OH MY GOD ! J'ignore si vous aurez déjà vu la bande-annonce pour la saison 5, mais elle rend encore plus fou d'impatience U_U ET les photos de Deeks et Sam à l'hôpital O_O !
Argggggggggggggggg encore un peu plus de trois trop longues semaines avant d'enfin découvrir ce qui nous attend réellement u_u
Sur ce cri d'effroi, voici enfin la suite directe du précédent chapitre ^-^
Bonne lecture à tous !
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BROKEN ARROW
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20H50 - Annandale Golf Club
Empli du soulagement de savoir leur ennemi enfin à trépas, Sam sentit les battements de son cœur s'amoindrir distinctement. Toujours plus espacés. Toujours plus lents. Au point que subitement, il n'en resta plus… qu'un seul.
Aussi est-ce au dernier battement de son cœur que le corps de l'agent Sam Hanna du NCIS s'écroula brutalement au sol… littéralement sans vie.
Assistant stupéfait et impuissant à l'effondrement de son partenaire, Callen se précipita aussitôt à ses côtés pour constater non sans panique, l'alarmante absence totale de pouls. Tachant de garder le contrôle, malgré l'explosion de son stress, il tacha de retrouver tout son sang-froid sur la seule base d'une certitude. Celle qu'un homme de la condition physique de Sam pouvait survivre à tout arrêt cardiaque, pour peu que le cerveau reste sans faute alimenté d'oxygène, le temps que des médecins relancent le cœur. Aussi débuta-t-il aussitôt un massage cardiovasculaire tout en alertant l'OPS de la situation.
- Éric ! pria-t-il, sans trop savoir quoi demander à cet instant.
- Je vous vois Callen ! J'ai déjà prévenu les urgentistes arrivés près de Michelle. Elle a confié son oreillette au médecin, pour que je le guide jusqu'à toi. Avec leurs matériels, ils seront à tes côtés dans cinq minutes. Tu ne dois surtout pas cesser le massage !
- Ok.
Réconforté par les paroles de leur ange gardien veillant toujours sur eux quand ils étaient sur le terrain, Callen usa de toutes ses forces pour poursuivre le CPR régulièrement entrecoupé de bouche-à-bouche.
Cela lui parut durer un temps sans fin. Une éternité qui tétanisa ses muscles de bras mis à si rude épreuve. Mais devait-il y passer des heures, il ne stopperait pas. Pas avant d'avoir l'assurance que l'homme le plus important de sa vie soit sauvé ! Il n'était pas question que pour un infime instant de faiblesse, il perde son partenaire. Ou plus exactement, son compagnon d'armes, son meilleur ami, l'un des rares à avoir su l'apprivoiser, rien de moins qu'un frère lui ayant offert une famille.
Callen se refusait de le perdre.
Pas comme ça.
Pas après ça.
Il ne pouvait pas !
- Merde ! Me fais pas ça, Sam. Me fait pas ça…
Cinq longues minutes plus tard, entendant à peine la voix des urgentistes, l'homme désespéré - aveuglé par des larmes d'angoisse, s'écoulant sans honte - fut doucement écarté du corps toujours sans vie par la poigne ferme d'un urgentiste. Déjà le second médecin s'activait sur lui. Ce ne fut alors qu'à la suite d'une perfusion, deux injections d'adrénaline et la poursuite du massage cardiaque et bouche-à-bouche, que l'homme et la femme les ayant rejoints eurent finalement raison de la faiblesse du muscle cardiaque. Si bien qu'enfin une petite sinusoïde s'affichait sur le contrôleur nouvellement branché à la poitrine de l'ex-navy seal via quelques électrodes.
Respirant lui-même de nouveau à ce constat des plus heureux, c'est assis à même le sol, les yeux toujours rivés sur son partenaire que Callen reprit confiance. Conforté par ce nouvel espoir que représentait le tracé du rythme cardiaque retrouvé, l'agent senior qui se surprenait d'être bel et bien en état de choc, se laissa de nouveau guidé par la voix apaisante et réconfortante d'Éric pour suivre la civière emportant Sam vers plus de soins.
Quand ils rejoignirent enfin le lieu de l'accident, Callen repéra aussitôt Michelle assise sur le rebord arrière de l'ambulance. Elle les observait approcher, évidemment inquiète de n'avoir plus aucun retour en absence d'oreillette, bien qu'à l'évidence, physiquement incapable de se lever pour les rejoindre. Mais déjà Callen était tiré de ses réflexions par une main serrant fermement son épaule droite.
