Désolée pour le temps d'update. Mais ce double chapitre fut insoutenable à écrire. Impossible pour moi, de me motiver à m'y mettre. Blocage complet ! Véritable syndrome de la page blanche, principalement du au fait qu'il n'y a strictement rien de nouveau dans ces lignes et que cela m'a véritablement ennuyé de l'écrire.

Si j'ai donc toute conscience du désintérêt de ce qui va suivre, je vous demanderais quand même d'être indulgent avec moi avec peut-être le pire chapitre de cette histoire. Car malheureusement, il fallait bien finir par poser cette dernière pierre, véritable clef de voûte de cette fic, pour enfin profiter de la suite et traiter des conséquences de cette opération sur toute l'équipe ^-^.

Sinon, pour ceux qui m'ont expliqué avoir du mal à suivre avec les personnages non récurrents de la série. Pour rappel, vous n'avez jamais eu que 6 noms à retenir :

Isaak Sidorov : Le trafiquant d'armes d'origine russe.

Michael Zhrov : Un associé russe de Sidorov. Celui qui récupère l'arme de Deeks quand il vient sauver Sam de la noyade.

Mikhail Andros : Un second associé russe de Sidorov. Celui qui torture Deeks avec la fraise de dentiste.

Veronica Pisconov : La mercenaire russe brune engagée par Sidorov. Ex-lieutenant de police.

Maya Yerzov : La mercenaire russe blonde engagée par Sidorov. Ex-agent du FSB (agence ayant succédé au KGB).

Naseem Vaziri : L'iranien acheteur des bombes nucléaires

Marcel Janvier : Dit le caméléon. Un français dont la main a été coupée en représailles par Vaziri et qui dans le plan du NCIS désir offrir à l'iranien le moyen d'acheter des bombes nucléaires en échange qu'il lui foute enfin la paix.

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BROKEN ARROW


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19H25 - Pasadena - Parking Est du Robinson Stadium

Bien qu'elles viennent toutes trois d'arriver à leur point d'attente, au cœur de Pasadena, Kensi n'en était pas moins déjà impatiente qu'ils en terminent une bonne fois pour toutes. Cette affaire n'avait déjà que trop duré.

Au bref regard jeté sur ses partenaires du moment, il était certain qu'elle n'était pas la seule à penser de la sorte. Au jeu de l'attente insoutenable, Michelle s'affichait d'ailleurs comme la plus expressive. À battre le pavé telle une prostituée en attente désespérée d'un client. Encore heureux que les lieux n'étaient pas enclins à ce genre d'occupation…

Ne sachant pas encore où et comment Sidorov souhaitait les retrouver, l'agent du NCIS, le lieutenant de police russe et l'agent de la CIA s'étaient toutes trois accordées pour se rendre dans un lieu public facilitant la dispersion. À savoir sur l'un des nombreux parkings entourant le Robinson Stadium. Le fait qu'un match soit prévu d'ici une petite heure leur permettrait, d'ici au rendez-vous donné par Sidorov, de profiter de l'arrivée massive du public pour détourner au besoin toute son attention. Comme la taille raisonnable du stade limitait la fréquentation des lieux, juste suffisamment dense pour y glisser leurs propres renforts en toute discrétion.

Restait donc seulement pour elles à patienter. Une attente insoutenable pour Kensi Blye. L'agressivité de Michelle envers elle l'avait convaincu de ne pas tenter le diable à s'essayer de lui parler de nouveau. Restait donc Veronica Pisconov, qui à son crédit affichait plus de professionnalisme qu'elle en attendait. Mais qui à l'instant envoyait surtout SMS sur SMS de son portable. Au sourire qu'elle afficha, révélant subitement une tendresse évidente, nul doute que les réponses reçues à ses messages la soulageaient.

Se découvrant au même instant observée, la jeune russe afficha tout aussitôt une façade exempte de tout sentiment. Mais loin de se moquer ou l'inciter à se sentir mal à l'aise, Kensi la questionna plus naturellement sur la personne à l'origine de cet instant d'humanité.

- Votre partenaire ?

- Hum… Même si tu ne l'as pas loupé, Maya pourra sortir dès ce soir.

- Si vite ?

- C'est une femme forte. La meilleure.

Amusée à l'écoute de ses paroles, Kensi le fut plus encore quand Veronica leva les yeux au ciel en sentant son téléphone vibrer de nouveau dans ses mains.

