Hello :)

Désolée d'avoir tardé à poster ce chapitre, mais bon, avec le bac ( oui, je sais, on a tous ce mot à la bouche ;) ) c'était un peu compliqué !

Je tiens à vous remercier pour tous les retours que j'ai eu sur le chapitre précédent ! Vous avez été nombreux à laisser un commentaire sur ce chapitre qui a semblé vous plaire ( à cause de la fin si j'ai bien compris x) ) et c'est avec plaisir que je les ai lus.

Bouhouhou, merci pour tes reviews, auxquelles je n'ai malheureusement pas pu répondre plus tôt :) L'identité de celui ou celle qui les a interrompu ne va pas rester secrète bien longtemps ;)

Jo, j'espère que ce chapitre te plaira aussi :) Et non, je n'ai pas abandonné mon autre fiction, j'étais juste horriblement coincée mais ça y est, c'est reparti, pour quelques chapitres du moins ! Je poste le chapitre 18 de De Retour Sur Terre, dès que celui-ci est posté ;)

Bon, c'est pas tout, mais je vous laisse lire ce chapitre tranquillement ! Et pour faire bien, vous avez le droit à un petit résumé du chapitre précédent ;)


Previously, on A.R.C... * voix d'Octavia * Jasper et Monty se sont fait enlever par Finn. Clarke, suivie de Bellamy, Raven, Wells, Murphy, Wick, Miller et Mbege, part à leur secours. Mais alors que tout commençait sérieusement à partir en cacahuète, Bellamy est arrivé et ils ont pu s'en sortir sains et sauf. Tout le monde se retrouve chez Clarke pour fêter ça. Ses amis sont sauvés, et elle fait officiellement partie des agents de terrains de l'A.R.C. Seulement, les cocktails de Jasper et Monty, l'adrénaline de la journée, et les quelques verres que Bellamy s'est enfilé quelques heures plus tôt finissent par leur monter à la tête. Alors que les invités partent peu à peu, lui et Clarke se disputent. Dispute qui semble pourtant bien finir, parce que les deux belligérants... S'embrassent ?!

o.O.o

Clarke cligne des yeux, maudissant son cerveau qui se trouve incapable de réagir. Bellamy quant à lui, laisse échapper un long soupire, détournant son regard d'Abby. Cette dernière leur adresse un petit sourire avant de disparaître dans le couloir qui mène à sa chambre.

Aucun des deux ne bouge tant qu'ils n'entendent pas le claquement de la porte qui leur indique qu'Abby n'est plus dans les parages. Alors, retrouvant ses esprits, Clarke se libère comme elle peut de l'emprise de Bellamy, le poussant légèrement pour s'extirper de la situation dans laquelle sa mère l'a surprise. Mais celui-ci n'est pas décidé à la laisser partir. Il l'attrape par le poignet, la forçant à se retourner vers lui.

« Tu as eu ce que tu voulais, alors pars maintenant. » assène Clarke d'une voix sèche.

Puis ne voyant aucune réaction de la part de Bellamy, elle ajoute :

« Dégage de chez moi, Bellamy. S'il te plait. »

Ces derniers mots sont prononcés comme un supplice. Le jeune homme n'a pas d'autres choix que de coopérer. Il relâche Clarke et quitte l'appartement sans un mot de plus, laissant Clarke finir les derniers rangements.

Il traverse les couloirs faiblement éclairés de l'Arche jusqu'au Pont qu'il contourne avant d'emprunter un couloir auxiliaire. Il s'arrête un instant devant la porte de son appartement, hésitant, puis se décide à y entrer. Après tout, Octavia n'y habite plus, il ne sera pas assailli de questions dès son arrivé.

Épuisé, il se fraie un chemin jusqu'à sa chambre, ôte ses chaussures, son t-shirt et son pantalon et se laisse tomber sur le matelas. Il s'endort, l'esprit occupé par l'image de Clarke, ses mains sur son visage, ses lèvres contre les siennes et son corps collé au sien.

o.O.o

Le réveil sonne et avec lui apparait la migraine qui menaçait Clarke depuis la veille. Elle balance sa main dans le vide à la recherche de ce traître qui a décidé de la réveiller à six heures, après la cuite de la veille.