- Vous avez eu le bon réflexe. Sans votre réactivité, il n'aurait eu aucune chance.
- Merci.
L'urgentiste nia toute nécessité de le remercier. Pour avoir croisé nombre d'associés, qu'ils soient flics ou agents d'état. Il savait l'importance pour le « survivant » d'entendre ces mots de réconfort. Confirmer à celui resté debout qu'il avait tout mis en œuvre pour celui tombé au feu.
- Courage. S'il n'est pas encore tiré d'affaire, il a de bonnes chances devant lui. Et soyez sûr qu'auquel cas, il vous devra la vie, monsieur. Aussi, quelle que soit la conclusion, soyez certain que vous aurez réellement fait tout ce que vous pouviez.
Acquiesçant de nouveau à l'information d'un simple hochement de tête, Callen n'en rejoint pas moins l'ambulance pour entrapercevoir une dernière fois son ami.
Alors que la civière où se trouvait Sam était bloquée dans l'antre du véhicule d'urgence, l'un des médecins aidait à présent Michelle à s'installer à ses côtés pour l'emmener avec eux jusqu'à l'hôpital.
Voir la femme serrer tout aussitôt la main de son époux, apaisa tout autant Callen. Il était heureux que ces deux-là soient de nouveau l'un près de l'autre. Il n'espérait pas d'autres fins à cette sombre affaire.
Claquant les portes arrière, il frappa brièvement sur ces dernières pour informer le conducteur, qu'il pouvait partir. Alors, Callen se retrouva subitement seul au beau milieu de la rue. Ou à y bien regarder, plus sûrement entouré de badauds de plus en plus nombreux, efficacement éloignés de la scène par deux patrouilles de police tout aussi présentes sur les lieux, sans doute alertés par l'explosion de voiture. Toujours secoué par les derniers évènements, l'homme entendit à peine son portable sonner. Repérant qu'il s'agissait d'Hetty, Callen montra pour la première fois depuis ce début de journée toute sa limite.
- Quoi ? demanda-t-il avec virulence.
- L'agent Beal vient de m'informer de ce qui était arrivé.
Peu surpris par l'information, Callen pouvait concéder que ce n'était pas avec le peu de mots exprimés depuis l'arrêt cardiaque de Sam, que la femme aurait pu se douter des détails de ce qui leur advenait.
- Pouvez-vous me rejoindre, maintenant que l'agent Hanna a été pris en charge par les urgentistes ? Si Kensi et Veronica Pisconov ont su stopper Vaziri pour le remettre à nos homologues russes, nous devons encore traiter les retombées satellites de cette affaire.
Si son rôle de chef lui imposait très clairement cette tâche, fermant les yeux sous un soupire inaudible, Callen jugea que c'était ici, la demande de trop. Les bombes entre leurs mains, l'acheteur rendu aux Russes et les vendeurs outre-tombe… À son sens, il avait largement assez donné ! Aussi, bien décidé à rejoindre sans attendre l'hôpital où l'on emmenait son frère d'armes, pour n'en repartir qu'avec l'assurance qu'il était éveillé et sauf de tout danger. Le fils spirituel d'Hetty Lang se contenta de trois petits mots soupirés, en guise de réponse.
- Désolé. Mais non.
Ce sur quoi, il raccrocha sans attendre.
- Je m'occupe de tout, Callen.
Peu surpris qu'Éric ait entendu sa conversation. Le seul qui n'avait dû rien rater de ce qui s'était passé avec chacun d'entre eux, depuis des heures. Callen sentit de nouveau son propre cœur battre à foison à cette si simple remarque, soufflée à son oreille telle la promesse que tout irait bien. Qu'avait-il seulement fait pour avoir autour de lui une équipe si soudée dont chacun des membres était toujours prêt à se jeter devant le feu de l'ennemi pour soutenir les autres ?
Loin d'ignorer ses propres responsabilités, Callen n'eut toutefois pas la force de décliner cette proposition. Concédant donc sans mal que si Hetty souhaitait avoir de plus amples renseignements, ou toute aide, elle pouvait toujours l'obtenir de ceux restés au MTAC, il l'en remercia sincèrement d'un simple…
- Merci.
