Hey ! Bonjour/Bonsoir à toutes et à tous.

J'avais dit à certains que cette fic se terminerait rapidement...c'était il y a déjà plus d'un mois ^^ et oui j'ai beaucoup de retard ! Cette fois ci je vous fais une promesse solennelle, ce sera terminé avant le 10 juillet (sauf coupure internet inattendue hein, on est jamais trop prudent!). La vérité c'est que ce chapitre ainsi que les deux suivants sont écrits depuis belle lurette, mais j'avais un gros problème (autant inspi que pas de temps dispo) sur celui qui suit. Du coup je vous ais fait attendre. La bonne nouvelle c'est que le fameux chapitre (qui est enfin écrit ! Youpi !) est le plus gros de cette fic et fait plus de 4000 mots, ce qui est vraiment énorme pour moi !

J'ai officiellement terminé cette fic, il ne me reste que la relecture, et j'en ai déjà fait une partie. Alors à moins que j'ai une demande super inspirante, je peux vous dire qu'il reste précisément cinq chapitres, dont deux bonus. Je posterai tous les deux jours, histoires que la plupart d'entre vous ait le temps de lire sans se presser et de laisser des reviews !

Merci pour les follows et les favorites. Un gros merci aux reviewers, spécialement aux guests à qui je ne peux pas répondre (créez vous un compte les gens!) Je sais pas si vous vous rendez compte, à l'heure où je poste, ce 26 juin 2017, on en est à 200 reviews, 107 followers et 92 favorites. C'est juste fou, et je n'imaginais pas en commençant ce petit (plus si petit, ok) recueil que cela me mènerait à ça, alors merci du fond du coeur ! Je ferai mes RAR en retard demain matin sans faute !

Disclaimer : Tout est à JKRowling et à Warner

N'oubliez pas la review et bonne lecture !

L'armoire à double sens :

Harry en avait eu assez de s'entraîner dans une vieille salle de classe poussiéreuse et sentant le renfermé. Ron et Hermione avaient été également ravis lorsqu'il avait émit l'idée de trouver un nouveau lieu de rendez-vous. Le problème, c'est qu'il ne trouvait rien qui correspondait à leur désirs : Hermione voulait une grande pièce éclairée avec une bibliothèque, Ron avait argumenté pendant des heures qu'il était nécessaire d'avoir une cheminée et des poufs pour se détendre, et John insistait pour que la salle soit assez haute pour qu'il puisse flotter au-dessus de son lié pour leurs combats en duo. En bref, tous étaient très enthousiastes à propos de ce nouveau lieu, en attendaient monts et merveilles, et laissaient Harry chercher tout seul. Il était un sorcier, pas un faiseur de miracle, par Salazar !

S'il y avait une caractéristique à connaître sur Harry, ce serait qu'il est extrêmement chanceux, et qu'il a toujours des amis qui trouvent les solutions pour lui. Cette fois là ne manqua pas à la règle, et ce fut par Dobby que le gryffondor apprit l'existence de la Pièce sur Demande. Ravi, il entreprit de l'explorer accompagné de son fidèle compagnon. Les objets abandonnés par des générations d'élèves s'amoncelaient dans toute la pièce, qui s'avérait être une véritable caverne d'Ali Baba. John fut d'ailleurs pris au piège d'un étrange bloc de granit rose, et Harry eut bien du mal à trouver la manipulation pour le dégager de la pierre.

Dans un sac sans fond, les deux visiteurs accumulaient une pile d'objets hétéroclites, en suivant la doctrine du « sait on jamais... ». Entre une pile de balais datant du XVIème siècle et un sauteur pour bébé muni de trois formes différentes (centaure, acromentule et sirène), ils découvrirent une vieille armoire en bois sombre ornée de runes complexes. Elle était imposante et dégageait une aura mystérieuse qui attisa aussitôt leur curiosité. Prudemment, Harry entrebâilla la porte, faisant virevolter un amas de poussière qui dansa quelques instants avec la lumière du soleil couchant provenant d'une fenêtre mal barrée. Plus cliché tu meurs, songea le Gryffondor, un rien fataliste devant l'accumulation de stéréotypes formants sa vie de héros. Il semblait qu'il était à l'étape « explorer une salle mystérieuse et découvrir un objet mystique », John était un peu trop enthousiaste à propos de cette nouvelle aventure pour qu'il ne soit pas inquiet.

