Bonsoir à tous :)

Oui, ça fait un petit ( un loooooooong ) moment que je n'ai rien publié. Ceux d'entre vous qui ont vu mon message du mois d'octobre, vous êtes au courant, pour les autres, un petit problème informatique ( je suis nulle avec ça, pas ma faute ... ) a entrainé la disparition de tous mes écrits, et une grosse déprime. En ajoutant à cela ma première année à la fac, et le temps considérable que ça prend ( vive l'architecture, youhou ! ... ) j'ai mis un temps fou à m'y remettre.

Mais c'est reparti ! Bon, j'ai pas la moitié des chapitres perdus, mais j'ai bien avancé dans la réécriture, de cette fiction en tout cas. Pour ce qui est de De Retour sur Terre, je ne vous promets rien pour l'instant. J'attends les vraies vacances, qui ne sauraient tarder, pour m'y remettre également.

Je n'ai aucune nouvelle de ma correctrice préférée, alors si elle passe par ici, avant de voir mon mail, je suis désolée

Une dernière petite chose et après je vous laisse lire ce chapitre, ce qui suit est le texte originel... Oui, pitié ne me tapez pas, mais j'avais complètement oublié que j'avais un chapitre en attente de correction, et donc un chapitre ayant survécu au massacre...

Enfin bref ...

Bonne lecture ;)


Previsously ... Alors que Clarke, Bellamy et Murphy épluchent les archives de l'usine d'Isaac Felmann ( tué par Gustus quelques chapitres plus tôt ( me demandez pas pourquoi, j'ai oublié ), ils apprennent que Finn a refait surface, et se lancent immédiatement à sa poursuite. Direction, l'université de Clarke, où il rôde dans l'espoir de capturer la jeune femme. Clarke est donc forcée de retourner sur le campus qu'elle a quitté dans la précipitation ( Finn avait surgit en plein amphi, menaçant les élèves du bout de son pistolet ) et fait exploser la moitié du parking dans la foulée ( Bellamy et ses méthodes de travail ... Hum, Bref ! ). Ce n'est pas la joie, d'autant plus que les élèves ( surtout les filles ) sont très intrigués par elle, et par le jeune homme qui se tient à ses cotés, ne la quittant pas d'une semelle. Entre un Bellamy à l'humeur changeante, Murphy sur la trace de Lexa et Raven occupée avec Gustus, Clarke finit par tomber dans les griffes de Finn. Dans sa fuite, elle découvre Bellamy, en mauvaise posture, mais à eux deux, ils parviennent à se débarrasser des terriens. Petit problème, Finn a disparu. De son côté, Octavia découvre enfin ce que manigancent Jasper et Monty. De retour à l'Arche, Kane n'est pas content d'apprendre que leur cible a encore pris la fuite, mais se calme lorsque Clarke lui explique que tout est de sa faute. Comment ça de sa faute ? Bellamy était prêt à assumer pleinement ses actes, et lorsqu'il demande des explications à la jeune femme, ce n'est pas des réponses qu'il obtient, mais une déclaration de guerre. Car Clarke a décidé de jouer elle aussi.


Clarke est réveillée par quelqu'un qui tambourine à sa porte. Un coup d'oeil à sa montre lui indique qu'il est bientôt sept heures. La jeune femme laisse échapper un bâillement. Elle quitte son lit avec difficulté, aussitôt saisie par le froid qui règne dans son appartement.

On frappe toujours à la porte. Clarke attrape un sweat-shirt dans son armoire et l'enfile. Toujours en pyjama, elle descend les escaliers, puis se dirige vers la porte. L'insistance que montre l'intrus la force à courir. Le porte coulisse, laissant apparaître une silhouette. Grand, musclé, cheveux bruns, yeux noir, petit sourire au coin des lèvres, regard amusé.

« Bellamy... » soupire Clarke, se poussant pour le laisser passer.

« Joli pyjama, Princesse. » plaisante-t-il en désignant ce que porte Clarke d'un signe de tête.

La jeune femme soupire en regardant son short à carreaux et ses chaussettes de pyjamas. Encore heureux qu'elle ait pu enfiler un pull !

« Pas d'humeur à c't'heure-ci. » grogne Clarke. « Café ? »

Bellamy laisse échapper un petit rire. Il semblerait que la Princesse ne soit pas du matin. Il accepte une tasse, après tout, vu ce qui les attend, il en aura bien besoin, puis prend place au bar, à quelques sièges de Clarke.

« Tu n'aurais pas pu enfiler un truc ? » s'exclame soudain Bellamy alors que son regard revient sans cesse sur les jambes de sa coéquipière.

Clarke lui lance un regard noir. Ne pas la chercher à cette heure si matinale. Noté.

