Auteure : Jes Cullen-Malfoy

Titre : Resistance **Comme la chanson du groupe Muse**

Couple : Draco/Voldemort

Rated : M (Scènes de sexe explicites entre hommes)

Warning : Tortures mentales et violences physiques au rendez-vous.

Genres : Hurt/Comfort, Drame/Tragedy

Situation : Les tomes 1, 2, 3, 4, 5 et 6 sont respectés. Les personnages peuvent avoir, à certains moments, des traits de caractère portant vers le OOC.

Résumé : Dumbledore est mort, tué par Snape. Pourtant c'était la mission de Draco, mais il a échoué. Maintenant il doit en subir les conséquences. Comment le Seigneur des Ténèbres va-t-il le punir ? Pourquoi ? Une septième et dernière année sous un jour nouveau.

Particularité : Voir chapitre 1

Explication : *Bla bla* c'est du Fourchelangue.

Béta correctrice : Vivi64


Note d'auteure : Hello ! Me revoici enfin. Je sais, j'en ai mis du temps pour un chapitre déjà écrit avant même la publication du chapitre 1, mais comme déjà dit précédemment, cette fic est publiée quand ma béta à un trou dans ses corrections. Donc, voilà, chose faite. Je vous préviens, ce chapitre marque le premier virage, si je puis dire. J'espère que cette suite vous plaira et comblera la longue attente. Bonne lecture (^-^)

Merci à MissPeggy, manganiark, lulu, Lola, anonyme pour leur review anonyme. Merci aussi à lamatadora pour sa review, mais à qui je ne peux pas répondre parce qu'elle n'a pas autorisé les MP sur ce site. ^^

Note Béta : La bêta étant surchargée de travail par une certaine personne esclavagiste que je ne nommerai pas (son nom commence par un "J"), voire même par la co-écriture avec son acolyte (dont le nom commence par un "E"), merci de vous en prendre à l'auteur si les délais vous semblent longs *se barre en courant avant de se faire avadakadraviser*


Chapitre 3


POV Draco

J'étais installé dans mon jardin, à regarder les étoiles. Le ciel était magnifique et là, j'eus soudain une pensée pour mon cours d'Astronomie. J'adorais y aller quand j'étais à Poudlard. J'avais été dispensé d'y retourner à la rentrée de septembre et j'avais même été obligé de rester assigné au Manoir. Cela était, en façade, la punition officielle du Mage noir. Et pour en rajouter à cela, en plus de me retrouver privé de mes amis, je l'étais aussi de mes parents. Mon père avait été envoyé en mission avec Dolohov et ma mère avait été invitée à partir vivre chez sa sœur Bellatrix, sur ordre du Maître.

Mais tout cela n'était la que la punition officielle, et je souhaitais de plus en plus à ce qu'il n'y en ait pas d'officieuse. Celle qui m'ordonnait de dormir près de lui. Beaucoup de temps était passé depuis ma première nuit auprès de cette chose et après avoir subi quatre jours d'affilée ses doloris, j'avais déclaré forfait avec moi-même.

Et j'en étais heureux… autant que je pouvais l'être.

Parce que cela faisait quatre mois maintenant et qu'il ne m'avait jamais touché. La peur était même partie petit à petit et j'arrivais à dormir à peu près correctement.

Soupirant face au froid de l'hiver, je quittai le banc de pierre sur lequel je m'étais assis et pris ensuite la direction de ma chambre. Il ne me restait qu'une petite demi-heure avant mon départ. Celui que je désirais repousser au plus loin. Mais ce n'était pas la réalité, ma réalité.

Une fois arrivé dans ma chambre, je m'assis à mon bureau. Je lançai un sort sur le troisième tiroir, celui verrouillé à l'aide de ma propre magie. Je tirai sur la poignée en forme de serpent en bronze et sortis du bois sombre et ancien mon journal, celui-là même que je tenais depuis quelques temps. Je n'attendis pas, n'ayant plus beaucoup de temps et écrivis, comme parfois, mes pensées à l'aide des mots :

Confusion de mon esprit et abandon de mes forces. Je vais encore me laisser aller à dormir alors qu'un monstre rôde près de moi. Je suis faible et indigne de mon sang.

Seul dans cet immense manoir, je me promène au gré de mes humeurs au cœur même de mon horreur. La noirceur ne peut plus laisser place à la lumière dans mon âme et je ne peux que regretter mes actuels sourires éteints et mon corps tendu de peur.

