Auteure : Jes Cullen-Malfoy
Titre : Resistance **Comme la chanson du groupe Muse**
Couple : Draco/Voldemort
Rated : M (Scènes de sexe explicites entre hommes)
Warning : Tortures mentales et violences physiques au rendez-vous.
Genres : Hurt/Comfort, Drame/Tragedy
Situation : Les tomes 1, 2, 3, 4, 5 et 6 sont respectés. Les personnages peuvent avoir, à certains moments, des traits de caractère portant vers le OOC.
Résumé : Dumbledore est mort, tué par Snape. Pourtant c'était la mission de Draco, mais il a échoué. Maintenant il doit en subir les conséquences. Comment le Seigneur des Ténèbres va-t-il le punir ? Pourquoi ? Une septième et dernière année sous un jour nouveau.
Particularité : Voir chapitre 1
Explication : *Bla bla* Fourchelangue. (Draco ne comprend donc pas)
Béta correctrice : Vivi64
Note d'auteure : Presque trois mois d'attente. Désolée. Surtout que ce chapitre était écrit ^^ Mais bon, j'avais besoin de prendre un mois de vacances dans l'écriture, je devais aussi écrire et boucler un Os pour un concours. Sans oublier d'avancer un peu dans mes autres écrits. Sinon, pour ceux qui sont toujours au rendez-vous, j'espère que ce chapitre vous plaira :p Bonne lecture
Note Vivi : Enfin la suite *sort* - *rentre* Bonne lecture ^^ *ressort*
Merci aux lecteurs suivant pour leur review anonyme : manganiark, et snape77. Elles m'ont fait énormément plaisir ^^ Si vous souhaitez une réponse, laissez votre adresse mail avec des espaces :) la prochaine fois.
Bonus : Vidéo Trailer (bande annonce) de la fanfiction :
www . youtube watch?v=PnrpT_CimHk
Chapitre 5
POV Draco
J'étais là, sur le lit, comme un animal. J'avais envie de pleurer face à la réalité. Et je n'avais même plus la force de me soutenir alors que j'encaissais ses coups de reins, sans rien dire, sans gémir de douleur. Je n'osais faire sortir aucun son de ma bouche, de peur que ma mère ne soit tuée ou pire, que Nagini s'occupe de moi.
J'attendais juste qu'il ait fini sa torture comme je le faisais depuis quinze jours. Depuis que j'avais empiré les choses en tentant d'en finir. Merlin que je m'en voulais en cet instant de ne pas avoir tranché mes veines bien avant son appel. Je serais libéré de tout, ne souffrirais plus. Je serais parti loin de ses hanches tapant ma peau, de son sexe profanant mon âme.
Quand je le sentis se vider en moi, et un frisson de dégoût parcourut ma peau à la sensation du liquide tiède expulsé en moi, je fermai les yeux plus fortement, retenant un sanglot.
Et le pire dans tout ça, c'était que je ne pouvais même pas me laver avant le petit matin, quand il me laissait rentrer chez moi, au manoir. Je devais rester souillé toute la nuit. Je devais même rester tranquille près de lui… ce monstre.
Mais à l'inverse de d'habitude, au lieu de s'allonger et de me poser au-dessus de son corps, je le sentis poser son torse contre mon dos et son souffle frappa tout à coup ma nuque.
Que faisait-il ?
Une langue me toucha soudain et j'eus un mouvement de recul. Une main attrapa ma hanche et la serra à m'en faire mal. Je pouvais sentir ses ongles, ou plutôt griffes, entailler ma peau. J'entendis ensuite une voix rauque mais autoritaire me dire :
- Du calme… reste tranquille et tout ira bien.
Je déglutis et me retins de vomir. Il était en train de lécher ma peau !
Je tentai bien de penser à autre chose mais quand quelques minutes plus tard je sentis avec horreur cette chose qui me tuait à petit feu redevenir dure, je gigotai dans l'espoir de fuir et ne plus subir. Mais je fus soudain immobilisé face contre le matelas et je ne pus que tourner la tête afin de pouvoir respirer.
Ce monstre choisit ce moment pour me dire, un sourire aux lèvres :
- Je vais devoir m'absenter un long moment, je ne fais donc que profiter de toi. Alors cesse de te rebeller et reste silencieux à défaut de participer.
La mort, je ne voulais que la mort à cet instant précis alors que son membre me profanait encore. Il entra en moi d'un seul coup de bassin et je gémis tout en plaçant mes mains devant la bouche.
Qu'avais-je fait pour mériter ça ?