« Je dis ça pour toi, Princesse. Kane ne va pas tarder à nous appeler... »

La jeune femme en laisse presque tomber sa tasse. Elle jète un coup d'oeil inquiet vers le salon, mais la communication ne s'est pas encore affichée. Avec un peu de chance, elle a le temps de... Les verres des fenêtres s'opacifient et le bureau de Kane apparait.

Clarke se traine jusqu'au canapé, sa tasse dans la main et s'enroule dans l'un des plaids posés sur l'accoudoir. Là, sirotant son café, tout juste rejoint par Bellamy, Clarke est prête à découvrir qu'elle sera leur prochaine mission. Car il est bien évident que Bellamy n'est pas venu frapper chez elle à cette heure-ci pour prendre un café. Quoi qu'avec lui, on ne sait jamais...

Kane semble sérieux, comme toujours. Il leur explique rapidement les enjeux de leur mission, que Clarke n'écoute que d'une oreille, trop endormie pour tout comprendre. Quelques mots lui parviennent au cerveau " Jake ", " entreprise ", " Felmann ", " avocat ".

« Une couverture ? » demande machinalement Clarke.

« Bellamy tu te présenteras comme Maître Cameron, Wick est déjà en train de t'inscrire dans les fichiers du barreau. Clarke tu l'accompagneras en tant que Mademoiselle O'Brien, sa secrétaire. »

Le dernier mot la fait tiquer. Elle qui n'a pas écouté un traître mot de ce qu'a pu dire Kane, la voilà qui se réveille.

« Attendez ! Je suis supposée me faire passer pour sa secrétaire ?! » s'écrit-elle en pointant négligemment Bellamy du pouce.

Ce dernier éclate de rire. L'air consterné de Clarke est absolument hilarant.

« Avoue-le Princesse, tu en rêvais depuis des lustres ... »

Clarke regarde tour à tour Bellamy puis Kane, un air effaré sur le visage. Kane soupire. Ces mômes vont le rendre dingue.

« Clarke. Ce sont les ordres. Et les ordres, ça ne se discute pas. Soyez prêts à onze heures. Votre rendez-vous est à midi. »

Et sur ces mots, Kane raccroche. Clarke n'a toujours pas digéré ce qu'il vient de se passer. Elle aimerait bien savoir qui est celui qui invente les couvertures, juste pour lui faire passer le goût du pain.

Bellamy s'étire, lui aussi aurait bien dormi quelques heures de plus. En d'autres situations, Clarke aurait profité du spectacle, mais là, elle ne pense qu'à la journée d'humiliation que le jeune homme va lui infliger.

« Je crois que je vais rester un peu sur ton canapé. Ça ne te dérange pas, Princesse ? » plaisante-t-il en enlevant ses chaussures pour s'allonger, scrutant le visage de Clarke pour y lire ses réactions.

« Fais ce que tu veux, moi je vais me recoucher. » maugrée Clarke en repoussant le plaid qu'elle avait sur les genoux.

Bellamy la regarde passer devant lui et se diriger vers les escaliers qui mènent à sa chambre.

« Tu veux peut-être que je t'accompagne ? » propose-t-il d'un ton joueur.

Clarke s'arrête au milieu des marches. Elle se tourne vers lui et le regarde fixement, comme souvent incapable de dire s'il plaisante ou pas.

« Tu squattes déjà mon canapé, Bellamy. Évite de trop en profiter. » dit-elle enfin avant de regagner son lit.

o.O.o

Vers dix heures, Octavia reçoit un appel sur son bracelet. Plutôt un appel au secours en provenance de Clarke.

« Hum... » soupire Octavia. « Il faut que j'y aille... »

Monty et Jasper apparaissent sur le seuil de la porte. L'un porte un plateau rempli de verrerie de laboratoire, l'autre frotte sa blouse couverte de poussière. Leur petite expérience a encore raté, mais cette fois-ci, ils ont contenu l'explosion.

« Déjà ? » demande Jasper, une pointe de déception dans la voix.

Octavia éclate de rire. Elle est chez eux depuis la veille. Elle les a regardé une bonne partie de la nuit alors qu'ils se lançaient dans leurs expériences explosives. À vrai dire, elle n'a pas bien compris pourquoi ils faisaient ça. Il semblerait que ce soit quelque chose sur quoi ils travaillent depuis des mois et Finn les kidnappant leur a fait prendre un retard considérable.

« Je ne dirais rien de vos passe-temps. » promit Octavia en leur adressant un clin d'oeil.

Sur ce, elle s'éloigne, sa veste sous le bras. Jasper la regarde jusqu'à ce qu'elle quitte l'appartement et reste encore un instant sans bouger. Monty lui donne un coup de coude dans les côtes, provocant les exclamations de son ami.

« Tu baves. » dit-il en haussant les épaules.

Bien sur que non il ne bave pas. Il regardait juste la petite Octavia Blake si pleine de joie, qui leur a tenu compagnie toute la nuit.

