Colinou : Oui Fyren n'est pas tendre avec Arthur. T'inquiète pas, ça va changer - je dis ça mais tu le sais sûrement déjà XD
titesouris : Ce serait pas Arthur s'il mettait pas les pieds dans le plat.
Abeille : Pour une fois, je suis du côté de Fyren. Jancine était manifestement mal à l'aise avec les questions. Tu es dure avec ce pauvre Tarven...
Oh mon Dieu, les filles. Le premier chapitre du dernier épisode. Autrement dit, dans une semaine, CHO sera terminée. Je peux pas le croire.
Apparemment, l'enterrement d'Hargren a achevé DAM. Elle sera enterrée à ses côtés :p
Précédemment dans Celui que l'Histoire Oubliera :
Tarven prend les rênes de la Conspiration après l'enterrement d'Hargren. Il demande à Fyren de créer un autre escadron de Chevaliers d'Aering afin que le premier puisse l'aider à reconquérir Escetia le moment venu.
Ulwin
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Chapitre 67: Une fin et un début ~Partie 1~
Oh combien quelques mois pouvaient tout bouleverser…
La mort d'Hargren, de blessures infligées des mains de Cenred, était un aussi mauvais présage qu'ils l'avaient prévu. Cenred avait rompu le traité, l'accord n'était plus.
Morgane avait été retrouvée, et pourtant, au vue d'une telle obscurité, cela passait en second plan. Le Roi délirait subitement, un siège soudain tenu par des forces qui avait balayé et écrasé la forteresse de Rillen et la ville voisine. Et puis, des nouvelles étaient parvenues, indiquant que la maladie du Roi était l'œuvre de la magie. Pendant plus d'un an, il n'y avait eu aucune attaque d'ordre magique et soudainement, un assaut majeur avait vu le jour tenu par le Roi d'Escetia, une attaque menée et soutenue par au moins un sorcier puissant…
Tarven se passa une main dans les cheveux, parcourant les rapports des Chevaliers d'Aering. Durant les deux semaines depuis lors, il avait envoyé Fyren en patrouilles constantes pour chercher des signes de menaces magiques. Mais tension signifiait toujours exécution, et il était toujours sur le bord. Seulement maintenant, qu'il était le chef de la Conspiration, il pouvait vraiment apprécier le travail dans lequel son père s'était investi. Le travail était rendu possible en déléguant la plupart des tâches domestiques à Liam… qui était une partie du problème qu'il avait maintenant.
Liam avait peur de lui, ou du moins, était trop prudent pour lui faire confiance et travailler avec lui, comme il l'avait fait avec Hargren. Il accomplissait toujours son travail, il ne faisait aucune erreur, mais la signification sous-jacente restait. Tous deux n'allaient simplement pas ensemble, pas de la manière dont la Conspiration avait besoin.
A côté de lui, assis à l'extrémité du bureau comme elle l'avait fait si souvent pour son père, se trouvait sa mère. Jancine le regardait, l'expression inquiète et triste, elle connaissait le problème aussi bien que lui.
« Il ne s'impliquera jamais avec toi comme il l'a fait avec ton père, tu le réalises maintenant. Pourquoi d'autre te serais-tu assuré que Tabar puisse remplir son rôle ? »
Tarven sursauta, la regardant.
« Autant je n'aime pas Liam à un niveau personnel, je respecte toujours ses efforts et la confiance de mon père en lui. Je ne trahirais pas la confiance de mon père en le mettant de côté. Tabar l'a juste aidé, avec sa charge de travail beaucoup plus grande ces dernières semaines. »
Jancine soupira, levant une main et la plaçant sur la sienne.
« Tu sais qu'Ulwin n'est plus la meilleure place pour lui. S'il reste ici, ça va seulement être difficile pour toi, et le rendra malheureux.
- Et que suggérez-vous que je fasse alors ? »
Sa mère regarda la carte sur le mur, ses yeux s'immobilisant sur le symbole du château qui marquait le cœur du royaume.
« Donne-lui un nouveau départ. Recommande-le à Uther, et envoie-le à Camelot avec des louanges. Là-bas, il sera capable de recommencer, sans que les liens étroits avec ton père vous handicapent tous les deux. » Elle resta silencieuse pendant un moment. « Et s'il ne demande pas à Hana de partir avec lui, je ferai ce que je voulais faire il y a longtemps. Je la prendrai comme assistante de Clara, et la garderai en sécurité. Il n'a jamais vraiment trouvé ses marques depuis qu'il a perdu Kalem, et je commence à croire qu'il ne le fera jamais s'il reste là. Ce n'est pas l'endroit où il est censé être, pas s'il doit trouver la vraie foi en lui-même. Il doit relever les défis d'une nouvelle place et de nouveaux gens, et peut-être qu'alors il le fera. »
Tarven regarda aussi la carte.
« Pensez-vous vraiment que c'est ce qu'il y a de mieux pour la Conspiration ? Il n'a jamais vraiment été impliqué au cœur de notre travail, mais il est toujours celui qui en a fait la plus grande partie possible. »
Jancine pencha la tête, puis lui donna un sourire.
« Ce n'est pas nécessairement ce qui est le mieux pour la Conspiration, mais c'est ce qui est le mieux pour lui. Il mérite d'être récompensé pour ce qu'il a rendu possible, même si ça pourrait ne pas ressembler à une récompense. Libère-le de nos fardeaux, et laisse-le trouver son chemin de lui-même. Georg et Catherine peuvent garder un œil sur lui. »
Tarven devint silencieux, son regard bougeant pour regarder la petite table où Liam s'était assis et avait travaillé pendant presque chaque jour, pendant la majeure partie de dix ans, et serra la main où elle était sur le bureau.
