Au sujet de Max – mémo 1 :

Je suis tellement dingue de la série ces derniers temps, que j'ai tendance à penser que tout le monde connaît chaque épisode presque par cœur comme moi ^_^'' Du coup, je n'ai pas pensé que certains lecteurs ne sauraient pas qui est « Max ». Du coup, j'ai rajouté quelques notes dans mon précédent chapitre. Mais pour ceux qui n'iront pas le relire et l'ignorent encore, sachez que Max (Gentry) est l'une des premières couvertures que Deeks utilisa en tant que flics. Il la reprendra dans l'épisode 2x22, quand il devra retrouver son ami Ray. Comme on le retrouve dans le 4x23 quand il décide de séduire Monica pour obtenir les infos attendues par Granger. Il me semblait amusant d'y faire état par le biais de Sam qui - s'il connaît une seule chose du passé de Marty Deeks, c'est justement son personnage de Max Gentry.

Pour ne pas faire tout de suite, un roman au sujet de Max, je continue de vous exposer ma vision de ce personnage à la fin de ce chapitre ^-^

En revanche, je vous dis tout de suite : UN ENORME MERCI POUR TOUTES VOS REVIEWS !

Sinon, désolée de ne pas aller plus vite dans les updates. Mais là je devais écrire les chapitres qui suivent en même temps pour m'assurer d'une cohérence dans les évènements qui vont s'enchaîner dés le prochain.

En vous souhaitant une bonne lecture pour la suite directe de leur évasion, vu du coté de Deeks !

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BROKEN ARROW


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19H00 - Lieu inconnu à quelques kilomètres du désert de Mojave

Extrait brutalement de sa perdition, Deeks stoppa net tout mouvement. Mais à son regard voilé, Sam douta encore qu'il soit bien de retour. Tant de violence gratuite… cela n'avait rien à voir avec leur flic surfeur. Non. La seule personne en son corps qui avait agi de même n'avait jamais été que…

- Max ?

A son appellation, les yeux bleu pâle ressortant du visage sanglant le fixèrent avec une intensité et une colère telles qu'ils laissèrent Sam, le souffle coupé.

- Qu'est-ce qui te prend de m'appeler comme ça ? lui rétorqua aussitôt le blond.

Manquait plus que ça…

Conscient d'en avoir trop fait avec Andros, Deeks s'en serait mordu les joues, si seulement, elles n'étaient pas déjà bousillées. Si Sam commençait à croire qu'il était schizophrène… Il n'y aurait vraiment plus rien à sauver de leur relation, une fois cette affaire terminée.

Bon, il avait bien conscience que son comportement récent pouvait pousser au doute et que ce personnage de Max puisait sa force et son caractère d'une part importante de lui-même. En bref, qu'il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet. Mais ce n'était franchement pas le moment de la jouer : psychanalyse sur le divan. Y'avait clairement plus urgent. Comme reprendre un peu plus maîtrise de ses actes et cesser de faire flipper Sam.

Renvoyant son regard vers la forme chiffonnée présente à ses pieds, Deeks cracha un dernier magma de sang et de bile à son visage, avant de s'en détourner et reprendre sa tache première : extraire son foutu équipier de ses liens. S'écroulant à ses pieds, c'est finalement sans plus d'énergie qu'il le délia enfin de ses seules mains tremblantes.

- Grouille putain !

- Si tu crois que c'est facile, avec des phalanges pétées.

Quand il réussit à lui détacher un premier bras, Sam le repoussa sans vergogne pour mieux ôter le reste de ses entraves et se lever tout aussitôt. Bien qu'affaiblit par le courant l'ayant traversé de part en part un trop grand nombre de fois, l'homme était à son tour poussé par l'adrénaline et le besoin d'agir pour sauver sa femme du pire. Aussi nia-t-il toutes ses douleurs musculaires et brûlures tiraillant sa peau. Affermissant à peine son équilibre d'une main sur le montant de la chaise, il se pencha pour se saisir de l'arme à feu de nouveau abandonnée au sol. Puis fit quelque pas vers la porte menant à l'extérieur de leur prison.

- C'est bon. Le couloir est libre. On y va.

Se tournant pour voir le flic toujours au sol, Sam s'impatienta.

- Bouge, non de Dieu !

