Pour trouver la motivation d'enfin écrire cette double update (car Dieu sait que j'en avais besoin), j'ai relu ces deux dernières semaines chaque précédent chapitre. Une activité qui m'a poussé à en profiter pour les recorriger une énième fois et positionner sur les premiers les repères temporels et géographiques de chaque scène. Je viens aussi de tout remettre en ligne ! (Je l'indique des fois que certains d'entre vous sauvegardent des textes sur leur PC, comme je le fais moi-même pour les lire hors ligne sur ma liseuse ^-^'')
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BROKEN ARROW
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19H55 - Pasadena - Parking Ouest du Robinson Stadium
Parce qu'ils n'avaient guère eu la possibilité de refuser leur présence, Hetty et Granger avaient rejoint les deux unités d'élite de marines que l'état major venait de leur imposer sur cette affaire. Transportés sur site en qualité d'une équipe de joueurs de soccer [1] venu assister au match. Ils avaient réussi pour l'instant à les garder parqués dans un car estampillé aux couleurs d'une petite équipe locale méconnue.
Si Hetty était amusée que sous leur couverture, Owen Granger n'ait pas même besoin de faire le moindre effort pour trouver sa place en qualité de propriétaire de cette équipe de sportif - En raison d'un costume, qu'ils n'auraient jamais pu le contraindre d'ôter. La femme n'en dit mot, bien plus amusée encore par les échanges entre le lieutenant de police russe et leurs propres agents. Mais peu importait, tant que l'image qu'ils donnaient était cohérente. Le but pour eux tous était d'éviter d'attirer l'attention en imposant en plein centre-ville, un escadron de la mort en tenu de camouflage, nettement moins efficace au cœur de la ville qu'en plein désert ou forêt amazonienne.
Alors que Hetty informait tout le monde que Sidorov avait rejoint les filles, le capitaine à la tête de ces deux unités d'élite exprima subitement son souhait d'agir tout en les rejoignant à l'avant du véhicule.
- Nous y allons !
- Sûrement pas, monsieur Foley !
Faisant bloquer les portes du car par le conducteur travaillant pour elle, Hetty se posta devant l'homme de tête.
- Ne vous trompez pas, mademoiselle Lang. Nous avons des ordres. Et ces derniers impliquent d'arrêter Sidorov dès son arrivée pour l'emprisonner et le faire parler !
- Si nous stoppons cet homme aussitôt, nous ne saurons jamais où se trouvent les bombes. Alors, laissez mon équipe agir.
- Votre équipe ? Vous n'avez plus d'équipe ! La moitié de ses membres est MIA !
L'homme allait physiquement repousser Hetty, quand la poigne ferme de Granger le stoppa avant même qu'il ne frôle la femme.
- On se calme, Capitaine.
Le stress grimpait en force dans le véhicule. Les soldats travaillant sous les ordres de leur chef d'équipe stoppé par le sous-directeur du NCIS se levaient soudainement d'un même geste, quand les trois principaux protagonistes les stoppèrent, en raison du retour audio dont ils profitaient.
Grâce au mouchard porté par Michelle, dont la vidéo était relayée par une tablette, ils comprirent très vite que Sidorov échangeait quelques messages en russe avec l'un de ses associés. Sachant déjà Andros mort, Hetty et Granger devinèrent aussitôt qu'il communiquait avec Michael Zhrov. Sauf que la réponse de ce dernier sur le statut d'Andros - traduit par Hetty - les informa plus certainement qu'il était tout simplement impossible que ce soit bien lui derrière les SMS. Mais alors, si ce n'était pas Zhrov qui répondait à son propre téléphone…
Hetty commençant à suspecter certains membres de son équipe, un sourire malicieux s'afficha doucement, mais sûrement sur son visage. Jusqu'au bout ces derniers la surprendraient. Elle n'avait toutefois encore aucune idée de comment cela pouvait avoir lieu. Car les deux seules personnes à même d'avoir l'opportunité de mettre la main sur le téléphone de Zhrov ne parlaient pas un mot de russe… Alors comment ?
Décidant juste de faire confiance à celui ou ceux derrière les SMS, Hetty afficha face aux militaires, plus de certitude qu'elle n'en avait vraiment.
- Écoutez ! Notre agent technicien a pu intercepter les échanges transitant sur son téléphone. Alors, laissez-lui le temps de finir avant d'agir de façon irréfléchie.
