Bonjour à toutes et à tous ! J'espère que vous allez bien, voici un nouveau chapitre ! Je le dédicace à Amatsuki Lon qui me l'as demandée (je triche un peu je l'avais déjà écris!) et avec qui j'ai eu un très intéressant dialogue de sourd à coup de message interposée lus dans le désordre !

Disclaimer : tout est JKRowling et à Warner

Bonne lecture et n'oubliez pas les review !

Le Chien, le Loup et le fils prodige :

« Tu es mon parrain » affirma le portrait craché de James lorsque Sirius le rencontra pour la première fois. C'était une affirmation, et pourtant on ne pouvait qu'entendre l'incrédulité qu'elle véhiculait.

S'il était dans une chambre d'hôpital plutôt que de prison, c'était grâce à ce gosse qui l'avait innocenté en attrapant Pettigrow. Les médecins lui parlaient de dommages psychologiques dus à la présence constante des détraqueurs et de cure à long terme toute la journée, il était juste content qu'on l'autorise enfin à voir son filleul maintenant qu'il avait été jugé suffisamment stable.

« Oui, je suis heureux de te revoir Harry » Il n'avait jamais été doué pour parler, c'était James qui charmait les professeurs avec de belles paroles, lui restait à l'arrière pour jeter des sorts, jouer de ses poings et parfois sortir des punchline dans le feu de l'action. Il avait rêvé de ce moment pendant des années, et il était incapable de sortir plus qu'une phrase bateau. Peut être que les médecins avaient raison, il avait besoin de repos, il ne se reconnaissait plus.

« Je voudrais te présenter quelqu'un, il s'appelle John » fit Harry en lui adressant un sourire timide, incertain face à la réaction qu'aurait son parrain face à l'un de ses anciens gardiens. Le détraqueur eut à peine le temps d'entrer dans la pièce qu'il fit demi tour devant les cris et les tremblements incontrôlés du patient.

Harry fut remplacé rapidement au chevet du lit par Rémus, qui prit Sirius sans hésitation dans ses bras avant de le bercer jusqu'à ce qu'il s'endorme dans ses larmes. Le jeune garçon savait que sa décision de présenter John était risquée, mais il avait reçu l'aval des médecins pour savoir si Sirius était prêt à passer par dessus ses stigmates d'emprisonnement pour s'occuper de lui. Le chien n'était pas près, et ne le serait sans doute jamais au vue de la réaction instinctive qu'il avait eu. En tout cas, il n'était pas près pour eux deux, et ils étaient un lot indissociable.

Il échangea un regard triste avec John qui posa une main sur son épaule en signe de soutient et le fixa avec dans ses yeux vides une petite flamme, la proposition d'une séparation, d'un départ, d'un exil. Le gryffondor savait que seul le détraqueur souffrirait si c'était sa décision, et que lui pouvait se détacher sans dommage, mais il avait pris sa décision depuis Azkaban. Il n'abandonnerait pas John. Pas pour un parrain, pas pour les amis de ses parents, pas pour une deuxième famille. Car sa famille, dorénavant, c'était John.