N'ayant plus le courage de se déplacer ou juste le désir de parler, tant ses coupes faciales le préoccupaient et la douleur pulsait toujours de sa mâchoire percée. C'est d'un simple signe de main que Deeks l'incita finalement à partir sans lui. Malgré toute sa bonne volonté, le peu d'énergie qu'il avait conservé jusqu'alors ayant disparu dans son combat contre l'armoire à glace, il avait vraiment besoin d'une pause pour espérer tenir de nouveau sur ses jambes. Alors, sa mission auto établie de libérer Sam réalisée. Il considérait avoir le droit d'exploiter le restant de ses forces pour tenter de se donner les moyens de surmonter l'instant. Raison pour laquelle, il commença par ôter sa ceinture, dans le but de se faire un garrot à la cuisse dont le sang s'échappait toujours, bien qu'à moindre flot.

Très sincèrement, à cet instant, il fut surpris de voir Sam de retour à ses côtés.

- Deeks, lève-toi !

- Peu plus. Pars sans moi. s'obligea-t-il à répondre.

Il ne voyait que trop bien l'homme trépigner d'impatience pour quitter les lieux et retrouver sa femme. Jamais il ne prendrait le temps de lui en laisser un peu pour souffler.

- Deeks !

Devant son absence de réaction, Sam céda. Non sans agacement, ni libérer une flopée de jurons, il le quitta comme demandé… Sans même chercher à savoir si ses blessures étaient plus graves qu'elles n'apparaissaient. Se fit comme remarque acerbe, un Deeks désabusé par tant de soucis exprimés à son égard. Mais après tout. Pourquoi Sam irait-il s'en soucier ? Il l'avait juste protégé du pire, en attirant aussitôt que possible toute l'attention des Russes sur sa propre personne, pour lui donner les moyens de poursuivre leur mission. Et non pour jouer les infirmières en herbe sur sa personne…

Son équipier échappé l'arme au point, Deeks réalisa que sa ceinture ne suffirait pas seule. Il lui fallait trouver une compresse. Ou du moins récupérer le couteau toujours empalé dans l'estomac d'Andros, histoire de l'aider à déchirer sa veste ou son tee-shirt. Avant de l'envisager, il se traîna laborieusement jusqu'à sa première chambre de torture qu'il devinait riche de tout un tas d'objets, sans doute plus utiles que lui exploser les dents ou extraire les yeux.

Il savait d'expérience qu'il ne tarderait plus à entrer en état de choc, s'il ne stoppait pas très vite ses pertes de sang et ne compensait pas sa chute vertigineuse d'adrénaline. Le danger avait beau être temporairement passé, ils n'en restaient pas moins toujours coincés en terrain ennemi et dorénavant séparés de son équipier. Tout cela en ignorant tout du nombre de gardes armés potentiellement toujours présents autour d'eux.

S'il voulait s'en tirer vivant, il ne devait surtout pas baisser les bras et laisser tomber la tension le tenant jusqu'alors éveillé. Plus encore, il devait prendre le temps nécessaire de s'octroyer au mieux, quelques premiers soins d'urgence décents. Ou du moins tout ce qui pourrait s'y apparenter.

Bousculant ce qui se trouvait sur la table en bois, il fut heureux d'y dénicher assez vite, un rouleau de chatterton épais. Sans doute employé pour bâillonner ou ligoter leurs proies... Mais surtout, une bénédiction à ses yeux, car bien plus efficace que toute ceinture ou lambeaux de tissus. Avec ça, il pourrait stopper efficacement ses principales sources d'hémorragie d'un tour de main. Aussi, sans tarder, improvisa-t-il des compresses avec les chiffons traînant ça et là, qu'il fit tenir sous un garrot de scotch, offrant une pression suffisante pour lui raffermir efficacement la cuisse. Celle-ci ainsi momifiée façon carton de déménagement, il agit de même avec le reste de ses blessures. Luxe suprême ! Une source d'eau inattendue, trouvée sous la forme d'un évier bas repéré au fond de la pièce, lui permit même de se rincer bouche, mains et visage tuméfié. De quoi le rafraîchir et le réhydrater aussi. Rien de mieux pour se redonner un coup de fouet. Il aurait eu une bouteille d'alcool, c'était Noël avant l'heure. D'ailleurs, en y réfléchissant bien, à ce qu'il en voyait autour de lui [après tout, il pouvait avoir de la chance et trouver un vieux whisky au fond d'un placard] il réalisait qu'ils devaient se trouver dans une sorte d'arrière-garde de garage. Appuyant finalement avec force sur ses coupes faciales pour y stopper les saignements, il hésita à y coller là aussi du scotch. Mais sachant combien l'arracher s'avérerait douloureux, il jugea préférable de laisser les choses en l'état dans un premier temps. Tout au plus, emporta-t-il avec lui un torchon imbibé d'eau pour continuer à y faire pression et éviter de tracer son déplacement de gouttes de sang dégoulinant de son visage.

