Et voila un deuxième chapitre, intitulé ... Welcome to the A.R.C ...


Jasper et Monty se tiennent devant elle, bras croisés, visages renfrognés, ils ne lui ont accordé qu'un bref "b'jour". Clarke s'est excusée encore et encore mais rien à faire. Les deux jeunes hommes refusent de lui parler.

« Qu'est-ce que je dois vous dire pour que vous me pardonniez ? » supplie Clarke en fermant la porte de son casier.

« Peut-être que tu pourrais commencer par nous dire ce qu'il s'est passé hier ? » s'exclame Jasper.

Clarke jette un bref coup d'œil autour d'elle. Il y a trop de personnes autour d'eux pour qu'elle leur raconte, même si tout ce qu'elle croit savoir ne peut-être qu'une illusion.

Avisant une salle de classe vide, elle les traîne derrière elle.

o.O.o

Jasper écarquille les yeux. Il n'en croit pas ses oreilles, et vu la tête que fait Monty, lui non plus. Clarke les regarde un à un, espérant probablement une réaction de leur part. C'est Monty qui sort de sa stupeur le premier.

« Alors là, si j'm'y attendais... »

Un large sourire éclaire le visage de Clarke. Jasper sent qu'il ne lui en veut plus. Elle est déboussolée depuis la mort de son père et cherche juste un moyen de s'en sortir. Il aurait fait la même chose.

« Hum... J'espère que ce Bellamy Blake en valait la peine. Vu comment tu nous l'as décrit... » Remarque malicieusement Jasper.

Oui, c'est bien du rouge qu'il voit apparaître sur les joues de son amie. Cette dernière essaie de cacher sa gêne en baissant la tête, mais Jasper la connait par cœur.

Monty, plus amusé qu'autre chose, se décide tout de même à sauver Clarke de l'embarras. La cloche a sonné de toute façon, les étudiants ne vont pas tarder.

Clarke s'en veut d'avoir évoqué la veille avec ses amis. Enfin non, elle ne s'en veut pas, mais elle commence à se demander si elle a fait le bon choix. Elle a bien vu dans leur regard qu'il ne la croyait pas, du moins, pas totalement.

« Hey, Princesse... » Dit la voix grave de Finn Collin.

Clarke soupire. Un instant, elle avait oublié qu'elle avait relancé le jeu la veille, en s'asseyant à côté de lui. Maintenant elle s'en veut.

« J'ai entendu dire que tu t'étais fait la malle hier. On se la joue rebelle ? »

La jeune femme lève les yeux au ciel. Nan mais qu'est-ce qui lui avait pris ?!

« Qu'est-ce que tu veux Collins ? »

Il s'assoit à côté et prend son temps avant de répondre.

« Doucement Princesse, pas besoin de mordre ! Je fais une fête ce soir. Et je me suis dit " La Princesse est une dure à cuire maintenant. Elle ne sera pas contre une petite fête un mardi soir." Pas vrai ? »

Finn lui lance un sourire charmeur auquel Clarke ne sait comment répondre. Elle n'a pas envie d'avoir quoi que ce soit à faire avec ce type. Mais sa proposition est alléchante, sa mère va enrager. Et puis, Clarke a vingt ans désormais. Elle a beau ne pas chercher les embrouilles, elle a bien le droit de sortir en semaine, et sa mère surprotectrice n'y pourra rien.

o.O.o

La fête bat son plein quand Clarke arrive. À l'entrée du quartier, on entend la musique et les jeunes crier. Les habitants n'ont vraiment pas de chance d'avoir Finn Collins pour voisin. Il n'est que vingt-et-une heure, mais Clarke remarque déjà quelques jeunes assis dans un coin, le visage livide, les traits tirés, probablement en train de décuver.

Elle se fraie un chemin parmi les jeunes qui dansent, cherchant Finn au milieu de cette foule. L'intérieur de la maison est aussi bondé que le jardin. Dès qu'elle passe la porte, l'odeur âcre du tabac emplit ses narines, mêlée à celle de la chaleur qui règne dans la pièce. Il fait sombre dans la maison, seuls quelques lumières colorées et des lampes violettes éclairent faiblement les pièces. La progression de Clarke se fait plus difficile alors qu'elle entre dans le salon. Les étudiants dansent, tous entassés au centre du séjour, certain sont assis les uns sur les autres, enfouis dans les canapés, essayant d'obtenir quelques minutes de répit, pendant que d'autres traversent la salle, leurs verres portés à bout de bras.

Clarke se sent oppressée. Combien y a-t-il de personnes ? Elle aurait grand besoin d'un verre. Avisant ce qui fait office de bar, elle se fraie un chemin jusque-là. On lui serre un verre. Clarke ne se pose pas de question. Peu importe ce qu'on a pu lui mettre dedans, elle vide le verre cul-sec.

Le liquide lui brûle la gorge et lui réchauffe le corps alors qu'une étrange sensation de bien-être envahit la jeune femme.

