Titesouris : Hum, wow. En arrivant sur mon profil ce matin pour mettre CHO à jour, je m'attendais à voir dans les 60 reviews comme d'habitude... Et je m'aperçois que tu as reviewé. Chaque. Épisode.
Je t'adore déjà ! Et je suis d'accord, voir la scène du point de vue de Fyren est encore plus drôle (tu m'en voudras pas de pas répondre à chaque review :D)

DAM, tu as encore disparu ? Parce que là tu vas avoir de la concurrence niveau revieweuse fidèle !

Précédemment dans Celui que l'Histoire Oubliera :

Tarven devant partir concourir dans un tournoi à Camelot (celui de l'épisode Valiant), Hargren y envoie également Fyren avec la double tâche de délivrer un message aux espions, et un cheval bien particulier à Merlin : Bitan, qui a été dressé afin de n'accepter qu'un sorcier en selle.

Chapitre équivalent de Destinée : Valiant (partie 3, principalement)

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Chapitre 48: Vingt Ans ~Partie 3~

Il était assez facile de vagabonder dans les couloirs, en faisant semblant d'être le serviteur confus et désorienté d'un seigneur en visite... En fait c'était presque trop facile.

Maintenant son expression confuse en place, prêt à 'demander son chemin' si un membre du personnel du château lui demandait pourquoi il vagabondait, Fyren fronçait intérieurement les sourcils. Le roi ne réalisait-il pas à quel point une partie de sa sécurité était relâchée ? Seul un idiot accordait aussi peu d'attention aux 'serviteurs' qu'il semblait le faire.

Cela dit, c'était ce même relâchement qui lui éviterait d'accorder trop d'attention à Merlin.

Fyren s'autorisa un léger soupir, avant de tourner dans un couloir hors du passage pour attendre. Une note avait été laissée dans la chambre de Tarven, indiquant une rencontre avec l'un des deux espions de Tarven, et en tant que serviteur temporaire du jeune seigneur c'était son travail d'aller au rendez-vous. Il arriva délibérément en avance, se dissimulant dans une alcôve juste au cas où, mais il n'avait pas à s'inquiéter. Il reconnut le garde qui vint s'arrêter dans le couloir, et commença à sourire en sortant de sa cachette.

« Ça fait un moment, Georg. Quand le Seigneur Hargren t'a fait 'transférer' à un autre poste, je n'avais jamais réalisé qu'il t'avait envoyé ici. »

L'homme plus âgé eut un rire, ôtant son gant droit pour révéler qu'il portait un petit signet d'argent, gravé du sceau des Pendragon. Il était un Serviteur de Confiance ?

Georg remit son gant, souriant toujours à la réaction de Fyren face à l'anneau.

« Il a sacrifié le fait d'avoir mes talents à ses côtés, parce qu'il savait qu'avec eux et sa recommandation à Uther, j'obtiendrais une position plus que sûre ici. Je suis le capitaine de la garde du château, deuxième dans l'ordre de commandement, et l'un des quatre roturiers ici à Camelot avec l'un de ces anneaux. Mon supérieur, le Commandant Keiran, et le commandant de la garde de la ville les ont également, ainsi que Gaius, le Médecin de la Cour. Du moment que je garde la tête baissée, cet anneau signifie que je peux observer dans le château et la ville sans jamais paraître suspect. Le Seigneur Hargren a fait beaucoup d'efforts, aussi bien avec la lettre de recommandation, que plus tard en s'enquérant de mon service, pour manipuler le roi afin qu'il me le donne. »

Fyren sembla un peu déconcerté, mais secoua la tête et revint au sujet.

« Je ne peux pas dire qu'apprendre ça me surprenne. »

Il sortit le message d'Hargren de sa poche, le tendant à Georg.

« J'ai de nouveaux ordres pour toi et notre autre opératrice, directs du Seigneur Hargren. »

Le garde lut la note, ses sourcils se haussant de surprise.