Ses premiers soins réglés, presque regonflés à bloc du seul fait de se sentir plus stable sur sa jambe blessée, Deeks clopina de nouveau au corps inconscient pour le palper et y trouver non sans joie, clefs de voiture et téléphone portable. Cerise sur le gâteau : un petit 38 camouflé dans un holster attaché à l'une des chevilles.

S'il ne doutait pas que Sam trouverait sans difficulté la sortie pour tenter de sauver ce qui pouvait l'être de l'opération, Deeks supposa que prévenir l'équipe qu'ils étaient toujours en vie aurait son intérêt.

Activant le Smartphone, le flic fut d'abord rassuré qu'il ne soit pas bloqué par un code pin. Il aurait été bien en peine de le faire cracher à l'autre con qui gigotait parfois de quelques spasmes, tels les cafards qu'on écrase, mais qu'on se demande s'ils ne sont pas encore juste un peu en vie. Il l'aurait bien achevé d'une balle dans le crâne. Mais un minimum de réflexion lui indiquait qu'il valait mieux conserver ses maigres munitions pour des situations plus critiques… ou un besoin lui paraissant étrangement plus utile à cet instant. Aussi chercha-t-il où se trouvait finalement cette fichue caméra de surveillance dans la salle blanche pour la neutraliser d'un coup bien visé. Après quoi, il prit le temps de ligoter et bâillonner Andros, du scotch qu'il conserva avec lui, en guise de bracelet. On n'avait jamais rien créé de plus polyvalent que cette petite merveille découverte dans son enfance dans les mains d'un certain géo-trouve-tout écolo. [1] Ce n'était bien qu'une simple précaution d'usage, car il doutait fortement que le type puisse sortir vivant de ses blessures. Mais le plaisir de le savoir souffrir jusqu'au bout, ne devait pas surpasser le risque qu'il informe qui que ce soit de leur évasion pour peu qu'il finisse par reprendre conscience.

Finalement, la seule mauvaise surprise de ses découvertes fortuites était de constater l'absence de tout réseau dans cette salle pourrie. Cela ne l'étonnait plus que Sidorov ait dû sortir à chaque fois qu'il souhaitait passer un coup de fil.

- Putain !

Jusqu'au bout, ils le feraient chier ! Sachant l'importance de prévenir les autres, Deeks n'eut d'autre choix que de trouver la force de se mouvoir le temps de trouver une sortie ou du moins une position moins coupée du monde.

Passant à son tour, sa tête à travers la porte menant à ce qui était donc, bel et bien un très long couloir. Il fut soulagé de ne voir aucune âme aux alentours. Aussi s'y engouffra-t-il, se tenant au mur pour maintenir son équilibre précaire, jusqu'à enfin arriver à une zone plus… habitée, dirait-il.

Faisant face à une série de portes défoncées, Deeks imagina sans mal que cela puisse être le fruit d'un agent sur les nerfs. A priori, la curiosité de savoir ce qu'il y avait dans toutes ces pièces avait été la plus forte pour Sam. Poussant doucement quelques portes, il y vit de simples chambres à coucher… Enfin, par simples… repérant dés la seconde pièce du matériel SM et une caméra bien en évidence, il comprit vite où ils se trouvaient : Un foutu lieu de tournage pour des films de culs… D'ailleurs, en y réfléchissant bien, les deux chambres de torture servaient peut-être déjà depuis un moment à produire des films underground d'un autre type… Vu le plaisir affiché par l'homme lui ayant percé les dents, il voyait bien Andros produire des Torture Porn à la Hostel et autres Snuff Movie[2], vendus à prix d'or.