Finalement, elle va peut-être apprécier cette soirée.

o.O.o

« Je vois que tu as pris tes aises ! » crie une voix derrière elle.

Clarke fait volte-face. Sa tête tourne, mais rien de bien grave. Finn se tient devant elle, une main dans la poche de son jean, l'autre tenant un gobelet bien rempli.

« Ah Finn ! Je te cherchais ! »

« C'est ce que je vois... » Sourit Finn en pointant du doigt le verre de Clarke. « Tu me cherchais à quel sujet ? »

La jeune femme ouvre la bouche pour la refermer aussitôt. Elle a oublié. À vrai dire elle a tout oublié... Elle a oublié la peine, la douleur, la fatigue, elle a oublié que les gens se serraient contre elle, la bousculant, l'écrasant. Quel que soit ce qu'on lui a mis dans son verre, c'est fort.

« Alors viens avec moi, il y a quelqu'un que je veux absolument que tu rencontres ! »

Clarke suit Finn avec difficulté. À croire que les invités refusent qu'elle passe. Finn se retourne, et la voyant qui peine, il attrape sa main pour la tirer derrière lui. Clarke sent un frisson remonter le long de son bras, mais elle essaye de ne pas y prêter attention. Il lui fait traverser la maison et l'emmène dans une pièce un peu moins bondée.

Finn s'arrête et relâche Clarke. Un jeune homme se tient de dos. Ce doit être lui. Il se retourne, sentant leur présence derrière lui. Clarke sent sa respiration se bloquer. Elle reconnaîtrait cette carrure imposante entre milles, et elle n'a pas oublié ce visage noir aux yeux perçants.

« Mec, je te présente... »

« Clarke ? » le coupe l'individu.

« Wells. » grogne Clarke.

o.O.o

« Vous vous connaissez ? » demande Finn, perplexe.

Wells hoche la tête. Oui, ils se connaissent. Depuis bien trop longtemps d'ailleurs. Finn sent la tension entre les deux jeunes gens et te te de détendre un peu l'atmosphère.

« Savais-tu que Wells est major de sa promotion ? Il a éclaté tous les autres étudiants en droit. »

« Du Droit ? Rien que ça ? » Ricane Clarke.

Wells sert les dents mais ne renchérit pas.

« Pourquoi ai-je l'impression que vous n'êtes pas en très bons termes tous les deux ? » s'enquiert Finn.

« Tu n'es pas le mec le plus droit du monde... » Continue Clarke, ignorant Finn.

« Clarke... J'aimerais que tu me laisses m'expliquer pour... »

Clarke le fusille du regard. Elle se sent perdue. Jamais elle n'aurait cru revoir Wells un jour. Et une chose est sûre, elle n'y était pas du tout préparée. Sentant le stress monter, elle avale cul-sec le contenu de son verre.

« Il n'y a rien à expliquer, Wells. Tu m'as trahie. Je ne te pardonnerais jamais. »

« Eh les gars... » Tente d'intervenir Finn. « On se détend. On est là pour s'amuser. »

Clarke se retourne prestement vers lui, le surprenant presque. Elle lui adresse un sourire, prend gentiment le verre qu'il a dans les mains et trinque dans le vide avant d'en vider le contenu.

« Mais je m'amuse ! » dit-elle avant de s'éloigner.

Finn regarde Wells, ahuris. Le jeune homme hausse les épaules et se précipite derrière Clarke. Il croit l'avoir perdue mais la chevelure blonde apparaît parmi les danseurs. La jeune femme danse avec un étudiant qu'il ne connait pas. Et pourtant, il connait tout le monde ici, ou presque... Wells l'appelle plusieurs fois, mais Clarke l'ignore. Il n'a pas d'autre choix que de l'attraper par le bras et de la tirer vers lui.

« Qu'est-ce que tu veux, Wells ? » s'exclame Clarke, pressée de retourner danser pour oublier qu'elle se trouve dans la même pièce que ce type.

« Qu'est-ce que tu fais là ? » demande Wells, d'une voix grave.

« Finn m'a invitée. »

« Finn t'a... ? Tu ne devrais pas être là. » Soupire Wells en la traînant vers la porte.

Clarke se libère de son emprise alors qu'il l'a poussé dans le jardin.

« Si tu t'inquiètes pour moi, c'est inutile. Je suis suffisamment grande pour faire ce que je veux. »

Clarke crie désormais et quelques personnes se retournent vers eux.

« Non, Clarke, tu ne comprends pas. C'est dangereux pour toi d'être ici ! »

Clarke éclate de rire. Le seul danger ici pour elle, c'est lui.

o.O.o

Finn rumine. Dès qu'il a vu Wells courir après Clarke, il a su qu'il avait merdé. Il allait manquer de temps. Clarke est peut-être loin à l'heure qu'il est.

Il quitte la cuisine, et traverse le salon. Wells n'a pas pu aller bien loin.

