Plus tard dans la journée, alors que Bruce était réveillé depuis peu, Dick se réveillé à son tour. Il devait être deux heures de l'après-midi. Il enleva la veste qui le recouvrait et se dirigea vers la salle à manger. Là il fut surpris de voir Kate en compagnie de Bruce.

Dick : Kate? Mais qu'Est-ce que tu fais là?

Bruce : Ah Dick, enfin avec nous!

Kate : Bonjour Dick, comment vas-tu?

Dick : Euh bien mais qu'Est-ce que tu...

Kate : Je suis désolé si je te surprends mais comme j'étais levée depuis un moment, je suis venue voir ton père, il avait oublié sa cravate parmi mes paquets cadeaux. Je suis venu lui rendre.

Dick : Je vois et bien si tu veux bien patienter, je vais aller me préparer. Bruce tu peux venir s'il te plait.

Bruce : J'arrive, si tu veux bien nous excuser Kate.

Kate : Je vous en prie.

Il sortit de table et alla rejoindre Dick dans le couloir qui lui sauta dessus.

Dick : Mais tu es complètement dingue, tu crois que je n'ai pas compris que t'as fait exprès de laisser ta cravate pour qu'elle vienne te la rendre?

Bruce (essayant d'empêcher son fils de l'étriper) : Et bien comme tu voulais la revoir, je me suis dit que peut être je pouvais te rendre ce petit service.

Dick : Mais ça va pas? Tu es complètem…..

Kate : Dick, monsieur Wayne, tout va bien, j'ai entendu crier.

Dick : C'est rien Kate, je me suis cogné dans un vase.

Bruce : Oui ne t'inquiètes pas tout va bien.

Kate : Bon très bien.

Elle repartit dans la salle à manger en compagnie d'Alfred. Dick lâcha son père et il se dirigea vers la salle de bain tandis que Bruce redescendait les escaliers pour revenir dans la salle à manger.

Kate : Vous êtes sûr que tout va bien?

Bruce : Oui ne t'inquiètes pas, Dick est parti se changer.

Kate : Ah bon d'accord.

Alfred : Tenez mademoiselle, en attendant la venue de monsieur Dick.

Kate : Je vous remercie Alfred mais il va falloir que je mette au sport un de ces jours, je vais finir par prendre du poids.

Alfred : Je vous rassure tout de suite, vous êtes dans une ligne parfaite.

Kate (souriante) : Merci

Elle but le verre de citronnade offert par Alfred, elle le finit pile au moment où Dick redescendait les escaliers.

Dick : C'est bon, je suis prêt.

Bruce : Et si tu faisais faire un tour de la maison à Kate?

Kate : Je ne voudrais surtout pas déranger.

Bruce : Rassure-toi, tu ne déranges personne et puis je n'ai rien de prévu aujourd'hui.

Dick : Ok dans ce cas, tu me suis Kate?

Kate : J'arrive, euh…

Alfred : Laissez, je vais m'en occuper.

Kate : Merci bien.

Elle avança jusqu'à Dick puis ils firent le tour de la maison. Bruce continua de boire son café en compagnie d'Alfred.

Alfred : Je crois que monsieur Dick ne vous pardonneras pas d'avoir fait cela.

Bruce : Peut-être mais je suis qu'il est heureux d'être avec Kate. Je l'aime bien, elle est charmante et très polie. Je me dis que Dick devrait prendre exemple sur elle quelques fois.

Alfred : Sans doute monsieur, sans doute.

Bruce : Bien Alfred, il faut que j'aille à la cave, si jamais on me demande, dîtes que j'ai pris un appel dans mon bureau.

Alfred : Bien monsieur.

Bruce se dirigea vers l'horloge et disparu. Non loin de là, au premier étage.

Dick : Là c'est le couloir qui conduit à ma chambre et celui d'en face là-bas conduit à celle de Bruce.

Kate : Votre maison est vraiment gigantesque. Si tu n'étais pas là, je me serais déjà perdue.

Dick : Alors ne me lâche pas, je ne voudrais pas te perdre non plus.

Kate (souriante à Dick) : on continue?

Dick : Oui allons par-là, tu vas voir quelle vue on a depuis la plus grande fenêtre de la maison. Tu peux voir toutes les rues avoisinantes.

Kate : Dépêchons-nous, j'ai hâte.

Ils se dirigèrent ainsi vers le plus haut étage de la maison. Pendant ce temps, très loin en dessous.