- Juste infernale quand elle ne peut pas participer à l'action. Comme si je ne pouvais pas me débrouiller sans elle.

Riant finalement de son manège, peu dupe d'à quel point sa partenaire devait lui manquer, à la voir répondre de nouveau d'un bref message. C'est son propre manque qui emplit le cœur de Kensi Blye à cet instant. Un instant de faiblesse qui la laissa souffler un aveu tout personnel.

- Vous me rappelez tellement mon propre partenaire.

- Est-ce un compliment ? Parce que j'ai cru comprendre que vous n'étiez pas dans la meilleure des relations dernièrement.

Ne voulant surtout pas savoir comment elle avait pu deviner cette vérité avec si peu de temps passé à leur côté, Kensi n'en répondit pas moins sincèrement.

- Oui. Le meilleur des compliments.

- Rien que ça… ?

Aux épaules soulevées pour effacer ses paroles, Veronica n'en bouda pas moins leur discussion.

- Et elle ? Elle s'entraîne pour faire le tapin ?

À cette remarque si approchante de ses pensées, Kensi n'en retint pas un nouveau rire, bien plus audible celui-ci. Définitivement, c'était bien le genre de commentaires que Deeks lui aurait confié pour lui changer les idées et l'aider à passer le temps, à l'occasion d'une planque.

Michelle - toujours sur les dents à ne pas avoir de nouvelles sur Sam et restée à bonne distance - se tourna à son éclat de voix. Un regard noir à leur destination, et agacée, elle remonta dans le SUV noir.

- Qu'est-ce qui lui prend encore ?

- Tu sais qu'avec les oreillettes que l'on porte, chacun entend tout ce qui se dit entre les autres ?

- Quoi ? Je ne l'ai pas traité de pute. Elle est trop coincée et habillée pour avoir du succès. Déjà que je ne comprends pas ce qu'Isaak peut bien lui trouver. On dirait une none…

Si loin de là, Henrietta Lang leva les yeux au ciel à cette remarque. La femme se jugea déjà bien chanceuse que ce ne soit pas l'un de ses agents qui parlent de la sorte. Sans quoi, elle n'en aurait pas fini d'en entendre parler par Owen.

NCIS - LA

Alors que le temps passait, Kensi commença à jalouser terriblement la jeune russe. Elle aussi rêvait de pouvoir échanger quelques SMS avec son partenaire. Nostalgique, elle se souvenait du temps où même lorsqu'ils étaient l'un près de l'autre, il leur arrivait d'en échanger pour ne pas exprimer haut et fort certaines de leurs pensées les plus inavouables à l'oreille des enregistreurs associés aux oreillettes portées lors des missions d'infiltration. Jamais - avant d'être associé à Deeks - il ne lui était arrivé d'agir de la sorte. L'une de ces si nombreuses choses qu'elle n'avait jamais expérimentées avant lui ! Pensa-t-elle brièvement amusée.

Dire qu'elle ignorait toujours tout de ce qui lui arrivait, à cet instant. Hetty avait imposé l'omerta sur ce qui advenait aux deux absents pour les forcer à rester concentrées sur le reste de l'opération en cours. Mais comment ne pas laisser son esprit dévier vers Marty Deeks ?

- Il vous manque ?

Finalement extraite de ses pensés par Veronica, Kensi lui demanda d'un haussement de sourcil à se répéter.

- Votre partenaire habituel. Il vous manque ?

- Terriblement. Si depuis trois ans que nous travaillons ensemble, il a souvent du s'absenter pour retourner travailler pour le LAPD. Je n'imaginais pas que cela me serait si dur d'en être si longuement séparé dans cette affaire.

- Je comprends. Je n'apprécie pas non plus de devoir jouer avec toi au lieu de Maya. Alors que cela ne me pause aucun souci quand je retourne moi-même bosser pour la police.

Encore une fois amusée par la façon dont la jeune femme interprétait ses paroles, Kensi allait lui répondre quand le téléphone de Veronica sonna. Décrochant naturellement, cette dernière reprit tout son sérieux pour répondre à leur commanditaire.

- Parking Est de Robinson Stadium. On vous attend.

Raccrochant, elle les informa de l'arrivée imminente de Sidorov.

- Il sera là dans dix minutes.