Je n'ai plus que les mots pour vider mon esprit de tout cela et ne peux que le dire à demi-vérité, demi-aveux.

Aveux d'un garçon qui se demande ce qu'il a raté avant de finir sa vie comme il l'a commencée. En criant de peur… peur de fermer les yeux et de ne jamais les rouvrir.

Ma tête est remplie au long de la journée de scénarios que je ne peux garder que pour moi et seule la fin reste la même.

Au monde plongé dans les ténèbres, puisses-tu me faire dormir éternellement sans jamais plus me réveiller et me plonger dans le cauchemar de mon quotidien…

Voyant l'heure, je déposai ma plume et évitai de relire l'amas de mots écrits qui ne signifiait rien. Je me levai de ma chaise et allai m'allonger sur mon lit, non sans oublier de mettre le collier, témoin et bourreau de ma déchéance.

Une fois fermé autour de ma peau un peu marquée, j'attendis que les minutes restantes s'écoulent comme ma vie. J'avais l'impression que plus le temps avançait, plus ma mort approchait.

Une erreur de ma part, un oubli, un retard et j'étais bon pour servir de repas à ce monstre appelé Nagini. Sans oublier que j'aurais de nouveau droit aux tortures de cet homme serpent, qui, malgré le nombre de fois où je le voyais, me donnait toujours envie de vomir.

La sensation désagréable qui me happait le nombril me fit fermer les yeux et j'atterris comme chaque nuit sur le sol de la chambre du Mage noir. Je m'inclinai comme toujours et ensuite, comme c'était devenu mon habitude, je ne dis plus rien et enlevai mes chaussures.

Je grimpai ensuite sur le lit, qui malgré tout était confortable, et me plaçai sur le côté, me donnant une vue sur le Lord. Il lisait comme presque qu'à chaque fois et tout en l'observant, je ne pus que me demander si j'allais me réveiller au petit matin. Cette question ne cessait de pénétrer mon esprit chaque nuit et je n'avais jamais la réponse.

Soupirant, je fermai les yeux, me roulant en boule. Le bruit de la pièce - des pages tournées, le feu de cheminée et des écailles glissant sur le sol - furent les derniers sons que j'entendis avant de sombrer dans l'inconscience du sommeil.

POV Voldemort(Même jour)

J'étais furieux et je n'avais plus qu'une seule envie: Tuer ce traître !

Je pénétrai le village avec les Mangemorts que j'avais choisis pour m'accompagner et chaque pas que je faisais me rendait de plus en plus en colère.

J'étais leur Maître et ils n'avaient pas le droit de me trahir ! Je n'étais pas n'importe qui et ce Gaïus de malheur allait l'apprendre.

A présent devant sa maison, je fis signe à mes hommes de rester en retrait. Ils étaient là au cas où une brigade d'Aurors viendrait contrecarrer mes plans.

Je pris ma baguette et pénétrai dans la maison avec le plus de discrétion possible. Il était tard et j'étais sûr que ce connard qui allait perdre la vie dans quelques minutes était en train de dormir. Il devait d'ailleurs le faire avec sa femme. Cette Sang-de-bourbe qu'il m'avait cachée.

Montant les escaliers, toujours silencieux, je n'avais qu'une hâte, rejoindre ma chambre où j'y avais laissé mon jouet endormi. Je n'avais pas pris la peine de lui donner congé, sachant que cette mission ne serait pas longue.

Arrivé au premier étage, je souris et ouvris la première porte devant moi. Je tombai alors sur ce traître et cette Sang-de-bourbe en pleine action. Je cessai toute approche et pendant une bonne minute, je ne pus que les regarder danser de cette manière si lointaine pour moi. Mais tout bonheur ayant une fin, la femme me vit enfin et cria, alertant son mari. Je n'attendis pas et lançai le sort de la mort sur cette erreur de la nature qui était la raison de ma colère, puis je pointai ma baguette sur cet homme qui allait vite recevoir la même attention. Il tenta de prendre sa baguette sur la table de nuit, mais je lui lançai un doloris puissant, le faisant hurler à la mort.

Je le laissai subir ma colère assez longtemps pour me soulager, puis je le tuai d'un Avada. Mes hommes, connaissant leur tâche suite à ma réussite, vinrent récupérer les corps et brulèrent la maison, non sans oublier de faire apparaître la Marque. Je ne les attendis donc pas et transplanai dans ma chambre.

Mon jouet y dormait toujours et Nagini le regardait comme elle regardait ses repas. Je sifflai à son encontre et elle partit s'enrouler dans son coin.

