Chapitre 7: Le corbeau.

Je me dirigeais en voiture chez Elena, comme prévu on allait passer une soirée toutes les deux. J'avais pris quelques films, un peu de tout, Elena avait fait des gâteaux, je le savais déjà, c'était comme ça à chaque fois depuis qu'on était petites avec Caroline. Elena préparait les gâteaux vu que Caroline et moi, n'étions pas spécialement douées en cuisine. J'apportais les DVD, bien que la plupart du temps je choisissais ceux que Caroline voulait nous montrer, elle connaissait toujours les derniers films géniaux qui passaient. Et elle apportait la manucure, et tous les trucs d'une bonne soirée pyjamas, tranquille entre filles. Mais là Caroline ne pouvait pas venir, Elena et moi ignorions totalement la raison, mais elle nous devrait des explications, ça c'était sûr. Quand je fus devant la porte, j'eus à peine le temps de tendre le bras pour frapper que Jenna sortit. Elle avait l'air pressée.

« -Ha ! Bonjour Bonnie. Désolé, mais je suis en retard quelque part, passe une bonne soirée avec Elena. Elena t'attend.

-Euh. Oui, merci. »

Je me demandais ce qui lui prenais ça me fis rire elle avait l'air dans tous ces états. J'entrais alors et vis Elena qui me fis un grand sourire.

« -Qu'est-ce qu'il se passe avec Jenna ? Fis je en montrant la porte d'entrer avec un sourire amusée sur les lèvres.

-Oh, rien. Elle est stressée parce qu'elle a rendez-vous avec le professeur d'Histoire, Mr Salzman. Me fit-elle avec un regard tout aussi amusée de la situation.

-En parlant de rendez-vous, comment c'est passer ton après-midi avec Stefan ? Je sais que vous deviez bosser sur l'exposé.

-Ça c'est bien passer, je ne dirais pas qu'on est les meilleurs amis du monde. Mais ça va.

-Tu verras avec le temps je suis sûre que tu vas finir par l'adorer. »

Je roulais des yeux à la remarque d'Elena. Je n'avais pas totalement finis avec Stefan, j'étais quelqu'un qui accordait peu facilement ma confiance et encore moins à des vampires bien que les morts avaient arrêtés, et qu'Elena était heureuse. Et puis, une partie de moi était curieuse, je ne connaissais pas beaucoup de choses sur les vampires, avec Grams je parlais seulement de magie, et je ne l'avais pas encore mis au courant de mon accord avec les Salvatore. La soirée défila, je vis alors un collier autour du cou d'Elena celle-ci m'a dit que c'était un présent de Stefan. Une fois que nous étions installées dans son lit sous les couvertures chaudes, on commença a fermé les yeux.

« -Bonnie ? Tu dors ?

-Non, Elena. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux qu'on parle ?

-En fait il y a un truc que je veux te dire depuis quelques semaines mais je n'ai jamais eu le courage de t'en parler.

-Tu me fais peur. Tout va bien Elena ? C'est Stefan ?

-Non, non. Tout va bien Stefan est génial. C'est autre chose, en fait Jenna m'a fait part de quelque chose, que mes parents m'ont cachés.

Je la regardais encore inquiète, mais un peu soulagée que cela n'est rien à voir avec Stefan. Je lui fis signe de la tête pour l'inciter à continuer.

-J'ai été adoptée Bonnie. Me fit-elle les larmes aux yeux.

-Oh, Elena je suis désolée. » Fis-je avant de la prendre dans mes bras.

Je ne m'étais pas imaginée une seule seconde que mon amie allait m'annoncer ça. C'était fou. Je ne cherchas pas longtemps d'explications mais me contenta de réconforter Elena, du mieux que je pus. Elle me confia alors toutes ses inquiétudes mais aussi l'espoir de pouvoir rencontrer ses parents, bien qu'elle n'avait pas vraiment la force de le faire, elle avait pourtant essayé mais elle ne connaissait que le prénom de sa mère : Isobel. C'était évidemment trop peu d'informations, et le chérif Forbes n'autorisait pas l'accès aux archives. C'était déjà impossible. On s'endormit alors de fatigue, il fallait que je fasse quelque chose.

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Quand je fus chez moi, je cherchais dans les grimoires et vis un sort de localisation, mais il me fallait un objet de la personne rechercher, et malheureusement Elena n'avait aucune affaire d'elle, cela marchais aussi avec le sang grâce à l'ADN. Enfin ces trucs de sorcières me seraient utiles pour autre chose que de me protéger des vampires. J'allais à présent en cours, je croisais Elena qui était déjà avec Caroline.