Elle réalise alors qu'elle est dans on lit. Tiens... Sa mère l'y aurait-elle déposé la veille en rentrant ? Où y aurait-elle rampé après que tous ses invités soient partis ? Après mûre réflexion elle n'en a pas la moindre idée. Elle ne se rappelle de rien après que Wick et Jackson soient partis, vers une heure du matin. Qu'avaient bien pu mettre Monty et Jasper dans leurs verres la veille ?

Comateuse, elle se dirige vers sa salle de bain avant de descendre à la cuisine, lavée, grossièrement coiffée et habillée d'un jogging confortable et d'un débardeur gris.

La cuisine comme le salon sont propres, à la grande surprise de Clarke. Pitié que sa mère n'ait pas vu le bazar qui y régnait. Elle attrape rapidement un verre et la bouteille de jus d'orange puis, son sac de sport sur l'épaule, elle s'en va vers la salle d'entrainement.

Contre toutes attentes, Bellamy n'y est pas. Tant pis, Clarke retournera dormir.

o.O.o

Murphy sourit en voyant débarquer son ami chez lui. Bellamy se laisse tomber sur la canapé, ses lunettes sur les yeux et se plaignant de la trop forte luminosité de la pièce.

« J'en connais un qui n'a pas beaucoup dormi... » Plaisante Murphy en lui apportant une tasse de café.

Bellamy lui lance un regard noir à travers ses lunettes.

« Il est six heures du matin. Bien sûr que j'ai pas beaucoup dormi. » Grogne-t-il en avalant son café.

Murphy lève les yeux au ciel. Ce qu'il peut-être grognon après les soirées trop arrosées ! En parlant de soirée...

« Alors ? Comment ça s'est fini ? » Demande-t-il avec un petit sourire.

« Mal. » soupire Bellamy en se redressant. « Très mal même. »

« Mal ? » reprend Murphy, désormais très intéressé.

« Sa mère a débarqué. » commence Bellamy en se levant pour aller se resservir en café.

« Ah... »

« Du coup, elle m'a mis dehors » continu Bellamy en avalant cul-sec le contenu de sa tasse.

« Dur... » Plaisante Murphy.

« Elle m'a embrassé. »

« ... »

Murphy en reste bouche-bée. Il regarde Bellamy revenir se vautrer sur le canapé, sa troisième tasse de café à la main, un verre d'aspirine dans l'autre. Son ami a l'air désemparé. D'un côté, c'est normal. Ce n'est pas tous les jours que Bellamy Blake se voit refuser ce qu'il convoite.

« Bon... Maintenant que c'est fait, et si on profitait de ce jour de congé pour aller s'entrainer ? » Propose Murphy en se levant — avec difficulté, lui aussi a fait la fête hier — de son siège.

« Pas moyen. » Grogne Bellamy.

Murphy hausse un sourcil. Qu'est-ce qui lui prend encore ?

« J'peux pas la croiser, ni elle ni sa mère, ni Callie, ni Kane. Encore moins Kane. Je suis un homme mort sinon, tu comprends ?! »

Murphy laisse échapper un rire sonore. L'air bougon de son ami a fini par avoir raison de lui. Il est même obligé de se rassoir dans son fauteuil, où plutôt de s'y laisser tomber comme une masse.

« Tu te comportes comme une lycéenne vexée là ! Remet-en ! »

Mais Bellamy n'est pas décidé à obtempérer. Il trouve cela bien plus intéressant de finir sa nuit sur le canapé si confortable de Murphy.

« Laisse-moi dormir... » Soupire Bellamy en attrapant le premier coussin qu'il trouve pour le serrer dans ses bras.

Un sourire se dessine sur le visage de Murphy. Bellamy ne veut pas obéir ? Soit. Il va voir ce qu'il va voir...

o.O.o

Il est presque midi quand Raven passe la porte du laboratoire de Wick. Ce dernier était en mission avec Wells tôt dans la matinée, mais elle sait Jaha en débriefing avec son fils et profite de cette occasion pour se faufiler dans le bureau de l'ingénieur.

