J'ai fait de mon mieux pour publier au plus vite, la suite directe du précédent chapitre.
Même si j'ai toute conscience que ce doublé n'a que peu d'intérêt pour la majeure partie d'entre vous, je pense que le final va vous redonner envie de lire la suite ^_-. Comme le prochain chapitre devrait très - très - largement répondre (enfin) à nombre de vos attentes ^-^x
En attendant, j'ai conscience qu'après Sam, c'est Michelle qui ne joue pas très « équipe » ici. Mais la concernant, j'estime que la peur de perdre son conjoint, dont le futur est intimement lié à un flic auquel elle n'a jamais eu que des échos des plus moyens, excuse en majeure partie son comportement. Après tout, elle se montre juste humaine, ici...
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BROKEN ARROW
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17H45 - Hangar à Bateau de la Marina Del Rey
Sur le chemin le menant de l'enclos au hangar, Calen n'arrivait toujours pas à se sortir de ses pensées. Il s'en voulait tant de ne pas avoir vu /prévu / soupçonné l'action de Marcel Janvier.
L'homme leur avait pourtant prouvé combien doué il pouvait être à ce jeu d'échec qu'il lui imposait à chacune de leur interaction.
Un simple message écrit sur des paupières... Un putain de stratagème aussi basique et enfantin, qui pourrait s'avérer mortelle pour Sam et Deeks !
Comment cela avait-il pu lui échapper ?
Calen rongeait son frein à se savoir coupable de tant de négligence.
Une faiblesse qui coûterait si ce n'est la vie de ses équipiers, certainement assez de cauchemars pour les hanter une vie entière. Car Dieu seul savait ce que Sidorov et ses comparses prévoyaient pour eux.
« Bon Dieu, tenez le coup. » pria-t-il en lui-même.
Leur plan aurait pourtant dû s'avérer aussi simple qu'efficace. En convainquant Janvier d'organiser l'achat des bombes de Sidorov par l'Iran, par le biais de Vaziri. D'un coté, comme de l'autre, tout le monde y gagnait. Sidorov devenait riche, l'Iran avait sa force nucléaire, et Janvier se débarrassait de ceux qui n'aspiraient qu'à le torturer. Tout était parfait. Au détail près qu'il n'avait pas encore pris la mesure de combien ce putain de français en avait dans sa manche. À l'inverse, découvrir au passage que les deux tigresses russes étaient de leur bord l'avait à peine surpris. Trop de pensées et d'inquiétudes en tête pour s'étonner de quoi que ce soit de ce genre.
Finalement, la seule ombre d'espoir - malgré la déroute totale à laquelle ils faisaient face - était qu'après cette révélation sur le fait que David Forman soit en réalité un agent, la confiance de Sidorov en Janvier était à son paroxysme. Si bien que tout autre mot sortant de ses lèvres - comme la confirmation que Quinn n'était pas une infiltrée - serait sans doute cru aveuglement. Alors, si Sam et Deeks tenaient le coup et ne lâchaient aucune information compromettante… Il n'y avait pas d'autres raisons pour que Sidorov abandonne ses 40 millions de dollars en interrompant l'échange à venir. C'est sur cette seule conviction que Callen concéda dans l'ombre d'une porte que le nouveau plan conçu par les filles avait toutes ses chances.
Restait peut-être juste à comprendre pourquoi Janvier avait informé Sidorov de manière si dramatique et non oralement. Certes, Kensi l'avait durant toute la rencontre sous son viseur. Mais l'homme disait de lui-même n'attendre que la mort de leur part. Cela prouvait donc une seule chose. Malgré son envie de faire tuer toutes les personnes lui étant proche, il avait tout autant le désir que l'échange ait finalement bien lieu. Sans doute pour permettre à sa part d'être confiée à sa fille. Une faille qu'ils devraient creuser pour pouvoir de nouveau le faire agir à leur guise.
En attendant, il était plus que temps pour lui de se montrer aux deux femmes ayant toute légitimité pour lui en vouloir à mort. Peut-être était-ce d'ailleurs là l'ultime vengeance de Janvier. Faire en sorte que ses frères meurent pour que le reste de sa famille le déteste à vie...
NCIS - LA
Restée seule avec Callen, Michelle put enfin fulminer toute sa colère jusqu'alors contenue. Et sa première cible fut naturellement Marcel Janvier. Elle n'aspirait plus qu'à une seule chose : obtenir un tête-à-tête avec ce dernier.
