21- S'inquiéter

La chambre était plongée dans le noir complet lorsque Naminé y entra. Le rectangle de lumière qui se découpait dans l'encadrement de la porte lui permit de voir Vanitas assis dans un coin, le menton sur les genoux. Il la dévisagea un instant lorsqu'elle entra, sans qu'aucune émotion ne transparaisse sur son visage, puis fit comme si elle n'existait pas. La jeune fille se mordit la lèvre, ne sachant trop que dire pour tirer l'autre de sa léthargie.

Elle s'efforça de se demander ce que ferait Kairi dans une telle situation. Après tout, c'était sa compagne qui avait l'habitude de réconforter les gens. Elle, sa Simili, ne savait pas vraiment s'y prendre, sauf justement lorsqu'il s'agissait de son originale. Elle la connaissait mieux que personne...

En premier lieu, il fallait le faire réagir. Elle referma la porte derrière elle et s'avança à grands pas volontairement bruyants vers la fenêtre, avant d'ouvrir les rideaux d'un coup sec, laissant la clarté envahir la chambre. Son occupant poussa un grognement.

« Ferme ça ! s'exclama-t-il en clignant des paupières.

-Moi, je préfère comme ça » décréta-t-elle d'un air décidé, les mains sur les hanches.

Elle eut un petit sourire lorsque le brun se força à se lever, pour aller fermer le rideau, ce qu'elle empêcha en tirant sur le tissu.

« Arrête, siffla-t-il d'un air menaçant qui aurait sans doute effrayé Naminé quelques temps plus tôt.

-Non. »

L'autre eut un soupir agacé, mais la jeune fille ne lâcha pas prise. Finalement, Vanitas retourna dans son coin, mais s'asseyant cette fois-ci en tailleur, bras croisés et fixant l'intruse d'un air venimeux.

« Qu'est-ce que tu me veux ? »

La jeune fille s'assit sur le lit, en face du garçon, puis déclara d'une voix calme :

« T'aider, c'est tout. »

Il eut un ricanement amer.

« Et pourquoi ça ? »

Oui tiens, pourquoi ? Peut-être parce qu'elle se trouvait bien placée pour comprendre ce qu'il ressentait, après tout. Et parce que, finalement, elle n'aimait pas savoir qu'il se morfondait ainsi.

Oh, au début, elle l'avait craint. Détesté, même. Beaucoup. Il avait failli tuer Kairi - aurait réussi d'ailleurs, sans le sacrifice de Naminé – et ce sans aucun état d'âme. Alors, lorsqu'il était arrivé au Jardin Radieux, même s'il disait ne leur vouloir aucun mal...

Cependant, Kairi avait été prête à le pardonner – ce que sa petite amie ne comprenait pas au départ – et à l'aider. Les jours passaient, et Vanitas semblait presque s'intégrer. Puis, ces derniers temps, il semblait même changer. Oh, un changement infime, bien entendu, dans son attitude... qui le rendait un peu plus humain. Peut-être pas encore digne de confiance, à la vue des derniers événements, mais...

« Je sais ce que tu penses, Vanitas » sortit finalement Naminé.

Un court silence s'ensuivit. Il la dévisageait toujours de son air courroucé, mais il ne faisait pas mine de s'énerver plus que cela. Naminé s'était attendu à ce qu'il se montre plus réticent à la discussion. Ce qui, au fond, ne s'avérait pas tellement être un bon signe. Ce n'était pas normal, venant de lui.

« N'importe quoi.

-Ah, vraiment ?

-Vraiment, tu ne sais pas. »

La jeune fille ferma les yeux et poussa un soupir. En effet, peut-être qu'elle ne savait pas tout. Cependant... Au moins, elle se doutait de ce qu'il ressentait. Parce qu'elle était passée par là. Kairi aussi. Et Roxas, et Néo également, et...