Semblant, si ce n'est calmé, du moins d'accord pour attendre la fin de la communication pour agir. Le capitaine des marines s'éloigna de quelques pas - loin de cette petite femme qui lui tapait depuis le départ sur le système.
Resté près d'Hetty, Granger voulut, lui, s'assurer de bien comprendre ce qu'il en était.
- Je sais que l'agent Beal est très doué. Mais sauf erreur de ma part. Il est impossible d'interférer de la sorte sur des échanges entre téléphones portables et donc d'agir en lieu et place de Zhrov.
- Peu importe comment, ce sont nos hommes derrière ces SMS.
Quand les deux infiltrées reçurent finalement l'ordre d'aller chercher les bombes. Ils n'eurent pas besoin de plus pour se diriger eux-mêmes dans la direction indiquée.
Alors, à peine tous arrivés au dépôt, il leur suffit de vider les camionnettes et permettre aux deux femmes de repartir au lieu de l'échange. Pour le reste, les bombes nucléaires de nouveau entre leurs mains, l'armée laissait carte blanche au NCIS. Si seulement ces derniers étaient encore aptes à stopper vendeur et acheteur.
NCIS - LA
20H30 – Pasadena Avenue - Terrain de construction fermé pour la nuit
Sans surprise, Vaziri et ses hommes étaient déjà présents sur site à l'arrivée de Sidorov et Quinn sur le terrain vague convenu plus tôt.
Derrière les hommes bourrus aux lunettes noires, malgré la nuit tombée, se trouvaient trois Audi. Deux d'entre elles renfermaient certainement ses 35 millions de dollars sous la forme de 14 nouvelles valises renforcées pour supporter chacune 45kilos de lingots d'or. Un constat que Vaziri confirma sans attendre.
- Deux voitures. Chacune avec la moitié de votre argent. Je vous laisse payer la petite peste de Janvier.
- Aucun problème.
Se disant, l'iranien jeta les clefs de voiture à Sidorov.
- Où se trouve-t-il d'ailleurs ?
- Resté à distance. Vous lui faites un peu trop peur.
Laissant échapper un ricanement, Vaziri ne perdit pas de vue l'essentiel.
- Et mon achat ? Où se trouve-t-il ?
- Il arrive.
Et effectivement, les deux camionnettes les rejoignaient à leur tour, pour se garer tout à côté. Si au volant du premier véhicule, Sidorov reconnut Veronica qui en descendit sans attendre pour confier les clefs de contact à leur acheteur. Il se surprit de ne pas voir venir à eux sa complice dans le crime.
Finalement de plus en plus suspicieux, l'homme décida de s'approcher d'une des voitures chargées d'or, entraînant Quinn avec lui. Un changement de position qui lui permit surtout de repérer la seconde conductrice. Une jeune femme à la chevelure brune ne ressemblant en rien à Maya Yerzov. Ne pouvant qu'en conclure une fin d'échange peu reluisante, Sidorov se saisit plus fermement du bras de Quinn pour la guider vers les portes du SUV le plus proche.
Peu importait les prochains évènements, il comptait bien fuir des lieux en compagnie de son amazone. Même si pour s'en tirer, il devait abandonner là près de 18 millions de dollars. Enfin… dans les faits, ne comptant pas partager avec quiconque, l'autre moitié qu'il conserverait. Cela représenterait toujours plus que sa part prévue à l'origine, s'il avait dû partager ses gains avec ses associés…
- Désolé les gars, mais nous devons y aller ! Alors, prenez les camions et chacun pour soit.
Clairement pris par surprise, ni Vaziri, ni ses hommes n'eurent le temps de réagir. D'autant plus quand Veronica et Kensi les rejoignirent subitement l'arme au poing.
- AGENT du NCIS ! On ne bouge plus !
Une annonce qui au final, ne surprit guère Sidorov. Profitant de la réponse fortement armée retournée aussitôt par les hommes de Vaziri, c'est en incitant Quinn d'entrer dans l'un des SUV, que l'homme en prit le volant pour fuir des lieux, pied au plancher.
NCIS - LA
20H35 – Pasadena Avenue - Terrain de construction fermé pour la nuit
Au feu nourrit retourné sur elle et Veronica, Kensi se félicita qu'il n'y ait aucune présence de bombes nucléaires à l'arrière des camions ainsi prit pour cible. Chacune munie d'un UZI [2], les deux femmes purent répondre sans mal à l'agression. Mais cela ne suffit guère à stopper Sidorov dans sa fuite.