« ... Je suis suffisamment grande pour faire ce que je veux. »

Finn aperçoit Clarke, devant la porte d'entrée. Wells a réussi à lui faire quitter la maison. Il n'a plus de temps. Il fend la foule et s'arrête près de son ami et de la jeune femme.

« Ah Finn ! Tu tombes à pic ! » S'exclame Clarke.

« Suis-moi. » ordonne Finn.

Clarke fronce les sourcils, mais obtempère. Elle marche derrière Finn alors qu'il l'entraîne dans les fins fonds de sa maison. Il attrape une bouteille alors qu'ils passent devant la cuisine puis reprend sa route.

« Après-toi... »

Clarke regarde avec appréhension la pièce sombre devant elle. Mais Finn lui tient la porte, elle ne va pas le faire attendre. Ignorant sa réticence, elle pénètre dans ce qui s'avère être un bureau. La porte se referme brusquement derrière elle et elle se retient de sursauter.

Finn pose la bouteille sur une table et se laisse tomber sur un grand canapé en cuir. Il lui fait signe de le rejoindre. Clarke hésite. Tout ça, la fête, l'alcool, Wells, le bureau, Finn... Tout ça la fait un peu flipper. J'aurais peut-être dû emmener Jasper et Monty avec moi, pense-t-elle.

Mais elle sent ses jambes bouger, et elle s'assied à côté de Finn.

Nouvelle vie, se rappelle-t-elle en adressant au jeune homme un sourire éclatant.

o.O.o

Abby soupire. Elle n'aurait jamais dû crier sur sa fille la veille au soir. Elle n'aura jamais dû mentir à sa fille. Elle n'aurait jamais dû accepter que la vérité lui soit dissimulée depuis qu'elle était petite.

Elle regrette aussi de l'avoir autorisé à aller à cette soirée. Pas dans cet état. Pas alors qu'elle cherchait des réponses et semblait prête à tout pour les obtenir.

On sonne à la porte. Clarke aurait-elle changé d'avis ?

Abby laisse un instant le plat qu'elle préparait pour aller ouvrir la porte. Sa fille n'a peut-être pas pris ses clés après-tout. Elle se rend rapidement jusqu'au halle d'entrée. Elle aperçoit par la vitrail de la porte une silhouette. Pas du tout celle de sa fille. Un mètre quatre-vingt-dix passé, des épaules carrés, des cheveux courts. Certainement pas Clarke.

Méfiante — et un peu anxieuse — Abby ouvre la porte. Elle pousse un long soupire en reconnaissant ses visiteurs.

« Kane... »

« Abby. »

« Monsieur Blake. »

« Madame Griffin. »

« Je vois que tout le monde est là. » soupire Abby. « Je vous en prie, entrez. »

Elle les guide jusqu'au salon et prend place dans un grand fauteuil au cuir usé. Le fauteuil de Jake. Alors que Kane s'assied face à elle, Bellamy prend place dans un coin du salon, les mains dans le dos, surveillant Kane et Abby d'un œil sévère.

« Nous sommes ici pour parler à Clarke. » annonce Kane, Abby ne semblant pas décidée à rendre la parole.

« Non. »

Kane dissimule son étonnement sous un sourire. Abby n'a pas changée. Elle est toujours la femme bornée qu'il connaissait. À son poste, Bellamy frémit. Peut-être que cette soirée va s'avérer des plus intéressantes.

« Comment ça " Non " ? »

« Je refuse que tu parles à ma fille. » gronde Abby.

Kane soupire. Ce n'est pas du tout ce qu'il avait prévu.

« Abby. Elle a 20 ans. Elle est majeure. Je te rappelle que son père voulait qu'elle soit mise au courant à dix-huit ans et... »

« Dois-je te rappeler ce qu'il s'est passé entre le moment où j'ai décidé avec mon mari que notre fille apprendrait la vérité et le moment où elle a eu dix-huit ans ? » s'exclame Abby.

Elle empoigne les accoudoirs du fauteuil et les serre fermement. Kane ne doit pas voir qu'elle a peur, sinon il saura parfaitement obtenir ce qu'il veut.

« Très bien Abby. Tu ne me laisses pas le choix. »

Il fait un signe de tête à Monsieur Blake qui quitte son poste pour venir se placer derrière Abby, d'un air menaçant.

Kane regrette d'avoir à en arriver là. Il aurait préféré qu'Abby coopère, qu'elle le laisse faire ce pourquoi il était là. Il n'avait pas l'intention de révéler tous les secrets de la famille Griffin à leur fille. Il voulait juste lui parler.

« Clarke ? » Il hausse la voix. « Clarke ! »

« Ça ne sert à rien... » Marmonne Abby. « Elle n'est pas là. »

La rage qu'elle voit dans les yeux de Kane lui fait un peu plus apprécier ce qu'elle vient de lui révéler. Finalement, elle se sent soulagée de savoir que sa fille n'est pas là, qu'elle s'amuse chez ce Finn Collins, plutôt que de la voir entre les mains de Kane.

« Où est-elle Abby ? Où est-elle ?! » Hurle Marcus.

