Ha là là, là là…. Si voir les derniers épisodes en vo était glup, les revoir hier soir pour la énième fois, mais cette fois-ci en vf… Bah l'effet est toujours là lol
Bon, là où je suis dég, c'est qu'il m'aura fallu cette énième vision pour voir que je m'étais trompée sur une petite chose. C'est Maya, la Russe blonde, qui part avec le papier donné par Sidorov et non Veronica, comme j'ai pu l'écrire dans mon précédent chapitre (grrr -_-)
Du coup, pour essayer de ne pas refaire de bourde, je viens de passer la nuit dernière à lister et organiser toutes les actions qui suivent ma fic pour chronométrer chaque mouvement et m'assurer de la crédibilité de tout ce qui va suivre. D'ailleurs, pour info j'ai été jusqu'à voir où se trouvait le point GPS de la première rencontre entre Sidorov et Vaziri. 1H45 de route depuis Los Angeles quand même ! (Ouaip, j'ai une tendance à aimer la précision ^_^''). Je songe du coup, à mettre des extraits de cette chronologie en ligne pour vous aider à suivre.
En attendant, pour répondre aux deux questions d'Eva qui n'a pas de mail.
- MIA est l'acronyme pour « Missing in Action », utilisé dans l'armée américaine pour parler d'un soldat porté disparu au combat. C'est devenu assez usuel de nos jours (du moins dans les séries/fics que je regarde/li. Du coup, je n'ai pas pensé à vous le traduire, sorry u_u)
- Quant au nombre de chapitres à venir. Après avoir écrit les deux tiers de chacun d'entre eux. Il reste encore au moins 15 updates (celle-ci non comprise).
Sur tout ce blabla, bonne lecture !
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BROKEN ARROW
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17H15 - Hangar à Bateau de la Marina Del Rey
Comprenant sans mal que les choses n'allaient pas sans heurts pour Sam et Deeks, au silence insistant d'Hetty et du reste de l'équipe à ses différentes questions. C'est sur les nerfs que Kensi s'était imposé au volant de la voiture de Michelle pour les ramener toutes trois au hangar. Il ne fallait pas être devin pour savoir qu'il y avait une information d'importance qu'on leur cachait. Aussi, à peine les trois femmes entrèrent dans l'annexe du NCIS, que les deux américaines exigèrent d'avoir d'emblée quelques nouvelles de leur partenaire et conjoint respectif.
- Sam ?
- Deeks ?
Si Hetty et Granger les attendaient déjà sur place. Derrière elles, l'agent Pisconov attentive à son entourage se contenta de se mettre à l'aise sur une chaise - histoire d'assister à ce qui s'apprêtait devenir une jolie scène dramatique à la sauce américaine. Seuls restés dans le MTAC, Nell comme Éric observaient la scène par le biais du relais vidéo, leur propre image à cet instant retournée par l'imposante télévision posée au mur.
Granger s'attendant à travailler avec des professionnelles n'avait étonnement présenté aucune volonté à jouer les conspirateurs. Aussi avait-il même sans mal concédé à ce qu'on leur présente très clairement la situation. Car, non. Il n'était pas un psychopathe avide de mettre ses agents en zone d'ombre. Juste un accro du contrôle. C'était Hetty qui avait jugé plus indiqué de leur en parler de vive voix et non par le biais des écouteurs. Ce qui les menait à la scène présente.
Le sous-directeur n'ayant toutefois aucun désir de participer au mélo à venir - après la réaction énergique de l'agent Callen, tous redoutaient celles des filles - Hetty avait naturellement récolté la lourde tâche de les informer de la situation. Peut-être ferait-elle les choses avec plus de doigté qu'il n'en aurait mis. Preuve s'il en fallait qu'il lui restait un tant soit peu d'humanité. Si, si…
- L'agent Hanna a été compromis. commença Hetty sans même tenter de tourner autour du sujet.
En valait pour peine la galanterie de Granger, à vouloir les ménager.
