Merci, comme toujours, à ceux qui reviewent !

Pripris : Liam et Alan ne se reverront pas dans cette fic. Ni, comme vous l'avez tous vu, dans Motifs - ce qui signifie qu'ils ne se revoient pas non plus dans les saisons 1 et 2. Ceci étant dit, Motifs possède deux suites (saison 4 et 5), et trois autres sont à venir (saisons 6, 7 et une surprise). Ce qui laisse 5 fics dans lesquelles les frères pourraient se retrouver... ou pas. Mystère... :D

DAM : Ne t'excuse pas, c'était une plaisanterie^^ J'aime beaucoup Hargren aussi, et en effet Tarven en grandissant se conduira de manière responsable envers la ville, mais ne sera pas pour autant un personnage très agréable. Kalem est un amour...

Comme toi j'aimais beaucoup la Morgane de la saison 1, qui m'a manqué bien que je ne regrette pas qu'elle se soit tournée vers le côté obscur. Par contre j'ai toujours préféré Arthur/Gwen à Gwen/Lancelot.

Précédemment, dans Celui que l'Histoire Oubliera :

Liam a été adopté par Kalem, qui s'est déclaré son nouveau frère. Il rencontre en outre un Druide nommé Nellan, qui fait du troc avec le gang.

Alan décide de payer quelqu'un pour rechercher Liam. De retour à Ulwin, Hargren propose de payer les recherches jusqu'à ce qu'Alan décide d'arrêter, ou que l'enfant soit retrouvé; il donne en outre son point de vue sur le suicide de Samer, ce qui permet à son fils de lui pardonner enfin.

Ulwin, M - 10 ans et demi

Vous remarquerez un saut dans le temps d'un an et demi. Le premier d'une série, à vrai dire.

Vous remarquerez aussi, vers la moitié de ce chapitre, un nouveau caméo d'un personnage de Merlin. Puis un autre caméo d'un autre personnage dans la dernière partie.

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Chapitre 16: Jeune Voleur, Nouveau Pupille ~Partie 1~

Vous ne l'auriez remarqué qu'en faisant attention, une tête surmontée de cheveux blonds emmêlés et pas exactement propres, qui se glissait à travers la foule qui remplissait le marché au cœur d'Ulwin. Son propriétaire gardait le visage baissé, laissant des mèches rebelles assombrir ses yeux verts. Il était aussi anonyme et fuyant qu'un fantôme, là un instant mais parti avant que vous n'ayez pu y regarder à deux fois. C'était ainsi qu'il l'entendait... Il ne voulait pas être reconnu comme l'enfant autrefois naïf qui avait fui vers l'inconnu un an et demi plus tôt.

Liam surveilla le rassemblement de divers personnes emplissant la zone du marché, gardant à l'esprit la règle du gang qui interdisait de voler aux habitants de la ville sauf sous certaines circonstances. Ce n'était pas précisément difficile, Ulwin avait toujours une assez grande population de marchands et de négociants de passage, sans parler des contrebandiers et des personnages moins savoureux qui se trouvaient toujours dans une zone commerciale. Tant qu'il demeurait silencieux, effacé, c'était presque pathétiquement facile de glisser une main dans des poches non surveillées ou de couper des bourses avec les petites lames acérées comme des rasoirs qu'il gardait dans ses manches. Elles avaient été un cadeau de Gavin, le jour où il avait reçu son "diplôme" et, enfin, l'autorisation de travailler en solo de façon régulière.

L'enfant de neuf ans se sourit à lui-même, se souvenant que Gavin les lui avait tendues avec une expression de chagrin ce jour-là. Après avoir commencé à le former, Kalem avait parié à Gavin que Liam serait leur meilleur pickpocket avant la fin de l'année. La plupart des quinze autres membres du groupe avaient ri à cette idée, ce qui, étant donné un certain fait, avait signifié qu'ils venaient presque de garantir que Kalem gagnerait son pari.

Il était en effet hors de question que Liam laisse son 'grand frère' perdre... Ce premier automne avec le gang, quand ils l'avaient envoyé en compétition contre leur meilleur pickpocket de l'époque, Jarl, il était revenu avec presque deux fois plus de pièces. Un deuxième tour, après qu'un Jarl vaincu ait demandé à rejouer, avait obtenu le même résultat. Le jeune homme de seize ans, avec sa grande taille, ne pouvait tout simplement pas rivaliser avec le petit Liam, difficile à suivre et au pied léger.