…avant d'ôter son oreillette, sachant sans mal qu'il pouvait se reposer les yeux fermés sur les épaules solides de leur informaticien.
NCIS – LA
21H05 - Multiple Threat Alert Center du NCIS de Los Angeles
Ayant suivi toute l'action aux côtés de Callen, par le biais des caméras de surveillance du club de golf et du réseau routier, Éric devina facilement ce qui venait de pousser l'agent senior à cet infime acte de rébellion. Il avait beau avoir informé Hetty que Sam venait d'être pris en charge par des médecins en raison d'un malaise cardiaque, suite à la mort de Sidorov. La femme n'avait pas conscience de l'épreuve par laquelle les deux partenaires venaient de passer. Aussi n'eut-il aucun mal à proposer à Callen de prendre la relève pour finaliser l'opération auprès d'elle.
Observant l'horloge du MTAC, l'informaticien constata qu'il était tout juste passé 21H05. L'heure à laquelle se terminait l'apogée de ce qui s'avérerait être l'une des plus grosses affaires qu'ils aient eu à traiter depuis des années. Soupirant lourdement devant la finalité de chacun, le jeune homme se demanda comment ils avaient su éviter le pire. Car bien que nombre d'entre eux resteraient certainement marqués à jamais par les derniers évènements, lui savait précisément de combien de bonne fortune ils avaient tous bénéficié dans leur gestion de cette improbable opération.
En attendant, ne relâchant pas son attention, l'homme garda ses yeux et oreilles braqués sur chacun de ses amis. Car là était son travail au sein du MTAC. Maintenir une veille vigilante sur chacun de ses compagnons, jusqu'à la toute dernière seconde.
Concernant Deeks. Bates lui avait envoyé un SMS pour l'informer que son ami venait tout juste d'entrer en chirurgie. Le commandant l'avait aussi assuré qu'il ne quitterait pas les lieux de la nuit si nécessaire. Garantissant de sa seule présence la protection de son lieutenant de police. Aussitôt l'information acquise, Éric avait pris sur lui de la faire suivre à Kensi. Devinant facilement son niveau de stress, ayant aussi été témoin plus tôt dans la journée d'un échange peu conventionnel entre les deux partenaires. Via son suivi expert des retours vidéo du mouchard encore porté par la jeune femme, Éric voyait d'ailleurs par son biais, cette dernière raccompagner Veronica jusqu'à sa propre équipe pour leur remettre Vaziri et finalement gérer au nom du NCIS une fin diplomate à cette association internationale imprévue.
Pour Callen, un aperçu de la Dodge Challenger sur le réseau routier, lui confirma qu'il prenait sans surprise le chemin emprunté plus tôt par l'ambulance emportant Sam et Michelle, se dirigeant donc tous trois vers l'hôpital où se trouvait déjà Deeks. Raison pour laquelle, il avait aussi transmis la situation de leur agent de liaison sur le téléphone de Callen, pour qu'il puisse à son tour, en informer au moment opportun, le couple Hanna.
Après la récupération des bombes par la troupe de marines, Granger l'avait déjà rejoint à l'Hacienda. En charge de référer au plus vite au Président en personne pour lui retourner les dernières nouvelles, il avait pour cela de nouveau pris place au bureau d'Hetty.
Quant à cette dernière… Restée à Pasadena, elle devait actuellement traiter avec les marines encore en place. Avant de s'occuper certainement des contrecoups médiatiques des derniers évènements. Histoire de procurer aux journalistes, qui ne tarderaient plus à être dépêchés sur les lieux de l'accident, une explication valable pour la course poursuite ayant pris part au cœur de la ville des Anges.
Sur ce constat, il semblait donc bel et bien que tout soit enfin terminé ! Même s'il restait encore un paquet de paperasseries à rédiger, comme obtenir le rapport de tout le monde, et par leur biais, apporter une réponse satisfaisante à chacune des questions qu'Hetty et ses propres supérieurs ne tarderaient pas à leur poser. Et Dieu sait qu'il y aurait matière à discussion autour d'une certaine zone d'ombre dont il était responsable avec Nell… En définitive, après la bataille, quand les blessures des soldats étaient enfin prises en compte. Il restait toujours nombre de tâches fastidieuses. Des obligations pour la plupart administratives qui n'en apparaissaient que plus difficiles à assumer quand les nerfs de chacun étaient à vif et la fatigue bien lourde à porter.