Bruce : Alors c'est là que se trouve la deuxième formule. Je vais tâcher d'accentuer les systèmes de sécurité.

Alfred : Monsieur, les enfants commencent à se demander où vous êtes.

Bruce : J'arrive Alfred d'ici deux minutes le temps de régler un dernier détail. Voilà, j'arrive.

Il remonta par l'ascenseur secret après s'être assuré que les enfants ne se trouvaient pas dans les parages. Il retourna dans la salle à manger où il les croisa.

Dick : Ah Bruce, on sort Kate et moi. On va au centre commercial.

Bruce : C'est pour ça que vous me cherchiez?

Kate : Oui je pensai qu'il valait mieux vous prévenir avant de sortir de la maison au cas où vous vous inquièteriez.

Bruce : Et bien merci de m'avoir prévenu, voulez-vous qu'Alfred vous dépose?

Dick : Non merci Bruce, on va y aller à pied, il fait beau se serait dommage de ne pas en profiter.

Bruce : Bien dans ce cas, bonne promenade. Ramène le moi en un seul morceau Kate.

Kate : Pas de problème monsieur Wayne. Au revoir.

Bruce : Au revoir les enfants.

Les deux adolescents sortirent de la maison et prirent la route du centre-ville. Bruce retourna à la cave pour vérifier les systèmes de sécurité de la deuxième formule.

À la fin de la journée, après avoir raccompagnée Kate chez elle, Dick partit avec Bruce à l'entreprise de produits chimiques Labotin à l'Est de la ville. Après avoir enfilé leurs costumes, ils sautèrent dans la batmobile. Une fois sur place, ils surveillèrent les environs.

Robin : Je ne vois toujours rien, tu es sur que c'est bien la seule entreprise où on peut trouver la deuxième formule chimique, euh la euh…

Batman : Oui j'en suis sûr et certain, la dimétéide est dans l'enceinte de cette entreprise de recherche en laboratoire. Contrairement à la furcamile, elle est autorisée dans les médicaments thérapeutiques. Mais si les deux formules chimiques venaient à entrer en contact, ce serait une catastrophe.

Robin : Tu as prévenu la police?

Batman : Pas avant d'être sûr que le Joker a bien ce plan en tête. Attention, il y a quelqu'un là-bas.

En effet, devant l'entrée de l'entreprise de recherche en laboratoire, se trouvait un homme. Il faisait trop sombre pour qu'il le voie mais quand il entra par effraction, ils n'avaient plus de doute. Ils descendirent de la batmobile et le suivirent aussi près que possible sans se faire remarquer. Ils arrivèrent ainsi dans une des nombreuses salles de l'entreprise.

Le voleur s'y était introduit en déroutant le système de sécurité avec un appareil électronique. Il s'était précipité vers les réfrigérateurs qu'il ouvrit à la recherche de la formule chimique. Une fois trouvée, il tenta de sortir mais fut arrêter par Batman et Robin qui se mirent sur sa route. Quand il alluma la lumière, ils furent surpris de tomber sur le Joker en personne.

Batman : Vous?

Joker : Eh bien oui, à force de mettre mes collaborateurs en prison, je suis obligé de me débrouiller tout seul ou presque.

Batman fut assommer par derrière et Robin s'écarta rapidement mais le Joker l'envoya voler dans le mur.

Joker : Et moi qui pensais que vous vous attendriez à ça, enfin je ne suis jamais trop seul, n'Est-ce pas Harley?

Harley : Tout à fait mon chou.

Joker : Décidément elle est trop mignonne pour que je la laisse toute seule. Allons-nous-en.

Harley : Je te suis mon chéri.

Joker : Arrête de m'appeler comme ça ou je te défigure encore plus.

Les deux gangsters quittèrent l'entreprise de recherche en laboratoire avec la formule laissant derrière eux un Batman à demi conscient qui se réveille doucement et un Robin complètement écrasé dans le mur encore dans les pommes. Batman se relève et prend Robin dans ses bras, il retourne à la batmobile et tente de retrouver la trace du Joker mais il ne le trouve nulle part, il lui avait une fois de plus échappé. Il ramena Robin à la batcave.

Batman : Dick? Dick! Est-ce que tu m'entends?

Dick était dans un état de semi éveillé. Bruce lui retira son costume ainsi que le sien et le ramena dans sa chambre. Il le mit au lit après s'être assuré que tout aller bien. Il éteignit la lumière puis sortit.