Comme pour prouver ce fait, à lui-même sinon à quelqu'un d'autre, Liam repéra l'un des quelques habitants qu'il pouvait voler à volonté. Le type était un arnaqueur renommé, mais n'avait jamais réellement enfreint la loi. Ceux en ville qui connaissaient ses escroqueries le méprisaient, c'est pourquoi nul d'entre eux ne réagit avec plus qu'un regard rapide quand tout d'un coup il se mit à crier que sa bourse avait disparu.

Liam gloussa tout seul tandis qu'il se dissimulait dans un creux entre un mur et une pile de gravats, enlevant la bourse bien pleine de sa manche. Il s'accroupit rapidement et releva une des jambes de ses larges braies, révélant que, dissimulée au-dessus de ses chaussures usées, il avait une collection de liens attachés à son mollet. Des doigts agiles écartèrent l'une des cordes de cuir de sa peau, espace dans lequel il glissa la bourse avant de tirer dessus jusqu'à s'assurer qu'elle ne ferait pas de bruit.

Quelques moments plus tard il se glissait dans la foule derechef, tête baissée et anonyme à nouveau.

Il travailla au marché pendant une heure de plus, jetant un œil au ciel de temps en temps pour garder la notion du temps. Quand midi approcha, cependant, il s'éloigna en hâte, ne s'arrêtant que pour attraper deux pommes sur un étal et lancer une pièce volée au propriétaire. Mais ce n'était pas vers les affaires du gang qu'il se dirigeait, c'était quelque chose de personnel.

Atteignant sa destination, Liam se dissimula dans les ombres entre deux maisons, regardant de l'autre côté de la petite rue, dans la maison où, à travers la porte ouverte, il voyait une jeune femme attendre. Elle se tenait là, tournant le visage pour regarder le long de la rue, son expression se changeant en sourire quand le jeune homme blond qu'elle attendait arriva enfin avec un sourire identique sur son visage.

Liam se mordit la lèvre, aussi indécis qu'il l'était toujours quand il faisait cela. Chaque fois qu'il avait été à Ulwin depuis cette horrible nuit où il s'était enfui, il était venu à cet endroit sombre et avait observé son frère revenir de l'atelier à midi pour être accueilli par Lillian. Tous deux étaient à présent mariés, vivant dans la maison où Alan et Liam avaient grandi. Liam aurait voulu se diriger vers cette porte, y frapper et voir le sourire de son frère lui être destiné, mais il n'avait jamais pu rassembler le courage de le faire.

Liam fronça les sourcils. Alan semblait heureux avec Lillian, et il ne voulait pas s'imposer... De plus, selon toute probabilité son frère le croyait mort. Après tout, combien de temps un enfant de sept ans survivrait-il vraiment dans la nature sans vivre et sans moyens de défense. La réponse était, pas longtemps du tout. Il avait juste eu de la chance que le gang ait été là, sans quoi il aurait probablement erré jusqu'à ce qu'un bandit le tue ou qu'un monstre dans les bois le dévore.

Ces idées en tête, Liam fit demi-tour et s'éloigna une fois de plus lorsque la porte de la maison se referma. Il observerait à distance, s'assurerait que son frère allait bien, mais il ne se sentait pas prêt à réapparaître dans la vie d'Alan. Peut-être qu'un jour cela changerait, mais pour l'instant le gang resterait sa maison.

Il secoua la tête, dirigeant son attention vers la principale raison de sa présence à Ulwin. Pièces dérobées en poches et bourses volées attachées à ses jambes, il traversa la ville pour attendre, au point de rendez-vous, Kalem et les deux autres membres du gang qui 'travaillaient' à Ulwin.

~(-)~

Deux yeux bleus pâles se glissèrent dans le petit espace entre la porte et l'embrasure, des mèches rebelles de long cheveux sombres écartés par des doigts fins tandis que la fillette attendait, pleine d'espoir.

Son père devait rentrer à la maison, et il avait promis qu'il reviendrait dès que la menace dont il paraît s'occuper serait éliminée. Il avait envoyé des messages chaque semaine, racontant les petites victoires et les avances gagnées par son armée, mais la semaine précédente le message habituel n'était pas arrivé. Dans celui d'avant, il avait dit que ce serait bientôt terminé, aussi aucun membre de la maison où elle se trouvait ne s'inquiétait. Son père avait d'autres choses à faire que d'envoyer un message, et elle le comprenait, mais peut-être que maintenant elle pourrait rassembler ses affaires et retourner à la maison où elle avait grandi.

