Salut à tous ! J'espère que vous allez bien !
Merci pour les follows et les favorites. Un gros merci aux reviewers, spécialement à soln96 qui m'a noyée sous les reviews ! Une envie subite de dédicace m'est tombée dessus. QUI m'a jeté un sort ? Qu'il se dénonce! Je dédicace ce chapitre à Amatsuki Lon qui attendait le retour de Sirius avec impatience ;) et à Ordalie dal Lugar qui me fait beaucoup rire (je vous conseille d'aller lire ce qu'elle fait, si vous connaissez un des fandoms, ce qui n'est malheureusement pas mon cas, car ça doit être aussi drôle que ses commentaires)!
Disclaimer : Tout est à JKRowling et à Warner
N'oubliez pas les reviews et bonne lecture !
La sortie de Sirius :
Sirius avait passé plus d'un an à l'hôpital, suivi chaque jours par des spécialiste du comportement et de l'esprit. Il avait même rencontré quelques médecins moldus dans sa quête de guérison. Pendant toute cette année, il avait heureusement été accompagné par un fidèle ami, Rémus Lupin. Son internement lui avait permis de revoir son jugement sur certains éléments de sa vie, notamment sur la façon dont les Maraudeurs avaient traité le Loup-garou pendant la guerre. On peut dire que ce n'était pas la période de sa vie dont il était le plus fier. Encore aujourd'hui, il ne comprenait pas comment Rémus avait pu le pardonner aussi facilement de cette trahison.
Sirius avait passé les dernières évaluations la semaine précédente, il était fin prêt à sortir. Enfin, ça, c'était ce que les médecins disaient. Lui savaient bien qu'il n'avait pas vraiment envie de quitter les lieux. Les premiers mois avaient été éprouvant, après douze ans de prison il rêvait de liberté et on l'avait confiné de force dans une chambre blanche sans fenêtre. Mais maintenant, il se rendait compte qu'il avait certes été enfermé, mais il avait également été protégé du monde extérieur. Il n'avait pas envie de raconter son calvaire aux journalistes, ni d'empocher une médaille et un chèque du Ministère, et encore moins de recevoir des regards remplis de pitié, et d'un reste de peur mal éteinte, de la population, aussi bien sorcière que moldue.
Il y avait néanmoins un bon côté à la situation : il allait enfin revoir son filleul ! Depuis sa visite ratée, le jeune homme avait eu pour consigne de ne pas s'imposer pour permettre à son parrain de se remettre doucement de ses années d'emprisonnement. Rémus avait raconté à Sirius ce qu'il s'était passé durant la troisième année du garçon ainsi que l'attachement de ce dernier à un détraqueur nommé John. Celui-là même qui l'avait fait avoir une de ses crises de paniques les plus importantes lors de sa visite éclair. Après une période de déni -Harry ne pouvait pas être ami avec cette créature- l'ex-détenu avait finalement accepté la situation. Il n'était pas sans-cœur au point d'arracher le Gryffondor à la famille qu'il s'était construite, comme lui en son temps avec les Maraudeurs. Il avait donc fait une croix sur la garde d'Harry, il ne pouvait vraiment pas supporter un détraqueur.
Le loup à ses côtés, il poussa craintivement la large porte vitrée de la clinique magique. Ce n'était pas la première fois qu'il pénétrait dans le parc attenant, mais c'était la première où il allait en sortir. L'allée de chênes centenaires ne lui avait jamais parue aussi dangereuse, et il se secoua pour ne pas abandonner devant la peur qui menaçait de l'engloutir. Derrière la large grille dorée qui entourait l'enclot de verdure, il distingua sans peine une silhouette élancée aux cheveux noirs et en bataille qui l'encouragea à franchir les derniers mètres.
Quelques mouvements de baguette de son accompagnateur plus tard, il était dans la rue qui longeait le centre hospitalier. En face de lui, Harry Potter était vêtu d'un jean noir troué au niveau des genoux et d'un t-shirt représentant ce que Sirius interpréta comme une scène de strip-tease. Le haut montrait en réalité un rassemblement de super-héros -parmi lesquels Superman, Catwoman, Black Widow et Captain America- en costume bien trop léger pour les mœurs sorcières.
« Harry… » murmura l'animagus les yeux brillants. L'adolescent lui adressa un petit sourire avant de lui tendre une main amicale qu'il s'empressa de serrer. Rémus les regardait d'un air attendri, et laissa échapper un doux rire de contentement qui mit fin à leur position figée. Ils avaient l'air idiot à ne pas se lâcher la main depuis bien deux minutes, tout en la secouant par moment lorsqu'ils se rappelaient de la situation. Harry eut un mouvement d'épaule nonchalant et montra d'un signe de tête le coin de la rue.
« John est resté là-bas, normalement il est suffisamment loin pour que tu n'en ressentes pas les effets. Tu te sens bien ?
-Très bien, merci. Comment s'est passée ton année ?
-Comme une année normale à Poudlard, avec un prof qui veut me tuer. Heureusement, John l'a découvert rapidement et les autres enseignants l'ont mis hors d'état de nuire.
-Parfait. »Sirius ne savait pas vraiment ce qu'on était sensé répondre à ce genre de phrase, depuis quand les professeurs cherchaient à attaquer les élèves ? Il était pourtant certain que ce n'était pas habituel de son temps.
Il y eut un silence un peu inconfortable, personne ne sachant vraiment que dire car ne connaissant pas l'autre. Harry s'ébroua avant de proposer : « On se voit mercredi prochain ? » et Sirius hocha la tête, ravi d'avoir une occasion de faire la connaissance de son filleul sans être paralysé par la peur de l'inconnu qui s'ouvrait devant lui. Une terrasse de café, un cappuccino et un croissant français, des lunettes de soleil teintés et des vêtements de cuir il avait besoin de ça pour lui faire enfin face. Il ne s'était pas senti aussi faible et peu sûr de lui depuis des mois, heureusement le gamin leur laissait une chance de devenir plus proche sans lui tenir rigueur de son comportement actuel.
Harry racla le sol de sa basket droite, incertain sur la façon de mettre un terme à l'échange. Fallait-il qu'il lui sert la main ? Qu'il l'embrasse ? En ayant assez d'hésiter et ne voulant pas paraître ridicule à fixer le goudron comme un imbécile, il fit deux pas en avant avant de prendre Sirius dans ses bras. Aussitôt, il sentit leur deux corps se raidir de stupéfaction, et il faillit reculer, le rouge au joue et la honte au ventre. Ce fut un bras puissant qui le retint contre le torse large mais dont il pouvait compter les côtes sans difficulté. C'était chaud, réconfortant, et surtout terriblement inhabituel. Harry ne se rappelait pas de la dernière personne qui l'avait pris dans ses bras, sans compter John. S'il avait eut besoin de créer un patronus, il aurait eut un nouveau candidat au titre de meilleur souvenir. Leur relation serait sans aucun doute dysfonctionnelle, mais il n'était plus à ça près.
