Après cette longue absence, voila le troisième chapitre de l'A.R.C !
Qui est donc le mystérieux directeur de l'A.R.C ? Finn va-t-il revenir à la charge ? Et Bellamy et Clarke dans l'histoire ?
J'espère que ce troisième chapitre vous plaira autant que les autres :)
« Bienvenue à l'A.R.C, Clarke ! »
Thélonius Jaha lui adresse un sourire éclatant. Clarke ne s'attendait vraiment pas à trouver le père de Wells assis dans le vaste fauteuil en cuir du directeur de ce lieu. Pas plus qu'on réponde à toutes ses questions. Et pourtant...
« Tu as probablement beaucoup de questions pour nous Clarke. » continue Jaha sans quitter son air souriant. « Marcus et l'agent Blake étaient en route pour chez toi hier soir, dans l'optique de t'apporter des réponses. »
En guise d'acquiescement, Kane se tourne vers Clarke.
« Il s'est avéré que notre visite n'a pas été inutile, la preuve en est que l'agent Collins en avait après toi. »
Agent Blake. Agent Collins. Des armes, des menaces, des voitures blindées, des courses poursuites, des coups de feu. Plus de doute possible. Pourtant Clarke ne peut s'y résoudre.
« Où sommes-nous ? » demande-t-elle d'une voix tremblante.
Jaha lui sourit. Il n'a pas changé, il est toujours l'homme que Clarke connait depuis l'enfance, sérieux, imposant.
« Je crois que tu as une question bien plus importante... »
Clarke regarde autour d'elle. Marcus Kane, Bellamy Blake, Wells et Thélonius Jaha, ce bureau aux murs gris métallique, cette étrange inscription sur les murs, ces gens en costume qui se pressent, ce hall immense qu'on surplombe depuis la passerelle, Clarke n'arrive pas à y croire. Elle ne sait même pas comment le formuler tant cela lui semble impossible.
Jaha la connait depuis qu'elle est enfant. Il lit dans le regard de la jeune femme blonde ce qui la tracasse. Elle est loin d'être idiote. C'est bien pour ça qu'il a envoyé Kane et Blake chez elle, la veille. Clarke mérite de savoir. C'est ce que son père voulait. C'est ce que Jake, son meilleur ami voulait. Et puis, la connaissant, elle s'en est déjà rendu compte. Elle a déjà dû comprendre.
« Nous sommes au siège de l'A.R.C, dans l'Arche elle-même. Je ne peux malheureusement pas te révéler la situation précise, mais tu la connaîtras en temps voulu. Tu as déjà rencontré l'Agent Kane hier soir, il travaillait sur des missions avec ton père. Jake était aussi le superviseur de l'Agent Blake. Je crois que tu comprends ce que cela signifie, Clarke ? » Ajoute Thélonius, gravement.
Clarke hoche la tête. Ce n'était donc pas des histoires. Elle avait bien raison. Son père était ...— elle n'arrivait toujours pas à le dire — un agent secret.
« Que pouvez-vous me dire sur l'enquête alors ? »
La demande de Clarke provoque une vague de malaise dans le bureau. Wells et Bellamy regardent leurs supérieurs nerveusement, s'attendant à de fortes représailles. Mais il n'en est rien. Au lieu de cela, Kane quitte son fauteuil, lui tend une main et lui propose de le suivre.
« Nous ne pouvons t'en dire plus pour l'instant, mais que dirais-tu d'une petite visite ? Tu pourras me poser toutes tes questions et je m'appliquerais à y répondre avec le plus de précision. »
Puis il ajoute :
« Dans la mesure du possible, bien sûre. »
Clarke acquiesce et se lève à son tour. Wells et Bellamy se dirigent les premiers vers la porte alors que Jaha les raccompagne. Clarke se retrouve de nouveau dans la salle d'attente, face à Mel, qui adresse un clin d'œil qui se veut discret à Bellamy.
Kane désigne le chemin à Clarke et lui emboîte le pas, suivi de près par Blake. Wells les quitte rapidement, ayant son rapport à faire. Ça n'a pas pour effet de rassurer Clarke. Au contraire, un visage connu était toujours le bienvenu.
Ils se retrouvent sur la passerelle, et Kane s'arrête devant l'ascenseur. L'A.R.C est composée de plus de trois milles agents, explique Kane alors qu'ils s'engouffrent dans l'ascenseur, répartis sur la surface du globe, mais près de la moitié travaille ici. Ce site est connu sous le nom de l'Arche et s'étend sous terre mais est aussi abrité par de nombreuses tours en surface. Ils s'arrêtent un instant au soixante-quinzième étage, laissant un moment à Clarke pour admirer la vue.
Ils possèdent près de deux cent laboratoires dans lesquels des scientifiques s'activent des jours durant. Mais les laboratoires ne sont pas les seules infrastructures à border le Pont. Des bureaux, des salles de réunions, d'entraînements, des armureries, des garages mais aussi des salles de sports, des restaurants, des complexes de repos, des appartements. C'est tout une ville qui a été installée sur près de cent vingt mètres en dessous du niveau de la mer.
L'ascenseur les dépose à l'étage quarante-sept. Ils longent le Pont puis s'engage dans un des nombreux couloirs gris. Clarke suit Kane qui continue sa visite guidée. Elle sent le regard de Bellamy dans son dos et ne peux s'empêcher de frémir.
