Disclaimer : Hormis mes OC, l'univers et les personnages de TIGER&BUNNY appartiennent à Masakazu Katsura et aux studios Sunrise !
Bêta-Lectrice : Ma fabuleuse et extraordinaire Siamoise : Sayuri-Geisha :3


Chapitre VIII : La Fureur d'un Homme perdu

C'est avec le souffle coupé que les partisans d'Aiden l'écoutèrent dans son bureau. La posture droite et les yeux grands ouverts, ils paraissaient complètement obnubilés par les propos qu'il tenait.

- Nous ne pouvons oublier les actes barbares de nos ennemis ! Ils ont humilié nos pères ainsi que nos mères, et n'ont cessé de rabaisser nos frères et nos sœurs !

Jouer des sentiments et de l'ego de ses sujets pouvait s'avérer être un jeu d'enfant pour le manipulateur. Avec ses gestes brusques et violents, et ses expressions cherchant la compassion, il savait tirer son épingle du jeu.
Et cela faisait effet.

- Regardez donc à quoi on nous a conditionnés. Trouvez-vous normal qu'un Next soit dans l'obligation d'utiliser ses dons pour le bien des humains ?! Je refuse ! Il est hors de question que nous soyons les esclaves d'une société qui ne nous accepte que pour le compte des êtres faibles ! développa Aiden.
- Il a raison ! cria un de ses alliés. Pourquoi devrions-nous utiliser nos pouvoirs pour ces gens, sous peine d'être traité de monstre ?! C'est les mêmes qui gagnent et les mêmes qui perdent !

La pièce se noya dans un brouhaha de rage, ce qui satisfit le haut placé. Son plan fonctionnait parfaitement. Depuis qu'Ascelin avait usé de son pouvoir sur ces imbéciles, il était beaucoup plus simple de les influencer.

- S'il-vous-plaît ! tonna calmement le chef. Ne vous énervez pas de la sorte, voyons. Vous vous laissez trop guider par vos sentiments, tels des humains.

Cette remarque, frustrante aux yeux de l'armée de Next, scellèrent aussitôt leurs lèvres. Attendant qu'ils reprennent leur calme, Aiden se servit gracieusement une énième tasse de thé, puis la dégusta.

- Ne vous inquiétez pas, dit-il. Hier, je vous ai dit que cette réunion concernerait notre avenir. Et ce n'était pas un mensonge.

Il reposa délicatement sa tasse et ferma les yeux, offrant à ses collègues une expression douce et sereine, à la limite paternelle.

- Tout d'abord, j'aimerais vous demander quelque chose : d'après vous, pourquoi la race inférieure est persuadée que nous, Next, devons les aider ?
- Parce que nous sommes plus puissants ? tenta un Next quelconque.
- Ce n'est pas la réponse que j'attends.
- Parce qu'ils ont peur ?
- Ha, on se rapproche mais ce n'est pas ça.

Les sujets d'Aiden se perdirent dans leurs pensées, en pleine réflexion sur l'énigme que leur posait le supérieur. La grande aiguille sur l'horloge tourna trois fois, cependant aucune réponse ne résonna.
Jusqu'à ce que...

- Parce que les « Héros » ont habitué les humains à penser ainsi, déclara une des recrues.

Immédiatement, l'horloge sonna huit fois, comme pour féliciter l'homme de cette explication pertinente. Peu après, Aiden accompagna la dame du temps en tapant dans ses mains, un sourire comblé dessiné sur ses pommettes.

- Bravo ! C'est bel et bien ça ! s'exclama-t-il en riant.
- Pardonnez mon incompétence, mais je ne comprends pas..., avoua un autre Next.
- Vraiment ? C'est pourtant évident. Ne vous êtes vous jamais demandé à quoi ressemblerait la ville sans les protagonistes de Hero TV ? questionna Aiden
- Et bien...
- C'est à cause d'eux si les Next ont une réputation aussi contradictoire chez les humains, coupa-t-il. Nous faisons peur et nous sommes dangereux, mais si nous leurs venons en aide, alors nous sommes des Héros.

Ce commentaire tenait la route aux yeux des pantins. Et alors qu'ils s'apprêtèrent à débattre sur les derniers mots du chef, celui-ci ajouta :

- Enfin, j'appellerais plutôt ça « Bêtes de foire ». Pas vous ?

La phrase de trop.
Sonnant comme un appel à la rébellion, elle n'était en réalité qu'impertinence et insolence, cherchant vicieusement à irriter les marionnettes. Ce qui, bien entendu, se produisit.