- Et Deeks ? redemanda une Kensi, frustrée qu'on termine toujours par le statut de son partenaire.
- Tous deux MIA.
Disparu au combat… La pire des situations.
- Que s'est-il passé ? exigea tout aussitôt, la jeune femme.
- Le relais vidéo porté par l'agent Hanna nous a permis de le voir se faire jeter dans la piscine, alors que menotté d'une valise remplie d'or. Par la suite, le lieutenant Deeks nous a informés par son microphone les rejoindre pour lui venir en aide.
- Que pouvait-il seulement faire pour aider Sam ? Quand je suis partie, il restait encore trois hommes armés. questionna toujours Kensi, toutefois consciente que la première information avait quelque peu choqué Michelle.
- Il a accepté d'échanger son arme contre les clefs des menottes. Puis nous avons perdu son retour audio quand il a plongé pour secourir l'agent Hanna. Depuis, nous avons perdu tout contact.
- Et où était donc Callen, à ce moment-là ?
Tous sachant pertinemment que leur chef d'équipe était alors en charge de Marcel Janvier, se devant de le rejoindre dans le désert pour le remettre entre les mains de ses gardes-chiourmes. Éric se permit de rompre le silence pesant, pour prendre sa défense. D'autant plus que si personne ne le voyait à cet instant, c'est que G. Callen s'était depuis isolé dans la salle de tir dans le but évident de libérer sa tête et y décharger une partie de sa fureur plutôt que sur Janvier.
- Callen est aussitôt parti pour leur venir en aide. compléta donc l'informaticien à distance. Mais le temps qu'il rejoigne les lieux, il n'y avait déjà plus trace d'eux. Ni rien qui puisse nous offrir une piste à creuser.
- Comment ont-ils seulement découvert pour Sam ? s'exprima finalement Michelle.
- Marcel Janvier.
Le nom donné par Hetty leur suffit à tous. Nul besoin de détails pour comprendre que cette fouine les avait de nouveau doublés.
- Mesdames. Vous savez que nous allons tout faire pour retrouver et récupérer nos hommes… commença Hetty.
- … Mais tachez de ne pas perdre de vu l'essentiel. compléta stoïque le sous-directeur Granger. Il n'est pas question que ces bombes nous échappent… sous aucun prix. Suis-je clair ?
N'ayant pas besoin d'en entendre plus, Michelle se rendit un instant aux toilettes, sous couvert de se rafraîchir, bien que dans le but évident de digérer en privé l'information.
Kensi s'essaya, elle aussi, à encaisser la nouvelle. Si aux primes abords, elle vit l'information comme impossible à surmonter. Se sachant observée, pour ne pas dire scrutée, par tout à chacun dans la pièce. Très vite, la raison l'emporta sur cette bouffée de sentiments ayant manqué l'étouffer d'une crise de panique. Elle était un agent fédéral, non de Dieu. Pas une fillette brayant à la moindre épreuve.
Tous reprenant finalement vie, en absence de coup d'éclat de l'une ou l'autre, Kensi respira de nouveau, sortant enfin de devant les projecteurs. Si Granger repartit aussitôt à l'enclos. Seule Hetty se permit de l'approcher pour l'inciter à prendre à son tour un instant pour elle. Ne serait-ce que pour lui permettre de parler seule à leur invité.
Comprenant sans mal le message, la jeune femme rejoint Michelle dans la pièce exigüe. Là, elle s'accouda au lavabo après s'être aspergé le visage, tandis que son amie sortait de la petite cabine. Une minute de silence partagé, s'observant toutes deux par le biais du miroir. Et c'est l'épouse de Sam qui s'exprima finalement la première, en lui offrant un maigre sourire.
- Malgré les années, l'angoisse qu'une affaire puisse mal tourner subsiste toujours. Pour autant, on n'est jamais suffisamment préparé à y faire face.
- Je comprends.
- Le plus dur est de surmonter sa crainte pour l'être aimé.
- Je ne suis pas tant inquiète pour Deeks.