Elle observa le chevalier qui attendait patiemment dans l'entrée, la servante qui l'avait fait entrer était partie chercher Dame Galeia, la dame noble qui s'occupait d'elle. Elle ne désirait rien de plus que sortir et lui demander en quoi consistait le message, mais ç'aurait été grossier et certainement pas digne d'une dame... Son père disait toujours qu'elle devait se comporter comme une jeune dame, parce qu'à dix ans elle en serait bientôt une.

Il y eut un bruit de pas précipités, le bruissement de chaussons de cuir fin sur le sol de pierre, Dame Gaelia se hâtant d'aller parler au chevalier. Il garda la voix basse en parlant, l'expression grave, ses paroles trop basses pour que la fillette puisse les entendre de sa cachette. Elle commença à se demander pourquoi il avait l'air si sérieux, mais cette curiosité vira à l'appréhension lorsque Dame Galeia sursauta avec horreur.

Elle avait porté une main à sa bouche sous l'effet du choc, les yeux écarquillés, tandis que les terribles nouvelles du chevalier s'imprimaient dans son esprit. Elle s'était ensuite tournée vers l'endroit où la fillette regardait par la porte entrouverte, trop habituées aux manières de sa charge.

Elle tendit la main vers elle, lui faisant signe de venir.

« Morgane, venez ici. »

La petite fille s'exécuta, ouvrant complètement la porte et se déplaçant exactement comme une jeune dame. Son menton était levé, ses épaules en arrières, tandis qu'elle se tenait là, les mains croisées proprement devant elle.

« Qu'y a-t-il, Dame Galeia ? »

Elle regarda ensuite le chevalier.

« Est-ce que mon père rentre à la maison ? »

Chevalier et dame échangèrent un regard, puis la seconde s'accroupit afin d'être à la hauteur de l'enfant devant elle.

« Morgane... Il ne rentrera pas, chérie. La bataille... Il est mort, Morgane. Messire Gregory est ici avec certains de ses chevaliers. Ils sont venus vous emmener à Camelot, où vous serez désormais la pupille du Roi Uther. »

La fillette de dix ans la regardant fixement, ses yeux bleus s'écarquillant tandis qu'elle commençait à reculer lentement. Morgane commença alors à secouer la tête, le déni inscrit partout sur son visage.

« Non... non non non... Non ! »

Elle essaya de se tourner et de s'enfuir, d'échapper à ce cauchemar auquel elle refusait de croire. Dame Galeia l'attrapa, l'enfant qui avait eu de si bonnes manières auparavant hurlait maintenant de toutes ses forces tandis qu'elle se débattait pour se libérer.

Messire Gregory s'avança, sortant une petite fiole d'une bourse à sa ceinture. Il saisit le menton de Morgane tandis que Galeia l'immobilisait, en versa le contenu dans sa bouche et pinçant le nez de l'enfant afin de la forcer à avaler. Il la souleva ensuite dans ses bras, se tenant droit face à l'ancienne guardienne bouleversée de l'enfant.

« Le Médecin de la Cour soupçonnait l'éventualité d'une crise d'hystérie, il a donc fourni un médicament pour la calmer. Maintenant, si vous vouliez bien emballer rapidement ses affaires, il vaudrait mieux que l'escorte et moi-même la ramenions à Camelot aussi vite que possible.

Dame Galeia s'empressa de s'exécuter, convoquant l'une des servantes et disparaissant dans la maison. Pendant ce temps Messire Gregory porta une Morgane désormais inerte et à peine consciente à l'extérieur. Il la plaça dans la petite carriole que le roi avait envoyée avec l'escorte, l'allongeant sur l'un des sièges et attendit que Galeia et la servante reviennent avec les sacs une dizaine de minutes plus tard. Ceux-ci furent rapidement chargés à l'arrière de la carriole, avant que son conducteur ne la mène hors de la petite propriété et en direction de Camelot, les chevaliers chevauchant à ses côtés.