- Il a raison ! hurla un des surhommes.
- Notre communauté est tournée en ridicule à cause des « Héros » ! rajouta un allié.
- C'est pathétique !
- Calmez-vous ! ordonna Aiden. Je sais que c'est honteux et frustrant. Mais ne vous ai-je pas dis que j'avais un plan ?

Quand le calme regagna les lieux, Howards se racla la gorge et reprit ses explications.

- Ceux qui travaillent pour Hero TV ne sont, en réalité, que des hommes manipulés par la société! Oui messieurs, ceux qu'on nomme « Héros » se pavanent de leur titre grotesque, mais sont apeurés, que dis-je, effrayés de ce que pourraient penser la race inférieure à leur sujet !
- Vous voulez dire qu'on les a conditionnés ? demanda un Next, curieux.
- Oui. C'est pourquoi nous devons les rallier à notre cause, affirma le menteur.
- Puis-je me permettre de vous demander comment ?
- Très simple : nous les appâterons, et pour cela, nous devons rester soudés. Il nous faudra plusieurs semaines, voire des mois, mais je vous assure que nous réussirons. Par ailleurs, est-ce que le Next qui manipule les programmes informatiques, ainsi que les ordinateurs, est là ?
- Moi monsieur ?

Aiden releva la tête en direction de la voix, et aperçut un homme plutôt grand et mince à la chevelure dorée. Le regard de ce dernier paraissait rêveur, à la limite égaré, toutefois dans ses pupilles pétillait une lueur de confiance et de loyauté sincère.
Le haut placé reconnut alors le Next qu'il cherchait, et la satisfaction se lit aussitôt sur sa figure. Dès à présent, les choses avanceraient à une vitesse incommensurable.

- Je vais vous détailler mon plan, à présent, souffla-t-il.


Elizabeth se tenait face à la porte du bureau d'Aiden, attendant patiemment que sa réunion se termine. En y repensant, beaucoup d'événements s'étaient produits ces derniers temps : son arrivée, les présentations, les explications sur son rôle... De plus, tant de responsabilités lui avaient été attribuées rapidement, comme si l'homme qu'elle convoitait lui accordait la plus grande confiance.
Cette idée réchauffa son cœur. Si cela s'avérait exacte, alors elle ferait tout son possible pour mener à bien la mission qu'on lui avait confiée.
Cependant, une question résidait dans son subconscient : que signifiait ce signe, en forme de serpent se mordant la queue, disséminé un peu partout dans la base ? Était-ce l'emblème de leur organisation ? Pourtant, ce dessin ne lui semblait pas inconnu.

Lorsque la porte s'ouvrit, la jeune femme sursauta, la ramenant ainsi à la réalité. Sans un mot, elle regarda les hommes sortirent du bureau d'Aiden, puis sentit une main chaude se poser sur son épaule quelques instants plus tard.

- Désolé, ça a pris plus de temps que prévu, murmura une voix fluette à son oreille.

A l'entente de ces mots, un frisson sillonna précipitamment l'échine d'Elizabeth. La voix d'Aiden parvenait toujours à faire son petit effet.

- N-Non, c-ce n'est rien ! formula difficilement la blonde, le feu aux joues. Ta réunion s'est bien passée ?
- Oui, très bien. Tout se déroule parfaitement. Nous n'avons pas été trop bruyants, j'espère ?
- Je n'ai rien entendu en tout cas !

A cette réponse, les lèvres de l'homme s'élargirent. Même s'il avait insonorisé les pièces lors de l'élaboration de sa cachette, il préférait rester sur ses gardes. Il réfléchissait trop, car même s'il ne se l'avouait pas, il craignait qu'Elizabeth entende ses véritables intentions. Il s'emprisonnerait alors dans son propre piège.
Heureusement, il savait Miss Lance sincère, il ne s'inquiétait donc pas outre mesure.


