Auteure : Jes Cullen-Malfoy

Titre : Resistance **Comme la chanson du groupe Muse**

Couple : Draco/Voldemort

Rated : M (Scènes de sexe explicites entre hommes)

Warning : Tortures mentales et violences physiques au rendez-vous.

Genres : Hurt/Comfort, Drame/Tragedy

Situation : Les tomes 1, 2, 3, 4, 5 et 6 sont respectés. Les personnages peuvent avoir, à certains moments, des traits de caractère portant vers le OOC.

Résumé : Dumbledore est mort, tué par Snape. Pourtant c'était la mission de Draco, mais il a échoué. Maintenant il doit en subir les conséquences. Comment le Seigneur des Ténèbres va-t-il le punir ? Pourquoi ? Une septième et dernière année sous un jour nouveau.

Particularité : Voir chapitre 1

Explication : *Bla bla* c'est du Fourchelangue.

Béta correctrice : Vivi64


Note d'auteure : Alors, j'ai décidé de publier petit à petit, dès que j'ai du temps. De toute manière, la fic est bientôt finie à l'écriture. Je vous remercie tous pour vos reviews ! Bonne lecture (^-^) Merci à lulu et Draychan pour leurs review anonyme.

Note Béta : L'auteur publie petit à petit et moi je corrige petit à petit *sort*. Merci à vous de suivre cette histoire. Bonne lecture ^^


Chapitre 2


POV Draco

Je mangeais sans entrain, ayant envie de dormir et de vomir. Depuis deux semaines maintenant, j'allais le rejoindre. Deux semaines que je ne dormais plus. Oh, bien sûr, je dormais la journée, mais avec père et mère qui ne cessaient de m'importuner pour savoir ce que je faisais, je ne pouvais pas dormir longtemps et je n'en pouvais plus.

Je n'arrivais pas à dormir près de ce monstre. Pourtant, faute m'était d'admettre qu'il ne m'avait jamais touché. Je ne comprenais même pas pourquoi il faisait ça, me faire venir chaque nuit pour que je dorme. Car seule cette tâche était à faire : dormir.

Et je n'y arrivais pas. Je me battais avec moi-même pour ne pas trop montrer mon incapacité à dormir, mais je me battais aussi pour réussir à ne pas sombrer dans les limbes du sommeil.

Quand j'arrivais dans cette chambre, il était déjà allongé, lisant un livre ou caressant le serpent qui me donnait froid dans le dos. J'avais toujours un mal fou à aller le rejoindre dans le lit, mais un simple regard de sa part et je filais me placer à côté de lui, sans plus bouger.

La première nuit, je me souvenais avoir versé des larmes silencieuses et j'avais été heureux qu'il ne me punisse pas. Les autres fois, j'avais réussi à ne pas verser une seule larme, mais j'avais eu mal à la mâchoire à force de la serrer comme un malade.

Je devenais fou.

Je ne savais pas pourquoi j'étais là en fin de compte et j'en arrivais à penser que ma punition était tout simplement de me rendre fou, bon à être enfermé dans l'aile Psychiatrique de Sainte Mangouste.

J'avais la sordide impression d'avoir une épée de Damoclès au-dessus de ma tête chaque nuit et qu'un à moment j'allais me réveiller sous les doloris, ou encore pire, avec son corps touchant le mien comme il n'aurait jamais dû l'être.

- Mon chéri, tu es malade ?

Cette phrase me sortit de mes pensées et je me rendis compte que j'étais encore à table avec mère et père. Les deux me dévisageaient avec inquiétude.

- Draco, désires-tu que l'on appelle un médicomage ? Demanda mon père en buvant un peu de son vin.

Je fis non de la tête. J'avais envie de me confier à eux, de leur dire ce que je subissais chaque nuit, mais je ne pouvais pas. Même si j'en avais très envie. Peut-être que mes parents m'emmèneraient alors loin de lui et de ces nuits de plus en plus dures à supporter.

- Draco, dis-nous ce qui te tracasse mon chéri, dit ma mère compatissante.

- Rien, tout va bien, dis-je en me levant. Je suis juste fatigué.

- Fatigué ? Alors que tu pars te coucher chaque jour à neuf heures du soir ? Draco, que nous caches-tu ?

- Rien, je vous dis !

Je quittai, sur ces paroles, la salle à manger d'un pas rapide, faisant abstraction de mon père me sommant de revenir à table. Je parcourus alors les couloirs sombres jusqu'à ma chambre que je verrouillai, m'assurant ainsi que personne ne pourrait franchir la porte pendant mon absence de cette nuit.

Une fois dans mon refuge, je me laissai tomber contre la porte et cessai de retenir mes larmes, qui sortirent bien malgré moi.

Je pleurais sur mon sort et sur ce que je devais subir mentalement chaque nuit depuis deux semaines. Je pleurais aussi pour ma vie et celle de mes parents.

Je rapprochai mes jambes et les serrai de toutes mes forces contre mon torse. Je regrettai chaque mauvaise action que j'avais faite et priai Merlin que tout cela cesse au plus vite. J'en souhaitai même que Potter réussisse à tuer ce monstre qui m'obligeait à dormir près de lui pour je ne savais quelle raison !