Abby commence cependant à douter. Est-ce de l'inquiétude qu'elle voit dans les yeux de Kane ? Oui. Il n'y a pas de doute, l'homme le plus froid qu'elle connaisse, celui qui a fait des choses inimaginables, cet homme-là à peur pour Clarke, pour sa fille.

Il se penche vers elle.

« Où est-elle, Abby ? » demande-t-il d'une voix plus douce.

o.O.o

Clarke écarquille les yeux alors que Finn la relâche. Elle n'arrive pas à y croire. Il vient de l'embrasser. Après toutes ses années à lui tourner autour, il avait fallu qu'il choisisse ce soir-là, alors qu'elle avait bu, qu'elle était fatiguée, perdue.

Oui. Finn n'en pouvait plus. Il sait qu'il n'aurait pas dû profiter de l'état de Clarke mais... Et puis merde. Non, il n'allait pas ressentir un quelconque remord. Il voulait cette fille. Et avoir la Princesse au bras lui servirait dans l'avenir.

Devant l'air ahuris de Clarke, Finn ne peut s'empêcher de sourire. Il n'a plus beaucoup de temps, mais le doute qu'il éprouvait s'est évaporé. Il la tient. C'est certain. Et ses certitudes se trouvent confirmer lorsque Clarke se pend à son coup pour l'embrasser en retour.

Clarke le sent sourire contre ses lèvres alors qu'il l'a sert plus fort contre lui. Elle a du mal à croire que tout ceci est réel. L'alcool lui fait tourner la tête et Finn lui a fait oublier ses soucis.

Quelqu'un tente d'ouvrir la porte, mais Finn n'y prend pas garde, trop occupé à profiter de Clarke. Mais la jeune femme voit la porte s'ouvrir et deux personnes pénétrer dans le bureau.

« Merde... » Murmure-t-elle.

o.O.o

Finn fait volte-face. Wells se tient dans l'embrasure de la porte, et à ses côtés, un grand brun à la peau mate qui regarde Clarke de ses yeux noirs.

« Clarke... Éloigne-toi de lui. » Ordonne Wells.

Clarke fronce les sourcils. Mais qu'est-ce qui lui prend ? Elle se retourne vers Finn, espérant trouver chez le jeune homme une réponse. Mais il semble tout aussi perdu qu'elle.

Wells fait un pas vers eux.

« Clarke. Fais ce que je te dis, tout de suite. »

Elle sent Finn se braquer contre elle, alors que Wells et son acolyte font encore un pas vers eux. Elle n'a pas confiance en Wells, mais il est inquiet, elle peut le sentir. Elle sent aussi une embrouille entre les trois jeunes hommes, embrouille au milieu de laquelle Clarke n'a aucune envie de se retrouver.

Clarke se glisse sur le côté, espérant quitter la pièce. Elle a fait une énorme erreur en acceptant de suivre Finn. Maintenant elle sait qu'elle n'aurait pas dû. Mais une main se referme fermement sur son bras et Finn la tire en arrière.

« Non. Toi, tu ne vas nulle part. »

Clarke écarquille les yeux alors qu'elle sent quelque chose s'appuyer contre son dos. Même à travers le tissu de sa robe, elle sent la fraîcheur du métal. Wells ne bouge plus. Il a vu la peur traverser le regard de Clarke. Il sait que Finn est passé à la deuxième phase de son plan. Ils sont arrivés trop tard.

« Bon. La fête est finie. » Annonce Finn avec un sourire qui effraie Clarke. « Nous allons sortir, et je pense que vous allez nous laisser faire. »

Finn ne voulait pas en arriver à là. Mais Clarke et ses chevaliers servants ne lui laissent pas le choix. Il empoigne la jeune fille par la taille et, alors qu'il menace ses deux adversaires en pointant son arme sur eux, Finn rejoint la porte.

« Wells... » Gémit Clarke alors que Finn la pousse dans le couloir bondé.

La porte se referme devant eux. Wells fulmine de rage. Clarke a bousillé sa couverture, et elle a en plus réussi à se faire chopper. Il aurait dû savoir qu'elle était la cible de Finn. Cela semble si évident. Et pourtant...

« Blake ? Suis-moi. C'est ma mission. Tu ne tires pas, et tu n'agis pas avant mon accord. Compris ? »

Bellamy hoche la tête. Il a horreur de se faire marcher sur les pieds. Surtout par Wells Jaha. Mais le jeune homme a raison. C'est sa mission : savoir ce que Finn manigance. Sauf que Bellamy n'a pas été envoyé là pour ça. Il sourit.

Wells s'élance dans le couloir, son arme chargée, prête à tirer. Il voit encore le regard effrayé de Clarke. La maison est peuplée de jeunes. Impossible de répéter Clarke dans tout ce bordel. Et pourtant. La chevelure blonde apparaît dans le cadre de la porte.