« Je tiens à te rappeler qu'elle est la sœur de Monsieur Blake. Tu sais ? Le type baraqué que Clarke suit dans des mission suicides ! » continue Monty en rangeant la verrerie dans le lave-vaisselle.

Mais Jasper n'écoute pas. Un sourire idiot sur les lèvres, il retourne à leur laboratoire improvisé, l'image souriante d'Octavia encore marquée dans son esprit.

Sourire qui n'est en rien comparable à celui qui se dessine sur les lèvres d'Octavia quelques minutes plus tard alors que Clarke lui annonce la nouvelle.

« Ce n'est pas drôle, O' ! » soupire Clarke.

Au contraire, ça l'est. Octavia regarde à tour de rôle Clarke, enfoncée dans son fauteuil et Bellamy, vautré sur le canapé de cette dernière. La situation est bien trop amusante pour qu'elle ne puisse pas en profiter.

« Tu vas m'aider ou quoi ? » grogne Clarke en croisant les bras sur sa poitrine.

Elle regrette aussitôt sa question lorsqu'elle voit le sourire d'Octavia se transformer en le petit rictus des Blake. Avant qu'elle n'ait le temps de dire quoi que ce soit d'autre, Octavia a mis Bellamy à la porte et entraîne son amie vers son placard.

o.O.o

Lorsque l'image de Finn apparait sur ses écrans, et que la correspondance est signalée par une sonnerie stridente, Wick sursaute. Il parlait tranquillement avec Raven. Aussitôt, le regard de la jeune femme s'assombrit.

« Je contacte Kane. » dit-elle d'une voix grave.

Il la regarde disparaitre dans le couloir et se met tout de suite au travail. En quelques minutes, il a l'itinéraire de Finn affiché sur un des écrans supérieurs et recherche, à l'aide de probabilités, les endroits où il pourrait se rendre. Raven revient, un air inquiet sur le visage.

« On part en mission... » soupire-t-elle.

Wick ramasse ses affaires en quelques minutes. Un ordinateur, une radio, une antenne, quelques câbles, il fourre le tout dans un sac et suit Raven jusqu'au quarante-septième étage.

Kane est là, en compagnie de Wells. Il leur explique brièvement leur mission : ramener Finn.

« En cas de problème, vous ne pourrez contacter personne. Murphy est en mission avec Miller et Mbege, et Clarke et Bellamy viennent de partir. Compris ? »

Kane ne les laisse pas répondre, il les presse jusqu'à leur véhicule et leur ordonne de se dépêcher. Alors que Wells s'installe au volant, Raven à ses côtés, Wick envahit la banquette arrière avec tout son matériel. Ils en auront besoin pour traquer Finn.

Wells et Raven n'en sont pas à leur première mission tous les deux. Depuis plus de quatre ans, ils ont été entraînés ensemble, par Jake, puis par Marcus. Sans pour autant l'apprécier, les autres ont toujours vu en Wells un agent prometteur, ce qui lui a peut-être valu toutes ces railleries. Raven a apprit à le connaître un peu mieux que les autres. Avant qu'elle ne rejoigne l'équipe de Miller et Mbege, elle assistait Wells sur la majorité de ses missions. Mais avec la rivalité entre Wells et Bellamy, puis l'arrivée de Clarke à l'A.R.C., le fils du directeur se fait de plus en plus discret, toujours en mission, très peu à l'Arche où il ne reste que pour faire son rapport à Kane.

Ils roulent depuis quelques minutes et personne ne dit mot. Derrière, Wick pianote sur son ordinateur à la recherche de Finn.

« Alors ? » demande Wells. « Clarke et Bellamy ? »

Raven cache son étonnement en tournant la tête vers la fenêtre. Elle ne sait pas trop comment comprendre cette remarque. Surtout venant de la part de Wells.

« Elle passe son temps à l'accompagner en mission non ? »

« C'est son superviseur, Wells... » fait remarquer Raven. « Kane semble penser qu'elle apprendra mieux sur le terrain, et je peux te dire que ça lui réussit. »

Wells hoche la tête. Il ne dit plus rien jusqu'à ce qu'ils arrivent à l'endroit où Finn a été vu pour la dernière fois. Ils ont quitté le centre-ville depuis longtemps et s'arrêtent au pied d'un immeuble en briques rouges. Selon Wick, c'est quelques rues plus loin.

Raven descend de la voiture. Dans le coffre, elle trouve un sac rempli de munitions, et d'armes en tout genre. Elle fourre deux recharges dans les poches de sa veste et en passe à Wells puis elle se lance à la recherche d'un couteau. Elle en trouve, assez petit pour le glisser dans sa botte, ça lui servira en cas d'extrême urgence, et un second, qu'elle cache dans sa manche. Wells lui tend un gilet pare-balles qu'elle décline d'un petit sourire en coin. Sa veste rouge la protègera, comme d'habitude.

