Chapitre 19 : La lettre de tante Phoebe
POV Alice
Une semaine après Halloween, à l'heure du déjeuner
Comme d'habitude à cette heure de la journée, une flopée d'oiseaux en tous genres fit irruption dans la grande salle. Soudain, Pestilence, la chouette qui ne sais pas atterrir (ni décoller en y repensant) et qui appartient à tante Phoebe (la mère de Madeline). Je sais, vous devez vous demandez qu'elle genre de personne a bien put mettre Madeline au monde. Et bien spirituellement parlant tante Phoebe me fait penser au personnage du même nom dans la série Friends. Du coup, ça met de l'ambiance lors des repas de famille (on ne s'ennuie jamais chez nous). Revenons-en à nos moutons, assise à la table des Serdaigles, je regardais Pestilence qui préparait son crash dans l'une des grosses marmites pleines de ratatouille qui se trouvait en face de Diane et Madeline à la table des Poufsouffles. Je me préparais donc à assister à un feu d'artifice mêlant jets de sauce tomate et morceaux de courgettes volantes. On peut en dire ce que l'on veut mais Pestilence est une chouette géniale, en dix ans de carrière je ne l'ai jamais vu « atterrir » sur une surface dure ou atterrir tout court. D'ailleurs, tante Phoebe ne nous écrit jamais, elle préfère mettre sa tête dans la cheminée et hurler dans celle des gens qu'elle souhaite contacter car elle trouve ça plus amusant. Alors je trouve ça étrange qu'elle se mette à nous écrire comme ça.
Atterrissage raté dans 5, 4, 3, 2, 1…
Bam ! Plouf ! Clang !
Quelle douce mélodie ! Madeline et Diane sont imbibées de jus de ratatouille. Cette chouette est un pur génie, la lettre n'est même pas tâchée. Malheureusement, comme c'est souvent le cas, le génie n'est pas toujours apprécié à sa juste valeur. Aussi Diane a immédiatement essayé de crucifier l'infortunée créature à l'aide de sa fourchette. Pauvre Pestilence, au fond ce n'est pas de sa faute, elle n'a pas demandé à naître comme ça. Bref, Pestilence échappe de peu à la mort grâce à Madeline qui vient tout juste de remarquer la lettre attachée à sa patte. Ni une ni deux, Diane s'en empare.
Diane : Stupide volatile ! Tu t'es trompée de destinataire !
Madeline : C'était adressé à qui ?
Diane : Ma mère.
Madeline (qui a toujours une bonne idée) : On a qu'à l'ouvrir !
Aussitôt dit aussitôt fait, Diane d'déchira l'enveloppe et en sortit la lettre.
Alice : Si tu avais été plus maligne, tu n'aurais pas déchiré l'enveloppe.
Séléné (l'air innocent) : C'est mal de lire la correspondance d'autrui.
Diane pris connaissance du contenu du message puis lâcha un hurlement plein d'effroi avant de tomber dans les pommes. Je me suis levée et me dirigea vers la table des blaireaux. En passant à côté du « cadavre » de Diane je remarquais que son âme sortait lentement de son corps par sa bouche. Je me saisis donc de l'arme du crime afin de voir ce qui avait momentanément précipité Diane dans la tombe. Vous imaginez la partie de Cluedo, tante Phoebe a tué sa nièce Diane par erreur dans la grande salle. Je m'égare là, donc la lettre :
Ma très chère Alyssa,
L'annonce a été postée dans la presse, nous avons déjà reçu de nombreuses candidatures en vue de courtiser les filles. J'ai consulté Morgane (la mère de Séléné) et Vivianne (la mère des jumelles) afin d'affiner la sélection finale. Mais je dois dire qu'en ce moment nous sommes en panne d'inspiration. Qu'importe je suis sûre que ça reviendra (au pire on demandera aux filles).
A la prochaine,
Big bisous bien baveux,
Phoebe (ta belle-sœur)
C'est tout tante Phoebe ça au début on a une lettre un peu formelle et à la fin… bref vous voyez ce que je veux dire. Je me suis tournée vers Diane.
Alice : C'est pas une raison pour se mettre dans des états pareils.
Diane : Parce que t'étais au courant toi !?
Tiens elle a repris du poil de la bête.
Séléné : Bien sûre qu'on le savait.
Alice : J'ai fouillé le bureau des parents avec Séléné il y a trois ans.
Diane : Et toi Athéné tu ne dis rien ?
Athéné : J'ai écouté aux portes par inadvertence.
(p.o.v auteur : C'est possible ça ?)
Alice : Moi je pense que c'était un acte manqué parce que sept fois de suite à moins de le faire exprès c'est pas possible.
Diane : Et toi Madeline ?
Madeline (avec nonchalance) : Bien sûr, c'est le sort de toutes les femmes.
Diane (à bout) : Non mais tu dérailles complètement là ! En plus je suis persuadée que le vioque est dans la combine !
POV auteur
Telle une furie, elle se dirige vers Salazar et l'incendie, parsemant son discours de noms d'oiseaux tous plus imagés les uns que les autres avant de quitter la grande salle furibonde. Le pauvre Salazar, il n'avait rien demandé à personne.
Bonus : I have a dream
Le soir suivant la célébration d'Halloween, Harry s'endort paisiblement. Soudain il ouvre les yeux et se retrouve devant un miroir qui reflète le visage de Voldemort. Oh non pas encore, et si Harry se trouvait une fois encore dans la tête de son ennemi juré. Aussi il décida de se faire discret et d'observer.
Voldemort se tenait debout devant son grand miroir (nda : miroir, mon beau miroir dis-moi…) uniquement vêtu d'un peignoir en soie à motif léopard. Puis il se dirigea vers une barre en métal verticale. La première pensée du survivant fut que Voldy avait décidé de se mettre à la pole dance aussi invraisemblable cela soit-il. Il contourna la barre, fit trois pas et se retourna, regarda dans le miroir et…
Voldy : Mes amis, j'ai un rêve…
Harry n'en croyait pas ses oreilles, Voldy général en chef des bigots se prennait pour Martin Luther King devant son miroir en préparant son discours. Sacrément hypocrite le bonhomme. Quelques minutes plus tard, Harry se réveilla avec des maux de tête carabinés et la mélodie de la chanson disney moi j'ai un rêve, accompagnée d'une seule pensée :
Moi j'ai un rêve pouvoir un jour me réveiller sans une vision cauchemardesque de Celui-qui-ne-savait-pas-pronocer-son-nom.