« Hum... Pourquoi l'A.R.C ? » Demande Clarke timidement.
« Agency of Resistance and Confidentiality. » laisse échapper Bellamy.
Clarke hoche la tête.
« Et... Il y a d'autres endroits, comme ça ? »
« D'autres bunker de l'A.R.C ? Tu les découvriras plus tard. » répond Kane en continuant sa marche.
Clarke ne dit plus un mot, se contentant de suivre bien sagement les deux agents. Leurs pas les mènent à quelques marchent qui donnent en contre bas. Les lampes s'allument sur leur passage révélant des voitures bien alignées sur les unes à côté des autres, s'étendant sur des mètres dans un parking circulaire.
Bellamy observe la jeune femme du coin de l'œil. Elle a l'air si chétive au cœur de l'Arche, perdue au milieu de tous ces agents, suivant Kane bien gentiment. Son regard descend le long de son dos. Hum... Personne n'aurait pu lui donner des vêtements ? Histoire qu'elle ne se trimbale pas devant lui en robe courte, ses talons à la mains ?
Kane les quitte un instant, avisant un mécanicien. Clarke se sent soudainement très seule, avec pour seule compagnie Bellamy Blake. Elle lui jette un regard en coin.
« Quoi ? » demande-t-elle en remarquant qu'il ne la quitte pas des yeux.
Le jeune homme brun semble être tiré de ses réflexions et lui adresse un sourire. Le même que celui qu'il a offert à la secrétaire, se rappelle Clarke, troublée. Cependant, aussi perturbant que puisse être ce sourire, il semble aussi contagieux.
« Quoi ? » répète Clarke.
« Je me demande ce que Collins te voulait... Tu le connais depuis longtemps ? » Demande Bellamy en s'adossant au véhicule derrière lui.
« Depuis un peu plus de quatre ans. Pourquoi ? »
Il hoche la tête, mais ne répond pas pour autant.
« Est-ce que tu sais où il m'emmenait ? »
« Probablement au G.R.O.U.N.D. » intervient Marcus Kane.
« Au G.R.O.U.N.D... » répète Clarke, dubitative.
« The General Revolution Operating Underground for the Neutralisation of the Democratie » intervient Bellamy avant que Kane ne lui lance un regard noir qui échappe à Clarke.
Ils quittent le garage et empruntent le même couloir qui les ramène au Pont. Là, Bellamy Blake les quitte. Il a rendez-vous avec son équipier pour un débriefing. Il regarde Clarke s'éloigner aux côtés de Marcus Kane. La jeune femme lui rappelle tant son père, Jake. Elle a son regard, pense de la même manière, réagit de la même façon, et pourtant, quelque chose en elle excède Bellamy. Elle a l'air trop droite, trop sage, trop parfaite. Avec ses cheveux blonds et sa robe claire, on dirait une princesse.
Clarke suit Kane sans se douter de l'agitation du jeune homme. Ils prennent de nouveau l'ascenseur qui les dépose trois étages plus haut. Un couloir s'enfonce dans l'Arche, juste en face de l'ascenseur. Clarke s'y engage, anxieuse à l'idée de ce qu'elle va découvrir à l'autre bout. De nombreuses personnes passent autour d'elle, saluant Marcus, l'interpellant pour diverses raisons puis ils repartent, sans même adresser un mot à la jeune femme.
Une porte, surveillée par quatre agents, se dresse devant eux. Marcus fait signe à Clarke de passer devant et elle s'exécute.
Elle débouche dans un hall immense, bondé d'hommes et femmes en costumes gris, qui traversent le hall à toute vitesse, en pleine discussion avec leurs collaborateurs, ou au téléphones, certains sont arrêtés et lisent des dossiers, recherchent leur chemin, attendent patiemment au guichet. L'activité et aussi impressionnante que sur le Pont.
Kane guide Clarke jusqu'à un groupe de personnes. Deux hommes et une femmes se redressent en voyant Kane approcher.
« Clarke, je te présente Raven Reyes, Nathan Miller et John Mbege. Mademoiselle, Messieurs, Clarke Griffin. »
Clarke voit la surprise sur les visages alors qu'elle détaille attentivement la jeune femme aux cheveux noirs, l'homme à la peau mate et leur collègue tout aussi impressionnant.
« Clarke, ces agents vont te raccompagner chez toi. Pour des questions de sécurité, tu quitteras l'A.R.C les yeux bandés, je suis désolé. Repose-toi bien, prends quelques jours avant de retourner en cours. Collins n'est pas à craindre, Reyes, Miller et Mbege demeureront chez toi jusqu'à nouvel ordre, mais tu as interdiction de quitter ton domicile. Compris ? »
Clarke hoche la tête, plus surprise qu'autre chose. Elle salue Kane. Puis on lui pose un bandeau sur les yeux, et c'est le noir total.
o.O.o
Des bruits autour d'elle, les rayons du soleil qui percent à travers le tissus, l'air frais qui s'engouffre dans ses poumons, mêlé à l'odeur de l'automne et des pots d'échappement, le bruit du moteur qui ronronne, une portière qui s'ouvre, le siège sous elle, la portière claque.