« Wick ? » demande Raven d'une petite voix, intimidée par ce bureau si grand rempli d'ordinateurs et de moniteurs en tous genres.

Elle aperçoit une silhouette là-bas, face à l'un des écrans. Chemise à carreaux, larges épaules, cheveux en bataille, pas de doute, c'est bien lui.

Il se retourne vers elle, alerté uniquement par le bruit de ses pas sur le sol et lui adresse un regard méfiant.

« Reyes ? Que puis-je pour toi ? Je suis un peu occupé là. »

Raven ignore le ton légèrement pressé qu'il a employé et comprend cela comme une invitation à rentrer. Elle s'approche de lui et se penche par-dessus son épaule.

Des tonnes de photos défilent sur ses écrans, des vidéos, des enregistrements audio, des images thermiques et infra-rouge, toutes retraçant la mission de la veille.

« C'est moi ça ? » demande-t-elle en retenant un hoquet de surprise lorsqu'elle se voit, dos à Miller, entrain de planter un couteau dans le torse d'un agent du G.R.O.U.N.D.

« Kane m'a demandé de découvrir comment a fait Finn pour s'échapper. »

Raven frissonne. Finn. Et dire qu'il lui avait glissé entre les mains la veille. Elle était à ça de lui faire payer pour tout ce qu'il avait puis lui faire, à elle, à Clarke, à l'équipe. Et il avait trouvé le moyen de s'échapper, profiter du combat et de l'agitation pour fuir. Comme un lâche.

Elle soupire intérieurement. La perspective de rechercher Finn sur des écrans n'est pas très alléchante. Mais elle se rappelle avoir fait une promesse à Clarke, la veille.

« Ça te dérange si je me joins à toi ? »

Pour la première fois de sa vie, Wick sourit à Raven. Pas de sarcasme dans sa question ? Pas de coup tordu ? Il hoche la tête et lui désigne un siège. À deux, ils iront plus vite.

o.O.o

Clarke avait rendez-vous avec Octavia et Raven pour déjeuner, mais il est une heure et demi bien passé et seule la première ne s'est montrée.

« Elle est sûrement avec Murphy... » Soupire Clarke en faisant rouler son verre d'eau entre ses paumes.

« Impochible ! » s'exclame Octavia, la bouche pleine. « Murphy est avec mon frère. »

« Désolée, désolée, désolée ! »

Les deux jeunes femmes se retournent. Raven se laisse tomber sur la chaise à côté d'elle, les joues roses d'avoir couru.

« J'étais avec Wick... » Explique-t-elle. « On a pas vu le temps passer ! »

« Intéressant... » Murmure Octavia, un petit sourire sur les lèvres.

Mais Raven écarte la discussion d'un signe de la main.

« Non non, pas tant que ça. Vous parliez de quoi ? »

« De Murphy avec mon frère... » Répond distraitement Octavia. « Tiens ! En parlant de frère ! Comment ça s'est passé avec Bellamy hier ? »

Clarke écarquille les yeux. Qu'a-t-il bien pu se passer hier soir entre le moment où Wick et Jackson sont partis et celui où elle est allée se coucher pour que cette question manifeste chez ses amies un si vif intérêt ?

« Comment ça ? » bredouille Clarke, soudainement très gênée à l'idée de tous les scénarios qui défilent dans leurs têtes.

« Oh ne joue pas à ça avec nous ! » s'écrit Raven. « Ça chauffait un peu entre vous et on s'est éclipsé pour vous laisser en paix... »

Ça y est, Clarke commence à imaginer le pire ! Était-elle si bourrée qu'elle ne peut se remémorer du départ des deux jeunes femmes ?

« Il n'était pas dans mon lit ce matin, si c'est ce que vous voulez dire... » Laisse échapper Clarke.

« Aaaah Clarke ! Je ne veux pas savoir ce qu'il se passe entre vous et surtout dans ton lit ! C'est mon frère quand même ! » Proteste Octavia.

Devant l'air outré de la jeune brune, Raven et Clarke éclatent de rire. Octavia les regarde interloquée, la moue boudeuse. Ce n'est pas drôle. Pas drôle du tout, même.