« Si, je sais, rétorqua-t-elle. Ecoute, je n'appartiens pas aux Ténèbres, je ne prétends pas comprendre ton cœur, ni tes choix, ni ton passé. Mais... L'impression de n'être personne et de ne pas compter... D'être une erreur. C'est ce que tu ressens, non ? »

Oh, oui, ça elle connaissait. Ce sentiment de rejet perpétuel. Elle le connaissait tellement que, même à présent qu'elle avait trouvé sa place, qu'elle ne devrait plus s'en inquiéter... Parfois, l'impression de n'avoir rien à faire là revenait. Parce que c'était tenace, ancré en elle depuis sa naissance. Mais ça passait. Ça passait toujours parce que, au fond, elle n'avait pas de souci à se faire. Plus maintenant.

Vanitas la dévisageait à présent avec un mélange de colère et d'étonnement. Et d'autre chose, qui le faisait paraître un peu plus vulnérable. Naminé attendit qu'il réponde, mais il garda le silence, alors elle poursuivit.

« Tu n'es pas un Simili, mais tu n'aurais jamais dû voir le jour. Un peu comme nous. Mis à part que toi, tu existes à cause de la volonté de quelqu'un.

-Volonté dont je me serais bien passé, commenta le garçon avec un sourire amer. Où est-ce que tu veux en venir ? »

Bien, au moins il l'écoutait. Elle n'avait pas l'habitude de donner des conseils et se demandait si elle réussirait à le convaincre. Après une profonde inspiration, elle répondit :

« Peut-être que nous sommes des accidents... Mais pas des erreurs, je ne crois pas. Tu sais, lorsque je suis née, l'Organisation s'est servie de moi pour piéger Sora. J'étais comme eux, et pourtant ils me traitaient comme un outil.

-En quoi est-ce que tu pouvais bien leur être utile ? questionna le brun, toujours assis dans son coin.

-Tu ne sais pas ? »

Il secoua la tête.

« Je suis le Simili de Kairi, mais aussi un peu de Sora. Une Princesse de Cœur ne peut pas avoir un Simili, normalement, mais le cœur de Kairi se trouvait en Sora lorsqu'elle l'a perdu. Pour cette raison, j'ai le pouvoir de modifier les souvenirs de toutes les personnes qui leur sont liées. J'ai fait beaucoup de mal à Sora. Je me suis fait passer pour Kairi dans sa mémoire et j'ai... »

Elle eut un vague geste de la main, signifiant que cela n'importait guère.

« Bref, continua-t-elle, j'ai tout arrangé, mais pour cela il devait totalement m'oublier. J'en ai souffert. A cette époque, je me détestais de lui avoir infligé tout ça. Je me sentais encore pire que l'Organisation et prévoyait de disparaître après avoir rendu ses souvenirs à Sora.

-Mais tu ne l'as pas fait, devina Vanitas qui semblait vaguement intéressé.

-Pas immédiatement. Je devais encore réparer mes bêtises. Pendant ce temps, il y a ce scientifique qui se faisait appeler DiZ, qui nous a recueillis, Sora, Riku et moi. Il nourrissait une haine viscérale envers les Simili, les qualifiant d'aberrations. Il me détestait, me traitait comme une moins que rien. Et je croyais que je le méritais. Mais j'ai appris que ce n'était pas vrai. Je suis retournée en Kairi, puis je l'ai réconfortée lorsqu'elle avait besoin de moi. J'ai trouvé ma place. Il y a des gens qui sont prêts à m'accepter pour ce que je suis... Un peu grâce à toi, d'ailleurs. »

Il garda le silence, mais quelque chose dans son expression changea. Il baissa la tête, pensif, ses ongles enfoncés dans ses avant-bras.

« Je ne t'ai jamais remercié pour ça, au fait, ajouta Naminé.

-J'ai voulu tuer la fille que tu aimes, répondit simplement Vanitas. Je m'en fichais, de ton sort. »

Il parlait au passé.

« Merci. »

Vanitas releva la tête et la dévisagea de ses yeux dorés, la bouche entrouverte de surprise. Ce devait être la première fois qu'on le remerciait de quoi que ce soit.