Bellamy, une dizaine d'étage plus haut, écoute son coéquipier se plaindre encore et encore du manque d'efficacité du système. Il soupire et ses yeux se posent sur le 4x4 noir dans lequel il sait que Clarke est encadrée de deux agents. Cette jeune femme l'intrigue au plus haut point, et il espère que leurs chemins se croiseront encore. Du moins, il fera tout pour que ce soit le cas.
o.O.o
Abby ferme délicatement la porte de la chambre de sa fille. Clarke lui a été rendue dans l'après-midi par des agents de l'A.R.C, après que Kane ait appelé pour lui dire qu'ils l'avaient retrouvée.
Soulagée, elle traverse le couloir et frappe à la porte de la chambre d'amis. C'est une jeune femme brune qui vient lui ouvrir. Elle porte une veste rouge, très inhabituel pour un agent de l'A.R.C, remarque Abby. Elle lui sourit. Cette jeune femme ne doit pas être plus vieille que sa fille.
« Tout va bien ? » demande Abby.
À vrai dire, elle culpabilise un peu de n'avoir qu'en tout et pour tout, une petite chambre dans laquelle les trois agents vont devoir se serrer. M'enfin ! C'est mieux que rien ! Et ils ont l'habitude de planques bien plus miteuses. Elle le sait. Pour en avoir fait de nombreuses...
Abby leur sourit, puis retourne dans le salon. Même avec trois agents armés jusqu'aux dents et des surveillances vidéos, elle n'est pas rassurée à l'idée qu'un malade recherche sa fille. Plus particulièrement un malade du .U.N.D...
Elle s'endort dans le fauteuil de Jake alors que Raven et Miller prennent la première garde.
o.O.o
Durant les jours qui suivent, Clarke reste chez elle. Sa mère, paniquée, refuse qu'elle ouvre la fenêtre. Clarke vit terrée dans sa chambre, rideaux fermés, feignant une grippe. Personne ne rentre chez eux, comme personne n'en sort.
Ils reçoivent la visite de Kane une fois par jour, qui vient s'assurer de leur sécurité, et procède au débriefing de ses agents.
Clarke n'en peut plus. Les deux premiers jours, elle avait peur, elle ne dormait pas. Mille questions se bousculaient dans sa tête, sur son père, sa mère, elle, sur Kane, sur l'A.R.C, sur Wells, sur Finn, pourquoi l'avait-il enlevé, où l'emmenait-il. Tant de questions qui resteraient à jamais sans réponse.
Elle s'était remémoré les derniers événements depuis le lundi. Sa décision de vivre de nouveau, de ne plus se préoccuper du passer, puis ces hommes débarquant chez elle, ressassant ce même passé. La fête, Wells, qu'elle avait retrouvé, Bellamy, l'Arche.
Le vendredi, Clarke avait tenté de quitter la maison, accompagnée de Raven, mais impossible de mettre un pied dehors. Vivre dans leur maison était devenu impossible. La chambre d'amis était devenu un mini QG, la cuisine et le salon étaient encombrés de matériel de surveillance, Clarke ne bougeait pas un orteil sans que Miller ou Mbege ne déboule.
Samedi soir, alors que Kane vient pour son habituelle visite, Clarke saisit sa chance. Tant pis si sa mère s'en trouvera contrariée, la jeune femme va craquer si elle ne peut rien faire.
« Je veux retourner en cours. »
Kane lui sourit. Il n'est même pas encore entrée que déjà Miss Griffin attaque.
« Tu sais que ce n'est pas sûr dehors ? »
Clarke opine.
« Ce n'est sûr nulle part. Finn a échoué. Il ne va pas revenir à la charge de sitôt. Et puis, personne n'oserait rien tenter dans une fac bourrée d'étudiants. »
Mais Kane reste perplexe. Abby est contre. Elle le lui a très clairement fait comprendre. Pourtant, il ne sait que trop bien ce que vit la petite. Enfin petite... Plus vraiment. Voilà pourquoi ils ne peuvent la séquestrer chez elle. Même si c'est pour son bien.
« Je vais voir ce que je peux faire. » dit-il d'une voix grave.
Il ne faudrait pas que Clarke croit qu'elle puisse l'avoir à chaque fois.
o.O.o
Bellamy laisse échapper un bâillement. Sa journée est pourrie. Il est levé depuis des heures, la salle de sport était bondée, il a été obligé d'utiliser la passerelle comme piste de course. Pour en rajouter une couche, on l'a mis sur une mission de surveillance. Avec cette nouvelle confrontation avec le G.R.O.U.N.D, tous les jeunes agents sont réquisitionnés pour surveiller des sites stratégiques.
Il déteste ça. C'est ennuyant à mourir. Pourquoi faut-il que Kane ait décidé de le punir ? Il aurait mille fois préféré être assigné à l'équipe d'assaut qui est partie ce matin.
Mais non. Au lieu de ça, il est forcé d'écouter Wells Jaha répété encore et encore l'importance de cette mission.
Il soupire et jette un coup d'œil à son coéquipier et ami. John Murphy se tient accouder aux fenêtres du bureau, jouant avec son couteau. Lorsqu'on lui avait dit qu'ils allaient bosser ensemble jusqu'à nouvel ordre, Bellamy avait éclaté de colère. Murphy n'était qu'un fou, un abruti qui ne prenait rien au sérieux et un dangereux psychopathe.
Puis, au cours des missions, sa vision des choses avait changé. Il avait appris la vérité, avait compris ce désir de tout prendre à la légère. Il avait trouvé en John Murphy un agent travailleur, sérieux et doué, désireux de rétablir justice, et plus particulièrement, il avait découvert un ami.