Lorsque Raven est capable d'aligner deux mots sans éclater de rire, elle entreprend de corriger le malentendu.

« Ça ne chauffait pas comme ça, quoi qu'avec lui on ne sait jamais, » marmonne-t-elle, s'attirant les foudres d'Octavia. « Tu étais plutôt en train de lui passer un savon. Maintenant, personne ne sait comment s'est terminée l'histoire... »

Clarke regarde tour à tour ses amies avant d'éclater à nouveau de rire. Octavia fronce le nez et s'empare du verre de Clarke. C'est bien de l'eau qu'on lui a donné ?

« Je ne vois pas ce qu'il y a de si drôle. » soupire Octavia.

La jeune femme blonde respire profondément. À trop rire, elle a mal à la tête. Mais la situation est si comique qu'il est difficile de ne pas rire.

« La vérité, c'est que je ne me souviens de rien... » Avoue Clarke honteuse avant de réaliser ce que cela implique.

Les joues rouges, elle balbutie quelques mots que Raven comprend comme étant " Merde, merde, merde, mais quelle idiote ! " puis après s'être excusée auprès de ses amies, elle quitte le café, The Unity Day du quatre-vingt-sixième étage, et s'enfuie en courant. Elle a une ou deux choses à mettre au clair.

o.O.o

Murphy tient en place le sac de sable dans lequel Bellamy frappe de toutes ses forces. Il a réussi à convaincre son ami de venir s'entraîner, où il dirait tout à Octavia. Et s'il y a bien une chose que Bellamy ne peut se permettre, c'est que sa sœur soit au courant.

Il avait cru que se défouler sur un punching-ball lui ferait du bien, or ce n'est pas le cas. À chaque coup qu'il donne, il la revoit énervée, il sent ses hanches sous ses mains, ses lèvres sur les siennes et...

« Bellamy... »

Bellamy relève la tête, surpris. Il ne s'attendait pas du tout à voir Clarke ici. À moins qu'il soit tellement énervé que son cerveau lui joue des tours.

« Wow... » Laisse échapper Murphy en donnant une tape sur l'épaule de son ami, « Elle est revenue bien plus vite que je l'pensais. »

Bellamy cligne des yeux. Non, il ne rêve pas. C'est bien Clarke qui se tient devant lui dans son jean moulant et son t-shirt gris un peu trop grand.

« Je peux te parler ? » demande-t-elle d'une petite voix.

Murphy lui adresse un sourire d'encouragement et s'éloigne vers le fond de la salle alors que Bellamy rejoint Clarke à l'extérieur. Ils font quelques pas en silence, tous deux visiblement gênés puis Clarke prend la parole.

« Écoute, Bellamy, je voulais m'excuser pour hier... »

Le jeune homme s'arrête brusquement. Alors comme ça elle regrette hein ? Elle va voir ce qu'elle va voir !

« Tu n'as pas besoin de t'excuser Clarke, car moi je ne... »

« Non, laisse-moi parler, s'il te plait... J'avais bu, beaucoup trop et je n'ai pas la moindre idée de comment ça a pu arriver alors je tiens à m'excuser si j'ai pu faire quoi que ce soit qui... »

Elle ne parvient pas à finir sa phrase tant elle se sent honteuse. Bellamy lui lance un sourire gêné que Clarke interprète à sa manière.

« Oh non, ne me dis pas que... Je suis désolée Bellamy si j'ai fait quoi que ce soit de trop envahissant ! La vérité c'est que je ne me souviens de rien, la fin de la soirée est tellement floue, je me suis réveillée ce matin dans mon lit sans savoir où j'étais, et ta sœur et Raven qui me disent qu'on s'est disputé hier soir et qui s'imaginent les pires trucs et... »

Mais Bellamy n'écoute plus un mot. Il a décroché au moment où elle a dit qu'elle ne se souvenait plus de la fin de la soirée. Alors quoi ? C'était tellement nul qu'elle ne se rappelait plus l'avoir embrassé ?