Oui, elle lui en avait voulu. Elle lui en voulait toujours, lorsqu'elle se disait que ce combat aurait pu se terminer beaucoup plus mal, que si le plan de Naminé pour libérer le cœur de sa compagne n'avait pas fonctionné... Sauf que, finalement, cela avait été un changement pour le mieux.

N'ayant plus rien à dire, la jeune fille fit mine de sortir.

« Naminé ? »

Elle se retourna.

« Oui ?

-Apprend-moi. A me faire des amis, je veux dire. »

Elle éclata de rire.

« Tu en as déjà. Kairi, Léon, moi... Et je pense que Riku commence à t'apprécier. Il ne l'avouerait pas, mais il se méfie beaucoup moins de toi qu'au départ.

-Mouais... C'est peut-être pour ça qu'il m'a sauvé. Comment a-t-il fait, en passant ? On était dans cette crevasse... »

Alors, il ne se souvenait de rien ?

« Riku dit que tu as ouvert un portail avant de t'évanouir. Tant mieux d'ailleurs, parce qu'il n'aurait jamais pu rejoindre le Gummi à temps. »

Le brun haussa un sourcil perplexe.

« J'ai fait ça ? Je ne m'en souviens pas.

-C'est ce qu'il nous a raconté.

-Hm, je dois avoir fait ça, alors, acquiesça-t-il avec un sourire étrange. »

Après que la jeune fille fut sortie, Vanitas eut un regard pour le ciel bleu, dehors.

« Tu entends ça, Ventus ? Il paraît que j'ai des amis. »


Kairi fit disparaître sa Keyblade, épuisée. Elle avait cessé de compter les jours.

Il n'y avait pas que pour Sora qu'elle s'inquiétait. De la Dimension des Rêves, ses pouvoirs n'atteignaient plus l'univers réel. La fusion des mondes... Elle espérait que les autres avaient trouvés une solution. Que tout se passait bien. S'il arrivait quelque chose à ses amis pendant son absence...

Au moins, Naminé était en sécurité, puisqu'elle ne risquait pas d'aller sur le terrain, ne sachant pas se battre. A moins... à moins que le Jardin Radieux ne soit touché également. Non ! Elle s'inquiétait pour rien. Enfin, elle l'espérait. Mais comment en être sûre ?

Elle sentit une main s'abattre sur son épaule, mais ne sursauta pas, que trop habituée à ce que Lea fasse ce genre de choses.

« Quelque chose qui ne va pas ? demanda-t-il.

-Non... soupira-t-elle en secouant la tête. Je me fais du souci pour les autres. Et puis... J'ai de moins en moins l'impression qu'on puisse retrouver Sora. Si Xehanort l'a atteint, alors on ne risque pas de tomber dessus à moins qu'il ne le veuille. Et je ne sais pas ce qui serait le pire, tomber dans un piège ou...

-Eh, la coupa son ami. Ça va aller. Nous ne sommes pas partis depuis si longtemps que ça. Et pour Sora... »

Il haussa les épaules.

« Tu sais comment est ce gosse. Il s'en sort toujours. Il a tenu tête à des tas d'ennemis et il a sauvé pas mal de personnes au cours de ses voyages. Si quelqu'un peut tenir tête à papy grincheux, c'est bien lui ! C'est bon, c'est retenu ?

-Mais si c'était lui qui avait besoin d'être sauvé, cette fois ? » murmura la jeune fille en baissant la tête.

L'autre allait répondre lorsque quelque chose attira son attention. Pas vraiment quelque chose, en fait.

Quelqu'un.

De stupeur, il en lâcha l'épaule de son amie.

« Kairi... » appela-t-il pour qu'elle lève les yeux.

Ce qu'elle fit... avant de laisser un échapper un petit cri de stupeur.

