Bonjour/Bonsoir à tous ! J'espère que vous allez bien !

Dans ce chapitre, on a réapparition d'un personnage attendu, je suis certaine de vous faire plaisir (sur ce coup là je prends pas trop de risque!)

Merci pour les follows et les favorites. Un gros merci aux reviewers, spécialement aux guests à qui je ne peux pas répondre (créez vous un compte les gens!)

Disclaimer : Tout est à JKRowling et à Warner

N'oubliez pas la review et bonne lecture !

Le choix de Severus :

« ...et donc vous allez devoir me tuer » termina Dumbledore, la mine grave et contrite.

Severus contint difficilement son envie de se fracasser le crâne contre un mur, ou mieux, de fracasser la tête du vénérable, égoïste et idiot directeur sur le rebord de sa précieuse pensine. Peut-être qu'il pourrait soudoyer Fumseck et le Choixpeau pour qu'ils l'immobilisent et l'étouffent, il était certain que le vieux morceau de cuir rapiécé se ferait une joie de lui fermer son clapet à jamais.

Le directeur s'appuya fermement contre la rambarde du balcon, semblant porter le poids du monde sur ses épaules, mais persuadé que son suicide assisté arrangera la situation. Il leva d'un mouvement tragique les yeux vers le ciel, son regard se perdant vers ce que le professeur identifia comme la constellation du Bouvier. Dumbledore n'avait jamais eu un don pour l'astronomie.

Le futur martyr semblait attendre sa réaction, prêt à utiliser des dizaines d'arguments plus stupides et sentimentaux les uns que les autres pour le convaincre de remplir sa mission. Sans doute allait-il utiliser en dernier recours son argument suprême : le serment prêté en mémoire de Lily.

« C'est d'accord. »

Il cacha son rictus ironique lorsque son interlocuteur opéra un brusque demi-tour surpris, ses traits ridés affichant un instant une mine indignée - après tout ce qu'il avait fait pour lui, Snape allait le supprimer aussi facilement, sans rien tenter pour le convaincre d'abandonner ? - avant de manifester une compassion toute paternelle.

« Je sais que cela doit être terriblement difficile, Severus, après tout je suis ce qui se rapproche pour vous le plus d'un père. Et votre enfance a été... »

Le maître des potions cessa rapidement d'écouter, concentrant toute son attention sur les grimaces que Dilys Derwent lui adressait en rythme avec le ton soporifique du vieux radoteur. Salazar ! Qu'il avait hâte qu'il prenne sa retraite !

Une demi-heure plus tard, il avait à peine quitté le bureau que ses pas le menèrent sans hésiter jusqu'à la salle commune des Gryffis. La Grosse Dame le foudroya du regard, mais s'ouvrit sans qu'un mot ne soit nécessaire.

« Potter, je dois vous parler. C'est à propos d'un crétin perdu dans son illusion de plus grand bien. »