« Il veut qu'on surveille Merlin ? Mais le garçon mérite à peine qu'on le remarque. Il n'a rien fait à part sembler se faire passer pour un idiot depuis qu'il est arrivé. »

Fyren s'approcha, baissant la voix et regardant furtivement le couloir.

« Il est sous observation depuis plusieurs années, pour quelle raison je ne saurais le dire. Tout ce que je dirai c'est que lui et Arthur sont tous deux importants, et qu'on a besoin que tu nous dises tout ce que toi et ta collègue verront ou entendront à leur sujet. »

Georg lui rendit la lettre, à la fois sérieux et solennel.

« Alors je m'assurerai que ce soit fait. Catherine est idéalement placée avec son travail à la lessive, et m'informera de tous les ragots du château qui lui paraîtront dignes d'attention. Je vais tendre l'oreille pour ce que marmonneront les hommes sous mon commandement. Tu peux informer le Seigneur Hargren qu'il peut compter sur nous pour être discrets. »

Fyren hocha la tête, croisant les bras sur sa poitrine après avoir remis la lettre dans sa poche.

« Que peux-tu me dire de Merlin jusqu'ici ? »

L'expression de Georg devint songeuse, tandis qu'il considérait tout ce qu'il savait pour l'instant.

« Il a l'air d'un jeune homme aisément distrait, avec soit un manque de respect pour le rang soit un manque de sens commun pour montrer du respect. Il n'était pas ravi d'obtenir le travail de servir le prince, mais il le fait quand même. En fait je suis surpris qu'il n'ait pas refusé, étant donné l'opinion qu'il semble avoir de lui. Pour une raison que j'ignore il a décidé de s'y coller.

- C'est assez étrange, murmura Fyren en réfléchissant au rapport, mettant l'information de côté pour plus tard. En tout cas, fais-nous un rapport mensuel à moins qu'il n'arrive quelque chose de sérieux, et n'attire pas l'attention sur toi. Nellan a un guetteur dans les bois à l'est d'ici, dans la zone autour de l'endroit habituel pour laisser des messages. Donne-lui chacun de tes rapports. »

Georg hocha la tête, avant de se retourner et de s'éloigner.

« Entendu. »

Fyren partit dans la direction opposée, songeur tandis qu'il reprenait sa fausse expression d'imbécillité. Si Merlin était vraiment si ennuyé par sa nouvelle position, alors pourquoi avait-il choisi d'y rester.

Incapable de répondre à cette question, il retourna vers la chambre d'amis pour aider Tarven à se préparer pour le tournoi. Les prochains jours pourraient bien être intéressants.

Ce ne fut pas le cas pour un certain serviteur à bien des kilomètres de là, qui à ce moment précis accomplissaient les corvées qui revenaient normalement à Fyren.

Liam finit rapidement de changer les draps du lit d'Hargren, jetant un rapide coup d'œil à la ronde dans les appartements du seigneur pour s'assurer que rien d'autre n'avait besoin d'être rangé. On lui avait ordonné de ne pas s'inquiéter du nettoyage des sols et du dépoussiérage des meubles, cela reviendrait à Fyren quand il serait de retour de Camelot. Mais il ne put s'empêcher de froncer les sourcils quand il s'aperçut que déjà une fine couche de poussière s'accumulait sur certains objets dans les chambres.

Pour s'empêcher de s'inquiéter de cela, il se dépêcha de sortir des chambres pour emmener le plateau du petit déjeuner aux cuisines. Il n'avait pas fait ce genre de corvées aussi souvent depuis qu'il avait été l'assistant de Clara, et ça faisait bizarre, c'était le moins qu'on puisse dire, mais au moins il se souvenait encore de comment le faire correctement... Il était obligé, c'était son travail de s'occuper de la majorité des dignitaires qui rendaient occasionnellement visite à Ulwin, non qu'ils viennent souvent. Seulement en de rares occasions Fyren était-il assigné pour les servir.