Prenant son courage à deux mains, il ouvrit en grand l'armoire, priant pour qu'elle ne soit pas infestée de pixies. L'intérieur était en bois brut, seul un petit pentagramme gravé maladroitement dans le plancher faisait office de décoration, et il semblait plus être l'œuvre d'un écolier dissipé et turbulent que d'un magicien professionnel. Néanmoins, les runes extérieures faisaient leur office et l'air s'était alourdit, rendant le silence de la pièce un rien oppressant. L'armoire était vide, et le jeune homme s'apprêtait à refermer la porte, soulagé de ne pas avoir à se lancer dans une quête héroïque, lorsque John lui désigna d'un doigt lépreux le reflet étrangement brillant du pentagramme. Grommelant contre la curiosité trop développée de son ami, Harry s'accroupit pour observer de plus près le phénomène. Ce qu'il avait d'abord pris pour des gravures malhabiles à même le bois se révélait être l'incrustation d'un métal noir qui avait dû être versé chauffé à blanc, dans le but de rendre la figure intemporelle. Il se pencha un peu plus en avant, le haut du corps pénétrant entièrement dans l'armoire, et retraça du bout des doigts les lignes noires. Un bruit de claquement de porte le fit sursauter, et il pénétra plus profondément dans l'armoire, s'entaillant du même coup légèrement l'index sur une écharde. Comme dans un rêve il distingua une goutte de son sang prendre forme à l'extrémité du doigt, grossir, et se détacher, avant de tomber sans un bruit sur le plancher.

Tout devint noir un bref instant, et il reprit conscience assis inconfortablement, la tête coincée entre une robe à jabot d'un vert douteux et une jupe longue et plissée dont le rose n'avait rien à envier aux tenues d'Ombrage. La poussière présente faillit le faire éternuer, mais il se retint difficilement en entendant deux voix tenir une conversation à voix basse. Hors de question qu'il se fasse prendre hors de son dortoir à une telle heure. Lorsqu'il n'y eut plus aucun bruit, il s'extirpa silencieusement des vêtements et sortit du meuble, pour se rendre compte que l'endroit où il se trouvait n'avait rien à voir avec la salle sur Demande. Il se questionna brièvement sur l'absence de John, mais repoussa la question pour s'intéresser de plus près à sa situation actuelle.

Le lieu était plongé dans la pénombre, la seule source de lumière étant une large vitrine donnant sur une rue tortueuse et pavée qu'Harry identifia comme l'Allée des Embrumes. Comment avait-il fait pour voyager de Poudlard à Londres en une fraction de seconde ? Il examinait simplement une vieille armoire… Il fit demi-tour pour étudier de plus près la penderie dont il était sorti. Elle était presque identique à la précédente, seul le bois légèrement noirci par endroit – elle avait du être prise dans un violent incendie – la différenciait de sa jumelle. Il passa sa main le long des runes, pensif. L'armoire semblait être un passage entre deux lieux, elle lui permettrait peut-être de retrouver son lit.

Se sentant totalement stupide, il poussa les costumes d'une main, fronça le nez devant l'odeur et la poussière, et s'engouffra dans le mince espace libéré. D'un mouvement du poignet, il tira la porte derrière lui, attendit quelques instants en ne se retenant pas de lever les yeux au ciel - sincèrement, il en avait sa claque des aventures imprévues, heureusement que celle-ci ne semblait pas dangereuse – et repoussa le montant...pour se trouver de nouveau dans la boutique miteuse et lugubre. Il eut beau fermer et ouvrir de nombreuse fois le meuble, jamais celui-ci ne s'activa pour le renvoyer en Écosse. Très bien, sa vie était fantastique, il était coincé en pleine nuit dans une boutique mal-famée en plein centre de l'allée sorcière la moins recommandée de Londres.

Il était peut-être temps d'appeler John. A peine cette pensée se manifesta-t-elle que le détraqueur apparut devant lui, l'air vaguement amusé de la situation et des réactions de son protégé. Harry se retint difficilement de lui coller son poing au milieu de ce qui lui tenait lieu de visage. Vraiment, il aurait pu venir avant ! Maintenant accompagné de son fidèle acolyte, le gryffondor s'intéressa plus avant au lieu et aux nombreux artefacts présents. Il rêvait, ou il avait bien aperçu une réplique des katanas de Muramasa dans le coin gauche ?

