et autres témoignages plus ou moins pathétiques de victimes de tout âge. Chaque ouvrage traitant du sujet était passé un jour ou l'autre entre ses mains et sous ses yeux. Et très souvent, il y avait relevé le décryptage des différents stades composant le ressentit physique que l'on nommait communément : souffrance ou douleur. À l'apogée de ces paliers, chaque auteur s'était évertué à décrire l'étape mentale ultime de la perdition. L'instant précis – presque transcendantale – où le corps épuisé de maltraitance s'abandonnait à ses tourmenteurs. Tandis que l'esprit s'échappait vers un autre lieu - tels des papillons multi couleurs s'envolant en plein ciel. Serein, apaisant… ce lieu de confort et d'évasion, souvent assimilé à une chambre fortifiée de murs blanc protecteurs ou à un vaste champ fleurit couvert d'un ciel sans nuage… vous permettait de vous détacher de la souffrance imposée à votre être de chair…

Le lieutenant de police Marty Deeks avait donc lu nombre de témoignages allant en ce sens, lu nombre de livrets de psychologues renommés emplis de conseils voués à vous permettre de trouver ce lieu de repli profondément enfoui en vous. Pour autant, s'il y avait bien une chose que son expérience personnelle avait su lui prouver jusqu'à ce jour. C'est que toute cette théorie – pour ne pas dire légende urbaine – c'était de la PURE CONNERIE !

Quand votre corps souffrait, la douleur ressentie ne permettait pas de s'échapper, de s'évader ou de méditer avec Bouddha… Vous étiez entièrement concentré sur l'acte supporté, vous ressentiez l'ensemble de l'épreuve et rien sur terre ne pouvait vous en soulager en raison même de son intensité insupportable !

NCIS – LA

16H20 - Lieu inconnu à quelques kilomètres du désert de Mojave

Alors que la fraise s'extrayait non sans mal de l'antre à peine foré, emportant avec elle : chair sanguinolente, poussière d'émail et un infime morceau d'os, tout aussitôt suivi d'une giclée de sang. Son tourmenteur ne lui laissa pas même une chance de dire un mot qu'il s'attaquait aussitôt à une seconde dent. Reproduisant dans l'instant ce sentiment de déchirure et brulure mêlé qui éclatait en lui, tel un million d'aiguilles qu'il aurait mis en bouche pour mieux les mâcher.

Ce mal explosant dans sa bouche n'avait aucune échappatoire. Ses membres fermement attachés à la chaise, son visage maintenu immobile de force par Sidorov, il restait spectateur de son propre supplice. Déjà était-il complètement assourdi par le son de ses propres hurlements, ou plus surement par l'écho de la perceuse quand elle atteignit de nouveau l'os de sa mâchoire, en liaison directe avec son système auditif.

À la seconde extraction du foret, Deeks ne doutait plus du sadisme ultime de son bourreau. Ce dernier prenant bien plus de temps que nécessaire pour effectuer ce putain d'aller/retour.

Mais à quoi s'attendre de types dans leur genre, aspirant vendeurs de deux bombes nucléaires ayant le pouvoir de rayer des villes d'importance et tous leurs habitants ?

Quand finalement la roulette fut coupée, Deeks pleura sans honte ni retenue sa douleur.

Cela faisait un monde qu'il n'avait pas ressenti un tel sentiment d'impuissance. L'incapacité de pouvoir rendre le moindre coup ne faisait que décupler les perceptions du corps à l'agression qu'il subissait. Pour autant, il savait à quel point l'homme était apte à supporter plus et plus encore… Mais il faisait confiance en ces types pour le savoir tout autant. Aussi n'y avait-il aucun doute quant au fait qu'ils n'en étaient qu'à leurs prémices. Lui comme Sam allait en baver pour un moment, s'il ne trouvait pas le moyen de limiter la casse. Même s'il estimait malgré tout, que le plus dur était enfin derrière eux. Du moins, si ces types n'étaient pas stupides au point d'insister jusqu'à leur ôter toute chance de communiquer pour leur avouer ce qu'ils attendaient d'eux.

En tout état de cause, toute expérience avait-il sur la question, jamais il ne lui avait semblé atteindre un tel niveau de douleur de toute sa vie… Jouer sur le système nerveux par le biais de la dentition était une découverte qu'il n'aspirait pas éprouver une troisième fois ! En total perdition, submergé par son brouillard intérieur, il devenait difficile pour lui de conserver toutes ses pensées cohérentes. Enfin, le but était clairement là. Vous noyer dans un bain de souffrance pour mieux vous contraindre à dévoiler vos mensonges. Sauf que grâce à Dieu, sa ligne de défense était suffisamment proche de la réalité ou de son passé, pour ne pas craindre de s'embrouiller. D'autant qu'en la matière… les cartels de drogue auxquels il s'était confronté jadis avaient largement de quoi rivaliser avec ces enfants de cœur. Sachant s'en être sorti avec ces types par la feinte la plus basique du monde, c'est en répétant le même stratagème qu'il s'autorisa enfin à parler.

