DAM : Effectivement je n'aurais pas l'utilité d'une traductrice qui soit mauvaise en anglais ! Lol
Pas confiance en Jarl (et pas Karl), mais pourquoi donc ? S'il faut se méfier de quelqu'un, ce n'est certainement pas lui ! Pour Camelot je crois que tu n'as pas compris, ils font ça tous les ans ! Après avoir rempli leur quota, ils vont à Camelot acheter ce dont ils ont besoin pour l'hiver. Tu penses bien que Kalem sait qu'il ne doit pas utiliser ses pouvoirs n'importe où et n'importe quand !
Liam fait confiance à Kalem, c'est vrai. Il avait un peu peur de Merlin, c'est vrai. La raison viendra plus tard. Pour Morgane et Arthur... tu verras ! Pour l'instant on a une Morgane en deuil... Et très en colère !
Colinou : Bienvenue, nouveau (nouvelle?) lecteur/trice ! Merci pour tes cinq reviews successives... Oui avec Alaia on a souvent des passages tristes, je le reconnais, surtout dans cette fic ! D'ailleurs, elle avoue elle-même avoir tourmenté les personnages dans ces chapitres XD Et oui, beaucoup de rapports à Merlin (sauf que Jarl n'en est pas un... Il y a peut-être un Jarl dans la série, je sais plus, mais c'est pas le même lol)
Précédemment dans Celui que l'Histoire Oubliera
Liam, Kalem, Jarl et Katia ont cambriolé un contrebandier qui jouait les tyrans. Le larcin ? Une boîte pleine de pièces d'argent et d'or... Celui-ci s'étant retrouvé en prison pour avoir essayé de tuer son associé qu'il accusait du vol, les jeunes ont le champ libre pour quitter la ville ils ont assez d'argent pour ne plus faire les poches jusqu'à la fin de l'hiver.
Les talents d'Alan comme menuisier sont appréciés des nobles, et il croule sous les commandes les recherches pour son frère continuent toujours.
Quant à Morgane, elle a été confiée à la garde d'Uther, droguée afin de ne pas se blesser lors du voyage dans une crise d'hystérie. Gaius a recommandé un minimum de visites le temps qu'elle fasse son deuil et se fasse à son nouvel environnement.
Lieux de l'action : Camelot, puis la forêt d'Ascetir, 10 ans et demi avant Merlin...
~(-)~
Chapitre 18: Jeune Voleur, Nouvelle Pupille ~Partie 3~
L'enfant dans le lit bougea sous les couvertures, plissant légèrement les yeux avant de les ouvrir sur un monde entièrement inconnu. Où était-elle ? Pourquoi est-ce qu'elle était là ? Pourquoi est-ce que son père lui avait été arraché ?
Morgane s'assit, rejeta les couvertures et glissa du lit. Elle vacilla lorsque ses pieds touchèrent le sol de pierre, les jambes tremblantes et manquant encore de coordination, sous les derniers effets de ce avec quoi on l'avait droguée. Elle ne connaissait pas cette chambre, rien n'était familier, et certainement pas la servante qui se rua vers elle à travers la pièce.
« Ma Dame, vous ne devriez pas encore sortir du lit ! Vous allez vous blesser. »
Elle tendit les bras pour attraper l'enfant par l'épaule, mais la fillette de dix ans ne se laissa pas faire. Morgane laissa échapper un cri de protestation perçant, rejeta vivement le bras et courut vers la porte.
« Ne m'approchez pas ! »
En dépit de ses jambes flageolantes elle atteignit la porte avant que sa servante ne puisse l'attraper, mais n'alla pas plus loin. Un des gardes à l'extérieur, ayant entendu les cris, avait monté les escaliers et saisit l'enfant par la taille quand elle essaya de le dépasser.
Ignorant ses coups et ses cris, il la ramena sans un mot dans la chambre, la reposa doucement, et referma fermement la porte avant qu'elle ne puisse ressortir.
La servante approcha à nouveau la fillette, un froncement de sourcils inquiet sur le visage.
« Je suis désolé, Ma Dame, mais vous n'êtes pas autorisée à partir. Les gardes ont reçu l'ordre de ne pas vous laisser passer. Vous êtes censée rester ici jusqu'à ce que vous soyez calmée. »
Elle tendit la main vers l'épaule de Morgane.
« Maintenant, je vous en prie, laissez-moi vous remettre au lit. Vous devez vous reposer. »
A l'instant où ses doigts touchèrent l'enfant, celle-ci vit volte-face et attaqua. Des ongles bien manucurés laissèrent des traces rouges sur le bras de la servante avant que Morgane ne coure à l'autre bout de la pièce pour s'asseoir dans le coin partiellement dissimulé par le paravent. De là elle fixa la servante avec ses yeux bleu pâle, des yeux qui commencèrent à se voiler de larmes avant que ses sanglots ne remplissent la chambre qui était maintenat sa prison.