- Où est-il ?
- Juste à côté. Toujours dans la salle d'interrogatoire.
- Laisse-moi lui parler.
- Pour lui dire quoi ? Il ne sait pas où Sidorov les a conduits ! la contra Callen, déjà épuisé moralement.
- Tu n'en sais rien ! Il pourrait déjà nous donner la liste des planques de Sidorov de sa connaissance !
- Quand bien même, il ne dira rien.
- Laisse-moi seule avec lui. Et je te garantis qu'en moins de dix minutes, il chantera.
- Non. le lui opposa-t-il de nouveau.
- Merde, Callen ! Je saurais le faire parler !
- Non seulement nous ne pourrions rien en faire, pour l'instant. Mais Hetty refusera que nous nous abaissions à utiliser ce genre de méthodes.
- Parce que tu crois que Sidorov se gène à les employer sur tes équipiers ? Dois-je te rappeler que mon mari est entre ses mains ? Laisse la main à la CIA, si tu n'es pas capable d'agir comme un homme !
- La CIA se permet peut-être de telles largesses sous couvert de la protection nationale. Mais Marcel Janvier est retenu par le NCIS. Et le NCIS ne cautionnera jamais des actes de barbarie ! Tout du moins sous la commande d'Hetty. Et si je désire bien plus que toi en découdre avec cet homme. Penses-tu vraiment que nous soyons capables d'égaler ce qu'il a vécu sous les mains de Vaziri ? Il ne parlera jamais ! Peu importe jusqu'à quelle extrémité nous irons.
- Et quand dirait Granger ?
Citant l'homme, telle une petite fille tentant d'obtenir l'accord de son père, suite au refus définitif de sa mère. Au moins Michelle eut-elle la décence de réaliser d'elle-même l'ampleur de son exclamation.
Désireux de la calmer, Callen tenta une autre approche.
- Ils trouveront un moyen de s'échapper. Et le cas contraire, ils tiendront. Car ils savent qu'on fera tout pour les trouver.
- Tout, sauf te salir les mains.
Niant cette énième attaque personnelle, Callen poursuivit son laïus. Il voulait la convaincre que même si les choses tournaient mal. Il restait toujours confiant quant à l'assurance de retrouver les deux absents.
- Ne t'inquiète pas. Deeks saura les sortir de là.
- Tu veux dire Sam.
- Non, Michelle. Je parle bien de Deeks. Sam est un soldat né qui lui saura faire face à des dizaines d'hommes armés et les en défaire sans mal. Mais si l'un de nous tous a seulement une petite chance de pouvoir s'échapper de la main mise de Sidorov, c'est uniquement Deeks.
- Toi comme Kensi, semblez si persuadé que cet homme est si parfait.
- Oh. Crois-moi, c'est loin d'être le cas. Mais en cette situation, nous ne pouvions espérer meilleur duo en place.
- Bon Dieu, Callen ! Tu parles d'un simple flic qui avant de vous rejoindre n'avait dû traiter que de petits voyous dealant dans nos rues. Et tu penses qu'il va être en mesure de tirer Sam de l'enfer dans lequel ils se trouvent actuellement ? Je pensais que tu aimais et estimait bien plus que cela ton partenaire, ton ami… Dois-je seulement te rappeler que tu es le parrain de ses filles ? Nos enfants !
Gardant tout son calme, malgré l'agacement qui l'emportait de plus en plus en lui, Callen se fit ferme.
- Michelle. Tu ne sais absolument rien de ce qu'a été la vie et les infiltrations de Deeks avant qu'il nous rejoigne.
- Sam…
- Sam non plus ! la coupa-t-il. Vous ne savez strictement rien de son expérience passée. Pas même Kensi ! Pour la simple raison que seuls Hetty et moi-même avons eu accès à son dossier complet. Alors, fais-moi une faveur et cesse de dénigrer et méjuger, une personne de grande valeur qui à cet instant souffre aux cotés de ton mari dans le seul but de conserver intact ta couverture.
- Comment peux-tu être aussi convaincu qu'il ne dira mot ?
- Si tu connaissais réellement Deeks par toi-même, tu n'en douterais pas une seconde.