- …st… oo…

Dieu que c'était compliqué et désagréable de seulement exprimer un son quand sang et salive s'écoulaient dans votre gorge. Tandis qu'une bouche grande ouverte ne vous permettait pas de déglutir décemment, ni même d'énoncer la lettre « p ».

- …ar… ler…

S'il prononça ces deux mots - bien qu'inintelligibles - dans un but précis. Quand son regard voilé croisa celui de Sam, la douleur en son cœur blessa plus encore que ce dont il venait d'être victime. Non dupe quant aux pensées devant se précipiter à l'esprit du Navy Seal, Deeks était même choqué par l'insinuation cachée derrière ce regard noir !

L'homme paniquait clairement de le voir prêt à parler pour que cela s'arrête !

Sérieux ? Il pensait donc si peu de lui ?

Définitivement, s'il n'était jamais bon de se trouver ligoté sous les bons soins de deux psychopathes se la jouant experts dans l'art de la torture. Cela n'aidait pas de s'y trouver aux côtés d'un équipier qui n'avait pas une seconde foi en vous.

Clairement, il n'envisageait pas un instant qu'il puisse tenir sa langue ! Car bien sûr, pas une seule seconde, il pouvait lui venir à l'esprit qu'il ait un plan pour les sortir tous deux de cette merde. Dire que de son côté, lui n'avait pas hésité à se jeter dans la gueule de ces loups moscovites pour le sauver de la noyade ! Et ce seul acte n'avait toujours pas suffi à lui faire un tant soit peu changer d'avis ?

Laissant outre ses pensées, Deeks fut rappelé à la réalité par une gifle, qui raisonnant dans sa mâchoire tout entière, blessa plus que tous les coups jamais reçus au même point d'impact.

- Si tu veux que cela cesse, c'est simple. Parle !

Les ignorants, incapable qu'il était de s'exprimer plus avec le gout acre et cuivreux du sang coulant au fond de sa gorge, Deeks dut fermer les yeux dans l'espoir utopique de retenir la nausée qui l'incitait subitement à vomir toutes ses tripes. La panique de s'étouffer mêlée à la colère envers Sam ne l'aidait pas. Ni la douleur diffuse poursuivant toujours son voyage, alors qu'ils ne le touchaient plus à cet instant.

Si seulement, ils pouvaient au moins lui ôter la structure métallique le contraignant à garder la bouche ouverte qu'il puisse enfin véritablement s'exprimer.

- 'pas…

Sachant qu'en l'état leur inconnu ne pouvait effectivement parler distinctement entre l'écarteur et ses deux dents perforées, Sidorov concéda de l'en débarrasser un instant.

Aussitôt, Deeks se courba à moitié pour cracher entre ses jambes un mélange de sang, salive, mais aussi d'une bile remontée sous les sursauts spasmodiques d'un estomac mis à mal sous leurs bienfaits.

Alors qu'il reprenait seulement sa respiration, on le redressa sans peine par sa tignasse pour le forcer à leur faire face.

- Ahhh !

- Maintenant. Parle ! exigea-t-on de nouveau de lui.

- Je ne sais rien !

- C'est ça. Continu à mentir.

- Je vous en prie… suis juste un flic. Je connais pas l'autre type… Je surveillais votre échange… On croyait que c'était de la drogue…

- Qui sont les autres agents ?

- Je suis seul… Ma partenaire a dû repartir au poste après un appel de notre chef…

- Cesse de mentir !

- Bon Dieu ! Je mens pas ! J'ai même ma plaque…

- Quoi ?

- Dans ma poche… ma plaque de flic… dans la poche.

D'un signe de tête, Sidorov incita Andros à le fouiller. Ce qui se conclut par une véritable surprise pour les deux hommes. Il s'agissait effectivement d'un flic. Pas pour autant qu'il ne bossait pas avec ce traitre de David Forman - ou quel que soit son nom….

Deeks s'en voulut de ne pas avoir eu l'idée plus tôt. Surtout quand il aperçu pour la première fois, un doute véritable traverser subversivement leur esprit.

- Alors, t'es vraiment un flic ?

- J'arrête pas de vous le dire… J'ai rien à voir avec vos affaires... Quelles qu'elles soient. supplia-t-il

Toussant et crachant de nouveau sous un gémissement, en raison de la douleur lancinante qui imprégnait toujours sa mâchoire, Deeks ne dévia pas un instant de sa ligne de conduite. Au contraire, il retrouvait un tant soit peu d'énergie à les voir mordre à son hameçon. Aussi tenta-t-il de repousser au plus profond de son être le malaise qui l'enveloppait de plus en plus, pour faire ce qu'il maitrisait le mieux : Embrouiller ses vis-à-vis par son bagou mélangeant sans peine, vérités et doux mensonges.

- Dans ce cas, pourquoi l'avoir sauvé ? lui demanda Sidorov en pointant un Sam plus agité que jamais.

- C'est une blague ? Je ne cesse de vous dire que je suis flic ! Croyez-le ou non ! Je sais reconnaître un infiltré qui découvre que sa couverture vient de griller ! Je croyais que c'était un collègue ! Pas pour autant que je connais tous les flics de la ville.