« Je veux rentrer à la maison ! Je veux mon papa et je veux rentrer à la maison ! »
La servante ne put qu'observer, tenant son bras écorché, tandis que l'enfant en deuil continuait de hurler. Elle était encore en train de crier, et commençait à avoir la voix rauque, lorsque le roi arriva plus d'une heure plus tard. Il entendit les pleurs, et se rua dans la chambre pour trouver la servante en train d'essayer de faire sortir sa nouvelle pupille de son coin.
Les mains et les bras de la servante portaient les marques de ses échecs, couverts de griffures et ce qui était définitivement une morsure provenant de la seule fois où elle avait essayé d'être plus autoritaire et avait saisi la fillette par le bras. Voyant entrer le roi, elle cessa sa tentative actuelle de persuasion et s'inclina devant lui, avant de s'approcher anxieusement et de s'incliner à nouveau.
« Je suis désolée, Votre Majesté, mais elle est extrêmement bouleversée. Elle a déjà essayé de s'enfuir trois fois, et chaque fois que le garde la ramène ici elle se retire dans le coin. »
Uther aurait pu réprimander la servante, s'il n'avait pas vu son évidente détresse ainsi que ses blessures, clairement infligées par un enfant. Peut-être fût-ce sa détresse qui l'y poussa, ou peut-être qu'il ne souhaitait simplement pas apparaître dur devant Morgane, mais il désigna la porte ouverte et la fit sortir.
« Va voir Gaius et fais soigner cela. Reviens quand il sera l'heure pour Morgane d'avoir son souper. En attendant, peut-être que rester tranquillement toute seule pendant un moment l'aidera à se calmer. »
La servante fit la révérence avant de quitter la pièce.
« Oui, Votre Majesté. »
Lorsqu'elle fut partie, Uther saisit une chaise près d'une table dans le corridor des deux chambres, et l'emmena près du coin où Morgane était blottie. Il la regarda alors solennellement, la voix basse et teintée de regret.
« Je suis profondément navré au sujet de votre père, Morgane. Je sais qu'il vous déplaît d'être ici, mais je lui ai fait le serment que s'il lui arrivait quoi que ce soit je prendrais soin de vous. Je tiendrai cette promesse. »
Des yeux bleus lui adressèrent un regard furieux derrière un voile de boucles noires.
« Je veux rentrer à la maison ! Je ne veux pas être ici ! »
L'aigu dans sa voix le fit presque grimacer, tandis que son expression de colère et de douleur lui serrait le cœur. Il se leva de la chaise, la ramena à sa place avant de la regarder à nouveau.
« Je reviendrai vous rendre visite dans quelques jours, lorsque vous aurez eu le temps de vous installer. Je vous demande juste de m'accorder une chance avant de décider que vous ne m'aimez pas.
- Laissez-moi tranquille ! »
Il voyait bien que sa présence ne servait qu'à l'agiter davantage, et quitta la pièce à contrecœur comme la sagesse le conseillait. Essayer de la forcer ne servirait qu'à empirer les choses.
Morgane le regarda partir, et attendit plusieurs minutes jusqu'à ce qu'elle réalise qu'on l'avait vraiment laissée seule dans la pièce. Elle se leva de son coin et se lança dans une course vers la porte, mais fut une fois de plus attrapée et fermement ramenée dans la pièce par les gardes à l'extérieur.
Le regard maintenant fixé sur cette porte, la porte qui n'était que le premier obstacle entre elle et rentrer à la maison, elle y donna des coups de pied tout en criant les quelques insultes qu'elle connaissait aux hommes se tenant à l'extérieur. Elle retourna ensuite dans son coin, lançant un regard furieux en direction de la porte et de quiconque oserait entrer.
~(-)~
La charrette à deux roues cahotait sur la route de l'est, les deux jeunes assis à l'arrière encourageant les deux qui la tiraient. Aller à Camelot leur avait pris trois jours et demi, leur rythme légèrement ralenti par la charrette. Ce serait encore pire au retour, car elle serait pleine, mais c'était pour cela que Gavin laissait toujours quatre membres du gang à Ulwin pour s'occuper de cette corvée. Deux personnes pouvaient tirer confortablement la charrette quand elle était vide à l'exception de deux passagers, quatre pouvaient la tirer quand elle était pleine.
Ils ne pensaient pas vraiment à cela pour l'instant cependant, Kalem et Liam courant sur la route avec la charrette tandis que Katia poussait des cris de joie depuis son perchoir. La marche avait été longue mais amusante, même si les plaisanteries de Jarl sur les chevaux étaient devenus lassantes avant même qu'ils ne perdent Ulwin de vue. À présent cependant ils approchaient les portes de Camelot, un sourire s'épanouissant sur le visage de Kalem qui agita la main lorsqu'il reconnut l'un des gardes à l'extérieur.