- J'aimerais te croire Callen. Vraiment. Mais je reste persuadée que vous vous bornez à croire en l'impossible, par pur aveuglement. Accepterais-tu seulement de faire équipe avec lui, si tu étais à la place de Sam ?
Soupirant pour la énième fois, Callen se décida à lui répondre pour la dernière fois
- Oui, Michelle. Et avec personne d'autre.
- Pas même Sam, avec qui tu as connu le pire durant vos cinq années de partenariat ?
- Pas même, Sam.
- Je ne te comprends plus.
- Michelle. Ouvre les yeux, bon sang ! Si ton mari est le meilleur soldat qui m'ait été donné de connaître. Il n'en reste pas moins qu'un soldat ! Buté et incapable de penser que tout n'est pas affaire de bien et de mal. Ne doute pas un instant que je donnerais ma vie pour sauver mon partenaire, sachant qu'il en ferait de même pour moi. Nous nous le sommes largement prouvé par le passé. Mais à l'image où il apparaissait plus indiqué de partir en Irak avec Kensi, la plus à même de survivre au milieu de nulle part. En situation d'otage, pris à parti par un trafiquant d'arme ou un cartel de la drogue dont on ne connaît pas les limites de la folie ? Sans hésitation, je choisirais Deeks.
- Comment peux-tu ne serait-ce que le penser ?
- Sam a ce défaut de tout voir à travers le même filtre. Il est obtus et empreint de principes. Il a une vue étroite et refermée de l'action et de l'infiltration. Sauf que tout n'est pas blanc ou noir. Contrairement à lui, Deeks possède une bien plus grande expérience de la vie. Ce qui le rend plus apte à réagir et improviser selon les situations. J'ajouterais pour finir que s'il fait partie de mon équipe, ce n'est pas pour respecter des quotas ou faire de la figuration. Qu'est-ce que tu crois ? Nous sommes une équipe d'élite dont chacun des membres a été sélectionné pour un ensemble de capacités bien particulières.
Ce sur quoi, l'homme se dirigea vers la salle d'interrogatoire pour faire face à son pire cauchemar. Malgré toute sa patience et tendresse pour l'épouse de son partenaire. Il avait mieux à faire que de convaincre une personne qui ne voulait pas entendre ses arguments. Il fallait encore s'assurer que ce bouffeur de grenouilles soit toujours prêt à poursuivre le jeu à l'instant où ils auraient enfin le lieu d'échange. Ravalant sa fierté, Callen ouvrit donc la porte enfermant ce champion d'échec.
NCIS - LA
18H30 - Hangar à Bateau de la Marina Del Rey
Déjà deux heures que Sidorov avait promis de rappeler ses mercenaires russes. Cent vingt longues et interminables minutes que tous avaient vues s'égrainer avec inquiétude et impatience.
Dorénavant tous regroupés dans l'annexe officieuse du NCIS, attendant sagement un appel auquel ils ne croyaient plus. Veronica Pisconov qui observait par le retour vidéo un Marcel Janvier faisant les cent pas dans la salle d'interrogatoire, se permit une question qu'elle estimait presque anodine. Manière comme une autre pour la jeune femme de passer le temps et briser ce silence pesant qui imprégnait les lieux.
- Et lui aussi, il est de chez vous ?
- Non. rétorquèrent, aussitôt, pas moins de trois voix distinctes.
- Ok…
Nul besoin d'être natif du pays, pour comprendre qu'on la rembarrait. Rien de très surprenant avec un tel niveau de stress cumulé autour d'elle. Seule la brunette ne l'ayant plus quitté depuis plus d'une heure semblait encore à même de lui parler. Elle portait à présent le blouson de Maya, reflétant ainsi une silhouette lui rappelant cruellement : combien sa partenaire lui manquait à cet instant. Au moins avait-elle quand même pu trouver un certain équilibre avec cet agent du NCIS. Au contraire de l'agent de la CIA, Kensi Blye - puisque tel était son nom - avait au moins eu la délicatesse de se sentir suffisamment responsable des blessures infligées à Maya pour, non pas s'en excuser. Après tout, elles avaient toutes, fait leur travail. Mais afficher une véritable empathie à leur égard.
- Nous devons nous assurer que la vente a toujours lieu. indiqua finalement une Michelle frénétique qui coupa de ses mots la Russe dans ses pensées.