Alfred : Comment va monsieur Dick

Bruce : Pas très bien malheureusement, il va avoir un gros mal de tête demain en plus d'une magnifique bosse à l'arrière de la tête.

Alfred : Faut-il que j'aille m'occuper des soins?

Bruce : Euh oui allez y Alfred, je vais aller voir ce que peux faire pour empêcher les plans du Joker.

Alfred : Bien monsieur.

Ils se séparèrent et Bruce retourna à la batcave tandis qu'Alfred alla chercher la trousse de secours. Il monta à l'étage et se dirigea vers la chambre de Dick. Il frappa puis entra. Dick était toujours dans un état semi conscient même si il avait l'air de bientôt s'endormir.

Alfred (se penchant vers Dick) : Monsieur Dick, je vais m'occuper de votre bosse derrière votre tête. Veuillez m'excuser mais il va falloir que je vous lève.

Le majordome souleva l'enfant sans aucuns problèmes même si il dormait à moitié. Il sortit la trousse de secours et nettoya la blessure de Dick qui finit par s'endormir dans les bras d'Alfred. Ce dernier le rallongea et sortit de la chambre.

Le lendemain, quand il se réveilla, Dick avait un affreux mal de tête. Il descendit doucement les escaliers en se cramponnant à la rampe tellement la tête lui tournait. Bruce l'aperçut et alla à sa rencontre. Il souleva Dick dans les airs et l'amena en bas des escaliers. Il le posa ensuite sur le canapé du salon et s'assit à côté de lui.

Bruce (regardant derrière la tête de Dick) : Pas trop mal.

Dick (se massant la tête) : J'ai l'impression d'avoir eu la tête écrasé comme un jambon entre deux tranches de pain.

Bruce : Alfred va t'amener une aspirine et aujourd'hui tu restes à la maison, je ne veux pas que tu mettes le nez dehors, tu as reçu un sacré coup.

Dick : Ok de toute façon je ne veux pas voir Kate dans cet état.

Bruce : Très bien.

Il reposa la tête de Dick délicatement sur le coussin du canapé et sortit du salon. L'adolescent prit aspirine servie par Alfred et s'endormit de nouveau. Alfred le recouvrit d'une couverture et le laissa dormir. Bruce quant à lui alla régler quelques affaires commerciales. À l'heure du midi, Dick se réveille et va jusqu'à la table de la salle à manger après réclamation de la part de son estomac. Il se traîna littéralement jusqu'à la table à laquelle il dut se tenir pour ne pas tomber.

Alfred (retenant Dick avant qu'il ne tombe) : Vous devriez rester dans le canapé monsieur.

Dick : Je voudrais bien mais mon estomac me crie dessus tellement il a faim.

Alfred (soulevant Dick comme si il soulever une plume) : Dans ce cas, je vous servirais votre repas directement dans le canapé. (Reposant Dick sur les coussins) maintenant restez là et ne bougez pas, je reviens tout de suite.

Dick : Très bien Alfred. Oh ma tête!

Le major d'homme ressortit du salon et se dirigea vers la cuisine où il se dépêcha de préparer le plateau repas de Dick. Ce dernier, toujours assis dans le canapé, continuait de se masser le crâne. Alfred revint quelques minutes plus tard avec le plateau dans les mains. Il le posa sur la table du salon et laissa l'adolescent seul pour manger. À la fin de la journée, Dick vit son mal de tête diminuer et il s'empressa d'appeler Kate. Ils discutèrent jusqu'à vingt-deux heures quand il fut l'heure pour Dick d'aller se coucher sur ordre de son père.

Bruce : Aller dépêche-toi de t'endormir, il faut que tu sois en pleine forme pour demain.

Dick : Mais pourquoi de toute façon il ne se passe rien.

Bruce : Peut-être mais tu as besoin de te reposer.

Dick : Mais je n'ai plus mal à la tête, c'est fini.

Bruce : Tu n'as peut être plus mal mais la bosse est toujours là et tant qu'elle sera là, tu ne bougeras pas de cette maison et tu ne verras pas Kate. Alors qu'Est-ce que tu préfères?

Dick : Bon ça va j'y vais (baillant) de toutes façon je ne vais pas m'endormir aussi facilement …. Je… (Silence)

Bruce remonta les couvertures sur Dick qui s'était finalement endormi. Il sortit de la chambre et redescendit au rez-de-chaussée. Il croisa Alfred en allant dans le salon. Il s'assit sur le canapé quand le téléphone sonna. Alfred décrocha.