- Éric ! Sidorov part avec Michelle !
Ne perdant pas de temps en palabres, Éric qui suivait jusqu'alors l'avancée de la Dodge Challenger conduite par Callen arrivant à son tour sur les lieux indiqua à ce dernier l'identité des occupants du véhicule s'extirpant du chantier.
- Callen ! C'est Sidorov devant vous ! Il a Michelle avec lui.
- Ok. On s'en occupe ! Kensi ! Toi et Veronica vous devez stopper Vaziri !
Comprenant sans mal, les raisons le poussant à lui demander de rester sur place, ne serait-ce que pour protéger son improbable partenaire temporaire. Kensi du prendre sur elle pour ne pas abandonner son poste. Elle souhaitait tant pouvoir participer à la chasse à l'homme de celui responsable de tant douleur au sein de leur équipe !
Mais le moment n'étant pas à la pensée contemplative, c'est riche de leur enseignement dans la Kill House [3], que Kensi réagit avec efficacité. La première nécessité dans une situation comme la leur était de couper toute possibilité de fuite à leur cible. Un objectif facilement atteignable en tirant quelques salves dans les pneus de chacun des véhicules encore présents sur les lieux, sous couvert de la veille vigilante de Veronica. Ceci fait, c'est en arrivant finalement par le biais d'une bonne combinaison entre elles, que les deux femmes éliminèrent progressivement chaque homme de main de Vaziri. Mais alors qu'elles pensaient en avoir presque terminé avec eux, l'arrivée massive d'une arrière-garde appartenant à l'iranien les coinça proprement entre deux feux. Incapables de faire face à cette supériorité numérique, Kensi et Veronica doutèrent un instant de leur capacité à s'en sortir, quand l'une des deux unités d'élite des Marines infiltrées en ville se joignit à leur tour à l'affrontement.
Le rapport de force basculant de nouveau à leur avantage, les deux femmes laissèrent aux soldats le soin d'affronter les renforts de Vaziri pour mieux s'occuper de ce dernier s'évinçant des lieux à pied, en compagnie de son propre associé, dans l'espoir de les fuir discrètement.
Leur traque ne dura guère longtemps dans les méandres du chantier dans lequel ils s'infiltrèrent tous plus profondément. Si bien que ce fut dans une parfaite association, que Kensi et Veronica stoppèrent les deux hommes en les plaquant tous deux au sol. Sans attendre, Kensi sortit aussitôt de ses poches des liens en plastique dorénavant utilisés en guise de menotte temporaire. Alors, chacune força sa prise à se lever pour rejoindre le reste de la troupe. Dans leur oreillette, le capitaine Foley confirmait avoir éliminé toute menace iranienne.
Sur le chemin du retour, Veronica fit soudainement clairement entendre son souhait concernant l'iranien. De sa propre enquête, la jeune russe avait découvert que les bombes tant convoitées par cet homme avaient été achetées pour participer à des actes terroristes en Russie - certains rebelles iraniens n'appréciant guère les liens tissés entre leur pays et la mère patrie. Aussi n'y avait-il pas place pour elle à la négociation.
- Celui-ci est à nous !
- T'inquiète Pisconov. Ça ne pose aucun problème, pour moi.
N'ayant eu d'intérêt que pour le vendeur de cet échange, Kensi le lui confiait même de bon cœur, pour peu qu'elle puisse avoir son mot à dire sur la question. Sans compter que cela ne devait pas plus déranger le reste des protagonistes sur cette opération. Après tout, si le NCIS avait un compte personnel à régler avec Sidorov, l'unique but de l'état-major n'avait jamais été que de récupérer les bombes nucléaires perdues.
La concernant, la mission enfin close, l'agent Kensi Blye ne désirait surtout plus qu'une chose : se libérer au plus vite pour aller sortir son partenaire de sa souricière et s'assurer qu'il allait bien. Très franchement, rien d'autre n'avait alors d'importance pour la jeune femme. Tout au plus espérait-elle que Callen ait pu stopper leur ennemi pour s'assurer qu'ils ne doivent pas s'inquiéter d'une quelconque vengeance à venir de sa part !