Liam soupira, se demandant pourquoi le rouquin avait été envoyé avec Tarven à Camelot. Tarven avait son propre serviteur, un autre sympathisant de la magie, alors pourquoi n'était-il pas parti avec lui à la place ?

Comme la question que Fyren se posait si loin de là, Liam ne put répondre à celle-ci. Il se contenta d'emporter le plateau aux cuisines avant d'aller collecter les rapports quotidiens. Effectuer les tâches de Fyren ne le dispensait pas des siennes, et il était fatigué durant le peu de temps libre qu'il avait jusqu'à leur retour... Il n'y aurait pas de pique-nique avec Hana cette semaine. Il espéra juste que la semaine de Fyren serait tout aussi tranquille...

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Pourquoi diable cette semaine ne pouvait-elle pas être simple ? C'était censé être une tâche facile, livrer les ordres aux espions d'Hargren, puis faire semblant d'être un idiot tout en amenant ses repas à Tarven et en veillant à ce que son armure et ses armes soient en bon état pour le tournoi.

Fyren jura, son sourire inconscient d'idiot retournant chaque fois qu'il devait croiser un autre serviteur mais son visage renfrogné revenant dès qu'il était seul. En l'espace d'une seule audience avec le roi, la veille de la finale du tournoi, il semblait que l'association fatidique et néanmoins ténue entre Arthur et Merlin ait été brisée alors qu'elle venait à peine de commencer. Il avait entendu Arthur chasser Merlin de son service, mais avait ensuite perdu le magicien quand il était parti faire un rapport rapide à Tarven sur la situation. On approchait maintenant de la soirée, le combat de demain ainsi que la menace apparente mais ignorée se rapprochaient, et selon les propres ordres d'Hargren il n'avait pas le droit de faire quoi que ce soit d'autre qu'observer.

C'était frustrant, incroyablement frustrant, de penser que quelque chose comme ça pouvait se produire si vite. Il était tout prêt à faire quelque chose de stupide comme aller voler le bouclier quand il arriva dans la cour centrale et s'arrêta net.

Merlin était assis sur les marches, discutant avec la servante de Dame Morgane , et il semblait inquiet. Fyren observa, attendant qu'elle s'en aille, avant de marcher dans sa direction, mais avant qu'il puisse l'atteindre Merlin se leva soudainement pour aller se tenir près da la statue d'un chien dressé tenant un bouclier.

Le magicien tenta de le soulever, grimaçant, et Fyren ne put résister davantage à la tentation. Il s'approcha de lui, faisant toujours semblant d'être bête.

« Tu as besoin d'aide avec ça ? »

Merlin le regarda surpris, son expression devenant alors calculatrice. Tout le monde au château savait qu'il 'manquait quelques cases' au serviteur de Messire Tarven, et Merlin, comme il s'y attendait, joua là-dessus

Il se redressa, prenant son air le plus innocent et un sourire joyeux.

« Ouais, je … euh … j'ai besoin d'emporter ça pour le nettoyer. Pourrais-tu m'aider à le transporter ? »

C'est exactement ce que fit Fyren, avant de se dissimuler quelque part où il pourrait guetter quiconque entrant ou quittant les quarties de Gaius, le Médecin de la Cour. Quelle ironie, de penser qu'un homme qui était considéré comme un traître à la magie, aurait le sauveur prophétisé de la magie vivant dans sa chambre d'amis, sous sa protection. Mais attendre ici ne fit que renouveler la frustration.

Pourquoi Merlin avait-il voulu la statue, et que faisait-il maintenant ? Il sembla qu'il aurait l'occasion de le découvrir, quand Gaius s'en alla et qu'il prit le risque de se ruer dans les escaliers et d'entrer discrètement dans la pièce.