- Vraiment ? Il s'agit pourtant de ton partenaire. Je t'aurais imaginé plus bouleversée face à la situation. N'est-il pas aussi un ami ?
- Ce n'est pas ça. Pour qu'il y ait crainte, il faut présence de doute. Or, je sais qu'ils s'en tireront.
- Une telle confiance… ?
- … est essentiel entre partenaires, quand on fait ce travail. affirma durement Kensi. Sans compter que Deeks m'a fait une promesse, il y a quelque temps. Et il fait partie de ces rares hommes qui respectent leurs paroles… quel qu'en soit le prix.
- Loin de moi l'idée de vouloir briser tous tes espoirs ou rompre ce sur quoi tu te reposes pour garder la tête froide et maîtriser tes émotions. Mais une promesse ne suffit pas toujours. Vouloir et pouvoir…
- Je sais. Je n'en garde pas moins, une foi aveugle en sa capacité à rebondir à toutes les situations. S'il s'avère qu'il existe un moyen pour eux de fuir, Deeks le trouvera. Comme il encaissera ce qui les attend, aussi longtemps qu'il le faut pour nous laisser une chance de finir la mission.
Très clairement impressionnée par le calme, la détermination, mais surtout la confiance sans bornes que Kensi affichait pour son équipier, Michelle hésita à définir son comportement de folie pure ou plus douce naïveté. L'homme si parfait qu'elle décrivait n'était qu'un flic. Et aux dires de son mari, très clairement pas le meilleur des agents. Pour preuve, le fait qu'il conserve des habitudes dans son quotidien avait été jusqu'à mettre l'ensemble de l'équipe en danger. Un groupe d'iranien l'ayant utilisé comme appât pour se saisir de Kensi.
Il n'avait ni leur formation tactique et militaire, ni même leur expérience acquise à l'étranger… Alors, croire qu'il puisse supporter le pire et sauver Sam… Elle pensait plus justement qu'à l'inverse son époux réussirait à les tirer de là. Mais peu importait qui des deux sauverait l'autre. Tant qu'ils rentraient vivants.
NCIS - LA
Si leur absence de quelques minutes à peine - prise sous couvert d'une pause pipi méritée après une mâtinée à courir de toute part - fut amplement comprise de l'ensemble de l'équipe. Leur visiteuse moscovite ne manqua pas de leur rappeler sa présence dès le retour des deux femmes.
- Votre « mini-moi » s'est absentée le temps d'un coup de fil.
Une remarque qui laissa un froid glacial, digne de la taïga russe. Jamais personne de leur connaissance n'avait jusqu'alors osé parler de la petite femme de la sorte.
- Heu… Je pense qu'elle préférera que vous la nommiez Hetty. se permit de les interrompre Nell, toujours à l'écran.
- Et à part ça ? Ça y est ? Les reines du drame ont terminé d'avoir leur chaleur ? On peut reprendre le cours de notre infiltration ?
Prenant sur elle pour ne pas exploser à l'instant, Kensi ne dit mot. Une maîtrise de ses émotions qui ne fut pas aussi bien reproduite par la seconde victime de ce quolibet.
Se postant face à la Russe, jusqu'alors assise à la table en bois présente dans la plus grande salle, Michelle frappa avec force sur le plat de ses mains pour bien exprimer toute sa colère à son égard.
- Pour reprendre, on va reprendre. Alors maintenant, déballe ton sac !
- Vous d'abord. lui répondit placide le lieutenant de police.
Si ces Ricains pensaient qu'elle allait tout lâcher sur son opération, alors qu'ils venaient de la séparer de sa partenaire dont elle ignorait encore tout de son statut et lieu de repli. Ils pouvaient rêver.
- Si tu n'avais pas remarqué, tu n'es pas en position de force ici. Alors, parle !
- On se calme, Mata Hari. Je ne vous dois rien.
- « On se calme » ? « Je ne vous dois rien » ? Dois-je te rappeler que toi et ta blonde, vous m'avez jeté du 30ème étage d'une tour !