Dans la pénombre, il étudia chaque pièce de la boutique, s'arrêtant parfois pour observer avec fascination un objet mythique. De son côté, John était bloqué sur la magnifique paire de sabres japonais, comme happé par un souvenir particulièrement vivace, si bien que le jeune homme n'osait pas le déranger. Il finit par attirer l'attention du détraqueur en trébuchant sur un tapis d'un violet profond qui faillit l'avaler, et les deux compères décidèrent qu'il était temps de rentrer. Leur sortie de la boutique activa une alarme tonitruante, et ils prirent la fuite aussi vite que possible, ni l'un ni l'autre ne tenait à expliquer au propriétaire leur présence dans la propriété.

Dévalant l'allée des embrumes, puis le chemin de traverse, ils se stoppèrent devant Gringotts, seul bâtiment encore ouvert au public. La banque ne fermait jamais vraiment. Il y avait toujours des gobelins de garde à toute heure de la nuit, pour peu qu'on en ait les moyens. C'était grâce à cette assiduité et à leur flair financier qu'ils gardaient le monopole sur l'économie sorcière britannique...et aussi parce que les anglais ne les croyaient pas capable de mener une nouvelle révolte, et étaient bien trop paresseux pour créer leur propre banque. Cette nuit, Harry était bien content que ses compatriotes soient assez stupides pour confier leur argent à la race belliqueuse. Les gobelins vendaient des portoloins in-traçables et prêts en quelques minutes. Autant dire que les sorciers accrédités du Ministère étaient bien en peine de suivre leur rythme de croisière les jours de pointes avec près de deux portoloins à la minute par créature. Certes le prix à payer était élevé, mais pour cette rapidité et cette discrétion exemplaire, certains auraient été capable de dépenser plus du double.

Au guichet, le guerrier en armure qui veillait leur offrit un sourire effrayant agrémenté de deux rangées de dents effilées. Au moins, elles n'étaient pas pleine de sang frais, songea Harry désabusé. Il ne comprenait pas comment on pouvait continuer à tenter de lui faire peur alors qu'il était perpétuellement accompagné de La Peur incarnée. Le gobelin croisa sous son menton ses longs doigts aux ongles crochus, avant de leur demander ce qu'ils souhaitaient.

John s'agita de mécontentement sous sa cape Flaming & Co, dernière acquisition pour sa garde robe personnelle. Des taches noires apparurent sur le sol, là ou le bas de l'habit traînait, et formèrent des cristaux sur le dallage, semblables aux flocons de neige, avant de s'étendre lentement jusqu'au guichet et de se stopper à la limite des coudes de la créature qui n'avait pas bougée d'un cil. Celle-ci cligna brièvement des yeux face à l'avertissement, elle n'avait pas présenté ses respects à un frère magique et à son seigneur et avait faillit en payer le prix. Plus aucun gobelins n'oublierait de saluer convenablement les deux compères.

Harry souleva prudemment un pied, avant de le poser sur la toile noirâtre, sans qu'il n'y ait aucune réaction. Il haussa les épaules et un bref sourire apparut sur son visage. Il ne comprenait pas la réaction violente de John face à un accueil habituel, ni la vague de magie noire et mortelle qui s'était échappée de lui, mais c'était toujours amusant de découvrir les capacités de son ami. Le gobelin s'inclina respectueusement devant eux et Harry lui rendit son salut, tandis que John se contentait d'un rapide hochement de tête, sec et agacé.

Leur commande fut prête en un temps record, et quelques minutes plus tard, ils étaient dans les rues de Pré-au-lard, non loin du château, l'aube se levant tout juste. Les lumières roses et orangées dansaient sur le sol pavé de la rue commerçante, promesses d'un jour radieux. Le garçon savourait tranquillement une tasse de chocolat chaud offerte gracieusement par l'employé de Gringotts, les yeux brillants d'excitation et de fatigue, prévoyant sa prochaine escapade dans la boutique de Barjow. Peut-être qu'un jour, John lui dirait qu'il avait été à deux centimètres de tuer le gobelin par nécrose, et qu'Harry n'avait pu bouger sur sa toile de mort que parce qu'il était littéralement un mort marchant parmi les vivants. Peut-être. En attendant, il ne se lassait pas de le voir lever vers lui des yeux pétillants de malice et d'innocence, prêt à l'embarquer dans un mauvais coup.

Et il allait détruire cette maudite armoire, elle n'avait rien à faire dans une école.