~(-)~

Trois silhouettes arrivèrent en riant dans la petite impasse, Kalem évitant le coup de poing d'un Jarl qui avait maintenant dix-sept ans. L'ancien 'meilleur pickpocket' avait fini par se remettre de sa perte, mais il avait toujours tendance à taquiner Kalem et Liam en disant que ça signifiait simplement qu'il passerait bientôt aux choses plus sérieuses.

C'était la routine du gang chaque automne. Laisser les plus jeunes membres à Ulwin, pour profiter de la montée de dernière minute dans le commerce avant l'arrivée de l'hiver, tandis que le reste de la bande pénétrait dans ce qui était désormais les terres du Roi Cenred où ils n'avaient plus à éviter de voler les soldats. Ils avaient laissé les hommes d'Hewen tranquilles parce qu'il était l'allié de Camelot, et on ne s'attaque pas aux amis de l'homme qui règne sur l'endroit où tu vis. Les hommes de Cenred, cependant, étaient une autre histoire, et Gavin n'allait pas laisser les nouvelles chances de profit lui échapper.

Ainsi Kalem, Jarl, Liam, et une autre recrue récente, une fille de treize ans nommée Katia, avaient été laissés ici pour faire les poches des marchands inattentifs et des voyous distraits. Ce qui ne signifiait pas que le travail soit ennuyeux pour être francs ils trouvaient ça amusant. Deux à trois semaines d'indépendance, à travailler comme ils le voulaient et aux heures qu'ils voulaient. Dès qu'ils avaient assez de pièces pour remplir leur 'quota' de ce dont la bande avait besoin jusqu'au printemps, ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient du reste de leur temps.

Liam haussa légèrement les sourcils avec amusement. Il attendit que Kalem s'appuie contre le mur d'en face de la ruelle étroite, avant de regarder Jarl avec un petit sourire.

« Alors, combien t'as rapporté cette fois ? »(1)

Jarl commença à sourire, l'air satisfait tandis qu'il remontait ses braies jusqu'aux genoux pour révéler cinq bourses attachées à ses jambes, avant de les lâcher pour sortir deux poignées de pièces des poches de sa veste. À vue de nez, il avait probablement trente pièces de bronze et cinq ou six pièces d'argent. Pas mal pour une course matinale alors qu'ils étaient déjà là depuis une semaine.

Il rangea les pièces dans ses poches, souriant toujours.

« Alors, demi-portion, qu'est-ce que tu as pris ? »

Le sourire de Liam se fit satisfait, tandis qu'il remontait ses braies pour révéler huit bourses attachées à ses jambes. Il vida ensuite les poches de sa veste, révélant que bien qu'il ait un nombre similaire de pièces, il en avait davantage en argent.

« Il faut vraiment que tu choisisses mieux tes cibles. Ce n'est pas vraiment la peine de fouiller les poches si c'est pour en rapporter des pennies. »

Jarl se contenta de rouler des yeux et d'accepter une nouvelle défaite, se laissant glisser contre le mur pour s'asseoir au sol. Pendant ce temps Kalem les avait observé tous les deux, et rit légèrement avant de pousser légèrement Liam du pied.

« On sait que tu es doué pour faire les poches... Il est temps de voir à quel point tu t'es amélioré avec les serrures. »

Les trois autres jeunes tournèrent tous la tête pour fixer le sorcier de quatorze ans, Katia posant à voix haute la question qu'ils avaient tous en tête :

« Tu as trouvé quelqu'un qui vaille la peine qu'on entre par effraction ? »

Il hocha la tête, affichant un large sourire.

« Un contrebandier appelé Voren a passé un gros marché avec quelqu'un d'autre ce matin, et vendu une grande partie de son stock. Tout l'argent est dans son entrepôt à l'est de la ville, et vu que lui et ce gars sont les seuls 'importants' à Ulwin en ce moment il n'a pas pris la peine de le faire garder. Il a juste verrouillé les serrures. »

Il se frotta les mains.

« Il est déjà à la taverne, à trinquer à ce marché avec l'autre gars. D'ici ce soir il sera tellement ivre qu'il ne reconnaîtrait pas sa propre mère si elle venait lui donner un coup de poing. »

Liam était intéressé. Durant les dix-huits mois environ qu'il avait passés avec la bande, ce serait sa première effraction. Après tout, les règles de la bande étaient les règles de la bande, et les seules fois où ils entraient dans un bâtiment sans permission c'était pour voler quelque chose à des gens qui étaient également des voleurs ou des criminels.