« Hé! Henre ! Ça faisait longtemps ! »
Le garde, Henre, souleva son haume un instant et sourit au jeune homme, qu'il avait vu de nombreuses fois ces dernières années.
« De retour, je vois. Même raison que l'an dernier ? »
Kalem arrêta la charrette à côté de lui, prenant la direction de la conversation étant donné que sur les quatre, seul Jarl, Liam et lui connaissaient l'homme, et sur ces trois-là il était celui qui le connaissait le mieux. Il adressa un grand sourire au garde, haussant les épaules avant d'afficher une expression de lassitude sur son visage.
« Eh bien, tu sais comment ça se passe. Une large famille d'artisans, qui vit dans une petite ville... C'est moins cher d'acheter du matériel pour l'hiver à Camelot qu'à la maison. Il faut juste accepter de supporter le trajet... encore et encore. Enfin, je suppose que voyager est plus intéressant que de m'enfoncer jusqu'aux coudes dans de la teinture pour du cuir. »
Le garde rit, ainsi que quelques-uns de ses camarades. Kalem faisait partie du gang de Gavin depuis sa fondation, et il n'avait que six ans à l'époque. Durant les huit années écoulées depuis il était le seul membre à avoir fait la course aux provisions chaque automne, et c'était lui qui avait inventé et maintenu leur histoire.
Henre, et les quelques autres gardes qui le reconnaissaient, croyaient tous que Kalem et quiconque se trouvait avec lui lors du voyage faisaient tous partie d'une grande famille d'artisans vivant à quelques jours de marche à l'ouest de Camelot. Le jeune sorcier avait décidé qu'il était le 'fils d'un tanneur', aussi aimait-il plaisanter et se plaindre des inconvénients du travail. L'année dernière, lorsque Liam avait été capable d'ajouter précisément ses plaintes sur le fait d'être fils de menuisier, balayer des copeaux de bois tous les jours ou bien collant accidentellement sa manche au travail du moment, cela n'avait pu que renforcer l'histoire.
Sans parler du fait que Kalem, quand il le voulait, était un menteur sans faille...
Laissant les gardes et les portes derrière eux, les quatre jeunes entrèrent dans la ville et se dirigèrent droit vers le marché. Ils n'étaient pas là pour faire du tourisme, et dès que la charrette serait chargée ils repartiraient sans même passer la nuit sur place... Après tout, Kalem n'aimait pas traîner dans une ville où les sorciers qui se faisaient prendre étaient décapités ou brûlés sur le bûcher. Se dirigeant vers l'endroit où les étalages du marché laissaient la place aux petits ateliers où se trouvaient les marchands qui importaient ou exportaient des objets en rapport avec la nourriture,Kalem entama rapidement les négociations pour les différentes choses dont ils avaient besoin.
Une fois de plus sa réputation, cette fois avec les marchands, leur obtint une vente rapide et un bon prix. Ce qui fut moins bon, cependant, fut ce qu'il remarqua au sujet de leur charrette alors qu'ils étaient sur le point de commencer à la charger.
Kalem jura tandis qu'il s'agenouillait à côté de la roue gauche, Katia le rejoignit curieuse de savoir quel était le problème.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
Le jeune sorcier se redressa, et se retourna pour regarder le marchand qui amenait encore leurs achats à l'avant de l'atelier.
« Nous avons un essieu courbé. Si on charge la charrette dans cet état on perdra certainement une roue en chemin. Est-ce que ça vous ennuierait de mettre nos affaires de côté pendant qu'on va la faire réparer ? »
Le marchand sourit, absolument pas dérangé étant donné le montant qu'il venait de recevoir en pièces de bronze et d'argent.
« Pas du tout. Je vais juste les recouvrir d'un canevas en attendant votre retour. »
Kalem saisit l'un des bras de la charrette, marmonnant dans sa barbe au sujet de fichu, typique mauvais timing avant que tous quatre n'amènent la charrette au principal forgeron de Camelot. S'y rendre n'était pas un problème, en fait la charrette suivit sans problème, mais tout commentaire qu'aurait pu faire un certain adolescent de dix-sept ans fut étouffé lorsqu'il vit directement à quel point l'essieu était courbé.
Thomas, le forgeron, avait hissé le côté gauche de la charrette sur des cageots, avant d'utiliser un marteau et une paire de pinces pour sortir l'essieu endommagé de son trou au bout de l'axe... L'une des extrémités était presque détachée à cause de la rouille, se courbant là où il rétrécissait, tout prêt à céder sous le poids d'un chargement complet.
Kalem tendit les pièces pour obtenir un nouveau pin, tandis que les trois autres jeunes voleurs restaient assis le long du mur devant la maison à côté de l'atelier. Assis là au soleil, qui les réchauffait malgré la fraîcheur du jour, Liam s'endormit en quelques minutes et commença à ronfler doucement. Katia avait alors donné un coup de coude à Kalem, tous deux roulant des yeux au bruit avant de sourire à Kalem. C'était un sujet de plaisanterie entre eux, que Liam ronflait, mais pour l'instant personne dans le gang ne le lui avait dit.