Une fois armés et après s'être assurés de Wick surveille le quartier, ils se dirigent vers l'adresse indiquée. Le quartier est désert, quelques passants longent les immeubles de briques rouges, le regard collé au sol, leurs sacs serrés contre eux.

« C'est là. »

Ils s'arrêtent devant un bar. La devanture en bois est vieille, on l'a repeinte en vert il y a peu, les carreaux sont propres et les fleurs qui bordent les fenêtres dégagent une douce odeur. Jamais on ne croirait que Finn serait rentré là-dedans. Le Underground, fait le coin du bâtiment. Il n'y a personne devant, et l'intérieur est trop sombre pour qu'on y distingue quoi que ce soit.

« Les femmes d'abord. » dit Wells en s'inclinant devant Raven avec un petit sourire.

Raven lève les yeux au ciel. C'est toujours la même excuse. Ils disent tous " les femmes d'abord " pour ne pas être les premiers à se retrouver dans la merde. Mais elle ne fait aucune remarque, pose sa main sur la poignée, et ouvre la porte.

Ils pénètrent dans le bar. Une forte odeur de tabac flotte dans l'air, mêlée à celle de la bière. Le peu de lumière leur fait plisser les yeux. Un moment, ils s'avancent à l'aveuglette. Le joyeux raffut qui règne ici s'arrête dès que la porte claque derrière eux. Les hommes, accoudés au bar, se sont tus, ils ont levé le nez de leurs verres pour dévisager les deux intrus, ceux qui disputaient une partie de billard se sont tournés vers l'entrée, le buste toujours penché sur la table, tout comme les quelques clients qui déjeunent. Tous ont les yeux rivés sur eux.

Et au milieu de tout cela, assis au bar et n'ayant pas relevé la tête quand ils sont entrés, Finn apparait désormais. Il quitte sa place pour s'avancer au centre de la salle, un sourire malsain sur les lèvres. Raven déglutit, quelqu'un vient de se glisser entre eux et la porte, les empêchant désormais de sortir.

« Wells... » grogne-t-elle en se rapprochant de son coéquipier.

« Je sais. » répondit-il entre ses dents.

« Qu'est-ce qu'il se passe les gars ? » demande Wick à travers leurs oreillettes.

« Il se passe qu'on vient d'atterrir dans un bar de grounders. » soupire Raven en sortant son arme de son étuis.

o.O.o

Bellamy tape nerveusement le sol de son pied. Voilà une demi-heure qu'ils sont là et toujours rien. On les a installé dans un bureau en leur assurant qu'on allait les recevoir d'ici peu, mais ils attendent depuis.

Clarke observe Bellamy du coin de l'oeil. Le jeune homme a gardé son manteau, posé sa mallette à ses pieds, et désormais à moitié affalé dans son fauteuil, les coudes sur les accoudoirs et les mains croisés sur son torse, il détaille attentivement le bureau.

Ils n'ont pas prononcé un mot depuis qu'ils sont entrés, tous deux forts conscients qu'avec un peu de chance, on les observe. Clarke ne s'en trouve pas dérangée, au contraire, elle potasse son rôle. Elle se tient droite, jète de temps à autre un coup d'oeil à sa montre, remet correctement les manches de son blaser ou le pli de sa jupe, puis vérifie qu'ils n'ont reçu aucun message de la part de Kane avant de replacer ses lunettes sur son nez, le tout en sentant le regard de Bellamy se poser régulièrement sur elle.

« Navré de vous avoir fait attendre. » dit une voix masculine dans leur dos.

Clarke sursaute et se lève aussitôt de son fauteuil, alors que Bellamy prend son temps avant de faire quoi que ce soit. Il détaille l'homme qui se tient devant eux et qui fait le tour de la pièce pour prendre place derrière son bureau. Grand, large d'épaule, bedonnant, il doit avoir une cinquantaine d'années à un juger par sa calvitie et les quelques poils blancs qui parsèment sa barbe de trois jours.

« Maître Cameron. » se présente Bellamy en tendant sa main par dessus le bureau.

L'homme la lui sert avant de poser son attention sur Clarke. La jeune femme se sent soudainement prise de panique. Doit-elle se présenter ? Lui sourire ? L'ignorer ? Tant de questions qui n'auraient pas lieu d'etre si seulement Kane ne l'avait pas mise dans cette situation.

« Ma secrétaire, Mademoiselle O'Brien. Mais nous ne sommes pas là pour ça. » tranche Bellamy d'une voix sèche. « Monsieur Montgomery, vous avez certainement entendu parlé du décès de Monsieur Isaac Felmann ? »

« Hum... Oui, fort regrettable... » répond le-dit Monsieur Montgomery en détachant son regard de Clarke. « Un de nos plus fidèle client. »

« C'est pour cela que nous sommes ici. » poursuit Bellamy.

Il fait signe à Clarke de sortir les documents de son sac. La jeune femme s'exécute, sentant le regard pesant du banquier sur elle, et la colère de Bellamy.