« Tu penses encore à la petite blonde ? Je l'ai vu passer l'autre jour, et c'est vrai que y'a de quoi... »
Bellamy lui lance un regard noir qui coupe Murphy, mais le fait rire. Un ami certes, mais le plus gros con de la terre quand il le voulait.
« Blake. Si mon plan ne t'intéresse pas... » S'exclame Wells depuis son fauteuil, duquel il préside la réunion.
Bellamy pivote sur sa chaise, la faisant grincer volontairement. Il s'appuie contre son dossier et étend ses jambes devant lui. Il déteste Wells Jaha. Ce mec est le fils du directeur et agit comme tel, sans jamais obtenir les faveurs de son père. Et pire dans tout ça, c'est qu'il s'en contrefout.
« En effet, ton plan ne m'intéresse pas. J'en ai marre de t'écouter raconter ta vie et tes idées de génie qui ne fonctionnent pas. Parce qu'au final mon gars, je te rappelle que c'est moi qui nous sort de là et... »
La porte de la salle de réunion s'ouvre brutalement, laissant entrer Kane accompagner du directeur Jaha. Bellamy déglutit. Si il y a bien un type qu'il hait plus que Wells, c'est bien son père. Il se redresse dans son siège. Les représailles approchent. Même John ne joue plus avec son couteau.
Tous les agents présents dans la pièce se sont levés. Jaha les détaille les uns après les autre. Quand son regard se pose sur Bellamy, il fait signe à Kane d'approcher. D'un signe, ils se mettent d'accord.
« Blake. Murphy. Suivez-nous. »
Merde, jure Bellamy alors que Murphy lui lance un regard plein de questions.
Ils quittent la salle sous le regard inquiet de tous. Si le directeur se déplace en personne uniquement pour sortir deux agents d'une réunion, c'est que quelque chose se trame.
o.O.o
Clarke écarquille les yeux. Devant elle se tiennent sa mère et Kane. L'un un air renfrogné sur le visage, l'autre affichant un sourire satisfait.
« C'est obligé ? » tente-t-elle.
En vain. Sa mère lui adresse un regard noir. Elle a accepté que Clarke retourne en cours, pas question qu'elle laisse sa fille sa surveillance.
Clarke soupire. Oui. Elle voit bien que Kane s'amuse de cette situation. Et elle en connait un autre qui va en rire. Elle dévisage la nouvelle recrue qui se trouve dans le salon avec Mbege. Ce type ne lui dit rien qui vaille. Puis elle attrape sa veste, son sac, et sort de la maison. La porte se referme derrière elle.
Un instant, Clarke demeure sur le perron, sa veste à la main. C'est la première fois qu'elle met un pied dehors depuis des jours. Une voiture l'attend devant le portail, au même endroit qu'une autre avait récupéré Kane une semaine plus tôt. Ce n'est définitivement pas ce à quoi elle s'attendait quand elle s'était jurée de reprendre sa vie en main.
Elle respire à fond, enfile sa veste puis dévale les escaliers avant de s'engouffrer dans le véhicule. Clarke sent le regard du conducteur se poser sur elle. Il sourit puis démarre le moteur.
« Bonjour. » grogne-t-elle sans pour autant lui adresser un regard.
« Bonjour Princesse. »
o.O.o
Jasper sert Clarke dans ses bras, heureux comme jamais à l'idée de la revoir. Monty sourit. Clarke se fait toujours piégée et se retrouve écrasée sous la poigne de son ami.
« Hum... » Grogne Clarke.
Le jeune homme éclate de rire et la relâche. Il s'est inquiétée pour elle, c'est bien normal. Elle avait disparu au bras de ce Collins mardi dernier, et ils n'avaient pas eu de nouvelles depuis, mis à part un message vocal dans lequel elle toussotait vaguement. Peu convaincant.
La foule se disperse peu à peu autour d'eux, mais Monty remarque un homme qui demeure en retrait, surveillant les étudiants d'un œil sévère. D'un coup de coude, il alerte Jasper. Clarke suit leur regard affamé à l'idée d'un bon ragot et ne peut s'empêcher de sourire.
« Hum Clarke ? Qui est ce charmant jeune homme qui te suit comme ton ombre ? » S'exclame Jasper.
L'homme en question s'avance vers eux, alors que Clarke commence les présentations. Mais il la prend de court, et sous les yeux ébahis de Jasper et Monty, leur tend la main.
« Blake. Bellamy Blake. »
Chacun présent dans le couloir peut voir la mâchoire des deux jeunes gens se décrocher. L'un après l'autre, ils serrent la main que leur tend cet homme qui accompagne Clarke. Alors voilà le fameux Bellamy Blake... Pas étonnant que Clarke l'ait décrit en long et en large. Avec sa peau doré et ses taches de rousseur, ses cheveux en bataille, son sourire éclatant, il doit faire tomber toutes les filles...
Bellamy, fier de sa petite prestation, voit les yeux de Clarke pétiller. La jeune femme se retient de rire. Elle n'arrive pas à croire qu'il ait osé dire cela. Elle finit rapidement les présentations, permettant à l'agent de l'A.R.C de cerner Jasper et Monty assez rapidement.
« C'est donc vous l'espion ? » lâche Jasper avec un large sourire.