Merlin, tuez-moi, je vous en prie, priai-je intérieurement.
Mais rien n'arriva à part ses coups de reins de plus en plus rapides et profonds. Je me sentais brûlé, les larmes inondaient mes yeux. J'avais envie de partir, de décoller sa peau moite de la mienne. Je voulais juste que tout s'arrête et que je puisse enfin reprendre une vie normale.
OoOoOoOoOoOoO
Je peinais à garder les yeux ouverts et essayais de bouger le moins possible. Je n'aimais pas être sur ce corps à la peau presque grise, je n'aimais pas sentir son souffle sur mes cheveux. Je n'aimais pas non plus sentir son bras me maintenir contre lui, mais j'étais faible et je pouvais sentir le sommeil prendre possession de moi sans mon consentement.
De toute manière, pourquoi m'obligeais-je à rester éveillé alors que j'avais déjà subi le pire venant de sa part ? Chaque nuit… chaque nuit depuis une éternité je subissais ce que je ne ferais subir à mon pire ennemi sous aucun prétexte. Je ne souhaitais ça à personne.
Mais j'étais faible, je l'avais assez entendu durant mon enfance par mon père, ma mère. Sans oublier les quelques murmures entendus sur mon passage à Poudlard.
Stoppant là ma dernière résistance face à ma fatigue et mes pensées, enfermant par la même occasion ma raison dans une pièce sans qu'elle ne puisse en sortir, je détendis mes muscles qui étaient douloureux. Je poussai même le vice à laisser un soupir sortir d'entre mes lèvres face à la pression sur chacun de mes membres qui avait diminué.
Venais-je de faire la bonne chose ?
Venais-je de perdre ce qui faisait de moi Draco ?
Venais-je de mettre un pied dans ma tombe ?
Je n'en savais rien, et seul le bruit de la respiration du Lord, des flammes et le sifflement de Nagini me portèrent dans le monde de Morphée. Et je l'accueillis avec bonheur.
Je ne sus pas combien de temps je dormis, mais je me réveillai en sentant quelque chose de dur dans le creux de ma nuque. Je relevai la tête et tombai sur un regard rouge… déterminé.
Mes yeux bougèrent et balayèrent la pièce. Je vis ainsi que la chose dure était en réalité une baguette. Je déglutis et une chaleur monta en moi. Mon ventre se crispa de peur, d'appréhension et mon souffle se bloqua. Mais malgré tout ça, je ne pus m'empêcher de ressentir du contentement à savoir que j'allais m'éteindre ici, enfin. Que tout allait cesser.
Après tout ce temps de torture et de destruction de soi, j'allais enfin être en paix. Cesser d'être son jouet.
- Je vais te lancer un sort qui me préviendra de la moindre tentative contre ta vie. Si jamais tu oses encore désobéir à un ordre, ce que tu as subi jusqu'ici ne sera rien ! Dit mon bourreau.
Je secouai la tête en signe de négation. Je ne voulais pas continuer, je ne voulais pas… je ne me sentais pas la force de subir encore une fois sa folie. Je voulais qu'il me tue, comme je l'avais cru. Mais au final, je n'avais pas le choix, et à cet instant je regrettais de ne pas avoir tué Dumbledore. J'aurais dû lui enlever la vie, devenir courageux. J'aurais dû prononcer les mots que Snape avait dits à ma place. Celle encore une fois d'un lâche.
Je serrai les poings afin de contenir ma rage. Celle qui montait en moi face à ma misérable vie, mais aussi face à tout ce qui me tuait, petit à petit.
Sans rien faire contre, je vis une lumière mauve me heurter mais je ne ressentis aucune douleur. Je sus à cet instant précis que mon enfer allait continuer jusqu'au bon vouloir de cet homme, cette chose. Cet être hideux.
Résigné, je n'avais plus que ça de toute manière, je pris la décision de me rhabiller. Quand mes doigts touchèrent mon pantalon, je sentis une présence derrière moi. Je me retournai rapidement et vis avec peur et horreur ce serpent aux yeux jaunes.
*Nagini, pas maintenant, tu pourras le goûter quand il ne me sera plus utile.*
Le serpent continua de me regarder et un frisson parcourut mon corps. Je déglutis et n'osai pas continuer ce que je faisais, de peur d'une mauvaise réaction de sa part. Le Lord dut venir lui-même réprimander son serpent avec sa voix sifflante. Nagini repartit dans son coin en sifflant lui aussi.