« -Alors il c'est passer quoi hier ? Tu n'es pas venu.

-Oh, je me suis disputée avec ma mère. Tu sais comment elle est. Fit-elle en levant les yeux au ciel. Vous vous êtes amusées ?

-Ouais. » Fis-je avec un petit sourire, avant de vite la perdre en voyant Damon se diriger vers nous avec un grand sourire.

« -Salut les filles !

-Salut Damon, tu es venu voir ton frère ? Fit Caroline avec un petit sourire.

-Non, en fait je suis venue voir Bonnie. Répondit-il à mon plus grand malheur.

-Ouais, mais moi je n'ai pas...

-On vous laisse. Me coupa Caroline avant de prendre vite le bras d'Elena et de partir en me faisant un clin d'œil. Je soufflais alors.

-Qu'est-ce que tu me veux ? Fis je froidement voulant en finir le plus vite possible.

-J'aurais besoin d'un service.

-Va te faire voir. »

C'est alors que Stefan vint à mon secours. Les filles avaient dut le prévenir.

« -Damon. Qu'est-ce que tu fais là ? Fit l'arrivant en regardant durement son frère.

- Ça ne se voit pas ? Je discute avec une amie. Répondit-il avec un sourire sarcastique.

- On n'est pas amis. Fis-je d'un ton sec.

-Oh ! Tu me brise le cœur ! Bon je vous laisse, on en reparlera petite sorcière. » Répondit-il avant de partir.

Je profitais de la présence de Stefan et me décida à lui parler, je ne pourrais l'éviter éternellement, contrairement à son frère. On était dans le même lycée, il sympathisait avec mes amis et sortait avec ma meilleure amie.

« -Ça va ? Dit-il en me regardant inquiet.

-Ouais. Au fait je voulais te parler pour en savoir plus, sur, heu toi et ton frère. Fis-je un peu gênée.

-Bien sûr, viens je vais t'amener quelque part. »

Je hochais la tête, après tout s'il avait voulu me tuer il l'aurait fait avant, quand il en avait l'occasion. Comme le soir du passage de la comète, le lendemain de ma petite soirée pyjamas avec Elena, ou bien même n'importe quand, il avait des tonnes d'occasions, au lieu de cela il me souriait à chaque fois que nos regards se croisaient. Je montais dans sa voiture et vit qu'il me conduisait près de la forêt. Je le suivi jusqu'à ce qu'on tombe dans des ruines, il y avait des pierres quelques statues. Je me retournais vers lui, et commença alors à me raconter son histoire :

« - Je suis née ici, avec Damon. Nous avons rencontré en 1864, Katherine, un vampire, nous en sommes tous les deux tombés amoureux. Mais elle se jouait de nous, un jour mon père qui faisait partit d'un conseil connaissant l'existence des vampires c'est rendu compte de sa vrai nature.

-Le conseil des fondateurs. Fis-je en réfléchissant.

-Mon frère et moi nous sommes opposés à lui, et cela ne s'est pas bien terminé. Nous sommes devenus vampires, et Katherine a disparu. Sa servante Emily était une sorcière et elle l'aurait aidé à s'en sortir.

-Emily, Emily Bennett ?

-Oui.

-Tu m'as dit la dernière fois que tu ne te nourrissais que de sang d'animaux. Mais les vampires peuvent hypnotiser les humains.

-Mon régime inclut des conséquences, je suis plus facilement affaibli, je guéris moins rapidement, et je ne peux plus hypnotisé.

-Le collier que tu as offert à Elena, tu as mis de la veine de vénus dedans, pas vraie ?

-Oui, je voulais qu'elle soit protégée au cas où. »

Je connaissais déjà le pouvoir de la veine de vénus. Grams m'en avait parlée, mais aussi de la verveine. Je prenais d'ailleurs du thé de verveine, mais étant une sorcière je ne pouvais être hypnotisée ce qui me rassurait. A ce moment je n'avais plus peur de lui, et commençais même à pouvoir lui faire confiance. Je savais maintenant que je pouvais au moins lui faire confiance pour ne pas blesser Elena ou mes amis. Bien sûr, pour son frère cela allait être différent. Quand il me ramena devant chez moi, j'ouvris la porte de la voiture mais avant de la fermer, je lui dis une dernière chose :

« -C'est étrange je n'ai pas vu ton « oncle », quand je suis venu chez toi.