Oups... Aurait-il dit quelque chose de mal ? À en voir le regard noir de Monty et la mine dépitée de Clarke, il semblerait que oui. Seul Bellamy affiche un air amusé. Il affiche toujours un air amusé.
« Princesse ? » demande Bellamy d'une voix grave.
Il l'appelle Princesse ? S'étonne Monty. À se demander si Finn n'était pas une meilleure option... Attrapant Clarke par le coude, Bellamy l'entraîne quelques mètres plus loin.
« Espion ? » demande-t-il perplexe.
Clarke lui adresse un sourire angélique après avoir vérifié que Jasper et Monty se tiennent à distance.
« Il se pourrait que j'ai parlé à mes amis de... »
Le sourire de Bellamy s'efface aussitôt, laissant place à un regard meurtrier.
« Tu n'as pas raconté à tes deux pipelettes d'amis ta semaine ? » gronde Bellamy.
« Non... » Soupire Clarke. « Mais mardi dernier, j'ai évoqué la présence de deux types ultra louches dans mon salon et... »
« C'est bon. » La coupe le jeune homme.
Son regard sévère figé sur le visage, Bellamy retourne vers Jasper et Monty, sous l'œil attentif de Clarke. Il n'est pas en mission depuis cinq minutes, que déjà sa couverture est compromise. Parfait. Plan B.
L'histoire n'est pas compliquée à faire avaler. Les mots « tordu », « mère flippée », et « surveillance » suffisent. Bellamy Blake devient alors l'agent de police responsable de la sécurité de Clarke après qu'un taré l'ait prise pour cible et la harcèle depuis une semaine. Presque trop facile.
Comme pour prouver son talent à Clarke, il se tourne vers elle. La jeune femme ne peut s'empêcher de réprimer un sourire. Elle n'y peut rien. Il est arrogant, froid, sûr de lui et il lui cache quelque chose. Mais l'air triomphant sur son visage ne peut que la faire sourire.
La sonnerie retentit. Clarke salue ses amis et se dirige vers la salle de classe, suivit silencieusement par Bellamy.
« Ça alors ! La Princesse est du genre à entrer dans les premiers en classe... » Se moque Bellamy en passant près — très près même ! — de Clarke.
Elle grimace et retient son souffle. Pas la peine de répondre Clarke... Et puis il est déjà au fond de la classe, à la dernière table, près de la fenêtre.
De là, il pourra plus facilement observer les élèves de cette salle. Si Collins a réussi à s'infiltrer dans l'entourage de Clarke, combien d'autres ont pu faire de même ?
La porte s'ouvre et une dame asiatique entre, dans un tailleur gris, les cheveux relevés en chignon. Bellamy se braque. Son regard croise celui de la professeur et il retient sa respiration. Ils se toisent longuement, Miss Cartwig pour déceler toute trace d'informations sur le visage du jeune homme, Bellamy pour s'assurer qu'elle n'agira pas sans réfléchir.
Elle détourne enfin le regard, reportant son attention sur Clarke. Le sourire qu'elle lui adresse en dit long. Clarke s'en veut de lui mentir de la sorte. Elle apprécie Callie, énormément même.
Le cour commence. Bellamy baille à s'en décrocher la mâchoire. Ça ne lui a pas manqué tout cela. Les salles de classe, les cours, les tables trop collées les unes aux autres, les professeurs qui vous fixent pour vérifier que vous suivez, les minauderies des jeunes femmes...
Non pas qu'il n'apprécie pas, bien au contraire. Les voir le lorgner comme le désert qu'on veut sans avoir faim et les entendre glousser soignent l'orgueil. Mais il a appris à ne pas mélanger travail et plaisir.
« Monsieur Blake. »
La voix froide et sèche de Callie Cartwig fait sursauter tout le monde. À commencer par Clarke. Vient-elle de... ? Clarke se retient pour ne pas faire volte-face et jeter un coup d'œil à Bellamy. Comment le connait-elle ? Mais toutes ses questions sont mises en suspens lorsque la porte s'ouvre.
o.O.o
Ça a commencé mardi dernier, à la fête où chaque élève de l'université était invité. Il attrape son sac et traverse le parking vide de tout étudiant. Il va se faire virer de cours, comme d'habitude.
Les choses étaient rapidement devenue ingérables. Il gravit deux à deux les marches. Le hall est vide. Quelques retardataires seulement, qui comme lui, se pressent pour rejoindre leurs salles de cours.
Et tout ça pour une fille en plus ! Qui lui avait tout bonnement filé entre les doigts. Il gagne son casier. Le cadenas est coincé et la porte grince. Comme d'habitude.
Puis son boss n'avait pas arrangé les choses avec toutes ces heures sup'. Il attrape rapidement ses livres et les fourre dans son sac.
Son week-end n'avait pas été épargné ! La porte du casier claque violemment, mais il est déjà loin. Il retourne près du hall pour prendre le couloir d'en face. Madame Cartwig va lui faire un cinéma. Comme d'habitude.
Il a passé la semaine à espérer qu'elle revienne, mais rien ! Il frappe à la porte. On lui crie « Entrez ! ». Il entre.
Madame Cartwig est à son bureau. Et le regard qu'elle lui lance en dit long. Il ne l'a jamais aimé cette bonne femme. Trop droite. Trop sérieuse. Mais cette fois si, ce n'est pas ce qu'il lit dans son regard. Non. C'est de la peur.