Ils étaient toujours assis là un peu plus tard, quand une fillette qui ne pouvait pas être beaucoup plus vieille que Liam sortit de la maison avec une carafe d'eau. Elle les regarda avec de curieux yeux bruns avant de leur offrir la carafe en murmurant doucement :
« Mon père a dit de vous demander si vous vouliez à boire... Voulez-vous de l'eau ? »
Kalem lui sourit, tendant la main pour accepter le récipient.
« De l'eau serait bien. On a marché toute la journée pendant trois jours, et on va devoir recommencer dès que la charrette sera réparée et qu'on pourra récupérer les vivres qu'on a achetées. Évidemment il a fallu qu'on ne remarque que le pin devait être remplacé jusqu'à ce qu'on soit arrivés ici, sinon l'oncle de Jarl l'aurait réparé avant qu'on parte. »
Il donna un léger coup de coude à Jarl quand la fillette réagit avec intérêt à cette remarque.
« Son oncle est forgeron ? »
Résistant à l'envie de se frotter les côtes là où il s'était pris un coup, Jarl hocha la tête et répondit rapidement :
« Oui, il est forgeron, mais la forge ce n'est pas mon truc. La plupart du temps je ne sers qu'à aider un peu. Tout le monde dans la famille n'apprend pas un art, certains d'entre nous apprennent un peu ici et là pour pouvoir aider où il faut quand il faut. Ce qui signifie que je ne sais jamais quel travail je vais faire d'un jour à l'autre, mais ça ne rend les choses que plus intéressantes. »
Il souriait en arrivant à la fin, mais pas pour la raison que la fillette aurait pu croire cependant. C'était plus qu'il avait réussi à inventer quelque chose de si étrange et pourtant plausible quand Kalem avait attiré l'attention sur lui sans prévenir.
La carafe lui fut passée, Jarl buvant plusieurs gorgées avant de la transmettre à Katia. Pendant ce temps Kalem s'était levé pour aller voir comment Thomas s'en sortait. Il avait l'air d'avoir presque fini, soumettant l'essieu à un dernier renforcement afin qu'il n'éclate pas sous la pression. En fait Kalem était sur le point de lui proposer un coup de main quand un cri et un chœur de crachotements jaillirent de la maison, suivis d'une explosion de rire et de gloussements quand un Liam désormais trempé se remit sur pieds en jurant.
La fille de Tom accepta la cruche que Katia lui tendait, luttant pour dissimuler son sourire tandis qu'elle disparaissait dans la maison avec.
Liam lançait encore des dagues à Katia avec ses yeux une demi-heure plus tard, quand ils tirèrent leur charrette désormais chargée hors de la ville et vers l'endroit où ils avaient enterré la boîte de pièces avant d'entrer dans la cité. Dès qu'ils l'auraient récupérée, ils retourneraient en toute hâte au foyer du gang, dans la Forêt d'Ascetir.
~(-)~
« S'il vous plaît, Dame Morgane, vous devez manger. »
La servante regarda du plateau de nourriture sur la table, à la fillette en haillons recroquevillée dans un coin. Morgane était là depuis bientôt quatre jours maintenant, et pas une fois durant ce laps de temps n'avait-elle mangé la moindre chose. Elle avait accepté de l'eau quand on la laissait seule avec un pichet, mais elle semblait avoir entamé une sorte de grève de la faim pour protester contre le fait d'être gardée ici. Elle voulait retourner à la maison qui avait été celle de son père, une maison qui était maintenant fermée et gardée pour le jour où elle se marierait et retournerait là-bas avec quiconque gagnerait sa main en mariage.
Mais c'était quelque chose que Morgane ignorait, et refuserait certainement de comprendre. Elle était trop jeune pour diriger la maison toute seule, et étant donné sa promesse à son père, Uther ne l'aurait pas permis quand bien même elle aurait eu l'âge. Elle était sous sa protection et le resterait, jusqu'au jour où il estimerait pouvoir l'envoyer vivre sa vie sans qu'il la guide.
Quand Morgane ne bougea pas de son coin, et continua de la regarder fixement de ses yeux bleus perçants, la servante soupira de défaite et laissa le repas de midi à sa place. Elle sortit des appartements de l'enfant, un regard songeur s'installant sur son visage. Elle détestait voir Morgane dans cet état, s'auto-affamant et refusant toute tentative de gentillesse. Si elle n'acceptait rien d'un adulte, peut-être accepterait-elle quelque chose venant de quelqu'un ayant son âge.
Elle traversa le château à la hâte, sa décision prise, et monta à la tour où se trouvaient les appartements du Médecin de la Cour. Arrivé là elle toqua légèrement à la porte, entrant quand Gaius le lui indiqua.