- Je peux l'appeler. se proposa aussitôt la jeune flic. Mais je vous préviens que ce n'est clairement pas dans nos habitudes.
- Dans ce cas, cela paraîtra moins suspect, si c'est Janvier. en conclut naturellement Callen. Après tout, il a toutes les raisons de s'inquiéter que l'échange ne se fasse pas, avec Vaziri sur le dos et son besoin d'obtenir sa part du marché.
- Avez-vous pu négocier avec lui qu'il nous aide de nouveau, agent Callen ? le questionna alors Hetty.
- Il apparaît qu'une preuve tangible que sa part soit bien donnée à sa fille puisse réellement devenir une motivation suffisante. Mais rien ne nous dit qu'il ne jouera pas de nouveau double jeu.
N'ayant guère beaucoup d'autre choix, Hetty donna, au bout du compte, son aval pour céder au chantage.
- Voyez avec lui ce que l'on peut faire.
Ne pouvant nier les ordres, Callen prit de nouveau sur lui pour requérir l'aide de Marcel Janvier. Mais comme une heure plus tôt, très vite l'homme changea son fusil d'épaule. Réclamant toujours plus.
- Si j'obtiens l'immunité totale… J'aviserais à réfléchir à comment vous aider.
- Non acceptable.
- C'est vous qui voyez… J'aurais pourtant pu confirmer la couverture de Quinn pour lever tous doutes sur elle. Après tout, qui serait-il pour me nier cette vérité, après l'avoir informé de la présence d'une première taupe ?
Serrant les dents, Callen se refusa d'accepter pareil marché. D'autant qu'il savait que cet homme réussirait toujours à glisser une faille dans leur pacte. Tel un mauvais génie de la lampe, il ne cessait à chacune des incursions dans leur mission où ils l'impliquaient de tout faire tourner à son avantage. Mais pas cette fois. Il ne le lui permettrait pas !
Présentant finalement un papier et stylo devant l'homme, il se limita à la seule proposition acceptable qu'ils pouvaient lui concéder.
- Nous pourrions aussi vous rendre à l'Iran. Ou vous enfermer à vie dans l'un de nos hôpitaux psychiatrique de haute sécurité…
- Vous ne serez pas surpris que la seconde proposition me soit plus appréciable.
- Alors, signez ici. Et nous ajouterons que la récompense - obtenue pour l'aide apportée en une affaire d'État - sera remise à votre fille.
Si la somme indiquée sur l'un des papiers n'était pas celle espérée, son chiffre respectable réussit tout de même à le faire céder.
- Très bien. Je ferais ce dernier appel…
- Vous ne reverrez jamais la lumière du jour, Janvier. Après cette affaire, votre fin sera définitive.
- Enfin décidé à me tuer agent Callen ? Quel dommage que vous ayez enfin décidé d'agir si tardivement. Car ce que vous ferez de moi n'y changera plus rien. Vous avez tué votre partenaire de la pire des manières qui soit. Demandez donc à votre agent de la CIA qui les a infiltrés, par quoi ils sont passés avant de mourir. Et quand bien même réussiriez-vous à récupérer l'un ou l'autre vivant, jamais plus vous ne les retrouverez comme avant. Vous avez perdu à jamais vos équipiers !
- LA FERME !
Sachant que perdre son calme en sa présence était contre-productif - sans compter que cela offrait un trop beau spectacle à leur prisonnier - Callen du sortir un instant pour retrouver son calme avant que tout ne parte en live.
Alors qu'il s'éloignait finalement de l'homme, ce dernier se leva si subitement qu'il ne sut réagir que par pur réflexe. Marcel Janvier se jetant sur lui, une arme à la main, Callen réagit instinctivement pour écarter cette dernière et la diriger vers son agresseur. Sauf qu'en guise d'arme, Marcel Janvier ne possédait que le stylo utilisé plus tôt, que Callen venait par « inadvertance » de lui planter dans la carotide.
Le sang jaillissant dans l'instant, l'agent senior du NCIS resta figé sur place, tandis qu'Hetty, Granger et Kensi se précipitaient dans la salle pour tenter de sauver ce qui ne pouvait plus l'être.