« Nous avons trouvé votre nom dans plusieurs de ses dossiers. » explique Clarke en tendant les copies à Bellamy. « Or certaines expériences n'ont pas de financement déclaré. Nous espérions que vous seriez dans la capacité de nous apporter quelques renseignements... » continue Clarke en sortant enfin une liste des projets.

Monsieur Montgomery s'en saisit. Il la parcourt rapidement, alors qu'une ride se forme sur son front. Son regard remonte en haut de la liste pour la lire une seconde fois.

« Pouvez-vous me rappeler le nom de votre cabinet, je vous prie ? » demande-t-il sans quitter des yeux la liste.

« Cameron et associées. » répond docilement Bellamy.

« Hum... Oui... Ces projets me disent bien quelque chose, mais de nom. Il se peut que Monsieur Felmann nous en ai parlé, nous avions accès à la totalité de ses expériences au même titre que celles que nous financions. Mais cette liste que vous me présentez n'a rien à voir avec mon entreprise. Je suis bien désolé. »

Il réunit les dossiers et rend le tout à Clarke.

« Si c'est tout ce que vous aviez à me demander, je vais vous raccompagner. »

Bellamy récupère sa mallette et fait signe à Clarke qu'ils y vont. Monsieur Montgomery contourne son bureau et leur fait signe de passer devant lui. Il leur ouvre et la porte et s'apprête à serrer la main de Bellamy, quand celui-ci se ravise.

« Une dernière chose... » dit-il, un sourire se dessinant sur ses lèvres.

Il sort de l'intérieur de sa veste une photo et la tend à l'homme.

« Connaissez-vous cet homme ? »

Monsieur Montgomery jète à peine un coup d'oeil à la photo que son regard s'assombrit. Il la rend à Bellamy d'un geste sec et les presse dehors.

« Je vais vous demander de partir à présent. »

« Mais bien sûre... » sourit Bellamy. « Navré d'avoir abusé de votre temps. »

La porte claque derrière eux alors qu'il range la photo dans sa veste. Sans un mot, ils se dirigent vers l'ascenseur. Par chance, la cabine est vide et Clarke y entre, Bellamy à sa suite. Les portes se referment devant eux avant que qui que ce soit ne les rejoignent.

La jeune femme s'accorde un instant de répit. Ses épaules s'affaissent, elle s'appuie contre la paroi de l'ascenseur, se tenant sur un pied puis sur l'autre.

« Tu as fini de gigoter ? » demande Bellamy avec amusement.

« Non. Maître Blake. Je n'ai pas finis. Ces chaussures sont un supplice. » grogne Clarke en jetant un regard dépité sur ses escarpins noirs.

La porte de l'ascenseur s'ouvre et deux personnes s'engouffrent dans la cabine, forçant Bellamy et Clarke à se rapprocher l'un de l'autre.

« À vrai dire, à part m'inciter à regarder tes jambes, ces talons ne sont en aucun cas mon problème... » murmure-t-il à son oreille, sans que les deux avocats en pleine discussion ne sourcillent.

L'ascenseur s'arrête à nouveau deux étages plus bas, et les deux hommes descendent, laissant Clarke et Bellamy seuls. La jeune femme lance un regard noir à son coéquipier qui demeure très proche d'elle.

« À vrai dire, c'était l'idée de ta sœur. Alors je considère que c'est de ta faute. » répond Clarke en se décalant d'un pas sur le côté.

Le rez de chaussé arrive bien rapidement et les deux agents quittent l'ascenseur pour déboucher dans un hall de réception bondé. Clarke ne voit même pas la porte avec cette masse de monde, mais elle se dirige vers le flux de personne avant de se rendre compte que Bellamy ne la suit pas.

« Que se passe-t-il, encore ? » soupire Clarke en se retournant vers lui.

o.O.o

Raven se rapproche de Wells. En d'autre situations, le jeune homme aurait trouvé cela amusant, mais à ce moment là, il n'a pas envie de rire.

À vrai dire, le regard que leur lance Finn lui donne froid dans le dos. Les grounders se sont rapprochés, les encerclant. Wells en dénombre ainsi une vingtaine, c'est jouable. Il sent Raven se rapprocher encore un peu de lui, sans quitter Finn de yeux.

La jeune femme se tient droite, les bras serrés le long du corps, regardant Finn d'un air de dédain. Wells n'était pas proche de Raven lorsque Finn les a trahis, mais il sait que ça a affecté l'équipe. Il ne peut imaginer à quel point elle a souffert. Pourtant, elle a réussi à tirer profit de cette douleur et s'est noyée dans le travail, s'améliorant de jours en jours, gravissant les échelons. Aucun obstacle ne semblait trop haut pour elle.