A quelques mètres de là se tenait un jeune homme, avec des cheveux blonds en bataille, l'air grave. Il se trouvait juste devant eux... Mais pas vraiment là en même temps. Outre son aspect translucide, la Princesse pouvait sentir qu'il ne s'agissait pas d'un être de chair et de sang. Quoi alors, une illusion ? Non, il avait tout de même une certaine consistance. Plutôt une sorte de spectre, de sentiment persistant.

Il portait le manteau de l'Organisation.

Lorsqu'il tourna les talons pour s'éloigner, ce fut Lea qui eut le réflexe de le rattraper. Il accourut vers lui.

« Attends, Roxas ! »

Le spectre l'ignora, continuant de marcher sans se presser. Le roux tenta de lui saisir le bras pour le stopper, ne rencontra que de l'air. Cela eut au moins pour effet de stopper l'adolescent, qui le dévisagea un instant avant de remuer les lèvres comme pour dire quelque chose – mais aucun son ne sortit de sa bouche - puis il poursuivit sa marche à travers la forêt comme si de rien n'était. Lea le regarda faire, médusé.

« Rox...

-Je crois qu'il veut qu'on le suive » suggéra Kairi.

Le roux hocha la tête et ils se mirent en marche.

La jeune fille n'osa rien dire du trajet, et Lea ne semblait pas vraiment en état de parler, une fois n'étant pas coutume.

Lea n'était pas Axel. Simplement, il avait beau prétendre n'avoir récupéré que les souvenirs de son Simili... Kairi se demandait jusqu'à quel point le passé d'Axel l'affectait. Elle pensait que seul les originaux pouvaient influencer la vie de leur Simili, mais... Et s'il s'agissait d'un double échange, en fin de compte ?

Et puis, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir mal à l'aise. Et si ce n'était pas Roxas qui les guidait ? Et s'il s'agissait d'un piège ? D'un autre côté, c'était leur seule piste depuis leur arrivée...

Finalement, ils arrivèrent devant une énorme bulle transparente flottant dans l'air. L'image d'une ville plongée dans la nuit, pleine de lumières et de néons, y apparaissait. Roxas se retourna une dernière fois, leur sourit, puis recula jusqu'à disparaître dans ce qui devait être un portail vers un autre monde endormi.

« C'est Illusiopolis, fit Lea. Le monde de l'Organisation. »

Kairi fronça les sourcils. Le terrain de Xehanort. De plus, si Roxas se trouvait là, libre...

« Il est arrivé quelque chose à Sora ! » s'exclama-t-elle.

Son compagnon de voyage hocha la tête.

« Je pense aussi. Roxas a voulu nous prévenir.

-Il pourrait s'agir de Ventus, suggéra Kairi.

-Non... marmonna le jeune homme. Déjà, il portait le manteau de l'Organisation, et puis... Je le sais, c'est tout.

-Lea...

-On devrait y aller, coupa-t-il avec un entrain forcé. Comment marche ce truc ? »

Il posa la main sur la bulle-portail et disparut.


Malgré sa discussion avec Naminé, Vanitas avait besoin de temps.

Au fond, il devait admettre que, pour une fois, elle avait raison. Rien ne servait de rester enfermé dans cette chambre vide à ruminer le passé. Ce n'était pas dans ses habitudes, vraiment, de se morfondre comme ça ! Ni de baisser les bras, d'ailleurs, et pourtant... Il le faisait un peu trop, ces derniers jours. Enfin, vivre ne pouvait pas être si difficile que cela ! Si Ventus pouvait le faire, alors lui aussi. Si ça ne plaisait pas à certaines personnes, qu'elles aillent se faire...

Vanitas.

Il soupira. Tiens, encore là, lui ?

Pas trop tôt ! T'étais où, quand je faisais ma crise existentielle, hm ?

Van...

Il se rendit compte que la voix de son double paraissait plus lointaine que d'ordinaire. Fronçant les sourcils, il songea à une réponse.

Un souci ?

Peut pas... Danger.