Les poings et la mâchoire serrés, G. Callen ancra ses yeux dans le regard mourant du caméléon, l'un de ses pires adversaires. Un ennemi d'envergure international qui se mourrait dans un bain de sang avant même d'avoir réalisé l'ultime action qu'il leur avait pourtant promit. Jusqu'à la fin, il aurait réussi à les avoir.
En tuant cet homme, Callen n'avait que trop conscience d'avoir ajouté une pierre au sac plongeant toujours plus profondément la mission et toute son équipe dans une mer de tous les dangers. Plus encore. Il avait finalement laissé Janvier vainqueur de leur partie d'échec. Comme l'homme le lui avait indiqué dans l'avion-cargo le ramenant aux États-Unis. Il avait réussi son plan... Réussis à le convaincre de le tuer.
Hurlant de rage à l'extérieur de la salle, Michelle exprimait très clairement leur sentiment commun.
Observant la scène avec bien plus de sang-froid, Veronica se permit, elle, un brin d'humour. Aussi décalé et inconvenant que l'aurait fait un tout autre lieutenant de police de leur connaissance.
- Franchement, même chez nous, on garde nos ennemis vivants tant qu'ils nous sont utiles.
C'est dans ce brouhaha qu'une sonnerie de téléphone prit enfin écho autour d'eux.
Or loin du portable attendu, c'était bel et bien celui utilisé par Janvier au cours de l'affaire qui donnait signe de vie. S'en saisissant, Callen hésita un instant avant de le décrocher. En agissant de la sorte, il savait jouer là le coup de bluff de sa vie.
- Allo ?
- Ah. Ce n'est pas Marcel Janvier. À qui ai-je l'honneur ?
- Agent Callen du NCIS.
- Oh. C'est donc pour vous que travail David Forman ou quelque soit son nom ?
- Exact. Aussi, je vous conseille de nous rendre cet homme vivant...
- Ou sinon ? Vous n'êtes pas en position de négocier quoi que ce soit, agent Callen. De plus, je crains que son corps ne serve déjà à nourrir les poissons. Désolé.
- Vous...
- D'aventure vous n'auriez pas d'autres agents infiltrés que je pourrais supprimer ?
- Des tas d'autres, Sidorov. Des tas d'autres qui vous feront payer cette mort. Vous avez ma promesse.
- Je n'en doute pas. En attendant, je saurais profiter de la part due à Janvier.
Ce sur quoi, l'homme coupa la communication.
- Nell, Eric ? exigea Callen.
- L'appel fut trop court pour nous permettre de trianguler quoi que ce soit, lui répondit l'informaticien.
- Pourquoi avoir décroché ? s'étonna Hetty.
- Il savait déjà avoir un agent infiltré et que Janvier était sous les mains de son agence. Alors à quoi bon lui nier l'évidence ? Au moins ainsi, sait-il que nous sommes perdus et incapables de lui mettre la main dessus.
- Vous pensez qu'il va tout annuler ?
Si Granger exprima finalement haut et fort la question que tous se posaient, les dix minutes qui s'en suivirent parurent des heures. Mais à peine envisageaient-ils leur prochain coup qu'une tout autre sonnerie résonna dans le hangar.
Aussitôt, Veronica décrocha son portable sur haut-parleur. Loin des palabres de Marcel Janvier, la jeune femme garda son naturel en allant droit à l'essentiel.
- Vous deviez appeler au bout de deux heures. répondit-elle pour tout accueil.
- Ça ne fait que 15minutes de retard, ma chère.
- Bien. Dans ce cas, nous ne viendrons Maya et moi que 15minutes après l'heure de votre deal...
- Ok. Je suis désolé. Mais j'ai dû rappeler Vaziri pour envisager un nouveau lieu d'échange avec lui.
- Rien à battre des détails. On fait quoi, là ? Parce que votre chienne commence sérieusement à nous taper sur les nerfs.
Si Michelle savait pertinemment que la remarque lui était destinée à elle, Michelle Hanna - l'agent de la CIA - et non à destination de Quinn. La femme eut au moins le professionnalisme de ne pas réagir.
- Est-elle toujours avec vous ?
- Hum… Il est possible qu'elle se soit un peu animée avec Maya. Mais à part un léger bleu au visage, ta poupée va bien.
- Animal jusqu'au bout.
- Vous vous êtes décidé à griller votre forfait pour encore beaucoup de banalité du genre ?