Las de devoir montrer ma supériorité, je me dirigeai vers mon bureau et ouvris la petite armoire qui se trouvait en-dessous. J'en sortis une bouteille de bon Whisky Pur feu et m'en servis un verre. J'allai ensuite me poster devant la cheminée et posai mon front contre le bois sombre, sentant la chaleur des flammes réchauffer mon corps froid.

Le temps n'eut plus d'importance et je me permis de boire le contenu de mon verre sans penser à rien d'autre qu'à ma future victoire et domination des Moldus.

Quand mon verre fut vide, je me déchaussai et enlevai ma robe. Je me dirigeai ensuite vers mon armoire et en sortis un pyjama. J'en portais rarement mais j'avais envie, ce soir, d'oublier mon rôle et la pression sur mes épaules.

Je n'avais pas envie de penser au fait qu'un de mes fidèles m'avait trahi, et que peut-être d'autres le faisaient. Je ne devais pas penser que de tels parasites pourraient nuire à mon plan contre Potter.

Une fois habillé de mon ensemble bleu nuit, je pris place sur mon lit et regardai mon jouet. Je devrais penser à m'en débarrasser quand tout sera terminé…

Oui, je le devais, mais pas aujourd'hui, décidai-je.

Je quittai son corps du regard et décidai de lire les rapports écrits par mes hommes. Une bonne partie de la nuit, j'étais partagé par la colère face à l'incompétence de certains et la joie évidente quand je lisais qu'une mission avait été un succès. Je devais aussi penser à aller prospecter certaines créatures magiques moi-même. L'aide des vampires seraient bénéfiques pour la victoire.

Tout en pensant à ça, sans le vouloir vraiment, je revis les images qui m'avaient surpris cette nuit. Les deux corps nus, l'un dans l'autre, bougeant. Je sentis mon corps se réveiller depuis toutes ces années et cela fut plus fort que moi, mon regard se posa sur le corps chaud à côté de moi.

Bien que jamais je n'avais pensé à la chose et encore moins avec ce jeune homme, maintenant, tout était reconsidéré. Je me plaçai sur le côté et mes doigts aux ongles si longs parcoururent les tissus recouvrant le corps qui sera bientôt nu.

Je l'avais ainsi décidé et j'avais envie de revivre les plaisirs de la chair, même si cela était avec un homme.

Le sexe était aussi possible de cette façon. Certes, il serait moins plaisant mais je n'avais pas la possibilité de mettre quelqu'un d'autre dans mon lit cette nuit.

Je pris ma baguette posée sur la tablette à côté de moi et, d'un sort, me retrouvai nu, comme au premier jour, celui où, dans ce cimetière, j'étais revenu à la vie, avec cette enveloppe immonde.

Je passai ensuite la pointe de ma baguette sur les boutons de chemise de ce jeune fidèle qui, je le sentais, allait me résister. Mais je n'étais pas Lord Voldemort pour rien et si je devais en arriver là, Narcissa Malfoy servirait de repas à Nagini.

Je réussis à faire sauter trois boutons avant de voir le gris des yeux de ma future victime. Le regard remplit de peur qu'il posa sur moi à cet instant me fit sourire. J'aimais faire ressentir la peur chez les gens, je m'en délectais même.

- Maî… Maître… que… que faites-vous ? Demanda-t-il la voix apeurée.

- Je ne t'ai pas donné l'autorisation de poser des questions, dis-je en enfonçant ma baguette dans sa gorge. Déshabille-toi, ordonnai-je.

Il me fit non de la tête et du coin de l'œil je vis ses mains trembler. Je rapprochai mon visage du sien, qui se recula, et je rajoutai :

- Obéis, ou ta mère périra dans d'atroces souffrances.

Ma voix avait été basse mais menaçante et sifflante. Je le vis déglutir et tout en recommençant à pleurer comme le pleurnichard qu'il était, il se dévêtit.

Mon regard se posa sur son corps qui se dévoilait petit à petit et cela réveilla en moi l'homme. Mes yeux qui étaient rouges ne pouvaient se détacher du corps pâle comme de la craie qui s'offrait à ma vue. Seuls les gémissements et les pleurs de mon jouet venaient gêner ce moment.

Perdant patience face à la lenteur qu'il appliquait pour se mettre à nu, je lui lançai le même sort que pour moi précédemment. Il hoqueta en sentant l'air sur sa peau et recula sur le lit. Il se trouvait à présent au bord. Je le toisai avec colère et dis, les dents serrées :

- Reviens près de moi !

