Salut à tous ! J'espère que vous allez bien ! A partir de demain jusqu'à samedi, je serai en semaine partiels, et même si j'ai les chapitres tout prêt tout chaud sur mon ordi, je n'aurai sans doute pas le temps de les poster à chaque fois. Je vous demande donc de m'excuser car la parution sera sans doute anarchique :( Mais ne vous inquiétez pas, ça reviendra à la normale rapidement!
Alors, merci pour vos idées sur comment Voldy a réussit ce tour de force. Félicitation à Ordalie dal Lugar et Orthon McGraw qui ont trouvé à peu près comment Voldy a fait le rituel, par contre personne n'a deviné comment John et Harry se sont retrouvés dans le labyrinthe. En même temps, contrairement au rituel, il n'y avait aucun indice sur le transport donc c'est moins étonnant !
Réponse au comment Voldy a fait ? Comment John et Harry sont arrivés dans le labyrinthe :
-Harry a été envoyé par portoloin (son pyjama si vous vous demandez) dans le labyrinthe, John l'a automatiquement suivi car il est en quelque sorte ''attaché'' à Harry grâce au lien entre eux. Pour ceux qui veulent savoir si un détraqueur dort, je n'en ai aucune idée...
-Une acromentule ensorcelée l'attendait non loin pour le blesser et récupérer son sang.
-La quantité de sang d'Harry étant trop faible pour le rituel, Peter a compensé en donnant plus de sang. Bien sûr il ne savait pas ce qu'il faisait, et il a été incapable de stopper l'hémorragie magique qui se déversait dans le chaudron. Il est mort en se vidant de son sang.
Est-ce que ce n'est pas un peu trop tiré par les cheveux ?
Si totalement, mais cette fic est pour moi un mélange entre humour douteux et grand n'importe quoi. Elle ne se veut pas sérieuse, donc si ça vous paraît chelou, étrange ou carrément impossible, c'est que c'est voulu.
Y aura-t-il un pairing ? (réponse à Guest!)
Non. Enfin pas au sens où vous l'entendez. La relation Harry/John est parfois un peu ambiguë (ils possèdent chacun une partie de la même âme après tout) mais il n'y aura rien entre eux de plus du point de vue romantique que ce que j'écrirai dans Tous les jours, et franchement c'est pas grand-chose. Ils sont plus comme des meilleurs potes ultra-fusionnels. Et Harry n'aura de l'intérêt pour personne d'autre du point de vue sentimental. John non plus d'ailleurs, mais lui c'est carrément tout ce qui n'est pas Harry qui l'indiffère.
Disclaimer : Tout est à JKRowling et à Warner
Merci aux reviewers (je vous aime!) et bonne lecture ! N'oubliez pas la review!
L'attaque:
John avait été un bon détraqueur, un des meilleur, celui qu'on avait chargé personnellement de l'affaire Sirius Black. Puis, un gamin, un enfant, était apparu dans sa vie. Harry Potter, le survivant, celui qui avait détruit Voldemort et sauvé le monde sorcier. Il n'avait pas été très impressionné par son pedigree, vu ce que lui gardait en cellule depuis plusieurs siècles… Mais il avait été intrigué et surpris, puis flatté, de l'intérêt qu'il portait à son espèce.
Harry était minuscule, une touffe de cheveux noirs sur la tête et des yeux d'un vert étonnant. Toujours entouré de ses amis, un élève moyen dans une école qui avait perdue de son prestige depuis sa fondation. Son visage semblait crier au monde qu'il avait besoin de quelqu'un, n'importe qui, pourvu qu'on s'occupe de lui, qu'on lui prête attention. Et le monde sorcier, dans son imbécillité crasse, ne voyait qu'un sauveur, un héro, et pas l'enfant en quête de repère qu'il était.
Le rituel de liaison avait été l'un des plus beau jour de sa vie. De sa mort. Enfin, il ne savait plus trop ce qu'il était. Et il lui avait donné des responsabilités envers Harry. Le garçon était littéralement devenu le centre de son monde. Il s'était efforcé de lui donner des conseils et d'éloigner les manipulateurs ou ceux qui n'en voulaient qu'à son argent, le môme était si naïf à l'époque que s'en était effrayant. Heureusement, le Gryffondor avait réussi à lier de solides amitiés durant ses premières années à l'école, et ses amis lui étaient loyaux il ne savait pas comment il aurait fait s'il avait du gérer un adolescent dépressif face à une trahison.
Tout ça pour dire que John veillait sur Harry, mais souvent si discrètement que le concerné n'en était même pas conscient. Le détraqueur se plaisait à s'imaginer en garde du corps secret et renfermé, comme l'agent 007 dans le dernier James Bond qu'Harry était allé voir au cinéma. Bon, il n'avait pas de pistolet, mais il avait toujours son smoking du bal du tournoi des Trois sorciers, et il était presque sûr que des deux accessoires, le costume était le plus important. D'après le film, un costard était ignifuge, faisait gilet par-balle, et permettait d'emballer les filles sexy. S'il avait su ça de son vivant, sa vie aurait été bien différente… Il fallait qu'il pense à demander à Harry pourquoi ils étaient allés au bal en armure de protection d'ailleurs.
