Bonjour à tous ! Merci pour vos review, vos mises en favorites ou en follow !
Une lectrice ( merci Ordalie dal Lugar !) m'a interrogée par rapport à un point précis et je pense qu'il faut éclaircir un peu les choses par rapport à la rencontre Sirius/John. Donc voici ce que je lui ai dit :
Pourquoi Harry décide-t-il de confronter Sirius à John si tôt ?
Un peu de contexte chronologique pour que ce soit plus clair et que la décision d'Harry paraisse logique. Il s'est lié à John pendant les Vacances de Noël, et a capturé le rat courant janvier. Sirius a été admis en hôpital psychiatrique dès février. Et dans ce chapitre de la rencontre, Harry a passé ses examens, et s'apprête à retourner chez les Dursley, on est donc fin juin-début juillet. Ça fait cinq mois que Sirius est suivi chaque jour et aidé, il donne l'impression d'aller de mieux en mieux. Harry, s'il veut quitter les Dursley, n'a pas le choix et fait son test à propos de John maintenant pour savoir si Sirius pourra s'occuper de lui pendant l'été. Ça fait plus de cinq mois, et les médecins veulent connaître véritablement ses progrès, et non la façade qu'il présente au monde dans l'espoir de voir son filleul. Donc Harry obtient l'autorisation des médecins et enclenche son plan. Bon ça tourne mal... Mais c'est réfléchi! A l'échelle d'un gamin de treize ans, d'un personnel qui n'a jamais du s'occuper d'une personne qui est restée plus de dix ans en compagnie des détraqueurs (rappelons que personne avant Sirius ne s'est jamais échappé d'Azkaban, et je considère que personne n'en est sorti tout court, pas de remise de peine chez les sorciers!), et d'un détraqueur qui produit un effet sur les sorciers mais ne comprends absolument pas leur réaction car il ne ressent pas ses propres effets!
Voilà ! Bonne lecture et n'oubliez pas les reviews!
Disclaimer : tout est à JKRowling et à Warner !
La rencontre avec les Dursley :
Harry descendit du train à vapeur, traînant de sa main droite sa valise et de sa main gauche un détraqueur peu pressé de s'immerger dans le monde moldu. Ignorant les regards abasourdis de la foule, il traversa le mur menant au côté moldu et se dirigea vers sa bien aimée famille, qui semblait aussi ravie que lui de le revoir. Heureusement, la créature était invisible pour les êtres dépourvus de magie, il ne tenait pas à créer une émeute ici aussi. Celle de la grande salle après les vacances de noël lui avait suffi. Bien entendu, il n'attirait pas moins les regards pour autant, sa main crispée tirant quelque chose d'invisible pour le commun des mortels.
Le trajet en voiture fut plus court que dans son souvenir, mais c'était sans doute dû à la présence de John et à ses jeux de mots stupides sur la conduite de Vernon. Une fois arrivé à destination, le garçon décida, sur les conseils de son nouvel ami, de mettre les choses au clair.
« Oncle Vernon ? Tante Petunia ? » Comme de bien, il fut ignoré, les deux vacants à leurs occupations et l'ignorant consciencieusement. L'adolescent envoya un coup d'oeil gêné à son ami qui leva les yeux au ciel – enfin tout du moins essaya, il les fit en réalité faire un tour d'orbite complet- et agita vaguement un bras décharné, sans même le sortir de sous son manteau. Sa tante et son oncle s'immobilisèrent aussitôt, le visage blanchâtre, les dents serrés et les yeux grands ouverts et totalement secs. Harry adressa un sourire reconnaissant à John, puis fixa les deux membres de sa famille légale.
« Je veux simplement que l'on se mette d'accord sur le déroulé des vacances, vous pourrez m'ignorer totalement dès que l'on aura terminé » Les deux adultes lui adressèrent un regard furibond, le visage rougeaud de l'Oncle montrant qu'il était déjà prêt à exploser. « Je ne suis pas revenu tout seul cette année, j'ai trouvé un ami, il s'appelle John.» Petunia semblait partagée entre l'indignation qu'il ait put ramené un de ces monstres chez eux et le soulagement qu'il porte un prénom aussi parfaitement normal, il ne pouvait donc pas être totalement mauvais. Vernon s'était pour sa part décidé pour une fureur hystérique, il suait à grosse goutte, comme luttant contre son immobilisation et son silence forcé. « Il restera avec moi cet été et je vous déconseille de le contrarier, il peut être très méchant. Et pour préciser, vous ne pouvez pas le voir car vous n'êtes pas magiques, mais lui peut vous voir, vous entendre et vous toucher magiquement et physiquement, alors faîtes attention à vos paroles et à vos gestes, il est susceptible et protecteur. »
« Ne nous prend pas pour des idiots mon garçon, arrête de raconter des bêtises et détache nous maintenant, assez joué » rugit Vernon, à qui John avait décidé de rendre la parole temporairement, ces yeux porcins s'agitant en tout sens pour trouver un potentiel intrus.
John se déplaça jusqu'à être dans son dos, et fit glisser lentement un ongle le long de sa colonne vertébrale, dessinant chaque excroissance osseuse et creusant violemment le gras. Toujours immobile, Vernon laissa échapper un gémissement terrifié, et personne ne manqua la tache d'urine qui se formait à ses pieds, signalant qu'il avait perdu jusqu'au contrôle de ses capacités primaires. Lorsqu'il arriva au bas de la colonne, encouragé par le regard ravi d'Harry, le détraqueur colla sa bouche contre l'oreille du gros homme et aspira l'air s'y trouvant de toutes ses forces. Il se recula ensuite lentement, révélant une nécrose virulente de la-dite oreille.
« Bien, maintenant nous allons pouvoir passer un marché : John guérit la blessure de l'oncle Vernon, qui finirait par le tuer, et en échange vous me laissez faire ce que je veux, vous ne m'enfermez pas, vous ne m'utilisez pas et vous ne me touchez pas. Je ne veux pas avoir à faire l'ombre d'une tâche ménagère dans cette maison pendant mes séjours ici et vous n'avez pas à m'interdire l'accès à mes affaires. Et si je disparaît de façon inexplicable pendant une nuit, vous n'en parlez à personne. En somme faites comme si je n'étais pas présent et que je n'existais pas. Nous sommes d'accord ? »
Terrifié, le couple hocha la tête sans hésitation et Pétunia se mis à pleurer quand elle vit l'oreille de son mari virer à un rose bien plus sain. La manière douce n'avait pas fonctionné, mais pour une fois, Harry était content d'avoir du recourir à la manière forte. Se venger était plaisant, se venger avec John pour l'aider était grisant. Dumbledore serait sans doute déçu de son comportement, mais John avait raison : il n'avait pas de leçon à recevoir d'un homme qui laissait un garçon de onze ans tuer un de ses professeurs, et le même de douze ans se dresser seul face à un serpent géant au regard et au venin mortel. Il ne comptait pas les détraqueurs comme des menaces, bien entendu.