« Clarke. » dit-il en posant sa main sur son bras, et Clarke frémit à ce contact. « Il ne s'est rien passé d'important. Tu avais bu, j'avais bu, on s'est peut-être disputé, mais c'est tout. Tu n'as rien à te reprocher. »

Le sourire rassuré de Clarke lui serre le ventre. Heureusement qu'elle a tout oublié, sinon elle ne se jetterait certainement pas dans ses bras à ce moment même. La jeune femme ne tarde pas. Elle s'en va d'un pas léger, se trémoussant presque devant Bellamy qui voit sa patience mise à rude épreuve.

Murphy l'attend, impatient de savoir ce qui a été dit. Bellamy se remet en place, frappant de nouveau le sac de sable que lui maintient Murphy.

« Elle ne se souvient pas. »

Murphy se retient de rire. Avec un peu de chance, Bellamy va faire la gueule toute la journée. S'il y a bien un truc qui l'énerve plus qu'on lui résiste, c'est qu'on ne se rappelle pas de ce qui a pu se passer. Mais étrangement, Bellamy sourit. Ça n'annonce rien de bon.

« La pauvre... » Soupire Murphy. « Tu ne comptes pas y retourner quand même ? »

Quelle question ? Bien sûre qu'il ne va pas abandonner. Il va prendre Clarke pour cible, va jouer avec sa tête et ses sentiments et ne s'arrêtera pas tant qu'elle ne viendra pas en rampant à ses pieds.

Ce n'est plus qu'une question de jours.

o.O.o

Un jour de congé à l'A.R.C., ce n'est vraiment pas amusant. Raven est de nouveau avec Wick, Octavia et Atom se cachent dans un coin et Bellamy est en pleine séance de sport entre mecs.

Clarke soupire. Vautrée sur son canapé, elle ne sait pas quoi faire. Elle a bien essayé de peindre, mais elle n'arrive à rien, tout ce qu'elle crée ne lui parait pas concluant. D'où elle est, elle discerne très bien les canevas qui jonchent le sol de son atelier.

Qu'est-ce qu'elle aurait fait avant ? À bien y réfléchir, elle n'aurait rien fait. Avant elle n'avait pas le temps. Elle ne sortait pas avec ses amis quand elle s'ennuyait, elle ne leur proposait pas une virée cinéma ou d'aller traîner au parc, tout simplement parce qu'elle n'avait pas le temps. Elle passait ses heures perdues plongée dans son travail pour être la meilleure. Le travail fait oublier la peine, c'est bien connu.

Mais aujourd'hui, cette peine est moins forte, et elle ne va plus à l'université. Alors elle s'ennuie. Clarke roule sur le côté. Son regard se pose sur la table ordinateur devant elle. Et puis non. Elle n'a pas envie de traîner sur son canapé toute la journée. Du moins pas toute seule.

Après avoir enfilé ses chaussures et vérifié que ce n'est pas trop le bazar, Clarke quitte son appartement. Sur le Pont, elle croise quelques agents qui la saluent. Depuis la veille, les gens la remarquent. Normal. Elle a agi contre la volonté de Jaha, entraînant derrière elle plusieurs agents de l'A.R.C.

Elle emprunte l'ascenseur et descend quelques étages plus bas. Ces logements sont bien différents des autres. Il n'y a pas d'agents qui circulent, pas de chercheurs qui discutent, pas Octavia qui court dans tous les sens.

Il y a des gens comme elle, des gens en jean, en chemise, en robe, en short, des gens qui traversent lentement le Pont sans voir ce qui s'y trouve, des gens qui se promènent calmement, discutent d'une voix posée, se sourient lorsqu'ils se croisent. Tout le contraire de ce que Clarke connait.

À sa grande surprise, il y a une réceptionniste à la sortie de l'ascenseur. Clarke s'en approche. La femme lui adresse un grand sourire.

« Mlle Griffin, que puis-je pour vous ? »

Clarke se fige. Comment connait-elle son nom ? Hum... Peu importe. La jeune femme blonde lui fait part de sa requête, auquel la réceptionniste semble se faire un plaisir de répondre.

Étonnée par cette rencontre, Clarke emprunte le chemin indiqué. Ici, les murs gris ont été remplacés par de la peinture beige et la moquette par du parquet, la lumière et douce, et des plantes pendent des murs.