NCIS - LA

19H45 – Azusa Avenue

Soupirant aux derniers évènements, Isaak Sidorov s'éloigna du concessionnaire où il venait de perdre de précieuses minutes pour y acheter une nouvelle Mercedes. Une bien maigre dépense au regard des millions qu'il ne tarderait plus à encaisser après son échange avec Vaziri. Restait à retrouver les filles au plus vite. Et pour cela il devait encore savoir où elles se trouvaient. Appelant Veronica, il ne perdit pas de temps en palabre.

- Où êtes-vous ?

Jugeant le lieu convenable, après l'avoir saisie sur son GPS, l'homme décida de les y rejoindre.

- Ok. Je serais là d'ici dix minutes.

S'il avait souhaité appeler dans la foulée Zhrov, pour savoir ce qu'il en était d'Andros et comprendre la raison des trois corps repérés au sein de la demeure qu'ils avaient quittée plus tôt. La présence d'une patrouille de police sur la route l'en dissuada. Ce n'était pas le moment de se faire arrêter pour téléphoner au volant…

Arrivée sur le parking indiqué, le russe repéra assez vite Quinn, malgré la foule familiale les entourant. Non loin du SUV se trouvaient ses deux compatriotes, leur moto enfourchée. Portant déjà leur casque intégral, elles étaient prêtes à décoller à tout instant.

S'approchant de son amazone black, l'homme lui imposa tout aussitôt un long et dévorant baiser. Un baiser brûlant, que comme plus tôt dans la journée, la femme lui rendit sans l'once d'une hésitation. Si cela ne prouvait rien. Au moins avait-elle vraiment du répondant pour un hypothétique agent du gouvernement. S'écartant finalement d'elle, Sidorov la laissa s'exprimer la première.

- On retrouve Vaziri, ici ?

- Non.

- Alors que fait-on ?

- On attend. Il y a eu un imprévu.

- Okay. Et on attend quoi, au juste ? Ou qui, devrais-je peut-être demander ?

Michelle Hanna ne pouvait que constater l'absence flagrante de ses deux associés à ses côtés.

- Un appel.

- Bien. Et David… ? Est-il toujours avec Andros ?

- Normalement. Pourquoi ?

- Rien de particulier. Je m'étonne juste qu'il ne m'ait pas contacté.

- Ton ami David et Andros ont été quelque peu occupés, ces dernières heures. Rien dont il ne faille s'inquiéter pour l'instant. D'ailleurs, j'ai envoyé Zhrov les rejoindre pour savoir ce qu'il advenait d'eux. Et comme il tarde à me contacter, je vais moi-même l'appeler pour en savoir plus.

Alors qu'il sonna son comparse à deux reprises, sans obtenir de communication, Sidorov perdit vite sa patience. Surtout qu'au nombre de sonneries obtenues sans réponse à sa seconde tentative, il comprit sans mal qu'on venait de couper l'appel en lieu et place de décrocher. S'il pouvait concéder qu'Andros joue les filles de l'air et ne réponde plus à leurs appels, Michael Zhrov l'avait à l'inverse habitué à bien plus de sérieux.

- Isaak ? le questionna Quinn.

- Une seconde !

À bout de patience, l'homme allait appeler une troisième fois, quand la vibration de son portable l'informa de l'arrivée d'un message. Lisant ce dernier sans tarder, l'information en provenance de Zhrov le dérangea. « Doit conserver silence. Flics partout. » Rien qui ne soit rassurant quant à la sécurité entourant l'échange à venir.

- Un problème ? insista de nouveau Quinn.

- Hum… Il s'avère que l'une de nos planques a été trouvée par des flics du coin.

Perdant peu de temps en explications, Sidorov souhaita en savoir plus. Aussi répondit-il au SMS par une question précise. « Statut d'Andros ? »

Si le début de réponse obtenu ne le surpris guère « Statut Ok. Téléphone HS. » La suite l'agaça particulièrement « Mais le flic s'est libéré pour appeler renforts. » Putain ! C'était quoi ce délire ? Comment ce flicaillon avait bien pu se tirer de ses liens ?

- « Statut de l'agent ? » demanda-t-il tout aussitôt.

- « Tué par Andros. Toujours dans salle blanche ». lui répondit rapidement Zhrov

- « On interrompt l'échange ? ». envoya-t-il de nouveau.

- « Risques minimes. Boucle d'or et sa partenaire en vue caméra 26. Une fois les 2 éliminés. Plus aucune trace, ni témoin. »

- Isaak ? l'interpella pour la troisième fois Quinn.