NCIS - LA
20H20 – Est Del Mar Boulevard
Callen était stationné le long du boulevard longeant le Robinson Stadium prêt à partir pour suivre le véhicule partagé par Sidorov et Michelle quand Eric l'informa de l'arrivée imminente de Sam sur le secteur.
- Callen. Il arrive de North Sierra Madre Blvd pour prendre Est Colorado Blvd. ! Démarre et continue tout droit jusqu'à ce que je te dise de tourner à droite. Alors, tu devras stopper une citadine Honda rouge.
- Ça marche.
Partant aussitôt dans la direction indiquée par Éric, Callen suivit ses consignes de sorte à se trouver comme attendu devant la voiture empruntée par son équipier. Il ne pouvait bouder la facilité de travailler avec leur technicien préféré qui avait su coincer Sam en première position d'un feu rouge. Descendant rapidement de son propre véhicule, Callen tapa au carreau de la Honda, avant d'en ouvrir la porte. Sauf que loin de tout chaleureux accueil, il se vit aussitôt braqué d'une arme chargée.
- Dégage !
- Wow ! C'est moi, Sam.
Au regard de tueur retourné par l'homme, Callen se sentit obligé de préciser.
- Hé ! Mec ! C'est moi. Callen !
Une longue minute passa avant que son partenaire semble enfin retrouver ses esprits.
- G ?
- Le seul et l'unique.
- Je dois stopper Sidorov !
- Dans ce cas, viens avec moi. Je sais où il se trouve.
N'ayant pas besoin d'en savoir plus, l'agent Sam Hanna acquiesça à la proposition, rejoignant sans plus un mot Callen dans sa voiture.
Si l'ex-navy seal parut aux primes abords comme incontrôlable et incohérent, Callen fut surtout surpris par l'agressivité débordant de chez son partenaire. Ça ne lui ressemblait vraiment pas. Mais n'ayant guère le temps d'échanger entre eux, Callen rejoint surtout au plus vite le lieu de l'échange. Ils n'avaient déjà que trop attendu d'ailleurs, car à peine arrivaient-ils sur zone qu'un SUV noir surgissait du terrain en construction à toute vitesse.
- Callen ! C'est Sidorov devant vous ! Il a Michelle avec lui.
- Ok. On s'en occupe ! Kensi ! Toi et Veronica vous devez stopper Vaziri !
Il ne fallut alors guère plus qu'une poignée de secondes pour que le russe réalise qu'il était chassé par leur Dodge Challenger et accélère. Bien que l'homme prenait tous les dangers, Callen le suivit avec facilité, de nouveau aidé par la magie d'Éric et sa capacité à jouer sur la signalétique de la route pour leur dégager le passage.
Leur course poursuite à travers la ville ne dura toutefois pas longtemps. Car à peine avaient-ils tous tournés à cordon serré pour sortir de West Colorado Blvd pour prendre Patrician Way que le véhicule de Sidorov dévia de sa voie.
Était-ce le surpoids du aux mallettes emplies d'or stockées dans le coffre ayant perturbé l'équilibre du véhicule. Une action inconsidérée de l'agent Michelle Hanna - vouée à interrompre le russe dans sa fuite, profitant de la zone dégagée de tout civil pour agir. Ou plus vraisemblablement, le fait que Sam se soit subitement décidé à tirer une balle dans les roues ? Toujours est-il que le SUV fit une étonnante embardée pour venir se choquer à la bordure en béton délimitant les abords de l'imposant terrain de golf jouxtant Pasadena. La vitesse conjuguée à cet écart de route enclencha littéralement l'envolée du véhicule… qui sous le poids de sa cargaison retomba violemment sur le côté passager, emportant avec lui une seconde voiture garée sur le bas-côté.
L'accident d'envergure avait de quoi sonner les passagers de l'Audi. Pourtant, c'est presque sans mal que Sam et Callen qui venait de piller virent leur ennemi juré s'en extraire pour fuir à toutes jambes en direction du parcours de Golf.
Si l'agent Callen se précipita naturellement vers Michelle pour la sortir du début d'incendie prenant naissance, en raison des frottements entre les deux carrosseries ayant produit suffisamment d'étincelles pour embraser l'essence s'écoulant des voitures accidentées. Contre toute attente, l'homme réalisa surtout que son partenaire s'était tout aussitôt jeté à la poursuite du russe. Ignorant complètement, par ce geste, sa femme toujours coincée dans un véhicule en flammes. [4]
Assistant donc impuissant à sa fuite, Callen n'eut guère le choix. Entre seconder un équipier furibond sourd et aveugle à son entourage et sauver l'épouse de ce dernier d'une mort certaine… Il n'y avait pas à réfléchir.