Toute la classe demeure silencieuse face à la surprise de leur professeur. Jusqu'à ce que le raclement d'une chaise brise le silence. Une table est reversée. S'en suivent des murmures de protestations.
Alors il tourne la tête. Des yeux bleus croisent son regard. Une tête blonde, un joli minois, une petite silhouette.
Clarke Griffin.
o.O.o
Clarke est devenue blême. Bellamy a senti son sang ne faire qu'un tour. Dès que la porte s'est ouverte, il a reconnu Finn. Il a cru que Miss Cartwig allait agir, mais non. Elle est demeurée saisie d'effroi. Tout comme Clarke.
Clarke qui, pétrifiée de peur, a tout de même réussi à se lever. Pour s'effondrer dans les bras de Bellamy qui s'est précipité derrière elle.
Devant les regards plus que surpris des élèves, que faire ? Et Finn Collins figé sur le seuil de la porte. Les deux hommes se fixent, incapables de bouger. Car le premier qui bougera déclenchera quelque chose qu'ils ne pourront gérer dans l'enceinte de l'université.
C'est Callie qui appuie sur ce bouton, en se précipitant à son bureau.
Alors Finn s'avance vers eux, un air menaçant sur le visage. Bellamy attrape Clarke par la taille et recule après avoir renversé la première table qui lui tombe sous la main pour le ralentir.
Ils reculent jusqu'au fond de la classe. Il n'y a qu'une sortie, et c'est la porte devant laquelle se trouve Finn. Des hurlements sortent Bellamy de ses réflexions. Finn a dégainé son arme.
Un rapide coup d'œil et il est certain qu'il n'y a pas d'échappatoire. Mis à part les fenêtres. Tant pis. La Princesse sautera pour sauver ses fessés.
Un coup de feu. Des cris. Des chaises renversées. Une dalle tombe du faux plafond. Tous les élèves se réfugient sous leurs tables.
« Donne-la moi. » gronde Finn.
Bellamy laisse échapper un rire qui glace le sang de Clarke. La prenant par surprise, il la pousse alors derrière lui avant d'ouvrir la fenêtre.
Cachée derrière le jeune homme, Clarke ne voit plus Finn, disparut derrière la large carrure de Bellamy. Elle ne peut que loucher vers le sol, à deux mètres sous la fenêtre.
« À mon signal, tu sautes. »
Clarke déglutit, ce mec est dingue. Et puis un signal ? Quel signal ? Bellamy ne lui laisse pas le temps de poser la question. Il sort son arme de sous sa veste et tire. Vers Finn cette fois-ci.
Elle saisit l'occasion. Elle grimpe sur la table, puis sur le rebord de la fenêtre, rapidement rejoint par Bellamy qui l'entraîne dans sa chute. Ils heurtent le sol violemment et malgré la douleur sans son bras, Bellamy aide Clarke à se relever.
Finn pousse un hurlement de rage. Clarke lui a encore échappée. À cause de Blake. Il court jusqu'à la fenêtre. Ils sont en bas, se faufilant vers le parking. Son boss a dit " Ne touches pas à Clarke.". Il n'a pas mentionné Blake. Et tirer sur ce salopard lui fera un bien fou.
Il tire aveuglément, vidant presque tout son chargeur jusqu'à entendre le grognement de l'agent de l'A.R.C, qui lui procure un faible sentiment de satisfaction.
Il en oublie presque qu'il a grillé sa couverture. Il en oublie presque ses camarades de classes qu'il menace avec une arme à feu, et sa charmante professeur, Miss Cartwig. Qui le menace à bout portant.
Finn n'attend pas une seconde de plus, il saute lui aussi par la fenêtre, suivi d'une pluie de balle. La chute est douloureuse, mais Callie qui lui tire dessus le presse. Il se lance à la poursuite de Blake.
Il gagne le parking peu de temps après eux. Le lieu est vide. Pas une tête ne dépasse des voitures. Finn s'avance doucement. Connaissant Blake, il l'a déjà repéré. Ce mec a toujours un coup d'avance. Il doit probablement préparer un sale coup.
o.O.o
Bellamy n'est pas plus préoccupé par Finn qu'il ne l'était par le cours de Cartwig. Clarke sur ses talons, il se glisse entre les voitures pour rejoindre le 4x4. Bien sûre, il se doute que Finn les a suivis. Il espère uniquement que Cartwig leur aura permis de gagner quelques précieuses secondes.
Clarke suit Bellamy en silence. Elle se sent trembler de tout son long. Finn est là, dans les parages. Il l'a retrouvée. Elle comprend pourquoi sa mère ne voulait pas la laisser. Et elle remercie Kane de l'avoir forcée à y aller avec Bellamy.
Le 4x4 est là-bas. De l'autre côté d'une voie de passage. Traverser là les laisserait à découvert. Et Bellamy n'est pas certain que Clarke puisse gérer la situation.
Il s'accroupit contre le pneu d'une Jeep rouge et fait signe à la jeune femme de faire de même. D'un geste, il lui désigne leur véhicule.
« Tu vas m'attendre là. » ordonne-t-il. « Je vais chercher la caisse. »
Il ne lui laisse pas l'occasion de protester, lui pose son pistolet entre les mains, et s'éloigne sans bruit.
Clarke demeure seule, les yeux fixés sur l'arme sans vraiment bien comprendre ce qu'elle a dans les mains. Alors elle réalise. Bellamy a disparu. Finn est invisible. Elle tient une arme chargée. Son père est mort dans une situation de ce genre.