- QUOI !?

- On fait quoi là ? Tu parles de flics et maintenant d'agent ? C'est quoi cette histoire ?

Réalisant seulement à cet instant que Quinn s'était suffisamment rapprochée de lui pour pouvoir lire ses échanges. La sachant parfaitement capable de les traduire du russe dans lequel ils étaient écris, Sidorov décida d'en profiter pour la tester. Si elle réagissait au retour vidéo montrant son potentiel associé éliminé, il saurait enfin à quoi s'en tenir.

S'il commença par envoyer sa question « Statut du flic ? ». Il se logua tout après au réseau de vidéo surveillance via l'application qu'Andros s'était enorgueilli de leur installer. Il y pianota rapidement de sorte à atteindre la caméra clairement indiquée par Zhrov, et ainsi voir en direct une jeune femme se faire tirer dans le dos. Clairement identifiée comme de la police, par les lettres « LAPD » écrites en gros sur son dos, ils la virent s'écrouler sous le poids des balles sur le corps de leur invité surprise, apriori tout aussi éliminé. Nul doute qu'il devait s'agir de l'associée féminine que le flic des stups avait tant évoquée durant son interrogatoire. Mais déjà, il n'y avait plus qu'un écran noir.

- Merde.

- La caméra semble HS. commenta Quinn pour lui.

- Hum…

Ok. Si les deux seules personnes aptes à évoquer l'affaire étaient mortes sans avoir eu le temps de dire quoi que ce soit à leur hiérarchie. Ils n'avaient a priori, plus rien à craindre. D'autant que le flic à l'allure de surfeur croyait dur comme fer qu'ils dealaient des armes dans les rues de LA et non des bombes nucléaires dans un trafic d'envergure internationale…

En tout cas, satisfait de la maîtrise de Zhrov de la situation, Isaak tapa un nouveau court message le félicitant. « Bien joué !» Qui se solda d'une confirmation de l'homme que tout était ok. « Menace éliminée. Mais le temps de te rejoindre sans se faire repérer, on ne pourra pas se charger de déplacer les bombes d'ici à l'échange. On te rejoint pour récupérer l'or. »

Concédant l'information, au vu de la distance les séparant du lieu de l'échange. Sidorov n'en perdit pas moins son souhait de tester Quinn. Aussi surfa-t-il rapidement sur d'autres caméras. Dès lors, l'homme comprit plus concrètement la situation de ses associés en découvrant de nombreux membres du SWAT dispersés dans toute la demeure, clairement à l'affût du moindre suspect. Pour autant, sa recherche certes rapide se voua à l'échec quant à trouver trace des deux hommes. Quant à son souhait d'entrapercevoir ne serait-ce qu'un bout du corps de David Forman pour le montrer à Quinn. L'absence de tout retour vidéo de la chambre blanche coupa court à toute possibilité d'agir de la sorte. Dommage, il aurait bien aimé voir la réaction de son amante occasionnelle à l'image du corps sans vie de son associé actuel.

Non moins désireux de discuter de la suite des évènements avec ses comparses, Sidorov transmit finalement son désir de les avoir de vive voix pour obtenir leur opinion sur la suite des évènements. « Appel pour confirmer »

La réponse espérée en retour se fit attendre. Bien trop attendre à son goût. À tel point que le trafiquant d'armes s'apprêtait à appeler lui-même une nouvelle fois le téléphone de Zhrov au mépris de toutes précautions pour eux, quand enfin un nouveau SMS - à défaut de l'appel désiré - lui fut transmis.

« Trop de flics sur nos talons. On doit s'extraire en silence. Soit déjà content qu'il me reste de la batterie pour te répondre… au contraire de certains ! ».

Amusé par la remarque acerbe terminant le message. Sidorov se permit un rire narquois... Clair qu'Andros leur avait déjà fait le coup plus d'une fois, ces dernières semaines… Une attitude qui agaçait particulièrement Zhrov ! Si ces deux-là ne finissaient pas par se bouffer le nez avant la fin…

Coupant court à leur échange d'un simple smiley. Parce que : Oui ! Les pires criminels avaient aussi le sens de l'humour et la maîtrise de la dactylo moderne. Le trafiquant qu'Isaak Sidorov était avant tout tenta de faire le point.