Absorbée par ce qu'elle voit autour d'elle, Clarke en rate presque la porte. Soixante-dix-huit mille dix-sept. Bon à savoir. Elle replace la manche de son t-shirt sur son épaule et frappe. Pourquoi tout ce stress Clarke ?

Elle sursaute lorsque la porte s'ouvre, mais très vite, le sourire revient sur son visage. Le garçon brun qui se tient devant elle à l'air étonné, surpris, comme pris la main dans le sac.

« Clarke... » S'exclame-t-il d'une voix peu enjouée.

« Salut Monty ! Moi aussi je suis contente de te voir ! Jasper est là ? »

Monty jette un coup d'œil par-dessus son épaule et Clarke en profite pour essayer d'apercevoir ce qu'il se passe chez eux.

« Clarke ! » s'écrit Jasper en déboulant. « Tu tombes bien, on venait te voir ! »

Le jeune homme l'attrape par le bras et l'entraine dans le couloir, laissant Monty fermer la porte bien vite, totalement pétrifié. Clarke fronce les sourcils face à ce comportement mais se laisse entraîner. Sans qu'elle s'en rende compte, ils rejoignent son appartement à elle.

« Le nôtre est en plein aménagement... » dit Jasper en haussant les épaules.

Clarke ignore sa plaisanterie et leur ouvre la porte. Aussitôt, Jasper court jusqu'au canapé, dans lequel il se laisse tomber après avoir roulé sur le dossier.

« Un véritable espion... » Plaisante Clarke en refermant la porte derrière elle. « Vous voulez boire quelque chose ? »

« Un 007 ! » crie Jasper de sa place.

« Et pourquoi pas une vodka martini ? » soupire Clarke en attrapant la brique de jus d'orange.

« Au shaker alors, pas à la cuillère ! »

Monty se retient de ne pas rire, mais la tête exaspérée de Clarke a raison de lui. Il prend les verres qu'elle lui tend et va les poser sur la table basse.

« Ça pose pas de problème de mettre ça là ? » demande Monty. « L'écran tactile ne va pas en prendre un coup ? »

« J'en sais rien... » avoue Clarke. « Mais si c'est le cas, je suppose qu'ils enverront des super espions techniciens... N'est-ce pas Jasper ? »

Son ami lève un pouce en l'air tout en continuant à siroter son verre. Clarke secoue la tête. Ses amis et leurs esprits tordus lui ont manqué. Elle n'arrive pas à croire qu'elle les a laissé se faire kidnapper par Collins. Pire, elle s'en veut de ne pas avoir remarqué leur absence. Une larme roule sur sa joue et vient s'écraser sur sa main.

« Clarke ? » demande Monty alors qu'il remarque son amie pleurer.

Les deux jeunes hommes se précipitent à ses côtés pour la prendre dans leurs bras. Alors que Monty fait de son mieux pour la réconforter, Jasper entreprend de la faire rire, mais c'est peine perdue, Clarke est inconsolable.

« Je suis tellement désolée... » Lâche-t-elle entre deux sanglots. « Vous étiez en danger et je n'en avais pas la moindre idée ! Je vous ai laissé croupir trois semaines au fond d'un cachot au G.R.O.U.N.D. sans me préoccuper d'avoir de vos nouvelles et je... »

« Wow ! Eh Clarke calme toi ! » S'écrit Jasper. « On a pas du tout été maltraité ! »

« Au contraire ! » poursuit Monty avec un grand sourire. « La première semaine, on a fait tous les motels des environs, puis on a passé deux jours dans un B&B, avant d'être transférés dans un chalet au Canada, qu'on a quitté y a trois jours ! »

Clarke sèche ses larmes d'un rêver de manche.

« Mais... » Bégaye-t-elle. « Je t'ai vu blessé, Jasper... »

« Oh ça ? Non je m'étais pris la poutre du bureau de Monty. Le livreur de pizza venait de toquer. »

« Et tu sais comment il est dans ces cas-là... » Ajoute Monty, provoquant les rires de son amie.