Elle prend une inspiration profonde, serre l'arme contre elle et s'allonge à plat ventre. Si elle ne peut pas voir par-dessus les voitures, elle peut le faire par en dessous. Et peu importe où se trouve Finn, elle l'apercevra.
o.O.o
Il n'y a pas un bruit sur la parking, et Finn commence à se demander s'ils ne sont pas déjà loin. Pourtant, il n'y a qu'une personne capable de venir dans un 4x4 rutilant, et ce ne peut être que Bellamy Blake. Il s'approche du véhicule, les autres ne doivent pas être loin. La voiture est désormais à quelques mètres, de l'autre côté d'une allée.
Finn s'accroupi contre la voiture, une vieille Jeep rouge. S'il n'était pas aussi concentré sur Blake, il aurait peut-être remarqué Clarke, recroquevillée en position fœtale, fixant les bottes de Finn et retenant un cri.
Si Finn n'a pas vu Bellamy, le jeune homme lui, a aperçu son ennemi, caché contre la voiture rouge. C'est là qu'il a laissé Clarke. C'est là que Clarke l'attend. Il se presse afin de finir son installation.
« Ça y est ? »
Un crissement dans son oreille et la voix de Wick retentit.
« Un moment mec. Et... C'est bon ! »
À l'autre bout du parking, l'alarme d'une voiture se déclenche. Bellamy se penche. Finn mordra à l'hameçon, il en est persuadé.
Clarke se retient de crier. Elle sent Finn hésiter, lui aussi a sursauté lorsque l'alarme a retentit. Une seconde alarme, puis une troisième. Cette fois-ci, il se décide à agir. Il quitte son poste et s'avance, méfiant vers les voitures qui sonnent.
Bellamy en profite. Il sort de sa cachette et s'élance à travers le parking. Wick a déverrouillé la voiture à distance, le moteur ronronne, Bellamy saute à la place du conducteur.
« Merci Wick, trouves nous l'itinéraire le plus court pour semer Collins ! »
Il entend son ami s'activer. Mais avant de quitter le parking, Bellamy doit récupérer Clarke.
La jeune femme a entendu le moteur démarrer. Elle se glisse hors de sa cachette. Tant pis si Fin la voit, Bellamy ne va pas tarder. Serrant le pistolet, elle se lève et court en direction du 4x4. Aussitôt, Finn tire. Clarke court aussi vite qu'elle peut, pliée en deux pour se protéger des balles. Elle tire derrière elle. Un bruit de verre brisé, un "clong" sonore, une nouvelle alarme déclenchée, l'indique qu'elle a touché une ou deux cibles, lui faisant gagner suffisamment de temps pour que Bellamy arrive à sa hauteur.
La portière s'ouvre et Clarke se glisse sur le siège. Haletante, elle voit l'air enragé de Finn alors qu'ils passent devant lui à toute allure. Il sait qu'il a perdu, ça se voit sur son visage. Mais Clarke sait aussi qu'il ne déclarera pas forfait de sitôt.
« Qu'est-ce qu'il t'a pris ? »
Clarke sursaute. Elle ne s'attendait pas à entendre Bellamy.
« Pardon ? »
Il lui arrache le pistolet qu'elle avait négligemment posé sur ses genoux.
« Qu'est-ce qu'il t'a pris ? De nous la jouer les Lara Croft et de tirer dans tous les sens, là ? »
Clarke sent la colère surpasser la peur. Elle croise les bras et détourne le regard. Non mais pour qui il se prend lui, avec sa belle gueule et ses gadgets ? Il l'a abandonnée, livrée à Finn en se barrant ailleurs. Alors il n'a rien à lui dire.
La jeune femme choisit de ne rien dire. Elle ramène ses jambes contre elle et regarde le paysage défiler.
Bientôt, les vitres deviennent opaques, on ne voit pas à un mètre dehors. Clarke se tourne vers Bellamy, surprise. Les mains toujours sur le volant, il semble plus perdu dans ses réflexions que concentré sur la route.
« Wick dirige la voiture. » explique Bellamy à la question muette. « Étant donné que tu n'es pas autorisée à connaître l'emplacement de l'Arche. »
Clarke hoche la tête.
« On m'avait filé un truc pour toi... Mais je me suis dit que te droguer te ferait me haïr encore plus. »
Oh mais tu n'as pas besoin de le faire, soupire intérieurement Clarke.
o.O.o
Octavia prend l'appel aussitôt. Kane la demande à l'infirmerie du quarante neuvième. Elle laisse Jackson terminer l'inventaire seul et rejoint le Pont en quatrième vitesse.
Sur le chemin, elle croise Atom, une des plus récentes recrues, l'élève de John Murphy. Il lui adresse un sourire chaleureux qu'elle ignore involontairement. L'appel de Kane la trouble. Il avait l'air si pressé...
Elle court presque jusqu'à l'infirmerie. Lorsque la porte en verre apparaît, elle se sent soulagée. Mais ce sentiment disparaît dès qu'elle passe le seuil de la salle.
Kane est là, assis dans le grand fauteuil derrière le bureau, surveillant d'un œil sévère les deux personnes présentes dans la pièce. Bellamy Blake et Clarke Griffin.