Lorsqu'elle entra il la regarda avec surprise, surprise qui laissa place à l'inquiétude quand il réalisa que sa visite avait peut-être un rapport avec sa maîtresse.
« Quelque chose ne va pas avec Morgane ? »
Elle secoua la tête, hésitant un moment avant de parler. Elle allait compromettre sa position future en faisant cela, mais elle ne pouvait supporter de voir l'enfant souffrir ainsi. Si ça devait l'aider à s'habituer et à être heureuse ici, alors ça en valait le sacrifice. Elle était déjà servante titulaire ici, aussi tout ce qui risquait d'arriver était qu'elle doive un jour s'occuper d'une autre dame.
« Dame Morgane refuse toujours de manger, ou de faire quoi que ce soit d'autre que s'asseoir dans son coin ou essayer de s'enfuir... Il y a... »
L'hésitation revint, Gaius fronça les sourcils en s'approchant d'elle.
« Oui ? »
Elle soupira.
« Une ancienne amie à moi, qui travaillait pour la famille de Messire Léon, est morte récemment. Son époux est le forgeron de Camelot, Thomas, et depuis sa mort la famille traverse une mauvaise passe. Il a une fille, Gwen, et je pense qu'elle pourrait être capable de l'atteindre. Gwen comprendra son chagrin, et étant du même âge peut-être que Dame Morgane s'ouvrira à elle. La famille de Gwen a besoin du revenu qu'elle pourrait gagner, aussi en dépit de son jeune âge je suis sûre que son père accepterait l'offre d'un emploi pour elle. Elle peut m'aider à m'occuper de Morgane, jusqu'à ce qu'elle soit assez âgée pour se débrouiller toute seule. Avoir quelqu'un dont elle sait qu'elle la comprendra est probablement la meilleure chance pour que Dame Morgane soit heureuse ici. »
Gaius haussa légèrement les sourcils, car il était rare que des serviteurs donnent volontairement des informations qui puissent au final les mener à la perte de leur emploi actuel... Plus encore dans le seul but d'être gentils.
Il hocha la tête, et la guida vers la porte.
« Merci. Je vais immédiatement en parler à Uther, et tu peux être certaine que je vais m'assurer qu'il soit informé de ton désintéressement dans cette affaire. »
Il la renvoya à ses affaires, avant de sortir à son tour voir le roi. Il le trouva dans la salle du conseil, en train de s'occuper de plusieurs affaires d'Etat, bien qu'il soit évident aux yeux du médecin qu'il pensait à sa nouvelle pupille.
Cette inquiétude fut d'autant plus évidente à son vieil ami et conseiller lorsqu'il leva les yeux du report qu'il lisait, son visage affichant un léger froncement de sourcils quand il vit qui était venu le chercher.
« Qu'y a-t-il, Gaius ? Est-ce que quelque chose ne va pas avec Morgane ? »
Le médecin le rassura et secoua la tête.
« Non, Sire, elle va bien à présent bien qu'elle refuse toujours de manger... C'est pourquoi je suis là, Votre Majesté. Sa servante est venue me voir avec une suggestion dont je pense qu'elle pourrait l'aider à s'habituer à être ici. »
Uther se redressa.
« Qu'a-t-elle suggéré ? »
Gaius marqua une pause, avant d'incliner la tête et d'expliquer :
« Le forgeron principal de Camelot, Thomas, a récemment perdu sa femme qui jusqu'à sa mort travaillait pour la famille de Messire Léon. Il a une fille, Gwen, qui est du même âge que Morgane. Ayant récemment subi la perte d'un parent elle-même, et étant donné son âge, il est fort possible que Morgane lui réponde. Sa servante a suggéré que Gwen soit son assistante, proposant avec désintéressement de changer de position au sein du château lorsque Gwen sera assez âgée pour servir seule de servante à Morgane. À la lumière de ces faits, je pense que cela vaut la peine d'essayer, car si cela continue nous pourrions nous retrouver obligés de forcer physiquement Morgane à manger de peur qu'elle ne s'affame dans son état émotionnel actuel. »
Le roi considéra Gaius un moment, avant de hocher la tête et de se rasseoir.
« Faites-le... Si cela marche, je garantis que la fille, Gwen, gardera sa position en tant que servante de Morgane.
- Et la servante actuelle, Sire ? »
Uther fronça légèrement les sourcils.
« Elle recevra une compensation appropriée sous la forme d'une position équivalente le moment venu. »
Gaius s'inclina, et commença à reculer.
« Alors je vais aller parler à Thomas, et si possible ramener immédiatement sa fille au château. »
Uther hocha la tête.
« Veillez à ce que je sois informé de tout changement dans l'état de Morgane.
- Oui, Sire. »
Gaius se hâta de sortir de la pièce, à la fois soulagé et anxieux. Maintenant, il fallait prier pour que cela marche.
~(-)~
Les poils du balais raclèrent le sol, le grattement produit remplissant la maison du rythme familier de la corvée d'intérieur.
