Pov Sélénée :
Je n'arrive pas à y croire la formule de Tante Alyssa à fait apparaître notre gardien, mais quand on pense gardien on pense baby-sitter on pense être de chair et de sang, on ne pense pas fantôme. Mais là on ne parle pas de n'importe quel ectoplasme non là on parle du spectre de notre illustre ancêtre, c'est THE GOHST de Salazar Slytherin. C'est trop bien, Diane et Madeline ont leur mâchoire qui touchent le sol, Athénée à les yeux qui sont à la limite de tomber de leurs orbites et Alice à l'air à peu près normale, excitée mais normale. Ca peu se comprendre, combien d'entre vous on vu leurs parents leurs envoyer une baby-sitter de l'au de-là.
Diane : « C'est comment après la mort ?»
Vu la tête que tire Alice elle doit penser la même chose que moi, le tact ce n'est pas inné.
Salazar : « Quel est cet être au curieux coloris ?»
Probablement en référence à la poudre suspecte dont elle est toujours recouverte. Je vois qu'Athénée a décidé de faire les présentations. Elle nous désigne tour à tour et nous présente à notre aïeul. Celui-ci semble finalement comprendre où il se trouve et la raison de sa présence. Il vient de passer d'illustre fondateur d'un des plus grands collèges de magie, à humble baby-sitter.
Alice : « oh la chute ! Je suis compatissante… »
Sélénée : « tu pourrais éviter de lire dans mes pensées. »
Athénée : « et comment un ectoplasme peut-il nous aider, sans vouloir vous vexer ? »
Salazar : « Morveuse ignorante, à moi seul j'ai déjà plus de connaissance et de pouvoir que vous cinq réunit et ce même sous forme d'ectoplasme. »
Diane : « Là-dessus on en doute pas, sur ce j'ai des devoirs à réviser… »
Salazar : « Dit donc la luciole humanoïde j'ai deux mots à te dire. »
Diane fait volte-face, jette un regard assassin à l'ancêtre avec une lueur de défie dans le regard, probablement sur le point de répliquer mais elle se ravise au dernier moment pensant que cela ne valait probablement pas le coup d'autant plus que c'est effectivement elle qui a fait exploser le chaudron.
Salazar : « A l'évidence, vous venez de faire exploser un chaudron. Cela veux dire que l'un de laboratoires de potions est complètement souillé, vous le nettoierez donc sans magie, de fond en comble avec une brosse à dent. Les autres vous me ferez la poussière et les sols dans le reste du manoir familial, il est dans un état déplorable. »
Diane s'en va, la mort dans l'âme, en direction des cachots armée d'une brosse à dents vert batracien accompagné de son fidèle familier bicolor, elle nous ferait presque de la peine.
Pendant que nous autres nous nous armons de plumeaux, serpillères et balais en tous genres, en commençant par les divers salons et salles de réceptions, Alice et moi, plus rapide que les deux autres nous réquisitionnons les plumeaux laissant aux deux autres le soin de récurer les sols.
Madeline : « Mais qui va s'occuper des fenêtres ? »
AliCe : « Séléné et moi, on utilisera la magie. »
Athénée : « mais on n'a pas le droit »
Alice : « Diane n'a pas le droit, nous on nous a rien dit. »
Séléné : « En gros, si ce n'est pas contre les règles c'est que c'est autorisé. »
Madelin : « mais pourquoi on l'utiliserait pas dans toutes les pièces ? »
Séléné : « Parce que si on fait ça, on va aller trop vite et aura sans doute à donner un coup de pouce à Diane. Et l'idée de récurer avec une brosse à dent ne m'enchante guère. »
Sur ce on s'est toutes mises au travail, au bout d'une dizaine de minutes Madeline trouvant le silence trop pesant, poussa la chansonnette, « chante, rossignol chante » tiré de Cendrillon (naturellement, il ne faut pas s'attendre à ce qu'elle chante bien, il faut plutôt s'imaginer Javote). Alice qui a les oreilles sensibles décide d'abréger son calvaire, en passant à côté de la radio et en l'allumant dans l'unique but de capter les ondes moldus afin de préserver son ouïe fine. A peine la radio allumé Madeline se tue et on pouvait entendre « Uptown funk » de Bruno Mars s'échappant des enceintes poussiéreuses, donnant alors une nouvelles dimension à la corvée qu'est le ménage. Ni une, ni deux Athénée conjure une boule disco au beau milieu du plafond. S'en suivi un ménage chorégraphié endiablé qui fut brièvement interrompu par Salazar exigeant qu'on lui apprenne le moon walk. Bien que quelque peu difficile à maitriser sans corps, il arrive à se l'approprier. Une heure et demie plus tard, Diane surgie accompagnée de son pingouin brandissant triomphalement son outil de travail complètement usé :
Diane : « Hé j'ai finie avant vous. »
Salazar : « Et bien maintenant que vous avez terminée, vous allez pouvoir aider vos cousines. »
Ce qui est fantastique avec Diane, c'est qu'on lit en elle comme un livre ouvert. Et là tout de suite, ça seule pensé devait être : « Mais pourquoi suis aussitôt remontée ?! » Lorsqu'on lui dit qu'elle peut participer au nettoyage des sols elle commença à empoigner le manche à balai lorsque elle eut une lueur malsaine dans le regard. Elle lâcha brusquement son balai avant d'empoigner sauvagement le pauvre Kowalski qui n'avait rien demandé à personne et de le plonger tête la première dans le sceau d'eau savonneuse. En répétant l'opération trois fois avant de le jeter tel un palet de curling sur le parquet pour se précipiter au devant de la trajectoire du projectile improvisé et de se mettre à gratter frénétiquement. Probablement dans l'espoir de limiter les frottements pour qu'il aille plus loin. Personnellement je pense qu'au vue de la quantité d'eau savonneuse dont le volatile avait été imbibé, elle se faisait du soucis pour rien. La pauvre bestiole acheva sa course effrénée dans le mur opposé.
A la fin de la journée, le manoir familial avait retrouvé tout son lustre d'antan, dixit papi Salazar. Le familier de Diane devait être totalement traumatisé, pour la plupart d'entre nous ce fut une journée riche en fou rire.