Une douleur au bras me fit me redresser en sursaut. Ma vue redevint normale et je me rendis compte que je m'étais endormi contre la porte. Je n'eus pas le temps de me poser plus de questions que la Marque me brûla de nouveau. Je gémis et me relevai tant bien que mal. Quand je fus debout, mon regard se posa sur la fenêtre où je vis qu'il faisait déjà nuit. La panique monta en même temps que la douleur due à la brûlure dévorante de la Marque. Je courus vers ma table de nuit et vis qu'il était passé vingt deux heures. Je déglutis et, tremblant, j'ouvris le tiroir et en sortis le collier que je passai au cou, tout en pleurant.

J'avais le ventre noué et à peine avais-je fermé la fermeture de cet artefact que je me sentis être happé par le nombril. Mes pieds atterrirent sur le sol dur et à peine avais-je ouvert les yeux que je reçus un doloris.

- Tu ne peux pas savoir dans quelle rage je suis, entendis-je.

J'aurais voulu répondre, m'excuser, mais ma langue et mon corps ne me répondaient plus tellement l'intensité de son doloris était forte. Je sentis même du sang couler de mon nez. Je m'entendais gémir de douleur, mais bien vite il me lança un Silencio et continua de m'envoyer doloris sur doloris.

Ma vue brouillée se posa sur deux yeux jaunes et la vue de ce serpent me fit froid dans le dos.

Allait-il me manger après les doloris ? Allais-je finir comme ça ?

- Si tu t'avises d'arriver une fois de plus en retard, je te tue !

Cette phrase sonna en moi comme un répit et, impuissant, je fermai les yeux et priai pour que les doloris qui pleuvaient sur mon corps cessent.

POV Voldemort

Las de jouer avec lui, je cessai de lui lancer des doloris. Cela faisait bien assez longtemps qu'il en subissait et si je continuais, je risquais de l'envoyer rejoindre les Londubat à Sainte Mangouste.

Je me levai du fauteuil où j'étais assis et allai m'allonger sur le lit, en proie à l'ennui. Mon familier vint me tenir compagnie mais… c'était triste de me l'avouer, mais Nagini ne me suffisait plus.

Je soufflai et pris le bouquin sur la magie noire, pour ne pas changer. Il y avait tellement à connaître sur cette magie, que je n'avais pas encore tout appris.

Cela devait faire deux petites heures que je lisais maintenant quand le corps qui était encore au sol gémit. Je levai les yeux des pages jaunies par le temps et vis avec colère, mais aussi un très léger soupçon de joie, que mon jouet dormait. Ce qu'il n'avait jamais réussi à faire dans cette pièce.

Devrais-je lui lancer des doloris chaque nuit pour qu'il exécute mes ordres ?

*Puis-je le manger Tom ?*

*Non, laisse-le moi encore un peu*

Mon amie se tut et je repris ma lecture. Ce ne fut que quelques dizaines de minutes plus tard que la chaleur qui, les autres nuits, irradiait près de mon corps, me manqua. Je tournai la tête et posai mon regard sur le corps allongé au sol, endormi. Je soufflai et me battant avec moi-même, je finis par lancer un sort de lévitation et déposai le corps près de moi. Même plus près que d'habitude.

Le reste de la nuit, je la passais à regarder tantôt les pages remplies d'écriture, tantôt la présence près de moi.

Et pour la première fois depuis longtemps, ma nuit ne fut plus si ennuyante.

POV Draco

Je me réveillai au son des oiseux qui chantaient. J'avais l'impression que mon corps était passé sous un troupeau de centaures, mais en même temps j'avais cette sensation d'avoir dormi comme je ne l'avais plus fait depuis si longtemps maintenant.

Je me décidai à ouvrir un œil et vis une forme noire près de moi, très près de moi, trop près même. J'eus un mouvement de recul et tout fut plus clair.

Ce que j'avais vu en me réveillant était la robe que portait Le Seigneur des Ténèbres. Celui-là même qui se trouvait à peine à dix centimètres de mon corps.

Je me tendis et, angoissé face à ce rapprochement, je n'osai plus bouger. J'entendis une voix… énervée mais basse, me dire :

- Tu peux disposer. Comme les autres jours, pense à ta chambre, j'ai ouvert le champ anti-transplanage. Et n'oublie pas, encore un retard de ta part et tu croupiras sous terre !

Je hochai la tête et me relevai à la vitesse de la lumière, gémissant ouvertement face à mon corps endolori.


Voilà, le deuxième chapitre est publié. Il fait 5 pages et 1.598 mots.

Est-ce que cette suite vous a déçus ? Vous a comblés ?

Soyez gentils et répondez… m'évitant ainsi de douter.

Et encore… une fois de plus merci pour cet accueil !

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 2 publié le 24 juillet 2011


Pour ceux que ça intéresse, j'ai publié un Os Neville/Draco

Post bellum : Beaucoup de morts, des changements mais aussi des statistiques. Celle sur la Magie Pure, qui s'éteint. Une loi votée, l'espoir de tout arranger grâce à une nouvelle génération de Sang-Pur. Quelles incidences aura cette loi pour Neville.

www . fanfiction s/7165089/1/bPost_b_bbellum_b