Soupirant de nouveau, finalement accablé par une vague de lassitude, malgré son besoin de rester encore alerte sur les prochaines heures. Éric sursauta violemment à la sonnerie du téléphone. Sachant pertinemment qui l'appelait ainsi, c'est non sans gémir à ce qui l'attendait, que l'informaticien décrocha.
Sans surprise, ne lui laissant aucune chance de l'évincer, la directrice des opérations spéciales Henrietta Lang était déjà en quête d'informations. Une quête que le Gamer enfermé dans le corps de l'agent Beal ressentit surtout comme l'un des pires interrogatoires dont il avait eu à souffrir sous les mains expertes de la petite femme.
Ayant toutefois pu l'éclairer sur l'ensemble des principaux évènements jusqu'alors mis sous silence et la situation géographique de chacun, c'est dans un énième soupire, qu'il raccrocha.
Définitivement épuisé, Éric ferma un instant les yeux. Au fond de son esprit, il ne pouvait mettre de côté la graine d'inquiétude qui ne cessait plus de grandir. Car il restait une toute dernière personne, dont il ignorait tout de son statut immédiat. Une personne dont il n'avait cessé de suivre les mouvements du coin d'un œil averti. Une personne pour laquelle son souci se trouverait toujours supérieur à celui porté à tous les autres. Une personne qui avait eu l'audace de couper son micro caméra quand elle était remontée dans l'hélicoptère du SWAT - tandis que lui était occupé avec Callen.
Espérant qu'il ne lui soit rien arrivé durant le très court vol devant la ramener jusqu'à lui, le jeune homme eut sans plus tarder sa réponse en entendant les portes coulissantes s'ouvrirent sous un pas décidé.
NCIS – LA
21H20 - Dépôt de Colorado Boulevard
Ayant obtenu un résumé concis, mais précis de l'agent Beal, Hetty n'eut guère besoin d'une longue réflexion pour savoir vers qui adresser son troisième appel.
- Agent Blye. Où êtes-vous ?
- Hetty ! Je viens de quitter Veronica Pisconov. Là, je me rends au County General Hospital avec la voiture de Michelle. Éric m'a informé que Deeks venait d'y être admis. Mais j'ignore encore tout de la gravité de ses blessures. [1].
- Soyez certaine que je comprends parfaitement votre besoin de rejoindre au plus vite votre partenaire, Agent Blye. Mais je vais vous demander une grande faveur. Je souhaite qu'auparavant vous repassiez au bureau.
- Non, Hetty ! Vous ne pouvez pas me faire ça ! Deeks…
- Le Lt. Deeks est actuellement pris en charge pour des blessures ne portant pas atteinte à sa vie. Devinant que vous ne souhaiterez plus le quitter une fois arrivée à son chevet. Je vous demande de continuer à agir comme l'agent responsable que vous avez été tout au long de cette opération, en finalisant cette dernière par la rédaction de votre rapport. Prenez bien conscience qu'en vous demandant de repousser d'une petite heure votre présence inutile dans une salle d'attente, vous serez définitivement soulagée de toutes obligations pour les prochains jours.
Voyant bien où était son intérêt, Kensi tâcha de nier les cris d'effroi de son cœur, pour laisser la raison prendre commande sur son corps. Alors stoppée à un feu rouge, c'est donc finalement non sans mal, que la jeune femme se contraint de tourner en sens inverse, pour rejoindre le QG du NCIS. Une action qui la poussa à serrer si fermement le volant que ses mains en devinrent blanches.
- Vous avez gagné. Je retourne à l'OPS. Mais que l'on soit d'accord. Après ça, il ne sera plus question que je reprenne mon poste avant d'avoir l'assurance qu'il soit bien et physiquement autonome !
- Il allait sans dire, Mlle Blye. Il allait sans dire…
Peu dupe quant à la difficulté pour son agent de concéder à cette demande, Hetty n'en fut que plus respectueuse de la jeune femme. Si elle avait pu craindre fut un temps que le rapport en constante évolution, partagé entre Kensi Blye et Marty Deeks mène ces derniers à ne plus savoir distinguer leur place et rôle au sein de l'équipe, de leur potentielle relation à naître au sein de leur vie privée. Les derniers évènements lui avaient prouvé combien les deux partenaires savaient faire la part des choses, le moment venu.