- Pour la énième fois, c'est un agent !

- Wouai, bah si vous croyez qu'on permet à la flicaille de base de L.A. de collaborer avec ce genre de type… Je suis pas prêt d'en connaître, seulement un.

- Alors toi… Tu la joues Mère Theresa et te jette aux pieds des pires criminels du moment pour sauver un inconnu ?

- Vous étiez en train de le noyer ! Et au cas où vous ne l'auriez pas remarquez, les flics agissent comme ça.

- Sans réfléchir ?

- Faut croire que ça aussi, on le fait très bien.

- Alors, mauvais lieu, mauvais moment, hein ?

Au signe d'acquiescement de Deeks, il tenta une autre question.

- Dans ce cas, tu vas aussi me dire que je peux vendre mes armes sans craintes ? en conclu subtilement le russe.

- Déconnez pas ! Je ne sais pas de quoi vous parlez. Mais jamais un flic digne de ce nom vous laisserait agir ainsi. C'est pas parce que je suis des stups, que je vais dire amen à la vente d'armes de contrebandes dans nos rues ! Alors. Non. Vous ne pouvez pas vendre sans crainte, vos bombes ou autres fusils d'assauts récupérés au marché noir. Et si d'aventure ça arrive, j'espère que les collègues vous choperont pour vous coller dans l'une de ces prisons où les savons de la douche tombent facilement au sol… Si vous voyez de quoi je parle.

Totalement désabusé par sa réponse, le trafiquant du admettre avoir de nouveau de véritables doutes. Clairement, un agent infiltré se serait donné pour mission de le convaincre de poursuivre sa vente en cours, ne serait-ce que pour permettre au reste de son équipe de le stopper en plein flag. L'agent compromis par Janvier avait choisi le silence, lui. Peu importe la quantité de jus infligé, il avait serré les dents et les fesses, comme le voulait la traditionnelle très fière armée américaine. Mais ce type… Ce flic ! Il commençait sérieusement à croire en sa version. Il savait que la CIA ou le NCIS ne bossait pas communément avec la police… Plus encore, avec ce genre d'énergumène pleurnichard, qui au final semblait véritablement à l'ouest quant à dans quoi il s'était fourré. Juste prêt à vendre père et mère pour sortir de son guêpier. Il était donc fortement possible qu'il ne s'agisse réellement que d'un témoin gênant non lié à leur affaire d'armes nucléaires. Après tout, les allers et venues autour de la villa du désert avaient peut-être réellement sonné l'alerte chez un habitant du coin, bien qu'ils aient choisi leurs lieux de rencontre pour son caractère isolé. Sauf que si un coin était isolé, il n'en devenait que plus suspect, s'il s'y trouvait subitement du passage…

Merde !

Soit, ce type était vraiment bon. Soit, il disait la vérité. Or à ses cris de souffrance à aucun instant retenus, son histoire qui ne bougeait pas d'une ligne malgré leur traitement musclé. La conclusion était limpide !

Agacé d'avoir ainsi perdu son temps, l'homme perdit surtout toute sa patience.

- Je commencerais presque à te croire.

- Pitié, les gars... Je dis la vérité…

Pleurant sans feinte toutes les larmes de son corps dans un réflexe inné que le corps avait de tenter de soulager le mal qui l'empoignait de ses milliers d'aiguilles en feu, Deeks conclu par sa ritournelle habituelle.

- Je suis qu'un flic des stups, non de Dieu… Je ne sais rien de ce que vous me demandez…

- Si tu dis vrai. Je crains que dans ce cas, ce qui suit ne soit que pire pour toi.

Ce sur quoi, Sidorov incita son homme de main à replacer l'écarteur, pour mieux s'attaquer à une troisième dent. Alors de nouveau Sam assista impuissant aux hurlements de douleur de son équipier.

S'il n'avait entendu mot de leur échange. Non seulement, Deeks avait semblé tout leur déballer. Mais cela n'avait pas même suffi à les stopper dans leurs exactions sur lui…

Fermant les yeux dans une tentative avortée de bloquer l'unique son traversant la porte-fenêtre les séparant, l'agent Sam Hanna pria de toutes ses forces pour que G., en les découvrant manquant, s'attèle avant tout chose à sécuriser Michelle ! Michelle… Sa femme qui venait d'être trahie par celui qui se targuait d'être un bon équipier, un partenaire de valeur digne de sa confiance… Le corps encore tétanisé par l'électricité supporté plus tôt, Sam n'appréciait guère cette dernière blague de leur flic surfeur.

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À suivre.


Si le prochain chapitre n'est pas du tout encore écrit. Une fois ce cap passé, la suite s'écoulera plus facilement (et donc rapidement) car déjà plutôt bien avancée. Sinon, pour ceux qui me posaient la question dans les reviews. Je compte dans cette fanfic proposer une « conclusion » à quasi tous les sujets débutés dans cet ultime épisode de la saison 4. Donc patience, tout arrivera petit à petit ^-^

mimi yuy