La chambre principale était inoccupée, mais la chambre du fond avait la porte fermée. Il entendit une voix étouffée, répétant quelque chose encore et encore, ce quelque chose devenant clair lorsqu'il approcha du bas des escaliers menant à cette chambre.

Fyren eut l'impression que son estomac venait de tomber, tandis que sa tête montait vers le plafond sous l'effet combiné du choc et de l'espoir. Merlin répétait une sorte d'incantation dans l'Ancien Langage, et donnait l'impression d'être dessus depuis un moment, ce qui ne pouvait vouloir dire qu'une seule chose.

Gaius savait que Merlin avait des pouvoirs magiques, et l'ignorait activement sans le rapporter à Uther !

Il monta les escaliers, veillant à ne pas toucher la porte de peur qu'elle ne bouge ou ne fasse un bruit, tandis qu'il alignait son œil avec l'un des trous. Merlin faisait les cent pas dans la chambre, répétant le sort prononcé maladroitement et le dirigeant vers la statue de chien. Fyren n'avait peut-être qu'un vocabulaire limité dans l'Ancien Langage, mais il aurait pu dire au magicien qu'il prononçait mal la plupart des mots.

Fyren l'observa encore quelques minutes, réalisant que Merlin essayait de faire quoi que le sort soit supposé faire, pour le bien d'Arthur. Son agitation et sa frustration manifeste rendaient cela évident, surtout lorsqu'il finit par attraper un vieux livre à l'air abîmé et le lança sur son lit.

Il recula pour s'éloigner de la porte, quittant les appartements de peur d'être surpris ici quand il n'aurait pas dû, mais quand bien même il ne pouvait nier son sentiment de triomphe face à une nouvelle petite information qu'il pourrait fournir à Hargren.

Merlin avait un livre de sorts, un qu'il n'avait certainement pas avant d'arriver à Camelot, et il n'y avait qu'une personne ici qui ait pu le lui donner. Il semblerait que Gaius ait choisi de faire plus qu'ignorer la magie de son pupille.

Une fois de plus il monta la garde, observant le retour de Gaius dans les appartements et Merlin les quitter plus tard. Le magicien se rendit droit aux appartements du Prince Arthur, et une fois de plus Fyren se trouva à espionner leur conversation.

« Je croyais t'avoir dit de déguerpir...

- Ne combatter pas Valiant, demain... »

Et là voilà, l'inquiétude sincère. Arthur n'avait rien fait d'autre que de le traiter comme de la boue, et cependant Merlin insistait encore pour essayer de l'aider. Pourquoi restait-il là ? Quelle était la raison, la motivation derrière ? Fyren ne put que se le demander jusqu'à ce qu'il tourne à nouveau son attention vers la conversation.

« Tu comprends pas ? Je ne peux pas abandonner. Les gens attendent que je me batte. Comment mener des hommes au combat si je suis un lâche ?

- Valiant va vous tuer ! Allez-y et vous mourez.

- Alors, je mourrai.

- ...Qu'est-ce qui vous pousse à aller combattre ?

- ...Je dois le faire. C'est mon devoir. »

Fyren se raidit, en croyant à peine ses oreilles. Le Prince Arthur, le fier et arrogant Prince Arthur, venait de dire de tels mots au serviteur à qui il avait dit qu'il n'avait plus besoin de lui. Non seulement cela, mais il les avait dit d'une façon si solennelle que même sans être capable de le voir, Fyren sut qu'il avait une expression sombre sur le visage.

Merlin émergea des appartements du prince, forçant son observateur à vite se cacher, le magicien tout aussi sombre et affichant cependant une lueur de détermination dans les yeux, et son expression voulait tout dire... Il ne laisserait pas mourir Arthur.

Fyren le regarda s'en aller, avant de se retourner et de partir faire son rapport à Tarven. Merlin était à Camelot depuis à peine deux semaines et cependant il affichait déjà ce niveau de loyauté à Arthur. Ce serait un rapport des plus intéressants.