- Tu étais la femme de l'un des plus grands terroristes du moment ! Sans compter qu'au jeu des reproches, votre collègue a tiré sur ma partenaire dont vous aviez au préalable cassé le bras. Dois-je seulement, vous rappeler que des mois d'infiltration viennent d'être foutus en l'air par votre bande de Yankees, dont les membres ne sont pas même aptes à conserver une couverture plus d'une journée ?
- Ca suffit ! les coupa Kensi.
La jeune femme enrageait. Ils n'avaient pas le temps pour ces enfantillages d'un autre âge.
Bon Dieu ! Que Deeks lui manquait cruellement à cet instant. L'homme restait toujours maître de ses émotions et de la situation quand la mission l'exigeait, lui. Comme il savait toujours comment utiliser l'humour et le flirt pour alléger certaines situations, minimiser l'animosité ambiante et tout simplement détendre son entourage en proie au stress ou à l'agressivité. Devait-il devenir la proie de leurs critiques ou camouflets, pour y parvenir. L'homme avait véritablement un don pour jouer ce rôle de désamorçage, si difficile à tenir au sein d'une équipe. Tout à chacun ne pouvait vivre de silence informel, stress permanent, ou de colère latente, comme à l'instant avec Michelle.
Semblant finalement prendre sur elle, l'agent de la CIA s'exprima de nouveau, même si toujours fortement agacée par son vis-à-vis.
- Pourquoi votre gouvernement se permet-il d'interagir ici, sans prévenir nos agences ?
- Sérieux ? Vous prévenez peut-être le Kremlin quand vous vous immiscez chez nous.
Pour la seconde fois, Kensi donna sans mal le point à la Russe.
Témoin de cet échange, Hetty - tout juste de retour de son absence temporaire - coupa court à leur dispute de sa seule présence.
- Je viens de raccrocher d'avec monsieur Bortnikov [1], le responsable de votre agence, mademoiselle Pisconov. Il organise, actuellement, le rapatriement de votre partenaire.
- Inacceptable ! Maya ne part pas sans moi où que ce soit.
- Étrangement, Alexandre m'a fait part de ce qui serait sans doute votre réaction. Si vous l'acceptez, je vais missionner des hommes à moi pour lui assurer une protection rapprochée, dans l'attente que nous finalisions cette mission.
- Je ne finirais rien avant de lui avoir parlé.
- Nous avons fait en sorte que les ambulanciers emportent votre partenaire dans une clinique privée située tout prêt d'ici. Un agent vous attend à l'extérieur pour vous y amener dès à présent. Vous pourrez ainsi rester à ses côtés dans l'attente du prochain appel de Sidorov.
Ne voyant aucune malveillance à ce qu'on lui proposait, Veronica accepta le deal.
Aussi se leva-t-elle sans plus tarder, laissant volontairement la chaise rayer le sol, pour rejoindre tout aussitôt son amie blessée.
NCIS - LA
La Russe évincée de leur discussion, restait à savoir ce qu'ils feraient après l'appel tant attendu. Une inquiétude partagée par tous qu'exprima haut et fort l'agent Blye. Si tous s'inquiétaient avec force pour les deux hommes manquants, il leur fallait absolument reprendre la main sur la suite des évènements.
- Comment va-t-elle expliquer à Sidorov pourquoi elle ne revient qu'avec Quinn, après lui avoir assuré que tout se passait bien jusque-là ?
Ayant plus tôt, aussi fait le point avec les médecins, Hetty savait que la jeune Maya Yerzov ne serait effectivement pas en condition de physiquement les rejoindre. Or par cette seule évidence, l'affaire entière était clairement compromise. À moins que…
Michelle arrivant elle aussi à une certaine conclusion, elle observa longuement la silhouette de Kensi. Très fine, toujours habillée de son blouson de cuir… À cette vue, une idée lui apparut évidente
- Kensi, tu prendras la place de Maya. conclut-elle, oralement
- Comment ? Même en teintant mes cheveux en blond, nous n'avons rien à voir de visage.