Diablement fière de sa jeune amie, qui à chaque instant l'avait conforté dans son choix de leur laisser la possibilité de développer plus avant cette « chose » qu'ils partageaient. Hetty l'était plus encore du courage et de l'ingéniosité dont leur lieutenant de police avait fait preuve durant cette opération.
Plus que jamais, lui aussi avait su démontrer quel agent d'exception il pourrait devenir. Bien qu'elle n'aurait jamais aspiré à ce qu'il travers pareille épreuve pour le lui permettre, la femme savait qu'au moins cette dernière n'aurait pas été supportée en vain. Grâce à de tels exploits, elle avait enfin toutes les cartes en main pour obtenir ce à quoi elle aspirait depuis quelques années déjà. Une conclusion que Granger, lui-même, ne pourrait plus contester, à son grand dépit. À l'idée de ce qu'il adviendrait très vite, Henrietta Lang laissa échapper un sourire de malice.
Mais Kensi et Marty n'étaient pas les seuls à avoir fait preuve d'une incroyable intégrité et loyauté. Jamais Hetty ne pourrait laisser au secret la dextérité et force de caractère que l'agent Jones avait su employer pour faire ce qui devait l'être contre toute consigne. Ni moins, l'incroyable efficacité de l'agent Beal ayant suivit d'une main de maître bien qu'à distance, l'ensemble de l'opération, toujours alerte et disponible pour seconder à chaque instant l'un ou l'autre de ses agents de terrain.
Et bien sûr, elle n'était pas moins fière du sang-froid affiché tout du long par son agent senior tant mis à mal, avec un partenaire en danger, et un ennemi se jouant toujours si douloureusement de lui. Cinq ans plus tôt, elle n'aurait pas douté que le loup solitaire que l'homme resterait à jamais se serait détaché de sa meute pour une vendetta toute personnelle. Mais cette fois-ci, G. Callen avait su faire confiance aux autres. De façon toute remarquable et affichée, au demeurant ! Comme quoi, il n'avait pas été vain de combattre inlassablement sa nature suspicieuse et réticence à se reposer sur d'autres. Une avancée si notable, qu'elle en effaçait grandement sa piètre rébellion, d'un peu plus tôt.
Restaient les deux derniers éléments de l'équipe. Sam et Michelle Hanna. Deux agents dans la tourmente. Deux agents ayant vécu, plus que tout autre, une épreuve de taille. Des évènements qui les lieraient à jamais plus fortement encore, ou mèneraient la graine du doute et de la perte au sein de leur couple. Sur ce point, Hetty priait au plus fort que feu Isaak Sidorov ne soit pas finalement le vainqueur posthume de son dernier duel avec l'ex-Navy Seal. En tout état de cause, pas une seconde Michelle Hanna n'avait laissé apparaître tout son dégoût pour le russe dont elle avait été l'amante par le passé. Comme pas un instant, Sam Hanna n'avait laissé ses propres sentiments de jalousie - pour ne pas dire de haine pure - s'exprimer avant que les bombes ne soient de nouveau entre leurs mains.
Elle pouvait donc bien l'avouer. Malgré toutes ses craintes préalables, malgré son âge avancé. Henrietta Lang avait encore été bluffée par son équipe. À l'image de la résolution et de l'abnégation qu'ils avaient déjà tous montrées quand ils avaient traversé l'Europe pour la rejoindre en Roumanie. Ces hommes et ces femmes d'exception s'étaient de nouveau distingués. Prouvant plus que jamais pourquoi, elle avait fait d'eux l'équipe d'élite des Opérations Spéciales du NCIS de Los Angeles. Bien qu'en définitive, ils soient devenus plus qu'une équipe… Mais bien une famille, aux membres soudés et solidaires sous le poids de l'adversité.
Comment pouvait-elle seulement à cet instant imaginer à quel point, des évènements non encore à sa connaissance, auraient la capacité de faire exploser cette unité qu'elle supposait jusqu'alors à jamais acquise…
NCIS – LA
21H25 - County General Hospital de Los Angeles
Si Bates crut bien voir surgir une partie de l'équipe du NCIS de sa connaissance, dans la salle d'urgence, dont l'entrée était située à côté de la salle d'attente. L'homme n'eut guère le temps de s'en soucier que l'un des médecins ayant pris en charge son lieutenant l'approchait déjà.