- Michelle ! Michelle !
Voyant la femme enfin réagir à ses appels, Callen fut rassuré. À la voir à présent gigoter de toute part, elle ne semblait pas tant blessée. De quoi remercier la présence des airbags latéraux et qu'elle ait mis sa ceinture. Même si cette dernière était à présent, la raison de son incapacité à se sortir de cette carcasse en feu.
- Couvre-toi le visage !
Dégageant d'abord une partie du pare-brise déjà explosé, de son bras protégé de son blouson, Callen sortit ensuite son cran d'arrêt pour couper sans trop de difficulté la ceinture de sécurité bloquant toujours son amie.
Alors, il l'aida à s'extraire de la carcasse, de ses bras glissés sous ceux de Michelle, de sorte à la tirer par l'espace ainsi dégagé. Avant de la traîner sans aucun soin très loin des lieux.
Mais à peine avaient-ils fait quelques pas, que le moteur du SUV explosait finalement sous la chaleur imposée. Une explosion les poussant à se coucher au sol, priant pour ne pas recevoir de projectiles perdus.
Quand finalement Callen retrouva ses esprits, l'homme aida de nouveau la mère de ses filleules à s'éloigner plus encore des deux véhicules en feu.
- Ça ira ?
- Dépêche de le suivre ! se contenta-t-elle de donner pour réponse.
Bien consciente que l'homme lui avait sauvé la vie. L'agent de la CIA n'en gardait pas moins le besoin viscéral de savoir Sidorov hors d'état de nuire.
- Je t'en prie, Callen ! Il ne doit pas en réchapper !
- Callen, je peux les suivre via le système de vidéo surveillance du terrain de golf. Je peux te guider pour que tu les rattrapes. Les interrompis Éric toujours à l'affût de leur venir en aide.
- Ça marche !
Callen abandonna donc Michelle, sachant bien qu'à l'OPS, ils auraient déjà appelé une ambulance pour elle. Alors, suivant pour la seconde fois en moins d'une demi-heure les indications d'Éric pour retrouver son fugueur de partenaire - si sa course le laissa sans le souffle - Callen n'en réussit pas moins à rejoindre Sam pour assister impuissant à une scène qu'il redoutait plus que tout.
NCIS - LA
20H45 - Annandale Golf Club
Aveugle et sourd à tout ce qui n'était pas Sidorov, quand Sam le vit fuir sur la pelouse d'un parcours de golf, l'ex-navy seal sprinta aussitôt dans le but de le stopper. Non sans indiquer à G. son souhait de le prendre mort ou vif par un simple :
- Je l'aurais.
Murmuré si bas, qu'il n'eut aucune conscience que son équipier ne l'avait pas entendu.
Malgré la douleur fusant dans des muscles tétanisés, l'ex-Navy Seal réussit alors au prix de gros efforts à rattraper sa cible non loin du Trou numéro 8. Se jetant littéralement sur le russe, débuta dès lors un bref, mais violent, combat entre les deux hommes. Combat que Sam Hanna - par la force du désespoir et une envie mortelle d'avoir enfin le dessus - finit par gagner haut la main. Se relevant toutefois non sans mal, il tint alors en joue l'homme de tous ses cauchemars.
- Alors, ça y est ? T'as gagné ? demanda un Sidorov toujours au sol et pas des moindres impressionnés par l'arme posée sur son front.
- C'est fini pour toi, Isaak !
- Dans ce cas, fais-moi donc plaisir. Dis-moi qui toi et Quinn êtes vraiment ? hurla finalement le russe au visage ensanglanté.
- Agent du NCIS et agent de la CIA.
- Oh, de cela je n'en doutais que peu. Non, je te parle de qui vous êtes vraiment… entre vous !
Lisant facilement les traits tendus de l'homme afro-américain, le trafiquant d'armes réalisa soudain de quoi il s'agissait. Riant à gorge déployée, loin de calmer le jeu, il sut comment il pouvait encore le vaincre d'un dernier affront.
- Tu l'aimes !