Gwen soupira, essayant de ne pas s'inquiéter. Le groupe qui était venu plus tôt pour faire réparer leur charrette avait été le premier travail pour son père en deux jours, et bien qu'il ait fabriqué des outils pendant ce temps dans l'intention de les vendre, la demande était basse en ce moment et les prix allaient avec. Les maigres économies de la famille étaient grignotées par le loyer, et même en réduisant leurs repas au strict minimum, cela aussi taillait dans le peu qu'il restait. Si les choses ne s'amélioraient pas rapidement, ils finiraient à la rue dans moins d'un mois, et en plein milieu du début de l'hiver.
Les choses étaient sombres, et elle le savait.
« Gwen ! Tu peux venir un moment ! »
Le cri de son père l'interrompit dans son balayage, et elle mit le balai de côté pour faire ce qu'on lui disait. Quand elle atteignit la porte et sortit de la maison, elle s'arrêta avec incertitude devant le spectacle qui s'offrait à elle.
C'était Gaius, le Médecin de la Cour, et apparemment il avait parlé avec son père. Il sembla remarquer son hésitation, et d'une main ridée lui fit signe d'approcher.
« Tout va bien, mon enfant, il n'y a aucune raison de s'alarmer. »
Gwen le regarda nerveusement, avant de tourner vers son père un regard inquisiteur. Thomas répondit à sa question muette, expliquant pourquoi le médecin était venu.
« La Dame Morgane, la nouvelle pupille de notre Seigneur Uther, a besoin de quelqu'un de son âge pour l'aider à s'habituer à Camelot... Gaius est venu te demander de travailler au château, Gwen, en tant qu'assistante de la servante actuelle de Dame Morgane.
- Un travail ? Au château ? »
Les yeux de Gwen s'étaient légèrement écarquillés avec espoir voilà quelque chose qui pourrait aider sa famille à garder leur maison.
Gaius hocha la tête, confirmant que c'était la vérité.
« Oui, et si tout va bien et que tu fais un bon travail, alors le Roi Uther a déclaré que tu finiras par devenir l'unique servante personnelle de Morgane. C'est une très bonne opportunité, chère petite, et une opportunité que peu de gens se verront présenter dans leur vie. »
Gwen regarda son père, avant de se tourner vers Gaius et de dire avec confiance :
« Quand avez-vous besoin que je commence ? »
Avant que Gaius puisse répondre, Tom posa une main sur l'épaule de sa fille.
« Tu es sûre, Gwen ?
- On a besoin de l'argent... »
Il n'avait aucun argument à opposer à cela, et il le savait. Gaius le savait également, et rassura l'homme que tout irait bien.
« Je m'assurerai qu'aucun des fauteurs de trouble que je connais ne l'ennuie, et elle sera supervisée par l'autre servante de Morgane lorsqu'elle sera hors des appartements de Morgane. Il est inutile de s'inquiéter, et je veillerai à ce quelqu'un l'escorte entre le château et ici, matin et soir. Maintenant, si vous voulez bien, on a besoin de Gwen aussi vite que possible. »
Le forgeron hésita, avant de hocher la tête à contrecœur et de regarder sa fille.
« Va faire ta toilette, rapidement, et va avec Gaius. Je te verrai au souper. »
Gwen se rua dans la maison, revenant quelques minutes plus tard les cheveux peignés et attachés et le visage et les mains roses d'avoir été frottés. Elle se plaça à côté de Gaius, faisant confiance au médecin au bon cœur pour veiller sur elle sur la route du château. Elle devint un peu plus nerveuse quand ils entrèrent dans la cour pour ce qui était, pour elle, la première fois de sa vie. Elle sembla intimidée et hésitante, mais le suivit néanmoins.
Quand ils montèrent enfin les quelques marches, situées au troisième étage, qui menaient à l'entrée des appartements de Morgane, il s'accroupit pour la regarder dans les yeux et expliqua à voix basse ce qu'elle verrait à l'intérieur.
« Dame Morgane n'est arrivée ici qu'il y a quelques jours, et elle est maintenant la pupille du Roi Uther. Elle vient de perdre son père, et elle est maintenant orpheline, aussi peut-on comprendre qu'elle soit bouleversée. J'ai besoin que tu essaies de l'aider à s'installer, d'être une amie pour elle. Elle a besoin d'une amie après ce qu'elle a traversé, et je pense qu'après ce que toi tu as traversé, tu aurais également besoin d'une amie. Peut-être que vous pourrez vous aider mutuellement. »
Il lui fit signe de se diriger vers la porte.
« Vas-y maintenant. Toque trois fois et entre, c'est la manière polie d'entrer dans les appartements d'une noble dame.
- O-Oui, Monsieur. »
Gwen approcha la porte, hésitant avant de faire ce qu'on lui avait indiqué. Quand elle entra elle découvrit une chambre en désordre, une femme en tenue de servante en train de tout ranger.