Cependant, à cet instant, Wells perçoit le léger tremblement qui agite sa main. C'en est probablement trop pour elle. Raven a besoin d'un défis, c'est leur seul moyen de s'en sortir.

Wells détaille attentivement la pièce. Tous ces hommes étaient là pour se détendre, du moins il l'espère, parce que si ses agents luttent contre le gouvernement en chemise hawaïenne, le G.R.O.U.N.D. a de sérieux problèmes. Certains sont assez imposants, mais la majorité reste des adversaires raisonnables. Tant mieux. Plus vite ils règlent ça, et plus vite ils peuvent ramener Finn à l'A.R.C. pour l'interroger. Le plus gros problème reste néanmoins le gros colosse qui leur bloque la sortie. Son cas est à régler d'urgence.

« Tu le sens bien ? » demande Wells en se penchant vers Raven.

La jeune femme, les mains sur les hanches, jauge d'un rapide regard les hommes présents autour d'eux. Avec un peu de chance, Finn sera leur plus gros problème.

« Le premier à dix ? » propose-t-elle, un sourire aux lèvres.

« Ça me va ! »

À ces mots, Wells se retourne, attrape la brute épaisse qui se tient derrière eux, le fait passer par dessus lui et l'envoie s'écraser contre le bar.

« Belle manière de commencer une bagarre ! » admet Raven.

Son pistolet à la main, un couteau dans l'autre, elle est parée à abattre le premier qui lui sautera dessus. Wells s'est jeté au centre du cercle, affrontant un par un, si ce n'est tous à la fois, les grounders qui veulent se mesurer à lui, sous les yeux de ceux qui se réservent pour la fin.

Un cri de rage retentit et Raven sent quelqu'un se jeter derrière elle. Elle se penche en avant, faisant plonger le grounder au-dessus d'elle. Il a à peine touché le sol, qu'elle l'abat d'une balle.

Hum... Mauvaise idée. Les quelques grounders pas encore à terre, qui ne s'étaient pas mêlés à la bagarre, reportent leur attention sur elle. Raven déglutit. Elle va passer un sale quart d'heure.

Sous les yeux amusés de Finn, qui a repris sa place au bar, Raven et Wells se battent désormais dos à dos. Pendant que l'un frappe de toutes ses forces, l'autre tire dans tout ce qui bouge. Jambe, ventre, épaule ou tête, Raven n'épargne personne.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demande Wick à travers les oreillettes.

« C'est pas le moment là... » grogne Wells en parant un coup.

Il pousse son assaillant qui trébuche dans les chaises éparpillées. Entre deux coups de points évités et un troisième dans le ventre, Raven s'assure que le grounder ne les dérange plus. Le tir retentit, ranimant la rage de ceux qu'elle combat.

« Et de quatre ! » s'exclame Wells en fracassant la tête d'un type contre le bar.

« Tu te traines ! » souffle Raven entre ses dents. « C'est mon cinquième. » ajoute-t-elle en retirant son couteau du torse d'un grounder, qu'elle envoie s'écraser aux pieds de Finn.

« Mais qu'est-ce qu'il se passe ? » s'écrit Wick d'une voix suppliante.

Les deux agents sont un peu trop occupés pour répondre. Wells tente de ne pas se faire empaler par une queue de billard alors que Raven encaisse un coup dans la mâchoire. Elle chancèle un instant et se rattrape au bord du bar. Le regard flou, elle aperçoit Finn à sa droite. Ce dernier lui lève son verre, un petit sourire aux coins des lèvres. Raven ne comprend que lorsqu'elle sent les mains du barman se serrer autour de son cou, et la tirer par dessus le bar.

Les jambes qui pendent dans le vide, les mains agrippées à celles de l'homme qui cherche à l'étrangler, Raven parvient à prendre assez d'élan pour balancer ses jambes au dessus d'elle. Surpris, le grounder la lâche alors qu'elle pivote au dessus du bar pour arriver sur son dos. Il s'écroule sous le poids, et Raven en profite pour lui coller une balle dans le dos. Il n'avait pas hésité à l'attaquer quand elle avait le dos tourné.

Wells est en mauvaise posture. Deux grounders l'ont piégé dans un coin. Raven ne pense pas aux risques de blesser Wells si l'un d'entre eux bouche. Elle tire et les corps s'écroule.

« Je les avais ! » proteste Wells.

« Ça fait huit ! » répond Raven en haussant les épaules.

o.O.o

Octavia quitte la salle de sport lorsqu'elle aperçoit Kane longer le Pont. Balançant son sac sur son dos, elle s'élance derrière lui.

« Octavia. » dit Kane, habitué aux apparitions de la jeune femme.

« Mon frère est rentré ? » demande Octavia, visiblement pressée.

« Bonjour à toi aussi, Octavia... » soupire Kane en s'arrêtant devant l'ascenseur.