Il l'emmène loin d'ici.

o.O.o

Clarke n'essaye pas de se débattre depuis qu'elle a vu Finn assommer le premier abruti qui s'est mis en travers de leur chemin, d'un coup de cross sur la tempe. Malgré la passivité de la jeune femme, il ne déserte pas pour autant sa prise sur sa taille.

Ils traversent au pas de course la pelouse, bousculant ceux qui les empêchent d'avancer. De loin, on dirait un petit couple pressé de partir pour se retrouver seuls. Mais Clarke sent très bien que ce n'est pas le cas. Le Finn qui la cherche depuis des mois, celui qui l'a embrassée, n'est pas celui qui la menace avec une arme à feu.

Finn la traîne à travers la rue. Ils longent une rangée de voitures, garées devant les maisons. Des lumières clignotent. Finn s'arrête. Il ouvre la portière d'un 4x4 noir et pousse Clarke sur le siège avant. La jeune femme résiste et essaye de se libérer de l'emprise de son ravisseur. Mais Finn ne la lâche pas pour autant.

« Je te conseille de te laisser faire. Princesse. » Lui murmure-t-il à l'oreille alors qu'il passe des menottes à ses poignets.

Clarke n'a pas le temps de répliquer, Finn est déjà au volant. Il démarre en trombe et Clarke a à peine le temps d'apercevoir deux silhouettes dépasser la maison en courant que déjà la voiture tourne au bout de la rue.

« Bordel ! » jure Bellamy en regardant la voiture s'éloigner.

Wells se prend la tête dans les mains. Clarke est partie. Il l'a laissée disparaître. Il l'a laissée aux mains de Finn. Bellamy Blake ne semble pas plus affligé que ça. Ce type n'a pas de cœur, c'est connu.

« Il va me tuer... » Murmure Wells en s'accroupissant.

« Oh arrête de te plaindre ! » soupire Bellamy.

Wells tourne la tête et le fusille du regard. Pourquoi a-t-il fallut que ce soit Blake qui soit mis sur l'affaire ? Chacun savait qu'ils ne pouvaient pas se voir. Wells s'apprête à répliquer lorsqu'une voiture déboule du coin de la rue dans un crissement de pneus. Le 4x4 noir freine subitement devant eux. La vitre du conducteur descend, laissant apparaître le visage d'un homme aux cheveux blonds.

« Montez ! » s'exclame-t-il en ouvrant la portière.

Bellamy laisse échapper un sourire en coin. Il prend la place du conducteur alors que le jeune homme passe sur le siège passager et que Wells monte à l'arrière du véhicule.

« Wick ? » s'enquit Wells. « Qu'est-ce que... ? »

« Bellamy m'a appelé. » le coupe Wick. « À gauche. » ajoute-t-il à l'intention du conducteur.

Wells sourit. Bien sûre qu'il l'a appelé. Blake a toujours un coup d'avance. Il était à parier qu'il aurait demandé l'aide de Wick sur ce coup-là. Ils ont de la chance que Wick soit libre ce soir. En tant qu'informaticien, il est très demandé durant les missions, que ce soit pour régler les gadgets ou pour localiser les cibles.

« Au feu à droite, puis à gauche. »

Wells entend Bellamy grogner alors que le feu passe au rouge. Mais ils n'ont pas le temps, Bellamy accélère et s'engage dans la rue indiquée.

« Il se dirige vers les docks ! » remarque Wells en zieutant l'ordinateur par-dessus l'épaule de Wick.

« Tourne ici ! » s'écrit Wick.

Wells se retrouve projeté contre la portière alors que Bellamy braque le volant à gauche. Pourvu qu'ils arrivent à temps... Il ne se le pardonnera jamais si Clarke leur échappe.

Grâce à Wick, ils parviennent rapidement à rattraper Finn. Sa voiture disparaît derrière la barrière d'un parking. Ni une ni deux, Bellamy accélère. La barrière vole en éclats alors que leur 4x4 pénètre dans le parking, collant de très près celui de Finn.

« Wells ! » crie Bellamy.

Le jeune homme n'a pas besoin de plus d'information. Il charge son arme, se penche par la fenêtre et tire dans les roues du véhicule.

o.O.o

Les balles ricochent sur le bitume. Clarke sursaute. Ils l'ont retrouvée. Finn lui adresse un regard noir qui signifie « tiens-toi tranquille... » Alors qu'elle s'agite sur son siège. À coup de virages brusques et de slalom entre les conteneurs, il tente de les semer. Mais Blake ne semble pas décider à lâcher prise. Ils tiennent bien plus qu'il n'y paraît à cette gamine !

« Tu peux te rapprocher ? » grogne Wells alors qu'il change une fois de plus de chargeur.

Bellamy s'apprête à lâcher une remarque cinglante mais Wick le prend à court. Il se retourne et désigne à Wells une mallette.

« Vise les conteneurs devant eux » lui indique Wick alors que Wells découvre un pistolet des plus futuristes.

Il ne permet aucune remarque. Bellamy accélère pour se retrouver à une dizaine de mètres derrière Finn. Wells se penche par la fenêtre. Il vise. Et tire.