Alfred : Maison Wayne j'écoute?

Kate : Bonsoir monsieur Alfred, c'est Kate à l'appareil.

Alfred : Mademoiselle Kate, je suis heureux de vous entendre, que se passe-t-il?

Kate : Oh rien rassurez-vous, je voulais simplement savoir si Dick allait bien, je lui ai parlé tout à l'heure au téléphone mais il avait une voix étrange. Je me suis inquiété mais il m'a dit que ce n'était rien. Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en lui, loin de là mais j'ai préféré appeler monsieur Wayne pour en être sûr.

Alfred : Rassurez-vous monsieur Dick va très bien, il dort en ce moment mais si vous le désirez je peux vous passez monsieur Wayne?

Kate : Est-il occupé?

Alfred (s'apercevant que Bruce n'était plus là) : Je crains que oui.

Kate : Dans ce cas ne le dérangez pas, votre parole me suffit. Et bien désolé de vous avoir déranger et je vous souhaite une bonne soirée.

Alfred : Bonne soirée à vous aussi mademoiselle. Au revoir.

Kate : Au revoir monsieur Alfred.

Elle raccrocha le téléphone et Alfred fit de même. Il se retourna mais ne voyait Bruce nulle part. Il comprit vite qu'il devait se trouvait dans la cave. Il prit l'ascenseur secret caché derrière l'horloge puis descendit. Dick à l'étage dormait toujours.

Alfred : Monsieur, mademoiselle Kate viens d'appeler au sujet de monsieur Dick.

Bruce : Que voulait-elle?

Alfred : Elle voulait simplement s'assurer que monsieur Dick allait bien car elle était inquiète.

Bruce : Elle n'a pas de soucis à se faire. Il va bien il dort profondément en ce moment.

Alfred : Oui je le lui ai dit mais elle aurait sans doute préféré l'entendre de votre bouche. Même si elle a confiance en moi, je suis sûr que venant de vous, cela l'aurait réconforté complètement car malgré tout, le doute subsiste chez elle et c'est normal.

Bruce : Comment ça?

Alfred : Monsieur Dick l'a appelé alors qu'il avait encore un peu mal à la tête et à entendre sa voix, elle s'est tout de suite inquiétée.

Bruce : Très bien, je la rappellerai demain matin pour lui dire que tout va bien.

Alfred : Que nenni monsieur, elle ne veut pas vous déranger, je lui ai dit que tout aller bien et elle a approuvée. Elle ne veut déranger personne.

Bruce : Bon très bien.

Alfred (apercevant l'écran de l'ordinateur) : Je vois que vous êtes toujours à la recherche du Joker.

Bruce : En effet, il prépare une bombe meurtrière et je dois tout faire pour l'en empêcher.

Alfred : Ceci est du ressort de la police monsieur.

Bruce : Vous savez que je ne dénigre pas la police de la ville mais le temps qu'elle comprenne ce que le Joker veut faire avec ces formules chimiques, il sera trop tard pour l'arrêter. Il faut que je trouve l'endroit où le Joker et son train pourrait être en ce moment. J'essaie de les localiser mais je n'y parviens pas.

Alfred : Peut-être avez-vous besoin de faire une petite pause monsieur.

Bruce : Pas le temps pour les pauses Alfred (il mit son masque) le Joker ne va pas s'accorder de pause lui. Je pars faire la ronde habituelle, surveiller Dick en mon absence.

Alfred : Bien monsieur.

Batman : Je ne veux pas qu'il bouge de son lit.

Alfred : Bien monsieur. Faites attention à vous monsieur.

Batman : Allons Alfred, Est-ce que je ne fais jamais attention quand je sors?

Alfred : Si monsieur mais je préfère en être sûr.

Batman : A plus tard Alfred.

Il sauta dans la batmobile et sortit de la batcave. Alfred remonta dans la maison des Wayne. Il alla voir Dick au premier étage, quand il ouvrit la porte, Dick était assis sur le bord de son lit.

Alfred : Vous devriez rester couché monsieur. Il est tard.

Dick : Oui je sais mais je dois aller faire ma ronde avec Bruce.

Alfred : Maître Bruce est déjà partit monsieur et il m'a expressément demandé de garder un œil sur vous. Vous ne devez pas quitter le lit.

Dick : Il est partit sans moi, ce n'est pas vrai.