- Pas si tu restes sur la moto avec le casque. Je les ais bien observé depuis ce matin, elles n'ont que rarement quitté leur équipement. Hetty ?
- Si l'idée est risquée, elle reste envisageable.
Sachant qu'elles n'en avaient surtout pas beaucoup d'autres. Et qu'ainsi elle pourrait rester aux côtés de Veronica et Michelle pour leur apporter son aide, en plus de camoufler l'absence inévitable de Maya, Kensi acquiesça.
- Dans ce cas, nous ferons ainsi.
- Ce qui est tout à votre honneur, mademoiselle Blye… Avez-vous toutefois bien conscience, toutes deux, de ce que cela implique pour l'agent Hanna et le lieutenant Deeks ? leur demanda Hetty. Si nous souhaitons conforter Sidorov sur l'identité de Quinn. Cela signifie que si d'aventure, il l'informe du lieu de rétention de nos hommes. Nous ne pourrons rien faire pour eux avant l'échange des bombes. Sans quoi, la fuite ne pouvant provenir que d'elle…
- …Il couperait court à tout échange, m'éliminant certainement par la même occasion. Oui.
S'observant de nouveau droit dans les yeux, les deux femmes surent sans mal ce qu'elles devaient faire. Elles étaient des agents fédéraux confirmés, affectées au service le plus sensible de leur agence gouvernementale respective. Elles savaient parfaitement qu'à leur poste, il n'y avait nulle place aux sentiments… d'aucune sorte.
- Nous en sommes conscientes, Hetty. Et l'acceptons en toute connaissance de cause. répondit finalement Kensi pour elles deux.
- Dans ce cas, nous partons sur ce plan.
Dans le MTAC, Granger qui avait suivi cet échange par le retour vidéo fixa dès lors avec force les deux agents techniciens présents à ses côtés. Il n'était pas dupe. Si Kensi et Michelle étaient dignes de confiance, pour peu qu'elles donnent leurs paroles. Et que concernant Callen, il redoutait plutôt ses réactions avec Marcel Janvier. L'homme ne savait que trop qu'avec les deux énergumènes aux manettes de la salle de contrôle, rien ne lui garantissait qu'ils suivent ses ordres si ces derniers n'étaient pas très - TRES - clairement explicités.
- Que l'on soit bien d'accord, vous deux. Pour le succès de cette entreprise, il n'est pas question que vous vous trompiez de priorité. Nous ne pouvons nous permettre de mettre l'affaire en péril pour la vie de deux agents. Aussi maintenez bien à votre esprit que nos hommes devront se débrouiller seuls, tant que la menace nucléaire subsiste. Sans quoi, ce sera la cours martiale pour chacun d'entre vous qui n'agira pas comme attendu.
- Pour cela, il faudrait, déjà que l'on sache où ils se trouvent… osa faire remarquer Éric.
- Malgré ce que vous pouvez penser de moi, je ne prends pas plaisir à vous rappeler que nous ne le découvrirons pas avant la fin de l'échange. Il n'est pas question de risquer cette opération en laissant Sidorov comprendre qu'il a été repéré ou infiltré par plus d'un agent. La glace sur laquelle nous nous trouvons est suffisamment fine, en partant du principe que ni le lieutenant Deeks, ni l'agent Hanna ne dévoileront quoi que ce soit de la mission.
Désireuse d'exprimer les choses plus clairement, encore. Hetty résuma sans mal la situation du hangar.
- En d'autres termes, les enfants. Si d'aventure nous découvrons leur situation avant d'avoir récupéré les bombes, aucune équipe de terrain du NCIS ne devra se rendre sur place. Est-ce bien clair ? insista-t-elle, lourdement.
- Comme du Cristal, répondit Nell pour eux deux.