-Oui, il est partit. Il avait des affaires à régler. » Me dit-il le regard triste.

Je n'insistais pas, et me dirigeas vers ma maison. Mais quand je fus sur le porche, je remarquais un oiseau qui était sur la branche d'un cerisier de mon jardin. Il avait les yeux bleus, comme celui que j'avais vu pendant les vacances avec mon père.

Flashback :

J'étais encore dans la forêt , il n'avait rien trouver de mieux que de m'amener dans un lieux perdu au milieu de nulle part, sans réseaux, je ne pouvais même pas prendre des nouvelles de Caroline et Elena, tout ce que j'avais comme seul distraction était cette forêt, et mon appareil photo. Mon père était parti faire je ne sais quoi. Encore une fois. En ce moment j'essayais de ne pas penser à ce dont m'avaient parlé Grams. J'étais décidée à prendre de belles photos, pour les montrer aux filles. Je commençais à prendre des photos de tout, il faut dire que c'était magnifique comme paysage. Je comptais me rendre jusqu'au petit fleuve, pour avoir de nouveaux clichés, sur le chemin je vis alors ce beau corbeau, mais n'y fis pas vraiment attention, il y en avait pleins dans cette forêt. J'arrivais alors près de la rivière et vis le corbeau se posé sur un rocher, je le pris alors en photo et remarqua à travers l'objectif ses yeux bleus. C'était plutôt étrange je n'en avais jamais vu de pareil, de plus il semblait plus robuste que les autres. Je posais alors mon sac et mon appareil pour admirer la vue. Je m'agenouillais près de la rivière, c'était vraiment magnifique il fallait absolument que je la prenne en photo, c'est alors que je me levais, mais un peu trop rapidement, je glissais alors et ma tête percuta les roches qui se tenait derrière moi. Je sentis alors un liquide qui coulais le long de ma tête, et fus prise d'une envie de dormir, je vis une silhouette flou au-dessus de moi, avec ses yeux. Je perdis alors connaissance et quand je suis revenu à moi, j'étais dans ma chambre, sur mon lit. Je me levis et vis mon père dans le salon, il se retourna.

« -Ah tu es réveillé !

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

-Tu as pris un coup sur la tête, tu t'es évanouis, je t'ai retrouvé et ramené à la maison. Mais ce qui importe c'est que tu ailles bien. »

Je me contentais de cette réponse, et vis mon sac et mon appareil sur la table, je ne me posais pas de question. Je pris mes affaires et me dirigeas dans la salle de bain. Je me déshabillais et fis couler l'eau. Quand je rentrais sous la douche, je vis l'eau devenir un peu rouge, je l'arrêtai, et toucha mes chevaux je sentis du sang sec. Alors que tout me revins : la forêt, le corbeau, la rivière, la chute, et... Ces yeux bleus. Je regardais l'heure et remarqua que 1 heure c'était passé depuis mon départ, j'avais dus passer environ 30 minutes pour aller jusqu'à la rivière, mon père était partit en voiture et la ville était assez loin, comment avait-il put me trouver et me ramener en si peu de temps ? C'était impossible, j'étais en train de perdre mon sang, j'avais une hémorragie. Mon père aurait dû m'amener à l'hôpital, de plus je n'avais aucune cicatrice, rien. Je finis de me changer et pris mon appareil photo, et regarda les photos, celle du corbeau avait disparu. Après cela, je ne suis pas retournée à la rivière sous ordre de mon père, mais j'allais à la forêt en espérant revoir cet oiseau aussi effrayant que rassurant. Parfois il était là mais ne s'approchais pas d'aussi près que la dernière fois. Je l'avais pris plusieurs fois en photos, comme intriguée par lui. Mais une semaine avant mon départ je ne le voyais plus mais sentait une présence, quand je me rendais dans la forêt. Des petits vents froids se fessait dans mon dos mais lorsque je me retournais, rien.

Fin Flashback

Et maintenant il était là. J'aurais pu le reconnaître entre mille, je fis un bref sourire, et rentra. Je montais dans ma chambre et vis les livres encore ouverts et des bougies sortit, elles étaient restées de la veille. Je m'assis sur le lit et souffla, j'avais espéré que Stefan puisse m'aidée avec cette histoire. Mais il ne pouvait pas hypnotiser les humains ce qui changeait tout. Il fallait que je trouve un autre moyen. Je réfléchis alors mais ne trouva pas. C'est alors qu'une idée folle me vins à l'esprit. Damon