Restant sur ses gardes, Deeks continua à progresser, découvrant toujours plus de pièces lugubres, la rose bonbon couverte de clous et miroirs étant de loin la plus flippante à ses yeux. Sur le tournant, il entra enfin dans une zone munie de fenêtres côté couloir, pour y découvrir le corps d'un homme particulièrement brisé. Pour dire, la tête n'était plus même positionnée du bon côté.

Bon Dieu, mais il avait lâché Gozilla ou quoi ?

On pourrait bien, plus tard, lui faire la leçon sur son comportement avec Andros. Sam n'en paraissait pas moins tombé lui-même en mode Mad Max [3], à cet instant…

À la lumière déclinante provenant des fenêtres, Deeks réalisa surtout que le temps filait à une vitesse folle. Aussi se devait-il d'agir comme il en avait eu l'intention. Et cela commençait par appeler l'OPS.

Si sa vue se limitait pour l'instant à une arrière-cour, il découvrit qu'il se trouvait dans un coin suffisamment peuplé pour avoir du réseau. Du moins, une fois sortie des salles de torture. Composant aveuglement l'un des numéros aboutissant au MTAC, il entendit dans le même temps de l'extérieur, des ordres dictés en russe et un moteur qu'on allume…avant de voir de sa position une voiture partant toute gomme dehors…

- Allo.

S'il espérait que ce soit Sam qui ait pu fuir les lieux. L'image furtive du conducteur et de son passager au moment où le véhicule passa devant sa fenêtre, le démentit aussitôt. Loin de toute évasion, il s'agissait plus sûrement de Sidorov et Zhrov en personnes.

- Allo ?

Du coup, Sam devait certainement être encore coincé dans ses murs.

Il ne savait pas trop quoi penser du départ de Sidorov. Après tout, c'était bon signe, non ?

Car l'homme toujours dehors, cela garantissait encore une chance que l'échange ait toujours lieu. Du moins, s'il ne fuyait pas simplement en découvrant leur fuite et toute leur supercherie… Quoi que ce comportement ne lui ressemblant pas, il n'avait sans doute pas encore découvert leur échappée.

- Il y a quelqu'un ?

Sortant finalement de ses pensées par l'exclamation d'Éric, Deeks lui répondit enfin.

- C'est moi. murmura-t-il dans un désir vain de ne pas réenclencher la perte de sang de sa bouche toujours couverte de coupures sanguinolentes.

- DEEKS ?!

Il se remettait à peine du hurlement, suivi en arrière-fond d'un brouhaha indistinct, que la voix de Nell se fit distinctement entendre à son oreille.

- Deeks. Éric lance une recherche sur ton point d'émission. Si tu ne peux pas parler, fais juste ton possible pour garder la communication active le plus longtemps possible.

- C'est bon, je peux parler. Juste pas trop fort.

- Ok. Dans ce cas comment vas-tu ? Es-tu en danger immédiat ? Et sais-tu où tu te trouves ?

Apaisé par ces questions simples et le ton véritablement soucieux de la jeune analyste, Deeks absorba son calme pour apaiser son cœur battant toujours jusqu'alors à tout rompre.

- Pas au top, mais ça pourrait être pire. Non à cet instant précis. Et… pour ce qui est de ma position géographique, j'en sais foutrement rien.

- L'agent Hanna est-il avec vous ? le questionna, Hetty, entrant à son tour dans la discussion.

- Pas à côté de moi. Mais je crois qu'il n'a pas encore pu sortir du site.

- La liaison porte bien. les interrompu Éric. Mais le portable que tu utilises est sécurisé. Il va me falloir entr minutes de communication pour passer tous les serveurs. Donc surtout, reste en ligne le plus longtemps possible.

- 'kay

- Une fois localisé nous essayerons d'envoyer une équipe vous chercher, mais…

- NON ! le stoppa Deeks avant même qu'il ait pu finir sa phrase.

Calmant aussitôt son ardeur, à la douleur engendrée par cette exclamation, Deeks reprit plus calmement.

- Ne vous souciez pas de nous. Il y a bien plus urgent à faire….

- Lieutenant Deeks… reprit leur patronne à tous.

- Non, Hetty. C'est important. Je viens de voir Sidorov quitter la demeure en voiture. Je ne pense pas qu'il soit au courant de notre évasion. Sans quoi, il serait resté. Il a dû laisser des consignes à Andros. Mais ce dernier n'est plus une menace à cet instant et incapable de le contacter. Je vous appelle de son téléphone.