Le sous-directeur Granger n'étant ni inhumain, ni dénué de sentiment. L'homme apprécia réellement d'être ainsi soutenu. D'autant qu'ici, ils n'avaient guère le choix. Leurs actions étaient suivies, minute par minute, par les plus hauts dirigeants du pays. On parlait quand même de deux bombes nucléaires capables de rayer de la carte de grandes villes mondiales. Or l'acheteur que le NCIS avait lui-même mis en travers de la route de Sidorov, l'iranien Naseem Vaziri n'en avait pas qu'après les États-Unis ! Si bien que s'ils n'interrompaient pas l'échange… les conséquences seraient mondiales. Dans ces conditions, ils ne pouvaient décemment tout risquer, juste pour secourir deux hommes payés pour prendre ce genre de risque et assumer les conséquences de ce type de situations. À ce niveau de crise internationale, la vie d'un soldat ou d'un agent passait après la mission ! Et c'était bien, parce qu'ils en avaient conscience et possédaient la force d'aller contre leurs instincts primaires, qu'Hetty Lang et lui-même étaient à leur poste.
Finalement satisfait de leur capacité à avoir su rebondir à l'imprévu, Granger repartit au bureau d'Hetty pour y faire son compte rendu au Général suivant leurs actions pour le compte du président. Il lui fallait dorénavant les informer de la participation de la Russie à la mission de récupération...
NCIS - LA
C'est à cet instant seulement que Callen trouva finalement la force de rejoindre le reste de son équipe au hangar à bateau. Alors qu'il croisa brièvement le regard d'Hetty, sa voix trancha dans le cabanon. Il se devait de s'excuser en premier lieu auprès des deux femmes ayant respectivement perdu plus qu'un conjoint ou équipier. C'était aussi le père de ses enfants pour l'une et l'homme qui avait détruit d'une patience d'ange tous ses murs de défense pour l'autre. Deux informations dont il était lui-même très lié. Étant le parrain des enfants de son partenaire et celui ayant donné son aval à Hetty pour offrir aux deux benjamins de son équipe un passe-droit pour explorer plus profondément cette « chose » qu'ils partageaient.
- Pardonnez-moi.
« De ne pas être arrivé plus tôt pour les sauver. » « De ne pas avoir mieux surveillé Janvier qui a trouvé le moyen de nous doubler en raison de mon seul manque de vigilance. » « De ne pas avoir su stopper Sidorov, quand ils en avaient eu l'occasion des mois plus tôt. »
Les raisons étaient innombrables et suffisamment connues d'eux tous, pour qu'il ait réelle nécessité de les énoncer distinctement.
Si Kensi accepta ses excuses en une fraction de seconde. La jeune femme se permit même un geste rare, en le prenant quelques instants dans ses bras pour une étreinte toute fraternelle. Une réaction très éloignée de celle de l'agent Hanna.
Non dupe quant à l'existence d'un feu brûlant ne demandant qu'à s'extraire, Callen exprima alors le souhait silencieux de se trouver seul à seul avec l'épouse de son partenaire. Une demande qu'Hetty n'eut aucun mal à lui concéder.
- Mademoiselle Blye. Veuillez me suivre. Nous allons rejoindre la clinique pour que vous repreniez une partie des vêtements de l'agent russe dont vous allez prendre la place. Des hommes à nous sont déjà partis rechercher vos trois motos…
N'ayant mot à dire à l'ordre donné, la jeune femme suivie leur responsable. Toutes deux laissant G. Callen et Michelle Hanna dans un face-à-face auquel même Nell et Éric refusèrent d'assister, coupant tout aussitôt leur propre connexion au lieu.
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À suivre
[1] Pour info, il s'agit du vrai nom du directeur du FSB ^_-
Toutes mes excuses pour mes updates si longues. Mais ce chapitre (comme le suivant d'ailleurs) est aussi peu passionnant à lire que compliqué et difficile pour moi à écrire. Je ne suis à l'aise qu'avec le perso de Deeks. Si bien qu'écrire quoi que ce soit sans sa présence est une véritable torture pour moi u_u. Malheureusement, ayant pris le parti de prendre la suite de l'épisode, je n'ai pas le choix =_=.
À très vite.
mimi yuy