Alfred : Monsieur, c'est pour votre bien que maître Bruce tient à ce que vous restiez au lit maintenant je vous serez gré de bien vouloir vous coucher.

Dick (se levant) : Désolé Alfred mais j'en ai assez de rester au lit, je ne suis plus un enfant. Je vais rejoindre Batman.

Alfred : Monsieur je dois faire en sorte que vous restiez au lit, je vous le demande encore une fois, veuillez rester couché sinon je serais contraint d'intervenir.

Dick : Qu'est-ce que vous allez faire Alfred, me prendre et me jeter dans le lit? Non, désolé. Excusez-moi mais il faut que j'y aille.

Alfred (refermant la porte de la chambre sur lui et Dick) : Dans ce cas monsieur vous ne me laissez pas le choix. Je vais être obligé d'intervenir. Veuillez-vous recouché immédiatement.

Dick sauta sur le pan de la fenêtre de sa chambre qu'il ouvrit, il s'apprêtait à sortir son grappin quand Alfred l'attrape par la taille. Il le serre si fort que Dick en lâche sa ceinture qu'il avait prise en dessous de son lit. Alfred amena ensuite Dick près de son lit. Il attrapa le cou de Dick tout en maintenant son bras droit derrière son corps.

Alfred : Veuillez m'excusez pour ce que je vais faire mais cela est pour votre bien.

Il tordit légèrement le cou de Dick qui craqua sous la pression. Dick n'eut pas le temps de s'en rendre compte qu'il tomba dans les pommes. Alfred le lâcha et le reposa dans le lit puis le recouvrit avec les couettes. Il redescendit les escaliers. Quelques heures plus tard, Bruce revient de sa ronde habituelle dans Gotham. Il croisa Alfred près de la table où il faisait encore du ménage.

Alfred : Maître Bruce, votre ronde s'est-elle bien passée?

Bruce : Oui, je n'ai toujours pas réussi à mettre la main sur le Joker. Comment va Dick?

Alfred : J'ai été contraint de pousser monsieur Dick à s'endormir contre son gré.

Bruce : Vous voulez dire que vous…

Alfred : En effet monsieur, j'y ai été contraint, il voulait sauter par la fenêtre pour aller vous rejoindre.

Bruce : Oh bon sang je n'y crois pas, la seule fois où vous m'avez fait cette prise, le lendemain je m'en suis rappelé. Je n'arrivais même plus à me lever. Je vais aller le voir et on s'expliquera demain. Bonne nuit Alfred.

Alfred : De même monsieur.

Il quitta Alfred pour aller dans la chambre de Dick au premier étage de la maison. Il entra dans la chambre et retrouva Dick sous les couvertures, dormant paisiblement. Il s'approcha de lui et regarda derrière son cou. On y voyait parfaitement la trace des doigts d'Alfred ainsi qu'une belle rougeur qui laissera apparaître un hématome dès le lendemain. Bruce reposa la tête de Dick sur les oreillers et s'apprêtait à se lever quand il sentit une pression sur son bras. Il se retourna et aperçut Dick, réveillé.

Dick : Tu es parti faire la ronde sans moi.

Bruce : Tu n'étais pas en état de venir, tu t'es endormi quand on se parlait.

Dick : Ouais c'est vrai mais je voulais venir.

Bruce : Tu sais, Kate a appelé tout à l'heure, tu lui as fait peur quand tu lui as téléphoné, à entendre ta voix elle a cru que quelque chose t'étais arrivé. Heureusement Alfred l'a rassurée.

Dick (essayant de se lever) : Elle a appelé?

Bruce (le repoussant sur ses oreillers) : Reste coucher, ne t'inquiètes pas Alfred lui a dit que tout aller bien. C'est bon.

Dick (réfléchissant) : Désolé.

Bruce : Désolé? Pourquoi? Pour avoir essayé de sauter par la fenêtre pour venir rejoindre Batman ou pour ne pas avoir écouté Alfred quand il t'a dit de rester au lit?

Dick : Ben je crois que c'est pour les deux.

Bruce : Si je te dis de rester coucher ce n'est pas pour rien, tu as pris un gros coup sur la tête et tu as besoin de repos. Rendors-toi, nous reparlerons de tout ça demain.

Il se leva et sortit de la pièce laissant Dick seul dans sa chambre. Il ne tarda pas à se rendormir. Bruce alla dans sa propre chambre pour aller se coucher.