Maintenant près de moi, le Mage noir posa sa main écœurante sur mon corps et le caressa avant de me griffer avec ses ongles dans le bas du dos. Il me dit ensuite, d'une voix menaçante, au creux de l'oreille :
- Encore une petite chose : ce corps m'appartient Draco ! Moi seul peux en profiter et le toucher.
Ne répondant pas, je sentis sa poigne se faire plus forte, mes genoux lâchèrent et je tombai au sol. Je fus soudain encore plus paniqué parce que j'étais en ce moment à hauteur de son sexe et ma raison me poussait à me relever. Mais je savais que si je le faisais, les doloris pleuvraient sur mon corps déjà endolori. Je fermai donc les yeux et attendis. Je ne devais plus faire que ça de toute façon, attendre que tout cesse.
- Quand je te parle, j'attends de toi un « Oui Maître » ! Tonna-t-il.
- Oui Maître, dis-je d'une petite voix.
- Maintenant laisse-moi et attends mon appel pour mettre ton collier.
OoOoOoOoOoO
J'étais dans un des salons du manoir avec père, mère et tante Bellatrix. Ils étaient tous revenus étrangement deux jours après que le Mage noir soit parti je ne savais où.
Mes parents, d'ailleurs, m'avaient longtemps grondé sur mon apparence trop maigrichonne, et ils me forçaient à manger à chaque repas. Ces même repas qui repassaient aux toilettes dès que je le pouvais.
Et là, j'étais assis, fixant les flammes qui dansaient dans la cheminée. Je ne faisais plus rien de mes journées à part rester assis et fixer le vide. Et la nuit, bizarrement j'étais… chamboulé. Parce que même si j'étais seul dans mon lit, il me hantait et m'empêchait de dormir.
Je me réveillai chaque jour en sursaut en sentant ses mains sur moi, et le simple fait de ne pas entendre le bruit des flammes, sa respiration et celle de Nagini, je me sentais perdu. Je n'avais plus de repère.
Tant de mois d'habitudes et de terreurs m'empêchaient maintenant de dormir normalement. Et je ne savais pas si cela était normal.
Avais-je un problème ?
Las et fatigué, je soufflai et soudain la main de mon père se posa sur mon épaule. Je fermai les yeux et me retins de pleurer.
Je faisais ça pour eux aussi, pour leur vie. Et je ne devais pas ressentir de colère envers eux. Parce que cela n'était pas leur faute, mais celle de leurs parents à eux aussi. Enfin, c'était ce que je me disais en boucle quand l'envie me prenait de vouloir leur hurler que je souffrais et cela uniquement par leur faute.
Je m'écartai aussi de cette main de trop sur mon corps et je me raidis face à la tension entre mon père et moi, due à mon geste.
Il ne comprenait pas… personne ne pouvait comprendre de toute manière.
OoOoOoOoOoOoO
Je tremblais, assis au bord de mon lit. Je n'en revenais pas de ce que j'avais osé faire pour ma liberté.
J'avais menti.
J'avais affirmé ne pas reconnaître Potter et ses amis. J'avais sciemment menti pour donner une chance à cet incapable, pas foutu de rester caché, de battre Celui-qui-me-pourrissait-la-vie-de-la-pire-des-man ières. Je n'avais qu'une obsession depuis leur fuite du manoir grâce à cet elfe de maison, que Potter réussisse à tuer ce monstre et me libère ainsi.
Et là, je tremblais encore face à ce qu'il venait de se passer.
Potter et ses acolytes, sans oublier les prisonniers que nous avions au manoir, s'étaient évadés et j'avais perdu ma baguette dans la bataille, ne pouvant pas et ne trouvant pas la force de me défendre face à l'Élu. Il s'était précipité vers moi et avait volé ma baguette, ma précieuse baguette, comme on volerait une sucette à un bébé. Je me sentais démuni mais en même temps, coupable. Coupable de trahir ma famille et leur camp en ayant donné une chance à Potter.
Je me sentais nu… sans mon bout de bois, mais je me disais que cela était mieux. Sans moyen de me défendre, ni d'attaquer, je pourrais plus facilement perdre la vie sans me l'enlever moi-même. Et face à ça, le Mage Noir ne pouvait rien faire, rien empêcher. Je devrais peut-être fuir ces murs et filer sur le terrain, sans défense. Mais je n'étais pas idiot. Je n'avais pas le courage d'agir ainsi.
Je ne pus que penser une fois de plus que j'étais un lâche.