Vanitas soupira. Il ne comprenait pas ce que l'autre lui voulait.

Comment ça ?

So...

Sora a un problème ? demanda-t-il.

Viens.

Quoi ? Où ça ?

T'attends...

Mais où ? Ventus, où est-ce que je dois aller ? Ven !

Pas de réponse.

« Pourquoi c'est sur moi que ça tombe ? » interrogea Vanitas à voix haute.

Normalement, Sora se trouvait dans les mondes endormis, et quelqu'un le cherchait déjà. Sans doute devait-il trouver Ventus, alors ?

Il se leva et sortit en trombe de sa chambre, arpentant les couloirs à la recherche de quelqu'un, n'importe qui. Il tomba finalement sur le n'importe qui en question, qui s'avéra être Riku.

« Ah, tu t'es décidé à sor...

-Où est Ventus ?

-Hein ?

-Dans quel monde ? précisa Vanitas. Aqua l'a enfermé pour le protéger, mais où ? »

Riku le regarda comme s'il venait vraiment de péter un boulon. Un de plus.

« Qu'est-ce que ça peut faire ? s'étonna-t-il. Ventus est endormi, et personne ne peut le trouver à part Aqua. »

Sauf que... Mais oui !

« Sauf qu'Aqua n'est plus là, soupira Vanitas qui venait de se souvenir de quelque chose. Et il nous faut l'Eclaireuse de Ventus pour l'atteindre. Donc si on ne peut pas trouver Ventus, on ne peut pas la trouver elle, et inversement. Ce qui est peu pratique, tu avoueras.

-Euh... Oui, d'accord, mais...

- est-il ?

-Au Manoir Oblivion, répondit l'argenté de mauvaise grâce. Qu'est-ce que tu comptes faire, au juste ?

-Si Aqua ne peut pas le libérer, il y a quelqu'un d'autre qui peut le faire. »

A ces mots, Riku soupira.

« Tu n'y penses pas sérieusement...

-Et pourquoi pas ? Je suis connecté à Ventus, après tout.

-Tu pourrais te perdre dans le Manoir... objecta l'autre. Rien ne dit que votre connexion marche comme un radar, si ? »

Non en effet, mais... Il avait la conviction que cela marcherait. Comment en convaincre l'argenté, au juste ?

« Des fois, il me parle, avoua Vanitas en détournant le regard.

-Euh... Si tu le dis.

-Arrête avec cette tête.

-Quelle tête ?

-Tu crois que je débloque.

-Complètement, confirma Riku en croisant les bras.

-Je suis sérieux ! s'énerva le brun. Au début, j'ai voulu l'ignorer, mais il me disait des choses et... Je crois qu'il voulait m'aider, en fait. »

Oh, et puis, pourquoi s'évertuait-il à lui expliquer ? Quelle importance, qu'il ne le croit pas ?

« Laisse tomber. »

Il ouvrit un Couloir Obscur.

« Attend ! Intervint Riku avant qu'il ne disparaisse. Si je peux pas t'en empêcher, autant que je vienne avec toi. »

Vanitas se mit à rire, mais plus par nervosité que pour se moquer de l'autre.

« Vraiment, Riku ? lança-t-il. C'est mon imagination ou bien tu me colles, depuis quelques temps ? »

Il y eut un moment de silence, puis :

« N'importe quoi. C'est dangereux là-bas, c'est tout.

-Mais tu sais, je suis un grand garçon, rétorqua Vanitas. Je peux m'en sortir sans ton aide.

-Je connais l'endroit, soupira Riku. Tu vas te perdre, là-bas. Tout le monde s'y égare. Et il paraît que même l'Organisation n'a jamais retrouvé salle où... Enfin, bref. »

Peut-être que Naminé avait raison, sur son compte, finalement...

« Oh, puis fais ce que tu veux » capitula Vanitas.

Sans plus de cérémonie, ils s'engagèrent dans le Passage et se retrouvèrent devant le château le plus étrange que le brun ait jamais vu.