Il fit une fois de plus non de la tête et cela fut la fois de trop. Je ne lui permettais pas de me tenir tête, à lui, ni à personne !

Je fus devant lui à une vitesse presque inhumaine et il fit ce qu'il n'aurait pas dû faire. Il leva la main sur moi. Je ris et le regardai tenter de sortir du lit. Je tirai sur son pied et l'attirai avec moi au milieu. Il cria et essaya vainement de me frapper avec ses pieds. Je ris de plus belle, m'amusant follement. Le voir si inférieur à moi me donnait encore plus envie de lui.

- Lâchez-moi… sale monstre… lâchez-moi !

Ses hurlements de plus en plus aigus face à ma prise sur son corps me firent fermer les yeux de bonheur. La haine des gens était si délectable quand je les surpassais.

Je pouvais très bien tuer cet impertinent d'un geste du poignet mais là, j'avais envie qu'il sache qui commandait ici. J'allais donc aller jusqu'au bout de mon idée et lui faire rentrer dans la tête d'enfant pourri gâté qu'il était que j'étais son Maître et qu'il devait me servir de toutes les manières possibles.

Pensant à ça, je vis la nouvelle perspective et le nombre de fidèles dans mes rangs. Il y en avait des pas mal, si j'y pensais avec le côté de l'homme qui s'était réveillé en moi cette nuit.

POV Draco

J'avais beau tenter de quitter au plus vite cet endroit, je n'arrivais pas à transplaner et les doigts griffus qui me retenaient prisonnier sur le lit ne m'aidaient pas beaucoup. Je ne cessais tout de même de crier tout ce qu'il me passait par la tête pour m'échapper. Je pleurais de rage, de peur, et d'horreur. Mes doigts s'agrippaient au bord du matelas et je tentais, sans succès, avec mes forces, de me sortir de là.

Sans vouloir y croire vraiment, un corps se posa sur le mien et je fus plaqué sur le lit. Ma bouche fut, un instant, prisonnière du drap et j'eus peur de mourir étouffé. Les larmes remplirent mes yeux et je me sentis partir, mes poumons devenant douloureux. Je ne voyais plus que des taches noires. Le corps sur le mien n'avait plus d'importance, je ne désirais que pouvoir respirer de nouveau.

Ma tête fut soudain relevée et je sentis la pointe d'une des griffes de ce monstre qui allait… me…

Je fis l'effort de vomir face aux images qui venaient d'assaillir mon esprit et la brûlure dans ma gorge face à l'air et à la montée gastrique me fit gémir.

- Encore un cri Draco et tes parents ainsi que toi n'existerez plus. Maintenant, laisse-toi faire et je te laisserai la vie sauve.

De peur de crier, je plaçai mes mains sur ma bouche et fermai les yeux. Si je tentais de penser à autre chose, peut-être que je pourrais oublier cet instant. Que je pourrais oublier le fait que j'étais à plat ventre, nu, sur un lit. Que cette chose hideuse se trouvait sur moi, le sexe tendu frottant contre ma peau. Peut-être que je pourrais oublier que j'allais subir ça… cette chose que j'avais eu si peur de subir justement, quatre mois plutôt.

Mais pour ma mère, mon père et moi-même, j'allais subir sans me débattre.

Pourquoi le faire et comment éviter mon sort ?

J'étais bloqué dans cette pièce, face au plus grand Mage noir depuis les temps anciens.

- Je te laisse une minute pour te préparer à me recevoir, entendis-je.

Jamais de la vie je ne me préparai à recevoir cette chose en moi ! Criai-je dans ma tête.

Ma gorge fut lourde de sanglots et après un temps infiniment long et court à la fois, je le sentis me profaner, pousser en moi, placer sa main sur ma nuque, me faisant mal. Je le sentis ensuite bouger et j'avais peur que mes mains ne puissent plus retenir les cris que je poussais malgré moi à chaque pénétration. Celles-là même qui me déchiraient de l'intérieur et me brûlaient.

Je ne pouvais que penser à autre chose sans vraiment pouvoir le faire.

Merlin, pitié, faites cesser ça, priai-je après un énième coup de reins venant de mon agresseur.


Voilà, le troisième chapitre est publié. Il fait 8 pages, 2.828 mots.

Est-ce que cette suite vous a déçu ? Vous a comblé ?

Soyez gentils et répondez… m'évitant ainsi de douter.

Et encore… une fois de plus merci pour cet accueil !

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 3 publié le 09 octobre 2011