« Garde. » La porte s'ouvrit, le garde dehors regardant à l'intérieur. « Je requiers la présence de Liam Morranson. Trouvez-le et demandez-lui de venir ici. »
La porte se ferma à nouveau, Jancine se tournant vers son fils.
« Tu fais la bonne chose.
- Peut-être, mais Liam ne le verra pas ainsi. »
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Ulwin
Comment cela pouvait-il arriver ? Qu'avait-il fait pour mériter cela ? Qu'avait-il fait de mal ?
Liam fit une pause dans ses préparations, regardant fixement le maigre tableau d'affaires gisant sur son lit. Il était encore sous le choc, se sentant tout à fait perdu. Il était envoyé loin, à Camelot, et pas même la lettre de recommandation ou la monnaie qu'on lui avait donné ne pouvait lui faire voir cela autrement que comme une excuse pour l'éloigner. Une part de lui savait que ça ne pouvait pas être cela, Dame Jancine ne serait pas restée là à regarder cela arriver si c'était le cas, mais il se sentait toujours pareil. Il se sentait comme s'il avait été abandonné.
Il tomba sur les genoux et commença à rire pour lui-même calmement. Comment pouvait-il être honnêtement si faible ? Il avait vingt-et-un an, presque vingt-deux, et pourtant il broyait du noir comme un petit enfant. Dans sa vie, il ne s'était jamais senti aussi pathétique, et il était le seul à blâmer.
Liam se remit sur ses pieds, fourrant le reste de ses possessions et vêtements dans son sac et le passant sur son épaule. Il sortit de sa chambre pour la dernière fois, cheminant péniblement à travers le manoir pour ce qui pourrait être la dernière fois, et alla jusqu'aux écuries. On lui avait dit que son escorte l'attendrait ici, mais il n'en attendait pas grand-chose. Le meilleur de l'escorte, la plus haute pour le précédent employé était assignée au servant lorsqu'il allait vers le nouveau. Il allait probablement avoir juste un soldat régulier l'attendant, et il ne s'attendait certainement pas à ce qu'il découvrit lorsqu'il arriva.
Timothée et trois autres gardes de la garde personnelle de Tarven l'attendaient, prêts avec les chevaux et souriants. Quatre des hommes les plus fiables du Seigneur d'Ulwin, quatre membres de la Conspiration, chacun étant un de ses amis jusqu'à un certain point. Ce fut assez pour faire stopper Liam et mordre la lèvre dans une tentation de ne pas commencer à pleurer.
Timothée vint vers lui, le libérant de ses sacs.
« Allez, allons-y. Un message a été envoyé en devant pour Georg et Catherine, pour leur dire de garder un œil sur toi. Tu as ta lettre de recommandation ? »
Liam opina, hébété.
« O-oui, je l'ai. »
Le garde lui tapota l'épaule.
« Alors tout ira bien. Tu veux t'arrêter pour parler à Hana avant de partir ? »
Le jeune serviteur s'arrêta, l'expression conflictuelle. Voulait-il lui parler ? Pouvait-il lui faire face après avoir été aussi couard durant tout ce temps ? Combien de fois avait-il reculé avant de lui demander de l'épouser ? Trop pour compter… Il ne méritait pas de la voir, et pour être honnête, il doutait de pouvoir lui faire face. Il se briserait probablement s'il essayait.
« Non, partons juste. Je n'ai besoin de parler à personne. »
Timothée et le reste de l'escorte se regardèrent, mais aucun ne lui forcèrent la main. Au lieu de cela, les sacs de Liam furent répartis entre eux pour alléger la charge, et le servant fut hissé sur l'un des meilleurs chevaux de Yale du groupe qu'il avait récemment fini d'entraîner.
Le groupe chevaucha hors des portes du manoir, plus d'un individu s'arrêtant pour les regarder passer. Liam était probablement l'un des visages les plus connus des gens d'Ulwin. L'enfant qui avait perdu presque toute sa famille à cause d'un raid de bandits et un suicide, qui avait été porté disparu durant cinq ans pour revenir trop tard pour renouer avec son frère. Le jeune homme qui avait servi Hargren jusqu'à la mort du seigneur, en tant que serviteur de confiance et assistant. Si la mort d'Hargren avait changé Ulwin du tout au tout, le départ de Liam changerait aussi les choses, même si ce ne serait pas de manière aussi significative. La ville n'allait tout simplement plus être la même sans lui.
Ce fut après qu'ils aient passé la porte sud, et soient prêt de l'endroit où la route passerait à travers une région d'arbres, que Timothée parla à nouveau.
« Dernière chance de regarder en arrière, Liam. Ulwin sera hors de vue dans un instant. Tu ne veux pas lui dire adieu ? »
Le cheval de Liam hésita comme il le fit, avant qu'il le pousse dans les côtes pour le faire avancer à nouveau.
« A quoi cela servirait ? Je ne lui ai pas dit adieu la dernière fois que je m'en suis enfui, donc pourquoi le devrais-je cette fois ? »
Ses mots lui gagnèrent un regard inquiet de tous les hommes, mais il les ignora. Il s'était enfui, loin de l'attente d'Alan à l'époque, et maintenant il s'enfuyait loin d'Hana. Il n'avait pas le droit de regarder en arrière, et en même temps, ne pouvait pas supporter de dire adieu à la ville. Aussi longtemps qu'il ne lui dirait pas adieu, il sentirait toujours qu'il pourrait revenir. Aussi longtemps qu'il ne lui dirait pas adieu, il se sentirait obligé à au moins une visite un jour.
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