Dès que la balle touche le métal, elle explose avec une telle force que les trois jeunes hommes voient la voiture de Finn être propulsée en arrière.

o.O.o

Clarke essaye de se relever. Sa ceinture la bloque et menottée, elle ne peut pas la défaire. Que vient-il de se passer ? Tout ce dont elle se rappelle, c'est l'explosion et puis plus rien. Elle jette un coup d'œil autour d'elle. Le moteur fume dangereusement, et aucune trace de Finn. Clarke sent la panique monter. Calme-toi, s'ordonne-t-elle. Tu peux le faire. La fumée commence à envahir l'habitacle, s'insinuant dans les poumons de Clarke.

Une main se pose sur son avant-bras, une tête brune apparait. Clarke, effrayée, tente de se défendre. Mais elle a beau gesticuler, la silhouette ne se laisse pas distraire, elle force la ceinture et sort Clarke du véhicule.

Ses yeux la pique, sa tête lui tourne, Clarke se laisse guider dans l'obscurité. Des coups de feu retentissent, les balles ricochent autour d'eux.

« Baisse-toi. »

Clarke obéit immédiatement. Elle a reconnu la voix de Monsieur Blake. Elle le suit sans vraiment voir où ils vont, pressée par le bruit des coups de feux.

Une voiture freine subitement devant eux, la portière s'ouvre et quelqu'un crie « montez ! » de l'intérieur.

Clarke ne se fait pas prier. Elle attrape la main que Blake lui tend et saute dans la voiture qui démarre en trombe.

o.O.o

« Enchanté ! Wick ! »

Clarke dévisage un instant l'homme qui lui tend la main. Il semble plus vieux qu'elle, Clarke lui donnerait vingt-cinq ans, tout au plus.

La jeune femme lui adresse un sourire mal assuré et serre la main qu'il lui tend avant de se présenter.

« Aaaah ! Voici donc la Clarke Griffin... » S'exclame-t-il en jetant un regard malicieux à Bellamy, assis à côté d'elle.

Clarke décidé de faire comme si elle n'avait rien vu et reporte son attention vers le paysage qui défile. Le Potomac, fleuve qui longe la ville, disparaît derrière les habitations. Les façades des maisons sont troublées par des cercles dans la vitre du véhicule. Clarke fronce les sourcils. Un 4x4 blindé ? Voilà qui devient de plus en plus étrange...

Elle regarde attentivement les trois hommes présents dans la voiture. Wells, assis au volant, regarde la route, une main crispée sur le levier de vitesse. Il n'a pas dit un mot depuis que Clarke est montée dans la voiture, et elle sait qu'il lui jette un rapide coup d'œil dans le rétroviseur de temps à autre. De ce qu'elle peut voir, assise derrière lui, Wells n'est pas blessé, du moins, elle l'espère.

Ses yeux se posent sur Wick. Avec ses cheveux blonds en bataille, sa chemise et son ordinateur sur les genoux, il ressemble à un grand gamin, bien qu'il soit probablement le plus vieux des trois. Il a surtout l'air bien différent de Wells et Bellamy.

Son regard s'attarde sur Bellamy. Bellamy Blake. Depuis la veille, Clarke ne cesse de se répéter son nom. Comme si cela lui permettrait de percer son secret. De savoir ce qui était arrivé à son père. Tout en lui l'intrigue, son air froid, son regard noir, ses taches de rousseur qui parsèment son visage, sa mâchoire crispée, la veine qui pulse à sa tempe, jusqu'à sa silhouette imposante, sa veste en cuir déchirée, l'arme qu'il porte à la ceinture et... Ses yeux remontent sur le bras du jeune homme.

« Tu es blessé. »

Son exclamation n'engendre pas la moindre préoccupation dans le véhicule. Bellamy Blake se contente de soupirer et s'avance pour voir par-dessus l'épaule de Wick.

Clarke se sent perdue. Tout est trop étrange pour n'être que le fruit du hasard. Le jour de l'anniversaire de la mort de son père, deux types étranges débarquent chez elle, deux types que sa mère semble connaître, pour discuter de Jake. Et voilà que le lendemain soir, elle se fait enlever à une fête, par l'étudiant qui lui tourne autour depuis des années, fête à laquelle elle retrouve son ancien meilleur ami. Et alors qu'elle se trouve dans un 4x4 blindé, secourue par deux hommes armés et un espèce d'informaticien, Clarke ne peut s'empêcher de se poser des questions.

« Où allons-nous ? » demande-t-elle en essayant de maîtriser le tremblement de sa voix.

Aucune réponse. Fort bien...

« Wick ? »

Clarke sursaute alors que Bellamy Blake prend la parole. Ce mec la fait définitivement flipper.

« On a quelque chose pour elle ? » demande-t-il en regardant Wells du coin de l'œil.

Wick lui tend un verre d'eau dans lequel un comprimé se dilue. Clarke le regarde d'un air mauvais. Elle préfère ne rien accepter de ces personnes bizarre.

