Hey ! Salut à tous !
Ce chapitre est un peu particulier car il parle d'un perso qu'on n'a peu croisé jusqu'à maintenant (je crois même qu'on ne l'a pas vu…). Il s'agit de Draco Malfoy. Du coup attention : j'ai changé sa vie, ce n'est pas du tout conforme au canon, mais plus conforme à une certaine éducation sang-pur qui est développée dans pas mal de fic sur ce site. Je voulais inclure ce chapitre, et l'histoire s'est écrite toute seule (les auteurs verront de quoi je parle ^^ nos persos sont juste insupportables!) donc contrairement au reste, il n'y a pas de continuité avec l'œuvre originale. Croyez bien que j'en suis désolée, mais vu que j'aime ce chapitre, je n'ai pas pu résisté à le poster.
Merci pour les follows et les favorites. Un gros merci aux reviewers, spécialement aux guests à qui je ne peux pas répondre (créez vous un compte les gens!)
Si vous avez des idées de scènes canon du tome/film 6 que vous voulez voir modifié, n'hésitez pas dans les commentaires, je trouve que je manque un peu de matière sur la fin.
Disclaimer : Tout est à JKRowling et à Warner
N'oubliez pas la review et bonne lecture !
Bonus : la fuite de Draco
Il y avait une grande différence entre des querelles enfantines avec ses camarades de classe, des menaces en l'air et des insultes chuchotées, et prendre part à une véritable guerre ouverte, où l'on risquait sa vie ou sa liberté chaque minutes. Draco était prétentieux, égoïste et mesquin, mais il était tout sauf stupide. Il était dans le top cinq des meilleurs élèves de son année, un génie en potion que même Snape reconnaissait, et à la tête de sa maison depuis sa quatrième année grâce à sa ruse et à sa langue d'argent qui lui avait permis de tisser des alliances fructueuses. Certes il n'avait pas la mémoire de Granger et de certains Serdaigles, la constance et l'entêtement au travail de la majorité des Poufsouffles, et le goût du risque et de l'expérimentation des Gryffondors, mais il était un Sepentard pur souche. Élevé dans une famille serpentarde, avec des amis et des relations serpentardes, où on lui avait appris dans le sang ses valeurs : la ruse, la planification et le contrôle. Et il n'avait pas l'intention de choisir le camp des vaincus.
Il savait qui allait gagner la guerre qui se profilait, ils le savaient tous, mais personne n'osait le dire tout haut. La lumière allait gagner. Parce que Potter avait une armée de détraqueurs fidèles au point de mourir avec lui, parce qu'il semblait en passe de convaincre la majorité des meutes de loup-garoux sans même sembler trouver cela difficile. Parce que le garçon effrayé s'était transformé en jeune adulte sûr de lui et de ses capacités, et que son talent à deviner tout des êtres qui lui faisaient face était effrayant. Parce qu'il les surpassait sans même essayer, et que sa Magie dansait autour de lui, l'entourait comme s'il était Son enfant chéri. Parce que la part d'ombre qui vivait en lui lui permettait de comprendre Voldemort mieux que quiconque, sans qu'il ne soit attiré irrémédiablement dans les ténèbres. Parce que Potter était plus qu'un sorcier, c'était un Mage, dans le premier sens du terme. Et que, si la communauté magique s'était battue contre la domination du Lord, elle semblait prête à accepter celle de Potter.
Le père de Draco était déjà tombé pour un Lord totalement assoiffé par le pouvoir et qui semblait avoir oublié les raisons premières de sa lutte. Sa tante était sortie de prison, folle au point que sa mère refusait de les laisser ensemble seul dans une pièce, de peur de retrouver son cadavre. Narcissa elle-même ressemblait plus à une délicate poupée de porcelaine dont on aurait coupé les fils, tant sa longue et maigre silhouette se faisait de jours en jours plus décharnée et voûtée. Même ses camarades d'école étaient touchés par Son retour : certains membres de leur famille avaient rejoint Azkaban, d'autres étaient morts ou avaient fuis loin de l'Angleterre, et ils tremblaient à l'idée de recevoir la marque sous peu. Évidemment, il y avait toujours des idiots, des irréductibles, qui s'accrochaient à leur conviction et ne juraient que par la magie noire et les ténèbres. Mais la majorité des Serpentards était, à l'instar de leur leader, tout sauf idiote. Et choisir Voldemort dans les temps qui couraient, c'était un aller direct pour la mort et la souffrance.
De son côté, Draco était à la tête de la dynastie Malfoy depuis l'emprisonnement de Lucius. Il avait sur les épaules le poids des responsabilités, ses moindres décisions impliqueraient les siens. C'est du moins ce que sa mère lui répétait à chacune de ses résolutions. Mais, les siens ? Vraiment ? On parlait de qui exactement ? De sa mère ? Narcissa, si douce, si effacée devant son mari, qui acceptait tout de lui, même qu'il la trompe. Narcissa qui l'avait regardé saigner pendant son enfance, approuvant silencieusement le traitement qu'il recevait de son père pour lui apprendre ses valeurs, ses devoirs, son obéissance absolue. Qui d'autre ? Son père ? Lucius était en prison depuis quelques mois, si cela n'avait tenu qu'à Draco, il y aurait été bien plus tôt. Il faisait encore des cauchemars du fouet contre la peau de son dos, de la soif, de la faim, de la douleur. Du « Un Malfoy est fort, fier, il ne s'abaisse devant personne. Nous sommes supérieur, notre sang est pur, nous sommes bénis par la magie. ». Jusqu'à ses six ans, jusqu'à ce que son père le juge digne, il avait vécu en enfer. Et ce n'était pas les montagnes de cadeaux et de sucreries, les gestes d'affection, et les soirées organisées en son honneur qui lui feraient oublier ça. Les Black ? Le reste de cette famille était gangrené par la folie comme sa tante Bellatrix ou feu sa grand-mère Walbugra, ou bien avait trahi leur sang. Il n'y avait personne dont il devait se soucier. C'était en même temps rassurant et terrifiant en seize ans, il n'avait trouvé personne dont il se souciait assez pour revenir sur son dernier choix.
Draco ne savait pas ce que ferait le reste de ses condisciples de maison, mais lui était résolu. Il ne pouvait pas rejoindre la lumière, et d'ailleurs il n'en avait pas envie, il ne partageait pas leur point de vue et leurs objectifs, il ne croyait pas à un monde où les sang de bourbes seraient reconnus comme ses égaux, où il marcherait sur un pied d'égalité avec d'autres races magiques et où la pureté du sang n'importerait pas. Mais il pouvait fuir, partir à l'étranger, abandonner son nom, son statut, sa richesse, au profit de sa liberté et de sa vie. Abandonner ce qui était lui, ce qu'il croyait, ce qu'on lui avait inculqué, renier ses idéaux et le futur qu'il s'était écrit. Oublier ses rares amis, ses professeurs, laisser ce qui lui restait de famille chuter droit dans les mâchoires de la société en mutation. Cette décision était la plus simple de sa vie, un vrai serpent plaçait sa survie avant tout.