- Dirigez-vous sur Pasadena. Je vous y rappelle à 20H pour vous donner le lieu exact de l'échange qui aura lieu à 15minutes de là.
- Vous savez quoi ? Y'a intérêt à ce qu'on ait un supplément pour avoir dû jouer au baby-sitting toute la journée.
- Veronica.
- Hum… ?
- Le mot d'ordre reste le même. Au moindre doute concernant Quinn, vous l'éliminez.
- Croyez-moi. Ce sera mon plaisir de trouver l'excuse me permettant d'agir ainsi.
- Calmez tout de même vos envies. Car si j'apprends qu'elle est morte sans raison, j'aurais moi-même vos têtes.
- C'est ça, Casanova… À tout à l'heure.
Suite à quoi, elle raccrocha.
S'ils n'avaient toujours pas l'adresse finale, ils s'y rapprochaient diablement. En plus d'obtenir de première main, la confirmation que l'affaire était toujours d'actualité. Mais plus que jamais, ils n'avaient pas le droit à l'erreur. La moindre trace d'un agent sur le périmètre et tout serait stoppé. Aussi, Granger concéda-t-il à ce que seules les filles se rendent sur place. Tout au plus Callen resterait-il en arrière garde, voué à agir dès qu'ils auraient un visuel sur les deux bombes.
Alors que d'autres agents les rejoignaient pour récupérer le corps sanglant du caméléon délaissé dans la petite salle d'interrogatoire. Tandis que Veronica et Kensi prenaient en main clef et casques de moto, pour suivre Quinn à l'adresse indiquée par Sidorov. Une troisième sonnerie résonna du côté du MTAC, cette fois-ci.
Toujours branché au retour vidéo du hangar, Éric - encore choqué par la mise à mort à laquelle il venait d'assister - décrocha en un réflexe acquis par la force de l'habitude.
- Allo…
- …
- Allo ?
N'ayant aucun retour audio, le jeune homme vérifia rapidement qui donc le contactait. Le numéro lui paraissant inconnu, il insista une dernière fois.
- Il y a quelqu'un ?
Si personne n'eut d'intérêt pour cet appel en particulier, du côté du hangar à bateau - tous s'apprêtant à en sortir. Le nom presque hurlé qui échappa finalement des lèvres de l'informaticien se relevant dans le même instant sous l'effet du choc, figea tout à chacun dans les deux salles.
- DEEKS ?!
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À suivre.
Hé hé… Et toute la question est de savoir comment Deeks peut bien être au bout du fil.
A-t-il vendu père et mère jusqu'au numéro de téléphone du NCIS, maintenant que Sidorov pense savoir à quelle agence ils appartiennent ?
A-t-il pu s'échapper pour les appeler à l'aide ?
Sam est-il vraiment mort comme l'a indiqué Sidorov ?
À très vite pour le découvrir ^_^x
Sinon, pour les curieux, voici le début de ma chronologie (expurgée de ce qui se passe pour les garçons passés 17H ^_-). Même si les horaires ne sont pas forcément tenus à la minute/seconde près. Faut bien avoir des repères pour ne pas faire passer 2 journées en 1 ^_^''
08H00 Ouverture de la banque / Paiement de Quinn et David / Evasion dans rue de LA / Appel de Janvier
08H30 RDV prit pour 5H plus tard
13H30 Rencontre dans le désert
14H30 Récupération de l'or / Départ de Kensi pour suivre Quinn et les Russes / Deeks porte secours à Sam
15H00 Tous les hommes quittent la villa du désert
16H00 Interrogation de Deeks en attente du réveil de Sam
16H10 Interrogation de Sam
16H20 Torture sur les dents – acte 1 / Les filles sont de retour au centre de la ville de L.A. après 1H50 de route / Combat des Russes avec Michelle puis avec Kensi
16H30 Torture sur les dents – acte 2
16H45 Appel de Sidorov aux filles toutes groupées dans la cage d'escalier
16H55 Maya prise en charge par une ambulance
17H15 Arrivées des filles au hangar à bateau
17H30 Veronica va voir Maya
18H30 Veronica de retour à l'OPS pour l'appel attendu à 18H45
18H45 Janvier pousse Callen à le tuer
18H50 Sidorov appelle Janvier
19H00 Sidorov appelle les filles pour fournir l'heure de RDV avec 15minutes de retard
19H10 1er appel de Deeks
mimi yuy