Elle leva la tête à l'entrée de Gaius et de Gwen, le médecin faisant avancer la fillette tout en faisant signe à la servante de venir avec lui. Lorsqu'elle fut sortie de la pièce, il se tourna vers Gwen et désigna ensuite le coin éloigné de la pièce adjacente.
« Je pense qu'elle sera là-bas, et souviens-toi, elle souffre beaucoup de la mort de son père. »
Il quitta la pièce, Gwen désormais seule avec la fille qu'elle était censée servir. Elle regarda tout autour de la pièce, incertaine de ce qu'elle devait faire jusqu'à ce que son esprit pratique lui indique de finir le rangement commencé par l'autre servante.
Elle traversa la pièce, avant de rejoindre le côté où se trouvait le lit. C'est alors qu'elle aperçut la silhouette échevelée et malheureuse de Morgane, recroquevillée dans son coin, le regard fixe. Elle remarqua également la nourriture placée dans le champ de vision de la fillette, et la façon dont ces yeux bleu pâle ne cessaient de s'y égarer avant de revenir brusquement sur cette nouvelle jeune étrangère.
Gwen commença à faire le lit, luttant quelques minutes avec les lourdes couvertures avant de réussir à les rendre au moins raisonnablement lisses, puis se dirigea vers la table où se trouvait la nourriture, fronçant les sourcils avant de regarder le visage pâle de Morgane.
« Vous n'avez pas mangé votre nourriture, Ma Dame, elle a refroidi. Voulez-vous que je demande qu'on apporte autre chose ?
- J'ai pas faim ! »
Le cri de Morgane manquait de force aux yeux de Gwen, car il était évident à ses yeux que la fillette dans le coin avait définitivement faim. Cela en tête, elle mit ses mains sur ses hanches, pencha la tête de côté et fronça les sourcils.
« Alors pourquoi est-ce que vous n'arrêtez pas de la regarder comme si vous en vouliez? Si vous avez faim, alors il faut manger... Ma mère disait toujours qu'on devrait être reconnaissant de la nourriture qui nous est donnée, et ne jamais la gaspiller. »
Morgane fronça les sourcils, criant avec colère :
« Alors pourquoi est-ce qu'elle ne vient pas me le dire ? »
Gwen se figea, immédiatement silencieuse, se mordant la lèvre et serrant les poings pour ne pas pleurer. Elle se détourna, se dirigea vers la table de nuit également en désordre qu'elle commença à ranger... Avant de finalement réprimer un sanglot et de murmurer :
« Elle ne peut pas... parce qu'elle est morte. »
Elle jeta un regard à Morgane, toujours bouleversée, le volume de sa voix montant à chaque mot.
« En ce moment il n'y a pas assez de travail pour que mon père s'occupe de mon frère et de moi. Sans le salaire de maman, on va perdre la maison d'ici la fin du mois... Juste au début de l'hiver ! C'est pour ça que je travaille ici. »
Elle se retourna ensuite complètement pour faire face à Morgane désignant la table et l'assiette de nourriture.
« Maintenant mangez ! Si vous ne mangez pas, et que vous tombez malade et mourez, je vais perdre ce travail et ma famille va perdre notre maison ! »
Profondément choquée d'entendre des paroles si directes et pragmatiques dans la bouche d'une fille de son âge, Morgane la fixa quelques moments avant de sortir avec hésitation de son coin. Elle se dirigea lentement vers la table sous les yeux de Gwen, avant de manger la nourriture aussi vite que possible sans considération pour les manières dont elle aurait dû faire preuve en tant que fille de noble.
Quand elle eut finit elle s'assit, fixant l'assiette vide, ses cheveux emmêlés et sa robe askew. Gwen continua de l'observer un moment, puis en signe d'excuse elle saisit un peigne et une brosse sur la table de nuit et s'approcha d'elle.
Morgane broncha lorsque Gwen commença à lui démêler les cheveux, mais n'essaya pas de s'éloigner. Au lieu de cela elle resta assise en silence jusqu'à ce que la masse de cheveux soit devenue des boucles bien ordonnées, bien qu'ayant besoin d'être lavées.
Gwen la laissa assise à table, s'approcha de la baignoire posée près du foyer et la trouva en partie remplie d'eau froide. Il y avait des pots d'eau chaude alignés le long du foyer devant le feu, prêts à être vidés dans la baignoire, et du savon et des serviettes étaient également à proximité. L'autre servante avait essayé, mais en vain, de faire se laver Morgane ce matin-là.
Gwen commença à verser l'eau chaude dans la baignoire, vérifiant après chaque pot pour s'assurer qu'elle ne la rendait pas trop chaude. Elle appela ensuite l'autre enfant de dix ans, la voix cajôleuse, ferme et rassurante. Morgane était bouleversée et effrayée, elle le voyait maintenant, et tout ce dont elle avait besoin c'était que quelqu'un qui comprenait sa peine, soit la main de soutien qui l'aiderait à se remettre sur pieds.