« Oh oui... Bonjour ! Alors ? Est-ce que Bellamy est rentré ? »

Kane fronce les sourcils. Pourquoi tant de hâte ? Les portes s'ouvrent et il fait signe à Octavia de passer la première.

« Alors ? » s'impatiente Octavia.

Kane regarde la cabine s'élever et les agents qui se pressent autour du Pont s'éloigner. Une plateforme monte un avion jusqu'à la piste sur le toit, alors qu'un hélicoptère attend en vol stationnaire pour pouvoir atterrir.

Il se tourne vers Octavia. Elle a tellement changé. Elle ne ressemble en rien à la petite fille qu'elle était cinq ans plus tôt, quand son frère l'a ramenée sur son dos.

« Il n'est pas encore rentré. Veux-tu que je te prévienne quand... »

« Non non, c'est bon. J'attendrais. » répond Octavia avant de se précipiter vers la porte qui vient de s'ouvrir.

Kane soupire. Cette gamine ne cessera de l'étonner. La cage d'ascenseur s'élève encore plus haut, jusqu'à atteindre le centième étage. Le bureau de Jaha est déjà occupé. Abby et Callie discutent avec le directeur de l'A.R.C. Kane ne prend pas la peine de frapper. Il tourne la poignée et entre.

« Vous vouliez me voir ? » demande-t-il après avoir salué ses deux collègues.

Jaha lui fait signe de s'assoir. Il regarde un instant son bureau, déplace d'un millimètre un stylo pour l'aligner avec un autre, puis pause ses coudes sur la table, joint ses mains et se tourne vers Kane.

« C'est à propos de Bellamy Blake. »

Kane s'efforce de ne rien dire. Bellamy n'a jamais été trop apprécié de la direction. Il a toujours été reconnu comme un excellent agent, cependant, il n'a jamais su se soumettre à une autorité. Aider Clarke à secourir ses amis lui a valu de fortes représailles, bien que Jaha ait été forcé de reconnaître une fois de plus ses capacités. Mais Kane sait que son agent est susceptible de se faire congédier à tout moment.

Jaha ne poursuit pas toute suite, sondant le regard et l'attitude de son agent. Kane s'est raidit, attendant le verdict.

« Nous commençons à nous demander s'il n'a pas une mauvaise influence sur Clarke. »

o.O.o

Le feu passe au vert et Bellamy démarre en trombe. Il jète un coup d'oeil à Clarke, qui regarde la route, silencieuse. Elle a ôté ses talons et sa veste, remonté ses manches et défait son chignon, laissant ses cheveux retomber sur ses épaules.

Personne ne dit mot dans la voiture, chacun ruminant ses pensées. Clarke sait à quel point Bellamy est contrarié. Gustus était présent dans le hall. C'était lui que le jeune homme avait vu. Le grounder s'était échappé quand il les avait reconnu et Bellamy s'était lancé à sa poursuite.

Une main sur le volant, l'autre crispée sur la boîte de vitesse, Bellamy roule désormais bien au dessus des limitations de vitesse. Il n'a qu'une envie, rentrer chez lui, s'ouvrir une bière et se laisser tomber dans son canapé. Quand il pense qu'il a laissé Gustus leur filer entre les doigts ! Le grounder a habillement profité de la foule pour disparaitre. Bellamy venait à peine de déboucher sur la rue que l'homme s'était fondu dans la masse.

« Tu crois qu'il sait quelque chose ? » demande Clarke, pour essayer de détendre l'atmosphère.

« Oui. »

Clarke soupire. Le trajet s'annonce des plus joyeux. Bellamy peut être une telle tête de mûle quand il veut. La jeune femme se tourne sur son siège et appuie sa tête contre la vitre. Assise de la sorte, elle peut observer Bellamy sans tourner la tête. Son coéquipier regarde la route, tout en lui traduisant son énervement : sa mâchoire contractée, la veine qui pulse à sa tempe, son regard noir, sa conduite nerveuse.

« Tu as fini de me regarder ? » grogne Bellamy sans détacher son regard de la route.

Clarke ne peut s'empêcher de sourire.

« Quoi ? » demande Bellamy en se tournant vers elle cette fois-ci.

La sourire de Clarke s'élargit.

« Tu as faim ? » s'enquiert-elle pour changer de sujet. « Je paye le repas si tu arrêtes de faire la gueule. »

Bellamy pile brusquement. Les voitures se sont arrêtées devant lui. Il en profite pour scruter le visage de Clarke. Mais la jeune femme semble très sérieuse, malgré ce petit sourire qui reste aux coins de ses lèvres. L'autoradio affiche treize heures quarante-deux.

« Kane nous attend. » fait remarquer Bellamy sans quitter Clarke des yeux.

Elle hausse les épaules.

« Il n'aura qu'à nous attendre encore une petite heure ou deux. » répond Clarke, prenant cela pour un oui.