Un bruit de coup à la porte de ma chambre me fit relever la tête et je regardai ladite porte comme si un monstre se trouvait derrière. Les coups se répétèrent et pas motivé pour refuser l'entrée à la personne derrière le bois ouvragé, je dis, la voix résignée:
- La porte est ouverte.
Je vis ma mère pénétrer dans la pièce. Sa robe voleta et ses cheveux détachés encadraient son visage. Je pouvais voir à ce dernier qu'elle était encore chamboulée face à la fuite du garçon qui aurait pu nous faire entrer de nouveau dans les bonnes grâces du Maître. Si elle savait que cela n'aurait rien changé à mon problème. Que je devrais malgré tout aller dans cette pièce hideuse chaque nuit pour être… violé.
Je serrai les mâchoires face à mes pensées et mère vint s'asseoir à mes côtés. Elle posa sa main sur mes cheveux et les caressa. J'avais envie qu'elle n'arrête jamais car j'avais horriblement besoin de réconfort, de tendresse. Mais me rappelant soudainement que le Mage noir m'avait interdit tout contact avec les autres, ou plutôt voyant moi-même cet ordre sous sa phrase à double sens, je m'écartai et fixai mon regard sur le sol.
- Mon chéri, je ne supporte plus te voir te laisser ainsi dépérir. Parle-moi, confie-toi à moi mon amour.
Elle tenta une nouvelle approche et je reculai, sans la regarder. Je l'entendis soupirer. Elle avança son bras de nouveau dans ma direction, souhaitant sûrement que j'abandonne mes défenses mais je secouai la tête et me retins une fois de plus de ne pas fondre en larmes.
Ce qui suivit fut ensuite vécu sans réaction de ma part. Ma mère posa une baguette sur le lit en me disant qu'elle était à présent à moi, puis elle repartie.
Et j'étais resté là, assis, le regard fixé sur le bout de bois, regrettant ma propre baguette en bois d'aubépine. Celle qui m'avait choisi avant mon entrée à Poudlard.
Repenser à ce jour-là me fit me souvenir y avoir vu Potter sans savoir que c'était lui chez Madame Guipure. Je me dis, là, seul dans ma chambre, que je ne serais peut-être pas dans cette situation si j'étais devenu ami avec lui.
Soupirant, je décidai de m'allonger dans l'attente que le jour qui n'était pas encore couché se lève de nouveau. Je ne savais rien faire d'autre qu'attendre.
Attendre ma mort, ma délivrance, le retour de mon bourreau pour me sentir moins perdu. Je n'osai même plus m'endormir de peur de ne pas sentir l'appel de la marque. J'avais peur, dans une maigre mesure, de mourir sans m'en rendre compte et je pensais vraiment devenir fou.
J'enviais ma mort, comme je la craignais.
J'étais l'ombre de moi-même et encore plus depuis que j'étais seul chaque nuit. Je me sentais amputé d'une part de moi sans comprendre. J'avais envie d'entendre de nouveau les pages d'un livre tourner, de sentir un souffle contre mes cheveux.
Parce que tout ça me démontrait clairement que j'étais encore en vie. Là, seul dans mon lit, je n'en étais plus si sûr. Quelquefois, je me sentais pris dans un étau se resserrant de plus en plus, comme si ma vie fuyait mon corps. Je me sentais brûler comme si un feu hantait mes entrailles et seuls des yeux rouge carmin me retenaient. Et je ne savais pas si au final je n'étais pas en train de brûler réellement devant mon bourreau, hallucinant tout ce que je vivais depuis un moment.
Je n'avais plus rien, mis à part le silence de ma chambre et ma folie. Mis à part cette attente et ce sentiment d'oppression, cette envie d'aller dans les bras de ma mère, de serrer la main de mon père. De fuir avec Potter en sachant que ma chance était passée.
Il ne me restait plus rien à part lui et sa volonté de me détruire.
Je fermai les yeux, l'espace d'un instant et sentis une unique larme couler le long de ma joue.
Voilà, le cinquième chapitre est publié. Il fait 8 pages, 2.851 mots.
J'espère que cette suite vous a plu et je vous donne rendez-vous dans un mois (si je n'oublie pas) avec le chapitre 7.
Et n'oubliez pas de penser un peu à moi et de me rendre heureuse avec une review *-* (C'est le seul salaire des auteurs de Fanfiction – n'oubliez pas) (et quelque part celui des bêbête-Bêtas aussi ^^). Et puis, c'est le meilleur moyen d'avoir des réponses à vos questions.
Merci d'avoir lu jusqu'ici,
(^-^)
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 5 publié le 30 janvier 2012