« Allons, vous devez vous nettoyer. Ce n'est pas bien pour une dame d'avoir des traces de saleté sur le visage. »
Morgane se raidit à cette remarque, une main se portant à un visage qui en fait ne comportait pas du tout de traces. Mais le commentaire la fit bouger, et marchant à nouveau lentement elle s'approcha de la baignoire.
Une Gwen de dix ans aida fermement Morgane à enlever sa robe froissée, la faisant s'asseoir dans le bassin en pointant un doigt avant de plonger une jarre dans l'eau et d'en verser le contenu sur la tête de l'autre fille. Morgane, surprise d'être presque maternée par une fille de son âge, se soumit sans protester au savonnage, frottage, et rinçage de sa tête, par l'autre fillette.
Quand l'autre servante revint quelques heures après avoir laissé Gwen dans la pièce, elle découvrit une Morgane lavée et coiffée, bien habillée dans une robe propre, assise à la coiffeuse. Gwen était debout derrière elle, séparant les cheveux encore légèrement humides de Morgane en mèches et lui disant à quel point elle était jolie. Morgane se raidit quand elle aperçut l'autre servante, à deux doigts de s'enfuir dans son coin, mais s'arrêta quand Gwen lui mit une main sur l'épaule. À la place elle laissa Gwen la conduire à table, s'assit et mangea la nourriture que l'autre servante lui avait apporté.
Se souriant à elle-même en ramenant les assiettes désormais vides aux cuisines, la servante poussa un soupir de soulagement avant de partir à la recherche du roi pour lui annoncer la bonne nouvelle. Amener Gwen avait fonctionné, et avec le temps Morgane devrait se faire à sa nouvelle vie en tant que sa pupille.
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La charrette avait cahoté le long de la piste est à travers la forêt, les quatre jeunes qui la tiraient certains que rien ne les attaquerait sur cette route. La piste avait été créée par certains des druides vivant dans la forêt, et ils l'avaient dissimulée avec des enchantements qui poussaient ceux qui n'étaient pas les bienvenus à se détourner sans même la remarquer. Le gang avait obtenu la permission de l'utiliser, en remerciement pour agir comme point de ravitaillement pour les herbes qui étaient difficiles à obtenir dans cette forêt, et c'était aussi bien étant donné que la vieille route vers le château aurait bousillé les roues de la charrette en moins de deux kilomètres.
A présent cependant, ils étaient de retour au château, ayant découvert que le reste du gang était revenu du voyage dans les terres de Cenred. Après que le contenu de la boîte volée à Voren ait été compté, les quatre jeunes avaient reçu des applaudissements massifs et de nombreuses claques dans le dos. Ils avaient, dans leur audace, ramené davantage à la maison que ce que le reste du gang avait obtenu durant leur sortie dans le royaume voisin.
Levant une timbale de vin volé, Gavin porta un toast aux jeunes avec un rire, et un sourire sur le visage.
« A nos étoiles montantes, puissent leurs entrailles continuer à les mener à la bonne fortune, et puissent-ils ne jamais rencontrer quiconque qui en veuille à leurs entrailles pour l'avoir volé. »
Il prit une gorgée, jetant un œil à l'endroit où les quatre jeunes étaient assis avec de grands sourires.
« Amusez-vous bien, les jeunes, parce que demain vous retournez à Camelot pour un autre chargement. »
A cette remarque, aussi bien Kalem que Liam affichèrent de fausses moues et firent mine de bouder, puis tous deux, Jarl, et Katia éclatèrent de rire. La vie était belle au sein du gang, et tout allait bien.
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Pour ceux qui se demandent pourquoi la servante a plus ou moins sapé son rôle en tant que servante de Morgane... C'est juste une bonne personne, et elle s'inquiétait que Morgane refuse de manger. Elle voulait que Morgane soit heureuse dans sa nouvelle maison, et elle savait aussi que si son idée marchait, le fait de l'avoir suggéré à Uther lui vaudrait un rôle de remplacement décent une fois que Gwen saurait se débrouiller. C'est de la politique au niveau des serviteurs XD
Et si vous avez retenu mes avertissements jusqu'ici, vous devez vous douter que « tout va bien », ça ne durera pas !
Prochain épisode : Le Garçon des Terres Frontalières. Avec un peu de chance celui-là vous motivera pour reviewer, et peut-être même pour faire partie de l'équipe... Je vous laisse deviner de qui il s'agit !
Par contre, j'ai deux examens dans trois jours, et dans huit jours je pars en Angleterre. Donc j'aurai peu de temps pour traduire pendant ce temps-là – et une fois en Angleterre je n'aurai pas le temps du tout. S'il y a un volontaire entre-temps, qu'il traduise le chapitre 19 et me l'envoie directement. Si ça me convient je le mettrai en ligne en avance, et le traducteur recevra un message bien sûr.