David Forman - aka l'agent du NCIS qui les avait infiltrés par le biais de Quinn - était dorénavant éliminé de l'équation. Janvier officiellement aux mains de ce même NCIS, ne risquait plus de refaire surface durant l'échange. Ce qui lui permettrait de conserver pour eux, sa part du deal. Quant au flic et sa partenaire tombés de nulle part. Ces deux-là tout aussi évincés, grâce à Zhrov. S'il mettait de côté ses doutes persistants quant à l'identité de Quinn, l'échange lui paraissait encore assez sûr. D'autant que même si dans la pire des situations ses deux associés se faisaient finalement chopés par le SWAT, il n'avait aucune crainte les concernant. Aucun d'eux ne le vendrait sachant combien ils risquaient dans le cas contraire.

- Isaak... ?

Ne laissant pas Quinn en dire plus, l'homme la coupa avec virulence.

- Quand et comment as-tu rencontré Forman ?

- C'est lui qui est venu à moi, il y a deux ans. Nous nous sommes depuis régulièrement associés pour quelques bonnes opérations. Pourquoi ?

- N'as-tu jamais douté de lui ?

- Non. Mais tu sais pertinemment que dans le milieu des mercenaires, la loyauté est proportionnelle au prix à laquelle tu l'achètes. Encore une fois, pourquoi cette question ?

- Pour savoir ce que tu dirais, si je t'annonçais que ton cher associé était un agent du NCIS !

Gardant un visage exempt de toute émotion, Michelle qui s'était préparée à cette question depuis la révélation d'Hetty sur le statut manquant de son époux ne cilla pas.

- Cela m'étonnerait beaucoup. Qu'est-ce qui t'amène à penser ça de lui ?

- Janvier me l'a indiqué dans le désert. Et plus récemment, lorsque j'ai appelé son portable, c'est un agent du NCIS lui-même qui me l'a confirmé.

- Je ne te crois pas.

- Ça te poserait tant un problème ?

- Tu crois ? Et comment que cela poserait un problème ! Aurais-je une chance de pouvoir en savoir plus moi-même du principal concerné ?

- Non. La menace a été éliminée.

Là encore, Michelle sut rester dans son rôle sans exprimer la moindre émotion.

- Bien. finit-elle par lâcher. Si on voit le bon côté des choses. Non seulement, plus rien ne me retient pour t'accompagner. Mais ma part n'en sera que plus importante !

Ne pouvant que concéder à cette conclusion, Sidorov jugea qu'en l'état de leur situation actuelle, il était plus que temps de passer à la suite. N'ayant plus vraiment le choix des armes, désireux d'en finir pour récupérer son argent et déguerpir loin d'ici avec sa perle noire. Sidorov choisit de jouer ses cartes sur la table de poker qu'était finalement cet échange à venir.

D'autant que peu lui importait vraiment que les bombes soient vendues ou reprises par l'armée, tant que lui récupérait son or : le but ultime de tous ses embêtements. Il ne fallait pas oublier qu'il n'était qu'un commerçant soucieux de se faire de l'argent. Rien d'autre n'avait vraiment d'intérêt à ses yeux. Seule ombre au tableau : savoir ses associés trop loin d'eux pour les aider à cet instant. Ce qui l'obligeait à trouver deux nouveaux conducteurs pour apporter les camions au RDV prit avec Vaziri…

Ne pouvant perdre plus de temps, l'homme observa ses deux compères russes.

- Maya ! appela-t-il pour les faire venir.

Voyant venir Veronica qui ôtait son casque en l'approchant, Sidorov se permit de soulever un sourcil pour toute question.

- Elle refuse définitivement d'approcher ta pouliche. indiqua la brune, clairement impatiente d'en terminer.

- Tu sais ce qu'elle te dit la pouliche ?

- Ok… On se calme les filles. Je comprends que vous ayez clairement passé trop de temps ensemble. Mais ça va prendre fin. Toi et Maya, vous allez au dépôt de Colorado Boulevard. Ça se trouve à quelques rues d'ici. Vous y récupérez les deux camionnettes s'y trouvant pour les emporter sur le terrain de construction de Pasadena Avenue. Voici les clefs. Toi et moi, Quinn, on s'y rend de notre coté y retrouver Vaziri.

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À suivre.


Si l'update a aussi tant tardée, c'est que j'ai voulu avancer suffisamment la suite pour être sûre de pouvoir la mettre en ligne dans la foulée. Aussi point d'attente pour la prochaine udpate. Juste à cliquer sur « next » ^_- !

mimi yuy