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L'aube signala l'arrivée du matin, mais il n'y avait eu que peu de repos pour Fyren. Il était resté éveillé la majeure partie de la nuit, incapable de calmer son inquiétude. Était-il honnêtement inquiet pour Arthur ? Eh bien s'il désirait vraiment être honnête avec lui-même, oui... Tant de choses dépendaient de lui, pourtant dans moins d'une heure il serait peut-être allongé mort dans l'arène et Albion mourrait avec lui.

Lui et Tarven se dirigèrent vers l'arène, le seigneur lui murmurant quelque chose au passage. Avoir perdu devant Arthur ne le dérangeait pas, il n'y avait aucune honte là-dedans, et il aurait toujours une place d'honneur dans la loge royale avec le roi et Dame Morgane. Mais cet honneur signifiait également qu'il ne pouvait pas garder l'œil sur Merlin.

« Si Valiant est vraiment une menace pour Arthur, alors Merlin agira pour le protéger. Mais il ne le fera pas ouvertement. Poste-toi là où tu penses qu'il a le plus de chances de se cacher pour agir. »

Fyren hocha la tête pour signifier son accord, s'appuyant contre le mur longeant le chemin entre l'arène et le château. De là il avait une excellente vue de l'arène et du combat qui ne tarda pas à commencer, mais il n'y avait aucun signe de Merlin. Quand Arthur faucha le heaume de Valiant, et ôta le sien, Fyren ne ressentit que de l'appréhension lorsque l'autre chevalier repoussa immédiatement sa coiffe de cotte de mailles et qu'Arthur en fit autant... La tête et la nuque du prince étaient maintenant exposées et vulnérables si le bouclier devenait vraiment une menace.

Quelques instants après ce changement dans les événements, Valiant fit tomber Arthur au sol d'un brutal coup de bouclier au menton. Arthur réussit à se relever, seulement pour être désarmé et acculé contre un mur de l'arène à quelques mètres de là où il se trouvait, et c'est là qu'il remarqua Merlin au bout du mur à juste quelques pieds de lui.

Les yeux de Merlin étaient fixés sur le combat, inconscient qu'il y avait une personne à proximité qui le regardait lui plutôt que le combat d'Arthur et Valiant. Et Fyren observa, tandis que Merlin levait la main et la tendait vers le bouclier de Valiant... Une incantation désormais parfaitement prononcée coulant de ses lèvres.

« Bebeode pe arisan cwicum. »

La réaction du bouclier fut immédiate, les deux serpents restants revenant à la vie à la grande surprise du propriétaire du bouclier. D'un ordre il les envoya sur Arthur, mais eux comme Valiant lui-même furent rapidement tués par l'épée que Dame Morgane avait enlevé de la ceinture de Tarven pour la jeter à Arthur.

Le foule acclama la victoire d'Arthur, sans voir le magicien qui s'éloigna sans compliments. Fyren le laissa tranquille, attendant le festin du soir pour de nouveau se placer à proximité, assez pour écouter quand Arthur entra dans la salle à manger sous les applaudissements des invités.

« Vous voyez, toutes les filles et la gloire sont pour lui.

- Et il ne doit tout ça qu'à toi. »

Il sourit à ces mots, se renfonçant dans l'obscurité au coin de la pièce, laissant Merlin et Gaius profiter de leur moment. Il avait vu le médecin comme un traître à la magie jusqu'à présent, mais voir et réaliser que non seulement il était au courant de la magie de Merlin mais avait choisi de l'abriter, fit disparaître cette opinion. Gaius n'était pas pardonné pour ses actions le moins du monde, pas par lui, mais s'il continuait sur cette voie il pourrait bien gagner ce pardon.