Ce matin là, Harry était sorti faire son footing hebdomadaire - John avait insisté pour qu'il fasse du sport, la menace qu'il reste un gringalet toute sa vie avait fait effet - et il le suivait en flottant quelques mètres derrière lui. Le quartier était calme - en même temps à cinq heure du matin c'était normal – et les réverbères commençaient à s'éteindre, laissant s'étendre lentement la lumière d'une aube brumeuse. Le garçon avait plus d'endurance que ne le laissait présager sa stature, ce qui rassurait un peu John.
L'atmosphère virait lentement à l'orage et les gouttes commencèrent à tomber lentement sur le bitume froid. Le détraqueur perçut un mouvement rapide sur sa droite, mais il n'eut pas le temps d'en déterminer l'origine qu'il avait déjà disparu. Tous ses sens à l'affût mais ne voulant pas inquiéter sa charge pour une fausse alerte, il étendit ses perceptions pour ressentir les âmes présentes aux alentours. Quelques rongeurs, à son étonnement deux lapins sauvages, des oiseaux, des insectes par centaines, une dizaine d'humain dormant à point fermé et un chien des enfers. Le dernier était inattendu et un problème. Le garçon n'avait passé aucun contrat, il n'y avait pas de raison pour qu'un tel chien lui arrache son âme. A moins qu'il ne fasse parti d'un contrat.
Il n'eut pas le temps de prévenir Harry qu'il sentit que l'immense chien noir tendait ses muscles, prêt à sauter, et par la même occasion lui trancher la gorge. Il se précipita sur le trajet d'un bond, faisant obstacle de ce qui lui restait de corps entre l'attaquant et son protégé. Les griffes aiguisées transformèrent sa cape déjà miteuse en lambeaux et il poussa un râle menaçant. Le chien était un arracheur d'âme lui aussi, ils devraient pouvoir communiquer et négocier. L'assaillant secoua la tête et tenta de le mordre, ce qui détruirait le morceau d'âme d'Harry qui vivait en lui. Il ne le permettrait pas.
Le Gryffondor savait ce qu'il avait à faire en cas d'attaque, il avait répété la procédure des dizaines de fois avec John, et il n'hésita pas, il fuit. Ce n'était pas à un adolescent de quinze ans de faire face à une créature venue droit des enfers, et à force que son détraqueur le lui répète il avait fini par l'accepter. Il ne devais pas gérer seul tout ce qui lui tombait dessus, il confiait ses problèmes graves à un adulte responsable. Enfin, à John, mais il n'y avait pas d'adultes responsables dans son entourage proche et John était suffisamment vieux pour convenir à la description, même s'il n'était pas humain. C'était reposant, et sa vie était devenue plus simple depuis qu'il appliquait ce précepte. Par contre Dumbledore désapprouvait, mais il s'en fichait un peu.
De son côté, John répliquait aux crocs et aux griffes par des attaques au katana. Il ne fallait pas croire qu'il l'avait abandonné après les remarques des Weasley. Il s'en servait tous les matins pour beurrer les toast d'Harry, ça faisait très peur aux Dursley de voir l'arme s'agiter toute seule. Il utilisa aussi sa capacité à flotter en l'air pour échapper aux attaques et bientôt le chien fut couvert de plaies droites et sanglantes. Il ne fallait pas croire qu'on pouvait s'en prendre sans riposte au morceau de l'âme d'Harry dont il était le gardien. A Harry tout court en fait.
Le chien blessé prit finalement la poudre d'escampette à travers un portail noir dans lequel John ne se hasarda pas à le suivre. Il avait eu le dessus face à un chien, mais il n'était pas fou au point de le suivre dans un endroit où s'en trouvait certainement des dizaines prêts à mordre. C'était étrange quand même, qui avait bien pu leur envoyer cette bête ? Ce n'était pas le genre de Voldemort, lui voulait tuer Harry personnellement, il n'aurait pas envoyé une menace mortelle, seulement un groupe pour le capturer. Mais qui d'autre ?
John survola rapidement le quartier et retrouva le jeune sorcier qui l'attendait en se rongeant les ongles dans sa chambre. Rassuré de le voir en un seul morceau, le Gryffondor alla prendre sa douche après lui avoir tendu son smoking, seul autre vêtement à sa taille qu'il possédait. Il allait falloir qu'il se fasse une garde-robe, il n'allait pas rester le reste de sa vie dans le vêtement peu confortable – il détestait le nœud papillon. Harry serait ravi de le suivre et de le conseiller pour l'occasion il en était certain. Il avait repéré il y a peu une belle cape noire chez Flaming & Co, elle remplacerai agréablement la précédente. Peut-être devrait il investir dans une cagoule, ou un pantalon en cuir ?
