Bonjour ! Aujourd'hui, un "petit" incident avec des trolls...
Merci à Valkyrie du Nord, Drypteis, Clelia Kerlais, Fabienne.2869 et Louisana NoGo pour leur review.
Enjoy !
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Partie 4 : Devenir un casse-croûte
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Cher journal…
Cette fois c'est décidé, je vais tuer Fili et Kili ! Lentement, et douloureusement ! (Moi, sadique ? Pas du tout !) Et qu'ils n'essayent même pas de prétendre qu'ils n'ont rien fait, ou ça pourrait très mal se passer pour eux ! (Enfin, je menace déjà de les tuer, je ne vois pas trop ce que je pourrais faire de pire…)
Nous nous étions arrêtés pour la nuit. (A vrai dire, pour une fois, nous nous sommes arrêtés bien avant que la nuit tombe. Je ne sais pas à qui je dois ce miracle, mais merci !) (On sous-estime grandement les implications d'une longue chevauchée.) Dès notre arrivée, Gandalf et Thorin se sont disputés, ce qui a eu pour conséquence le départ du vieux (en même temps, au vu de l'attitude insupportable du connard arrogant, c'est même un miracle qu'il ne soit pas partit avant !) (Définitivement, je crois que le surnom de connard arrogant va rester !) (Ce paragraphe a plus de parenthèses que de phrases normales, il serait temps que je me calme !)
Une fois la nuit tombée, j'ai été désigné, de force et à l'insu de mon plein gré (je suis pas leur boniche !) pour amener leur repas aux deux andouilles, sensées garder les poneys. (Note le « sensées » … A méditer…) Sauf qu'évidemment, c'était tout sauf le cas. Je ne sais pas comment… Je ne veux pas savoir comment… Mais ces deux pignoufs se sont débrouillé pour PERDRE des poneys ! (Non mais allô ? Comment on perd un poney ?)
C'est alors qu'est apparu un immense, gigantesque… truc… Moche, immonde et répugnant (et rien à foutre si je me répète !) Le truc en question portait un poney sous chaque bras. Se pose donc la question (d'autant plus légitime je trouve) : comment donc Fili et Kili ont-ils pu louper ÇA ?
Bref, sans que je ne sache réellement comment, j'ai été désigné, de force et à l'insu de mon plein gré (oui je sais, ça fait doublon, mais là je sature !) pour aller libérer les poneys. Sauf que si c'était simple, ça se saurait ! Pour faire court, il n'y avait non pas un, mais trois trucs hideux, j'ai libéré les poneys mais me suis fait chopé (c'est tellement la honte…), mais Kili puis les autres ont débarqué et ça a dégénéré en bataille rangé. (Entre nous, cette bande de couillons avait presque l'air contente de se battre…) (Je ne comprendrai jamais les nains…)
Mais surprise (mauvaise surprise s'entend), tandis que je m'apprêtais à filer en douce en les laissant se foutre sur la gueule, l'une de ces trois monstrueuses choses m'a attrapé, retourner et tirer dans tous les sens, avant de menacer de m'écarteler si la bande d'abrutis ne baissait pas les armes (autant dire qu'à ce stade, je récitais déjà mes prières)
Sauf que les Valars ont visiblement décidé que je faisais un divertissement amusant, et ont décidé de m'épargner. Et c'est sans doute pour cette seule et unique raison qu'entre tous, Thorin (sur ce coup-là, je veux bien l'appeler par son prénom !) a jeté son épée au sol et s'est rendu. Pour me sauver, moi. Pour un peu, j'en serais presque ému ! (Mais pas trop, faut pas déconner non plus !)
Je me suis donc fait enfermé dans un sac (seule consolation à ma dignité malmenée, les nains aussi) tandis qu'une partie des couillons se retrouvait à la broche. J'avoue, je culpabilisais un peu. Bon d'accord, beaucoup. C'est vrai, sans moi, ils n'auraient jamais fini dans une merde pareille. (Parce qu'on dirait pas, mais je suis quand même capable de faire preuve d'honnêteté… parfois…) Mais bon, moi-même je reportais la faute sur Fili et Kili (en toute légitimité !), donc je m'en accordais plutôt bien avec ma conscience. Toutefois, en entendant les trucs (qui s'avèrent être des trolls) avouer avoir peur du soleil approchant (tellement cons… raconter à tes ennemis ton point faible, c'est pathétique…) et en constatant que les nains étaient visiblement incapables d'additionner deux et deux, je me suis dévoue pour faire diversion.
Donc pendant dix minutes, j'ai sorti toutes les imbécilités pseudo culinaires que je connaissais (ma mère doit se retourner dans sa tombe) pour les maintenir occupés. (Maintenant je peux l'avouer, mais j'ai pris mon pied à inventer les pires recettes possibles pour cuisiner du nain ! Ah ça, ils l'avaient bien cherché !) On est passé pas loin de la catastrophe quand l'un d'entre eux a décidé de croquer un bout de Bombur, mais le vieux a finalement décidé de faire preuve d'utilité, et a cassé à coups de bâton un caillou géant pour faire apparaitre le soleil (dis comme ça, ça fait vraiment très con).
Une fois tout le monde détaché, j'espérais non pas des remerciements (je crois que ces rustres en prononcent autant que des excuses, c'est-à-dire aucun) mais au moins une quelconque marque de considération. Et là ! Et là ! Cette enflure a eu le culot de m'accuser de tout ce merdier, et en plus de mépriser totalement les risques absolument incroyables que j'ai pris pour éviter que ses amis, ses neveux et accessoirement lui-même se fasse bouffer ! Comment a-t-il osé me faire un coup pareil ! Va te faire foutre connard ! Quand je pense que pendant un instant, j'ai culpabilisé à l'idée de le mettre en danger, de les mettre tous en danger, et de le forcer à baisser son arme… (Je le hais, mais je le hais tellement…)
Bref, je me suis assis dans un coin, fulminant dangereusement contre les deux terreurs et leur malappris d'oncle. Les nains ont visiblement eu un éclair de génie, puisqu'ils ont très clairement fait un écart pour m'éviter. (Bien fait ! Qu'ils crèvent de peur !) (Pas tout à fait que ce soit de la peur, mais je préfère quand même le penser, histoire de soulager un peu mon égo piétiné) Néanmoins, malgré toute sa discrétion, je n'ai pas pu m'empêcher de remarque un léger détail. Du fait de l'affrontement, Dori, habituellement si bien mis qu'on aurait dit une gravure de mode (correction : ça tenait plutôt de l'obsession) avait l'encolure de sa tunique qui baillait, laissant apercevoir sur sa clavicule une marque en forme de rubis.
Bon, sachant qu'il n'y a aucune chance que mon symbole soit un rubis (pierre précieuse, histoire de nain, tout ça tout ça…) au moins je n'aurais pas tout à fait perdu ma journée, j'ai pu rayer un autre suspect de ma liste. Plus que dix. (Valars, en verrai-je le bout un jour ?) Sauf que là, Gandalf m'a foutu de force une épée miniature dans les mains (pourquoi je sens déjà pleuvoir les moqueries ?) les nains appellent, il y a du bruit non loin de là. Je relève un instant la tête, juste à temps pour voir le regard de l'autre raclure posé sur moi, et je me retiens de lui faire un doigt. (Quoi ? En toute bonne foi, je me mets simplement à son niveau de maturité !) Mais là ça presse, moi aussi j'entends le bruit maintenant. Ça sent mauvais, très mauvais. Je veux rentrer chez moi !
Foutue caillasse !