- Pensez-vous que l'échange aura toujours lieu ?

- J'en suis persuadé. Si j'ignore comment ils ont su pour Sam. Bien que la couverture de Quinn ait aussi été mise en doute. Le fait qu'elle soit un agent ne leur a jamais été confirmé.

Devant le ton employé, Hetty du s'assurer des raisons d'une telle confiance.

- Puis-je vous demander comment vous en être aussi certains ? C'est important, lieutenant. Personne ne penserait moins de vous, si l'un ou l'autre avait laissé filtrer des informations compromettantes. C'est nous cacher des fuites pouvant s'avérer capitale pour le reste de cette affaire qui nous serait le plus dommageable, à présent.

- Je n'ai pas entendu grand-chose des échanges ayant eu lieu entre Sam et Sidorov. Mais n'ayant rien raté en visuel, je peux vous garantir qu'il a gardé le silence tout du long. Tout au plus, l'ai-je vu nier de toutes ses forces des propos qui lui étaient dits.

- Et pour vous ?

- Vous me connaissez Hetty. J'ai pas cessé une seconde de leur parler. Ils ne m'y auront pas beaucoup aidé pour autant, remarquez. Quoi qu'il en soit, je pense avoir réussi à leur faire croire ce que je voulais.

- À savoir ?

- Rien de moins qu'une bonne part de la vérité. Que j'étais un flic à qui l'on avait demandé de surveiller leur maison.

Si Deeks n'entendait que la voix d'Hetty, Éric et Nell jusqu'alors. Non dupe, il se doutait bien qu'une tout autre personne devait aussi être dans la place. Une autre personne, comme leur très cher sous-directeur Granger…

- VOUS AVEZ QUOI !? se fit aussitôt entendre ce dernier.

- Poursuivez, je vous prie, lieutenant. l'interrompu aussitôt Hetty.

Comprenant la gravité de la situation, c'est dans un soupir qu'il cessa de les asticoter en finissant son histoire.

- Ouais. Je disais donc que j'ai réussi à leur faire croire que j'étais un flic des stups ayant pour ordre de surveiller les allers et venues dans leur demeure, le LAPD imaginant qu'un trafic de drogue y était mis en place.

- Vous voulez rire ? rétorqua Granger.

- Quoi ? Vous préfériez que je leur dise passer par là par hasard ? J'ai tricoté une histoire qui se tenait avec les preuves que je portais sur moi, comme ma plaque de flic. Une chance qu'il n'imagine pas une seconde que la police puisse bosser avec le NCIS. Car grâce à ce bobard crédible, j'ai clairement entendu Zhrov dire à Andros que jusqu'ici il avait confirmé la vente à Vaziri. Sidorov doit sans doute rejoindre à l'instant les filles sur place.

- Il vient tout juste de les appeler pour leur dire de se diriger sur Pasadena pour 20H. le compléta aussitôt Éric.

- Vous avez donc encore toutes les chances d'intercepter les bombes et de les choper par la même occasion. J'ai pas encore pu inspecter beaucoup les lieux. Alors, j'ignore si nous sommes éloignés du centre, surveillé par des gardes, ou si seulement il y a une autre voiture que celle d'Andros. Mais je pense que même avec tout ça, Sidorov n'imagine pas un instant qu'on puisse s'évader ou contacter des secours.

- Secours que vous attendrez donc encore un moment. imposa Granger. Soyons claires, ce qu'Éric et Hetty essayaient de vous dire. C'est qu'une fois l'adresse déterminée, nous n'irons pas pour autant vous chercher avant la fin de l'échange. Nous ne pouvons risquer qu'ils pensent que vous n'êtes pas seuls.

- On est bien d'accord. D'autant qu'il y a tout un appareillage de surveillance vidéo, ici. Il se pourrait même que chaque zone filmée soit facilement accessibles à distance. A minima sur un site de porno en direct, pour les pièces intérieures. Donc s'ils ont moyen de se connecter régulièrement en leur absence, et vous voit approcher, d'autant plus avec l'insigne d'une agence fédérale. Il est certain qu'ils annuleraient tout dans la seconde. Alors rassurez-vous, j'appose mon propre veto à la prise d'assaut des lieux.