Par-dessus ses épaules, Jasper adresse un clin d'œil à son meilleur ami. Clarke sourit, c'est le principal. Elle n'a pas besoin de savoir ce qui s'est vraiment passé, Kane le leur a promis. En aucun cas ils n'ont souhaité que Clarke soit mise au courant. Ce qu'ils ont subi pendant ces trois dernières semaines a été aussi pénible pour eux qu'il le serait pour elle s'il arrivait qu'elle le sache.

Non pas qu'ils aient menti pour les motels. Finn leur a fait visiter la région pendant une quinzaine de jour, c'est vrai. Seulement, ils préfèrent taire leur petit séjour sous terre, au cœur de la base principale du G.R.O.U.N.D. à Washington.

« Alors dis-nous Clarke... Qu'est-ce qu'on a manqué de ta nouvelle vie pendant ces trois semaines ? » Demande Monty en tendant à la jeune femme son verre.

Clarke essuie les dernières larmes qu'elle a sur les joues, prend une gorgée de jus d'orange puis raconte quelques histoires à ses amis. Le sauvetage de Bellamy, son arrivée à l'A.R.C., sa rencontre avec Raven et Octavia, le reste de l'équipe, comment Kane lui a assigné Bellamy comme superviseur alors qu'elle venait de réussir — et brillamment ! — le test d'entrée, les longues heures d'entrainement qu'il lui a infligé, puis comment ils se sont tous investies pour les secourir.

Jasper arbore désormais un sourire en coin. Ses yeux passent de Clarke à Monty qui, lorsqu'il capte son regard, comprend exactement ce qui amuse son ami.

« Hum dis-moi, Clarke... »

« Oui ? »

La jeune femme ouvre de grands yeux. Quand Jasper fait cette tête, c'est que quelque chose se prépare. Et quand Monty se retient de pouffer, c'est que ce quelque chose ne va pas lui plaire.

« Y'a beaucoup de Bellamy dans ton histoire... »

Les joues de Clarke rougissent, et Jasper est très content de son petit effet. Son sourire s'agrandit alors que Clarke tente de dissimuler sa gêne en baissant la tête. Monty tousse avec exagération et Jasper soupire. Sous les yeux incrédules de Clarke, il sort de sa poche un billet et le tend à son ami.

« On avait parié. Cinquante balles que Blake te plaisait. J'ai pas été assez perspicace à ce niveau-là... » Avoue Jasper, sans se départir de son sourire.

Clarke les fusille du regard alors qu'ils s'amusent de la situation. C'est faux, complètement faux même ! Bellamy ne lui plait pas ! Il est arrogant, lunatique, surprotecteur puis absent, égocentrique, moqueur, tellement beau, macho... Attends une minute Clarke ! " Tellement beau " ?! Vraiment ?!

Monty et Jasper regardent leur amie passer du rouge écarlate au blanc livide. Quoi qu'il se passe dans sa tête, ça a l'air intense...

« On dit juste, » continue Jasper, enfonçant le couteau dans la plaie, « que tu as passé le dernier mois à ses côtés, c'est normal qu'il te plaise Clarke. Puis d'un autre côté, qui ne ferait-il pas succom... Ouch ! » S'écrit-il lorsqu'il reçoit un coussin dans la figure.

Clarke éclate de rire. Ses amis lui ont manqué. Et même s'ils passent leur temps à se moquer d'elle, elle est contente de les avoir retrouvés.


Hum ... Pitié ne me tuez pas ... Pas ma faute hein si Clarke ne tient pas l'alcool et que ses amis sont des chimistes fous ...
Pas ma faute du tout ... U.U

Bon, malgré ça, j'espère que ce chapitre vous aura plu :) Malgré le fait que le Bellarke ne semble pas pour tout de suite ;)

J'attends avec impatience vos reviews, qui je l'espère, seront aussi nombreuses qu'au chapitre précédent. C'est très encourageant, et ça fait toujours plaisir ;)

Je vous remercie une dernière fois, pour vos messages, et à ceux qui suivent cette fiction et qui l'ont mis en favoris, vous êtes géniaux !

Sur ce, je vous souhaite un bon week-end, et pour ceux qui suivent mon autre fiction, De Retour Sur Terre, la suite arrive d'ici peu ;)