« C'est de l'aspirine... » Soupire Bellamy en posant le verre entre ses mains.

Clarke hésite. Elle se sent bien. Elle n'a pas besoin de quelconque médicaments pour se sentir mieux. Elle est cependant surprise d'entendre Wells parler.

« Tu as bu Clarke. Beaucoup trop même, ça ne te fera pas de mal. »

La jeune femme dévisage le gobelet contenant la soi-disant aspirine. Wells a raison. Ça ne lui fera pas de mal.

« Allez ! Cul-sec, Princesse ! »

Elle ne relève pas la moquerie et vide le verre. Elle sent le liquide glisser dans son ventre alors qu'un sentiment de bien-être s'empare d'elle. Ses bras sont couverts de chair de poule, pourtant, elle n'a pas froid. Clarke repose sa tête contre la vitre froide. Ses paupières se font de plus en plus lourdes et elle s'endort bientôt, incapable de résister.

o.O.o

Elle ouvre les yeux. Une vive lumière jaillit, l'aveuglant un instant. Clarke cligne des yeux. Où est-elle ? Pas dans sa chambre. Elle se redresse avec difficulté. Sa tête la lance.

Clarke réalise qu'elle est dans ce qui s'apparente le plus à une infirmerie. Le lit sur lequel elle a été allongé émet un cliquetis inquiétant, le plafond et couvert de lampes à néons qui éclaire la grande pièce aux murs gris métallique, couverts d'étagères remplies de matériels médical. À la vue de tous les moniteurs qui l'entourent, Clarke se sent paniquer. Aussitôt les moniteurs sonnent, alertant les gens autours.

Une jeune femme en blouse blanche s'avance vers elle. Clarke ne l'avait pas vu jusqu'alors, elle travaillait dans un coin.

« Salut ! » lui dit l'infirmière.

Clarke la dévisage. Dans quel traquenard est-elle encore tombée ? La jeune femme n'a pas bougé. Elle regarde toujours Clarke de ses doux yeux verts. Ses cheveux bruns tombent sur ses épaules et sa peau dorée donnent à Clarke une impression de déjà-vu.

« Clarke Griffin ? » enchaîne-t-elle. « Je m'appelle Octavia ne t'inquiète pas. Tu as été transportée ici dans la nuit. Tout va bien, tu n'avais que de légères égratignures malgré l'accident... »

« Où suis-je ? » la coupe Clarke.

Octavia sourit tristement. Clarke et paniquée, bien qu'elle fasse de son mieux pour ne pas le laisser voir. C'est normal. Elle aussi était effrayée le jour où on l'a amené ici. Mais Octavia, aussi fort qu'elle souhaite rassurer Clarke, ne peut se permettre de lui répondre.

Clarke a bien compris que cette Octavia semble gênée à l'idée de devoir répondre à cette question. Quel âge peut-elle avoir ? Dix-sept ? Dix-huit ans ? Tout cela semble bien étrange...

La porte s'ouvre, sortant les deux jeunes femmes de leurs réflexions. Wells entre dans l'infirmerie. Il s'est changé et porte désormais un costume gris foncé. Il ne ressemble plus du tout au jeune étudiant en droit qu'il était dans la soirée.

Clarke se sent presque soulagée de le voir. Enfin un visage familier... Il salue Octavia qui retourne à ses affaires et s'approche de Clarke, laissant tout de même un bon mètre entre eux. Clarke balance ses jambes sur le côté du lit, pour faire face à Wells.

« Qu'est-ce que je fous là ? » demande-t-elle sèchement.

« Tout va t'être expliqué d'ici peu. »

Clarke grimace. Ce n'est pas une réponse ça. Octavia et après lui ? Pourquoi personne ne veut lui dire où elle se trouve ? Ça ne peut tout de même pas être un secret d'état !

« Tu peux marcher ? » s'enquiert Wells.

En guise de réponse, Clarke se laisse glisser du lit. Malgré sa tête, toujours un peu douloureuse — ce n'est définitivement pas de l'aspirine qu'ils lui ont donné —, Clarke peut tenir debout.

« Suis-moi »

Clarke ne se sent pas à l'aise avec toutes ces paroles très subjectives. Mais elle obtempère. Wells lui ouvre la porte de l'infirmerie. Clarke hésite. Que va-t-elle trouver derrière ces murs ? Finalement, elle préfère peut-être rester là, avec la jeune Octavia.

« Bonne chance Clarke ! » s'écrit Octavia avant que Clarke passe la porte.

Clarke lui adresse un sourire puis s'engage dans le couloir, Wells s'impatiente. Elle débouche dans un couloir du même gris métallique que l'infirmerie, éclairé par les mêmes lampes à néons. Un homme se tient de dos, il discute avec deux autres hommes plus âgés. Wells tousse pour attirer son attention.

« Je vois que la Princesse est réveillée. » s'exclame le jeune homme lorsqu'il aperçoit Clarke.