- Dans ce cas, pourquoi nous appeler, lieutenant ? demanda dès lors Granger.

- Pourquoi ? Je sais pas. Tailler la bavette, me plaindre à Eric et Nell ? Ah, si ! J'oubliais ! Accessoirement, prévenir l'équipe que la couverture de Quinn était sauve et qu'elle ne fasse rien lié à Sam qui puisse la griller inutilement. Je vais tacher de le retrouver et m'assurer qu'il vous retrouve sain et sauf. Oh… Et bonjour à vous aussi, Granger ! Toujours un plaisir de vous parler.

Sur ce, las de devoir sans cesse s'expliquer à ce type responsable du conflit qui l'opposait actuellement à Kensi - ne doutant pas que cette dernière lui en veuille de lui avoir encore caché l'une de ses missions en solo, dont il n'avait pourtant eu mot à dire - Deeks n'avait plus de patience à offrir à ce type. Aussi glissa-t-il tout simplement le portable dans l'une de ses poches arrière.

Après tout, il avait promis de garder la communication ouverte, pas de leur parler sur cette même période. Sans compter que s'il voulait venir en aide à Sam pour le sortir de là au plus vite. Au vu de son état, il lui faudrait bien ses deux mains de libres pour y parvenir.

Granger peu habitué à qu'on lui manque de façon aussi flagrante de respect, fulmina. Mais à l'absence de tout nouveau retour du lieutenant, il s'énerva plus encore.

Bien que ne voulant pas en ajouter, Éric l'informa aussitôt de sa théorie.

- Aux légers bruits de frottement que l'on entend. Il doit avoir glissé le portable dans une poche

Quand ils entendirent finalement des coups de feu et jurons étouffés de Deeks, la théorie se confirma. Mais plus encore, l'inquiétude les submergea. Ce n'était jamais bon d'avoir le son sans l'image. D'autant plus quand la tonalité se coupa subitement.

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À suivre.


[1] Seconde fic NCIS-LA où je glisse un clin d'œil à Mac Gyver ^_^'' Je ne sais vraiment pas d'où ca me vient lol

[2] Le « Torture Porn » est un sous-genre des films d'horreur, reposant sur la seule torture gratuite (comme Hostel et Saw pour les titres les plus emblématiques). Tandis que dans un « Snuff Movie» la victime n'est plus un acteur mais une personne véritablement assassinée. (Comme dans The Brave, un film avec Johnny Deep)

[3] Fallait absolument que je lui fasse faire ce jeu de mot, avec Sam le traitant de Max… ^-^ (Gentry) suite à son accès de violence )

Au sujet de Max – mémo 2 :

Comme vous l'aurez vite remarqué, avec ce début de chapitre, je ne compte pas faire passer Deeks pour schizophrène. Pour moi, si Deeks n'aime pas devenir Max, c'est bien parce qu'il lui rappelle trop ce qu'il était réellement dans sa jeunesse. Une facette de lui-même, lui ayant certainement permis de supporter la violence domestique subit, puis son besoin de se confronter au monde, lorsqu'il fut enfin libéré de l'emprise paternelle… En gros comme certains dans leur période « ado » viennent à changer de caractère un temps - devenant parfois renfermé ou au contraire agressif… Pour moi, à l'identique, Deeks sur une période de sa vie a certainement du se montrer violent / insensible / immoral… (Toutes les qualités de Max - qui a été jusqu'à tromper son meilleur pote avec sa femme Nicole, quand même -_-…) pour mieux affronter ce à quoi il devait faire face. En tout cas, ses discussions avec Ray m'ont laissé penser qu'il a fait son lot de conneries dans sa jeunesse, tout en jouant les durs dans son quartier. Bref, une fois ce cap passé, je le vois bien faire renaître cet alter ego (comme il le nomme lui-même), comme première couverture dans la police (vu qu'il maîtrisait déjà le rôle). Puis par la suite, chaque fois qu'il veut se préserver des conséquences de ses actes (car comme le dira très bien, Monica, il est plus facile pour lui, d'assumer son comportement en se cachant derrière un : « C'est pas moi, c'est mon ami Max qui l'a fait ».) Bref, un gros sujet que j'ai envie d'essayer de distiller dans quelques chapitres à venir. En espérant y arriver subtilement, ce qui n'est pas gagné lol.

À très vite, j'espère.

mimi yuy