« Alors, combien il avait ? Tu as réussi à le découvrir ?

- Nan, (2) fit Kalem en secouant la tête. Il n'a pas compté, et ni l'un ni l'autre n'a dit à voix haute combien il y avait. Tout ce que j'ai vu c'est un joli nombre de pièces d'or au milieu de l'argent dans cette boîte, et qu'elle était presque complète. Je dirais qu'il y a assez là-dedans pour qu'on puisse acheter à manger jusqu'au printemps, même sans ce que le patron et les autres ramèneront de leur voyage, et le gars ne pourra pas en parler parce qu'il contourne déjà la loi. »

Jarl fronça les sourcils.

« Mais, et s'il découvre que c'était nous ? Il en aura après nos têtes. »

Kalem sourit.

« C'est ça le truc, tous ceux qui sont quelqu'un sur le marché noir savent que Gavin est sur les terres de Cenred en ce moment. Est-ce qu'ils vont vraiment penser que quatre gamins qu'il a laissés en arrière, pour faire les poches sur le territoire de Camelot, sont responsables d'un coup comme ça ? Je ne crois pas. Il va penser que c'est son pote, logiquement. Tout ce qu'on a à faire c'est se la jouer malins, s'assurer qu'on ne laisse pas de preuves, et ne pas quitter la ville après l'avoir fait. Si on est encore là demain à faire les poches, il est impossible qu'il nous soupçonne. »

Ils se regardèrent tous, souriant et hochant la tête en signe d'approbation. Il était temps de faire quelque chose pour impressionner leur patron, aussi allèrent-ils mettre de côté les prises du matin avant de se cacher près de l'entrepôt pour attendre l'arrivée des ténèbres.

~(-)~

La petite maison était silencieuse, l'atmosphère de deuil planait toujours sur ses occupants tandis que la jeune fille servait la soupe du soir à son père et son frère. La lettre était arrivée ce matin, de la maison de la famille noble où sa mère travaillait... Une lettre qui contenait des nouvelles qu'aucun d'entre eux n'aurait voulu recevoir.

Sa mère était morte d'une maladie soudaine, et rien n'avait pu être fait.

Gwen se mordit la lèvre, essayant de ne pas pleurer tandis qu'elle se souvint de l'expression sur le visage du jeune chevalier qui avait apporté le message. Jusqu'à ce que les circonstances aient fait qu'elle ne pouvait plus vivre avec sa mère au manoir, et qu'elle ait dû retourner vivre à Camelot avec son père, Léon avait été comme un grand frère pour elle. Il était 'Messire Léon' maintenant, dix-sept ans et le plus jeune homme à avoir obtenu ce titre, et il avait même fallu négocier pour qu'il soit autorisé à essayer avant d'avoir dix-huit ans.

Il avait tendu la lettre avec les larmes aux yeux, mais il ne s'était pas autorisé à les verser. Qu'il soit là cependant était suffisant pour montrer qu'il s'en souciait toujours, qu'il respectait toujours la femme qui avait presque été une tante pour lui en dépit du fait qu'elle avait juste été une servante.

Versant sa part de soupe dans son bol, Gwen s'assit et commença à manger. Les choses allaient être difficiles sans sa mère, c'était quelque chose qu'elle savait bien, mais ils allaient juste devoir avancer et continuer à vivre.

C'était ce que sa mère aurait voulu qu'ils fassent.

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(1) Version originale : « how much did ya bring » les rares fois où Alaia fait dans le familier, je traduis par du familier à mon tour...

(2) V.O. : « Nah ». cf (1).

Oui, Léon est déjà chevalier comme dans la série il n'a pas l'air d'avoir le même âge qu'Arthur, l'auteur lui a donné six ans de plus que notre prince préféré elle a estimé que c'était une approximation raisonnable.

Et oui, la mère de Gwen est morte en même temps que le père de Morgane... Je ne pense pas vous spoiler beaucoup en disant qu'il va bien falloir que Guenièvre trouve un travail pour compenser le manque de revenus...

Vous l'aurez deviné, l'amitié entre les deux filles commence dans cet épisode !

Encore un conseil de lecture : la saga de "La Reine Mâab", par vianaha... Une fan de Kaamelott, qui a sa propre version de "comment Arthur aurait dû apprendre pour Merlin"... entre autres...