Clarke ne peut s'empêcher de grimacer.

« Blake... » Marmonne-t-elle.

« Oh mais ce n'est rien Clarke. Pas la peine de me remercier pour avoir sauvé tes fesses de Collins ! »

« Merci... » Grommelle Clarke.

Elle le hait ! Oui, elle le hait. Et elle le hait d'autant plus qu'il lui lance un petit sourire charmeur, heureux d'avoir remporté cette victoire.

Wells, qui observe la scène, soupire. Si ça commence comme cela, jamais ils n'arriveront au bureau à temps. Bellamy saisi le regard qu'il lui lance et fait signe à Clarke de passer devant.

La jeune fille n'a pas l'air rassurée alors qu'ils traversent le long couloir gris. Ils longent des laboratoires et des bureaux pendant quelques instant jusqu'à déboucher sur un couloir plus grand, et bien plus fréquenté. Clarke est étonnée de voir le nombre de personnes présentes. Tous les saluent alors qu'ils passent, et chacun dévisage Clarke. Les murs métalliques laissent place à des baies vitrées derrières lesquelles on peut voir d'autres laboratoires, d'autres bureaux, des gens qui travaillent, des réunions, des recherches.

Clarke ouvre désormais de grands yeux, ce qui fait sourire Bellamy. Elle ne perd pas une miette du spectacle qui s'offre à elle. On dirait une gamine à qui on fait visiter l'atelier du Père Noël.

Mais l'expression qu'elle affiche n'est en rien comparable à la surprise de la jeune femme quand elle découvre le Pont.

Le couloir débouche sur une passerelle. Clarke se précipite vers la baie vitrée pour mieux voir. Un hall immense s'étend devant elle. Il s'élève sur plusieurs mètres de hauteurs et s'enfonce — probablement sous terre — sur une bonne dizaine de mètres. La passerelle fait le tour de cet énorme complexe, tout en longeant les bureaux et reliant les différents couloirs. Ils empruntent cette passerelle circulaire sur une cinquantaine de mètres avant de s'arrêter devant un immense ascenseur en verre. Clarke y suit Wells, Bellamy ferme la marche. Il observe la jeune femme du coin de l'œil alors qu'il appuie sur l'avant dernier bouton.

Clarke croit rêver. L'ascenseur s'élève dans sa cage en verre et en acier, offrant une vue plongeante. Bellamy se glisse derrière elle.

« Pas mal, hein ? On appelle ça le Pont. »

« Le Pont... » Répète Clarke, incapable de détourner le regard.

Est-ce un avion qu'elle voit dans le fond ? Et des voitures sur les plateformes qui rentrent et sortent des murs ? Mais quel est cet endroit ?

Un bruit de cloche lui indique qu'ils sont arrivés. Les réponses sont probablement pour bientôt. Ils empruntent de nouveau la passerelle, croisant cependant bien moins de gens. Quelques secrétaires serrées dans leurs tailleurs, deux ou trois hommes en costumes, discutant vivement mais baissant la voix alors qu'ils croisent Clarke. Tous saluent Wells et la dévisage. À moins que ce ne soit Monsieur Blake, qui se trouve être très différents des autres avec sa veste en cuir et ses cheveux en bataille.

Ils arrivent enfin devant une salle d'attente. Une petite brune, un micro à la bouche répond au téléphone tout en prenant en note ce que lui dit un homme blond, accoudé au comptoir. Clarke reconnait Wick.

« Salut, Mel ! » glisse Bellamy à la jolie brune d'un ton qui laisse à Clarke tout le loisir d'envisager le pire.

La-dite Mel leur fait signe d'entrer. Wells pousse les portes grises sur lesquelles sont gravés deux cercles et une inscription en dessous, que Clarke n'a pas le temps de lire.

Le bureau est aussi gris que tout le reste. Clarke reconnait Marcus Kane, assis dans l'un des somptueux fauteuil, face à quelqu'un qui se trouve de dos dans son siège, un téléphone à la main. Wells et Bellamy se laissent tomber aux côtés de Kane, Bellamy peut-être un peu trop aisément.

Clarke, très mal à l'aise dans ce bureau gris, dans ces locaux un peu trop secrets à son gout, au milieu de ces hommes qui ne sont pas ce qu'ils prétendent, préfère rester debout.

Leur mystérieux hôte se retourne enfin. Il adresse un sourire éclatant à Clarke qui chancelle et se laisse tomber dans le fauteuil derrière elle.

« Vous ?! »

« Bienvenue à l'A.R.C, Clarke ! »


Voila pour ce deuxième chapitre qui m'a donné bien du fil à retordre ... Ca y est, les hypothèses de Clarke sont plus ou moins confirmées ! Des idées sur ce que peut être l'A.R.C ?

bel Ocane, à qui je n'ai pas pu répondre, merci pour ta review. J'ai tardé à publier, et je ne sais pas si le mystère est levé, mais la suite est arrivée :)

N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, ça fait toujours plaisir ;)