Une chose le réjouit encore plus cependant, et ce fut la conversation qu'il surprit bientôt entre Arthur et Merlin. Qui eut pour résultat que le magicien soit 'ré-embauché' par le prince... et semble immédiatement presque horrifié par la liste de corvée qu'Arthur lui déroulé... Il serait amusant de raconter au Seigneur Hargren tout ce qui venait de se passer.

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« Et voilà toute l'histoire, Messire. Merlin a sauvé Arthur en utilisant une incantation dont je peux dire, presque en toute certitude, qu'il l'a apprise et maîtrisée en l'espace de quelques heures. »

Hargren se renfonça dans sa chaise, réfléchissant au rapport. Une lettre informelle d'Uther était arrivée juste avant le retour de Tarven et Fyren, et ce fut un soulagement d'obtenir les détails de son serviteur. Mettant cette lettre de côté il considéra maintenant Fyren d'un air spéculateur, car il savait qu'il y avait quelque chose que l'homme avait omis jusqu'ici.

« Et ce sort qu'il a appris, savez-vous d'où il l'a appris ? »

Fyren commença à sourire, l'air assez satisfait.

« Il le pratiquait dans sa chambre, à laquelle on accède par les appartements de Gaius, le Médecin de la Cour, et il le sortait de ce qui semblait être un livre de sorts. Non seulement ça, dit-il tandis que son sourire grandissait, mais je les ai espionnés durant le festin et entendu un commentaire intéressant qui indique que non seulement Gaius est conscient des pouvoirs de Merlin, mais est probablement celui qui lui a donné le livre. »

Hargren se raidit de surprise.

« Gaius abrite activement un sorcier, quand il est censé être l'allié le plus fidèle d'Uther ?

- C'est ça, acquiesça Fyren, et il ne semblait pas se sentir trop coupable non plus... Plutôt content que Merlin se serve de ses pouvoirs pour une bonne cause. Mais je ne crois pas qu'il ait encore réalisé qui est Merlin. Il était trop désinvolte quant au fait qu'il ait sauvé Arthur pour en connaître la signification à ce stade.

- Dans ce cas, soupira un Hargren de nouveau songeur, nous allons devoir attendre et voir ce qu'il fera lorsque le temps viendra pour lui de le découvrir. Que fera-t-il lorsqu'il réalisera que son pupille et Arthur sont ceux de la prophétie. »

La porte du bureau s'ouvrit, Liam n'entrant que pour s'immobiliser de surprise lorsqu'il vit Fyren.

« Tu es revenu ? Mais quand est-ce que...

- On vient seulement d'arriver il y a un petit moment... Tu t'occupais encore des appartements de notre seigneur à ce moment-là. »

Fyren se retourna vers Hargren, désignant la porte.

« Je suis sûr que Tarven voudra vous raconter comment il est passé près de battre Arthur dans la demi-finale. »

Hargren saisit l'allusion que Fyren voulait continuer leur discussion, mais qu'ils devraient aller ailleurs afin que Liam ne les entende pas. Il se leva, adressant un signe de tête à Liam tandis que lui et Fyren passaient la porte.

« Trie les réponses aux affaires domestiques comme d'habitude, et ensuite tu peux avoir l'après-midi de libre pour compenser le fait que tu n'aies pas eu ta matinée de congé habituelle cette semaine. »

La porte se referma derrière lui, Liam semblant ravi du geste. Il se dirigea vers le bureau pour saisir la pile de rapports domestiques, mais remarqua la lettre ouverte au passage.

Il s'en saisit, lisant les mots du Roi Uther confiant sa colère et son inquiétude qu'une autre attaque magique ait eu lieu contre Arthur. Il la reposa rapidement, réalisant que c'était l'une des lettres qu'il n'était pas censé lire. Il se rua ensuite vers son bureau et se mit au travail... s'interrompant lorsqu'il se demanda ce que signifiait la lettre...

… Et pourquoi il avait l'impression qu'il aurait dû se souvenir de quelque chose...

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Et voilà, premier épisode relié à Destinée terminé...