À la mâchoire serrée de son vis-à-vis, Sidorov sut qu'il avait tout bon.
- Oh oui, tu l'aimes ! Mais as-tu déjà connu le plaisir que procure son corps pressant contre ta peau moite ? Le goût sucré de ses baisers passionnés ? La douceur de ses mains fermes sur ton sexe ? La saveur de ses sécrétions ? Ou plus encore, l'orgasme de se libérer en son corps brûlant pour toi ?
S'il n'était pas dupe et savait que Michelle avait effectivement couché avec ce type. Lui-même ayant largement eu sa part de mission d'infiltration nécessitant d'offrir son corps défendant à d'autres femmes, au prix de la fidélité pourtant promise à sa femme lors de leur mariage. Sam déjà empli d'une fureur sans limites se refusa d'entendre cet homme parler plus longuement de la sorte de son épouse. Raison pour laquelle, il n'hésita guère à le frapper de nouveau avec force de la crosse de son arme !
Mais loin d'être stoppé pour si peu, le trafiquant d'arme le défia de nouveau, de l'air suffisant d'un homme qui sait ne rien avoir à craindre.
- Un peu de retenue, Agent ! Je vous rappelle que vous avez besoin de moi vivant.
- Dans tes rêves ! On avait juste besoin des bombes.
C'est à cet instant que l'agent G. Callen, son équipier, meilleur ami et parrain de ses filles, les rejoint. À cet instant que Sam le repéra du coin de l'œil. À cet instant surtout, qu'il entendit enfin sa voix percer le nuage de coton enveloppant son esprit depuis son réveil sur cette chaise de métal sous les yeux brillants de sadisme d'Isaak Sidorov.
Si la voix familière de son partenaire le pria à cet instant de ne pas agir…
- Sam, non…
Le besoin trop fort de mettre un terme à cette opération de malheur avait depuis longtemps gagné le combat. Aussi, la pression de son doigt sur la détente ayant débuté, il était déjà trop tard pour la victime sous son joug.
C'est ainsi que Callen assistât impuissant à la mise à mort froide et irréversible d'Isaak Sidorov. Un acte - pour ne pas dire fantasme - que nombre d'entre eux avait sans aucun doute rêvé d'effectuer. Mais un acte qui en la situation s'avérait répréhensible en absence de toute légitime défense.
Malheureusement pour le russe écroulé mort sur la pelouse parfaitement coupée du parcours de golf, Sam Hanna n'était pas de ces chats qui jouent des heures avec une souris avant de les éliminer. Non. Quand un navy seal frappait, c'était pour blesser. Quand un navy seal tirait, c'était pour tuer.
Son forfait terminé, Sam Hanna se tourna finalement pour enfin faire face à son partenaire.
Observant G. Callen de longues minutes, droit dans les yeux, l'homme ne dit pourtant pas un mot. S'il avait ignoré jusqu'alors son cœur battant à tout rompre. À présent, sans doute guidé par le soulagement de savoir leur ennemi à trépas, Sam sentit ces mêmes battements s'amoindrir distinctement. Toujours plus espacés. Toujours plus lents. Au point que subitement, il n'en resta plus… qu'un seul.
Aussi est-ce au dernier battement de son cœur que le corps de l'agent Sam Hanna du NCIS s'écroula brutalement au sol… littéralement sans vie.
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À suivre.
[1] Je me doute que tout le monde le sait, déjà. Mais si d'aventure ce n'était pas le cas. Pour rappel, le Soccer fait référence au football européen.
[2] Pistolet mitrailleur parfois utilisé par l'équipe dans la série.
[3] Référence à l'épisode 4x14
[4] Impossible de faire un « épisode » de NCIS LA sans au moins une voiture qui explose ! Ce type d'action étant officiellement la marque de fabrique de cette série pour la distinguer de sa grande sœur sur le NCIS de Washington DC. ^-^
Sur ce cliffhanger, vous me voyez ENFIN soulagée. Le double chapitre maudit derrière moi, je vais pouvoir de nouveau prendre du plaisir à finaliser les prochains chapitres. Et vous n'imaginez pas à quel point, je trépigne d'impatience de vous offrir enfin ma vision de l'après échange. Clairement la partie qui m'intéressait le plus d'écrire quand j'ai débuté cette fanfic il y a déjà 3 mois (Bon Dieu, que le temps passe vite O_O)
mimi yuy