Comme d'habitude, Bellamy n'a pas besoin de se retourner pour savoir que sa sœur est entrée. Il reconnait sa démarche souple entre mille et son parfum fruité. Il la serre aussitôt dans ses bras, lui laissant à peine de quoi respirer.
Clarke, assise sur le lit, observe la scène avec étonnement. Elle a reconnu la jeune Octavia. Et maintenant qu'elle est dans les bras de Bellamy, Clarke peut voir la ressemblance entre ces deux-là. La peau mate, les cheveux bruns, le regard espiègle, comment a-t-elle pu manquer cela ?
« Clarke ! » s'exclame Octavia en serrant la jeune femme blonde dans ses bras.
« Octavia. » répond Clarke poliment.
« Alors, tu as eu mon frère à peine une heure sur le dos et vous voilà déjà de retour ? » les taquine la jeune femme.
« Finn était là et... Je crois que Bellamy a... »
« Tu es blessé. » Constate Octavia d'une voix inquiète.
Elle s'emploie alors à enlever la veste de son frère pour l'ausculter mais il la repousse.
« J'irais voir Jackson. Vérifie plutôt qu'elle aille bien et dépose-la là-haut. Jaha veut nous voir. »
Octavia fronce les sourcils mais ne dit rien. Quand son frère à une idée derrière la tête, pas moyen de la faire sortir !
Kane, resté silencieux jusque-là, prend la parole alors que Bellamy quitte l'infirmerie, après avoir déposé un baiser sur le front de sa sœur. Le retour de Clarke à l'Arche, une heure après son départ est pour l'agent un échec monumental. Abby va lui passer un savon, il peut en être certain. Pendant qu'Octavia check Clarke, il demande à la jeune femme les grandes lignes des derniers événements, puis disparaît aussitôt.
Octavia voit bien sur son visage que Clarke est contrariée. Qui ne le serait pas après une telle matinée. Au moins, elle n'est pas blessée. Quelques bleus de ci de là, deux ou trois éraflures, mais rien de bien grave.
« Ton frère a amorti ma chute... » Explique Clarke en descendant de la table d'auscultation. « Il m'a quand même fait sauter par la fenêtre ! »
Octavia éclate de rire. Clarke ne connait pas encore son frère. Sauter par la fenêtre n'est pas la pire chose qu'il ait fait faire à ses clients. Elle-même a vécu des évasions inimaginables à ses côtés.
Clarke l'observe avec attention, profitant que la jeune fille soit plongée dans ses pensées. Qu'a-t-il bien pu arriver pour qu'Octavia se retrouve au cœur de l'A.R.C à cet âge ?
« Ne t'inquiète pas, » s'exclame Octavia. « Ici, Bell ne te fera pas sauter du haut du Pont ! »
« Comment ça ? » Demande Clarke, soudainement très inquiète.
« Jaha n'a plus aucun intérêt à te laisser sous la protection de Bell, maintenant que tu es dans l'A.R.C. Il va le réaffecter à son poste et lui et Murphy reprendront leur traque des grounders. Ne t'inquiète pas, un étage est réservé aux réfugiés, toi et ta mère vivrez confortablement et... »
« Quoi ? » Coasse Clarke.
Octavia ouvre de grands yeux. Qu'est-ce qui lui prend ? Elles seront en sécurité dans l'Arche, plus que chez elles en tous cas, malgré la présence de quatre agents de l'A.R.C.
Mais elle ne comprend pas les réticences de Clarke. La jeune femme n'a pas l'intention de venir s'installer ici, dans une tour sans fenêtre, entourée d'agents secrets, dans un appartement où les murs auraient des yeux et des oreilles, et duquel elle ne pourrait pas sortir.
Clarke vient tout juste de commencer sa deuxième année de médecine. Ses deux meilleurs amis suivent leurs cursus dans son université. Elle poursuit durement le deuil de son père. Elle a choisi de recommencer à vivre.
Tout cela n'avait pas pour but de finir cloîtrée dans une tour dans laquelle son père a travaillé toute sa vie, et qui lui a coûté la vie.
Clarke s'arrête soudainement, alors qu'une idée lui apparaît. Elle lance à Octavia un regard qui inquiète la jeune Blake.
Elle ne connait Clarke que depuis quelques jours, mais elle sent déjà que cette jeune femme va l'entraîner dans quelques chose d'exaltant.
Et Octavia croit bien qu'elle est partante.
Tadaaaaam ! Alors ? Thelonius grand patron de l'A.R.C... Oui je sais, pour l'effet de surprise, c'est raté !
Vous pouvez pas savoir le temps fou que ça m'a pris de trouver la signification de A.R.C... Alors pour G.R.O.U.N.D, n'en parlons pas !
Donc l'A.R.C ( The Agency of Resistence and Confidenciality ) est une organisation secrète de défense.
Quand au G.R.O.U.N.D ( The General Revolution Operating Underground for the Neutralisation of the Democratie ), bah... C'est les méchants révolutionnaires qui massacreraient bien notre monde ;)
enaeco, merci pour ta review :) Tu avais raison, c'est bien Jaha qui accueille Clarke ! Et niveau longueur, pas de soucis à te faire, les chapitres mettent du temps à venir mais c'est dur de ne pas les faire trop longs ;)
Merci à tous ceux qui suivent cette fiction et à ceux qui l'ont mis dans leurs favoris :)
N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé :)
Bon week-end à tous :*