Se levant aussitôt pour venir à sa rencontre, les informations obtenues le rassurèrent grandement.
- Nous avons terminé de soigner sa blessure par balle à la jambe et profonde coupure à l'épaule. Deux plaies pour le moins classiques qui n'ont présenté aucune surprise. Je viens de laisser ma place au chirurgien dentiste et son assistante.
- Est-ce grave, sur ce point ?
- Disons que votre homme n'a pas dû être à la fête, si la boucherie que nous avons découvert a eu lieu à vif. Maintenant, les exactions subies n'ont pas été faites dans le but de dévitaliser ses dents. Aussi semblaient-ils décidés à les lui sauver quand je les ai quittés. Il devrait donc échapper à la pose de bagues dans un premier temps. Le plus gros problème réside plutôt au fait que pour agir sur sa dentition, il leur fallait forcer l'ouverture d'une mâchoire cassée. C'est aussi la raison pour laquelle nous ne pourrons entreprendre de recoudre ses coupes faciales qu'au terme de leur action, sans quoi, les points ne cesseraient de se déchirer.
- Bien. Et comment réagit-il à cette prise en charge ?
- Traitée indépendamment les unes des autres, chacune de ces blessures nécessitait tout au plus une anesthésie locale ciblée. Et le lieutenant Deeks présentait une surprenante maîtrise de ses émotions à son arrivée. Pour autant, j'ai tout de même décidé de lui imposer une très légère anesthésie totale. De sorte que son effet s'évacue plus rapidement de son organisme qu'avec la prise d'un somnifère.
À la surprise exprimée par le commandant de police, le médecin s'expliqua.
- Nos collègues urgentistes nous ont informés de ce que vous leur aviez confié sur l'origine de ses blessures. Suite à quoi, personne dans le service n'a eu pour souhait d'imposer au patient de nouveaux traumatismes ou juste de le conduire à la panique à la simple vue du matériel employé par nos dentistes. Ne voulant pas plus qu'il s'oppose inutilement à l'anesthésie, s'il jugeait ses blessures trop bénignes pour y recourir, j'ai pris sur moi d'agir de la sorte sans l'en informer. Jugeant du fait qu'il était encore trop psychologiquement instable pour intervenir dans ce type de décision.
Sachant combien Deeks pouvait déjà s'affoler à la simple vue d'une aiguille, depuis une tout autre mésaventure commune datant de l'époque où il bossait pour les stups, Bates ne put qu'être soulagé de découvrir qu'ils avaient décemment pris en compte le confort de leur patient.
- Je vous en remercie, pour lui.
- Je vous en prie. Je pense que nous aurions tous aimé être traités de la sorte en sa position. Dés que le dentiste en aura terminé, l'interne en chirurgie plastique s'occupant pour l'instant de ses poignets, se chargera alors de fixer sa mâchoire et d'effectuer de micros points sur ses coupes faciales. Elle semblait confiante quant à l'absence de toute cicatrice d'ici à quelques mois.
- Bien. Merci encore.
- Je vous en prie. Tout comme vous, nous ne faisons que notre travail.
Le policier chevronné ne fut guère surpris par cette réponse, accompagnée d'une franche poignée de main. Il était un fait établit que les professions de la police, médecine ou des pompiers se serraient depuis toujours les coudes. Et Dieu merci ! Sans quoi, leurs tâches n'en seraient que plus difficiles.
Se rasseyant sur l'inconfortable chaise en plastique, Roger Bates s'apprêtait à patienter de nouvelles longues minutes avant d'obtenir la chance de rejoindre Deeks. Mais il n'en fut rien, en raison d'un appel en provenance d'une certaine petite ninja qui ne le surprit guère. Aussi à peine avait-il raccroché de l'interminable échange traitant de l'avenir de leur protéger commun, que ce dernier enfin sortit du bloc de chirurgie, il était d'hors et déjà invité à le rejoindre dans sa chambre.
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À suivre.
Tout n'est pas mega passionnant, dans ce chapitre. Mais je devais repositionner chaque perso à leur nouvelle position géographique et aligner tous le monde sur la même base d'information ^_^'''
Sinon, comme vous l'aurez facilement compris. Les retrouvailles entre Deeks et Kensi vont encore se faire un peu attendre. Car je souhaite que cette dernière possède une information capitale avant que cela n'arrive ^-^
Normalement la suite d'ici demain soir.
mimi yuy