Bellamy démarre. Il semblerait que la Princesse ne soit pas si droite, si sage et si parfaite qu'elle ne l'était au premier abord.

o.O.o

Wells a rejoint Raven derrière le bar. Ce qui paraissait être un excellente protection s'est révélé être le pire des pièges. Les grounders se rapprochent dangereusement du bar. La seule chose qui les retient d'attaquer, c'est Finn. Il boit tranquillement sa bière, sans se préoccuper de ce qui se trame autour de lui.

« Vous voyez comme il est facile pour moi de vous piéger ? » dit-il entre deux gorgées. « Un mot de ma part et vous êtes morts. »

Raven lève les yeux au ciel. Qu'est-il arrivé au Finn qui voulait se battre pour la paix ? L'homme qui se tient devant elle n'est qu'un menteur. Il bluff, elle en est persuadée.

« Alors qu'est-ce que tu attends ? Il serait temps que tu rappliques. J'ai tué huit de tes hommes. Attends un peu, je serais ravie de faire de toi le dixième. »

Finn éclate d'un rire théâtral. Il fait signe au grounder le plus proche de Raven de les désarmer, elle et Wells. L'homme lui arrache son arme des mains. Alors qu'il se penche pour vérifier qu'elle ne porte pas d'autre arme, Raven en profite. D'un coup de genoux dans le menton elle le force à relever la tête, pour lui fracasser une bouteille sur le front.

« Ça, ça fait neuf... » soupire Wells.

Finn déglutit.

« Tu ferais bien de nous laisser partir, Finn. » dit Raven, penchée derrière le bar alors qu'elle récupère son pistolet.

« Et si je vous laissais plutôt régler ça entre vous ? » propose-t-il en désignant les cinq grounders restant.

Raven se tourne vers Wells. L'arme qu'elle a récupéré ne lui servira à rien. Elle est vide. Finn profite de ces quelques secondes pour s'éclipser. D'un commun accord, Wells se lance à sa poursuite, repoussant les grounders qui se jètent sur lui.

La jeune femme se retrouve de nouveau seule, encerclée de grounders. Elle attrape autant de bouteilles qu'elle peut en porter derrière elle, et saute par dessus le bar. La chute est rude, une bouteille se brise et Raven ignore la douleur causée par le bris de verre qui s'est enfoncé dans son bras. Elle l'arrache, réprimante un cri.

Bien que ralentie par son bras, elle évite les coups de ses adversaires autant qu'elle le peut, versant en même temps l'alcool autour d'elle. Dans un dernier effort, elle repousse un grounder qui dans sa chute en entraîne un autre. Alors Raven s'élance aussitôt. Un briquet dans la main, elle court vers la porte. La flamme brûle déjà au bout de son bras. La jeune femme n'a pas passé le seuil de la porte qu'elle lance le briquet derrière elle.

Elle traverse la rue quand le bâtiment explose derrière elle. Une fois sur le trottoir d'en face, elle s'autorise à regarder par dessus son épaule. Personne ne sort du bistrot.

Raven se laisse tomber par terre. Son bras saigne désormais abondamment. Les gens se pressent vers elle. Milles questions fusent. Vous allez bien ? Que s'est-il passé ? Êtes-vous blessée ? Raven les écartent d'un geste de la main.

« Laissez-moi passer ! » s'écrit quelqu'un, et Raven reconnait la voix de Wells.

Son coéquipier s'agenouille à ses côtés. Il vérifie l'état de son bras puis l'aide à se relever. Ils ne peuvent pas rester là, la police ne va pas tarder, et les grounders non plus.

« Et Finn ? » demande Raven en se laissant emmener.

Wells secoue la tête, désolé.

Finn a encore filé.


J'espère que ça vous a plu. Il y a un peu moins de Bellarke dans ce chapitre, mais j'avais envie qu'il y ait de l'action, alors exploiter le duo Raven / Wells s'est avéré parfait.

J'ai hâte de savoir ce que vous en avez pensé, si j'ai encore quelques lecteurs de ci de là. En tous cas, ( j'ai oublié de le dire là haut ) je vous remercie pour vos messages de soutient, ça a finit par payer ;)

Aucune idée de quand sera posté le prochain chapitre. J'en ai quelques uns d'avance, mais ça bloque un peu, alors autant attendre pour avoir des publications plus régulières :)

Je vous préviens d'avance, les nouveaux chapitres sont hyyyyyper longs ! Enfin ils me semblent longs sur word, peut-être qu'avec la mise en page du site, ils le seront moins, alors pas trop de faux espoirs s'il vous plait x) Je préviens juste quoi ;)

Voila voila, ça m'a fait super plaisir d'être de retour à nouveau, comme a dit Octavia ( oui oui, je vais oser ... j'en ai honte moi-même )
I'm back bitches !

Sur ce, et après cette citation des plus philosophiques, je vous laisse, j'ai des chapitres à réécrire moi ...

Bisous à tous et à bientôt :)