Les jours de juillet défilèrent à une allure impressionnante aux yeux des vacanciers, et finalement le mois d'août arriva.
En ce huitième mois de l'année, le soleil tapait toujours aussi fort sur la ville, et la plage voyait son quota de clients augmenter, ces derniers jours. Toutefois, contrairement à l'idée reçue, tous les habitants de Stern Bild ne profitaient pas de leur repos annuel.
En effet, les buildings d'entreprises restaient, comme à leurs habitudes, bondés d'employés épuisés et angoissés. Heures supplémentaires, pauses écourtées, coups de fils incessants, intolérance entre collègues, tel était le quotidien de ces salariés, prisonniers d'un business fastidieux.
Parmi eux se trouvait Ethan, qui occupait le poste de chargé de communication. Toujours absorbé par le rôle qu'on lui attribuait, il ne portait aucune attention à son entourage. Ses statuts de mari et de futur père ne paraissant guère importants aux yeux de femmes gourmandes, il continuait néanmoins à ignorer leurs avances.
Parallèlement, cela faisait plusieurs semaines qu'Ascelin espionnait discrètement Ethan, dans le but de connaître ses faiblesses et ses peurs afin de mieux le manipuler. Les informations ne pouvaient être plus croustillantes : sa proie manipulait la télékinésie, mais refusait d'en parler à son entourage pour des raisons encore inconnues, et son métier le forçait à rentrer tard dans la soirée. Ces trois renseignements suffirent aux yeux de l'espion, et il n'allait pas tarder à passer à l'action.
Mais d'abord, il devait prévenir Aiden.


- Si tu te sens prêt, alors je te laisse quartier libre, dit Howards, assis à son bureau.
- Je m'y mets ce soir alors, sourit Ascelin.

Ravi de voir que son ami prenait encore avec sérieux les missions qu'il lui attribuait, l'aîné s'apprêta à lui offrir ses plus beaux compliments. Néanmoins, quand il ouvrit la bouche, prêt à le féliciter en toute sincérité, trois coups sur la porte résonnèrent.

- Entrez ? proposa Aiden.

Elizabeth pénétra dans la pièce, une tasse de café dans la main. La fine fumée qui s'y échappait en dansant, prouvait que le nectar noir venait tout juste de sortir de la cafetière. À la vue de la jeune femme, qui s'avançait timidement vers le bureau, les deux hommes eurent une réaction des plus contradictoires : Aiden conserva son éternel masque princier, avec son sourire et son regard pétillant de douceur, tandis qu'une mine décontenancée apparut sur le visage d'Ascelin, et se décomposa peu à peu sous la colère et le dégoût.

- Je t'apporte un café..., murmura mademoiselle Lance, en posant la tasse sur le meuble.
- C'est gentil, merci, répondit calmement Aiden.

Suite à cet échange sans grand intérêt, Ascelin libéra un rire hautain et intimidant, dans le but d'attirer l'attention de cette maudite secrétaire.
Évidemment, cela fonctionna. Et quand la visée lui demanda gentiment si tout allait bien, il se tut un instant, réfléchissant aux mots qu'il emploierait pour enfoncer cette humaine dans le pire des embarras.

- Comment ? Ne me dis pas que tu n'es pas au courant ?! persifla-t-il.
- Que voulez-vous dire... ?

Ascelin ne répondit pas dans l'immédiat, préférant laisser Elizabeth mariner dans le doute et l'incompréhension. Un second rire de sa part, plus discret cette fois, résonna ensuite dans la pièce.

- Tu te prétends être la secrétaire de monsieur J. Howards, sans même savoir qu'il a horreur du café ? C'est la meilleure ! Se moqua-t-il, en la fixant prétentieusement.
- Heu... Je...

Honteuse de cette remarque, le teint de la jeune femme s'empourpra violemment, cherchant désespérément une excuse. À ce moment précis, sortir du bureau et se cacher à l'abri des deux hommes fut sa seule préoccupation, mais elle ne put se résigner à fuir, surtout pour si peu. En réalité, ce qui la gênait, c'était l'attitude embarrassante d'Ascelin, et non son erreur.

- Je... N-Non, en effet, j-je ne savais p-pas..., bégaya-t-elle enfin, prête à pleurer.
- C'est la meilleure ! En réalité, tu ne le connais pas tant que ça, ton supérieur !
- Ça suffit Ascelin ! tonna sévèrement la voix d'Aiden.

Cet ordre inattendu fit sursauter l'interpellé : avait-il bien entendu ou était-ce un rêve ? Il fixa son aîné d'un air consterné, cherchant inutilement une réponse dans ses anneaux d'argent. L'expression cinglante de celui-ci lui fit alors comprendre que la phrase improbable avait bel et bien été prononcée.

- J'aime le café, c'est toi qui te trompe, affirma-t-il, en saisissant la tasse.
- Pardon ?! Mais tu m'as toujours dis qu...
- Dis-moi Ascelin, tu ne devais pas faire une petite course ?

Le plus jeune acquiesça avec contrainte, chamboulé par cet événement soudain. Lui qui, l'espace d'un instant, désirait simplement humilier cette humaine, il se trouvait désormais pris à son propre piège.
Par la faute d'Aiden, qui plus est.
Son supérieur, son aîné, son ami.
Et le regard attristé qu'Elizabeth lui adressait, n'arrangeait pas les choses : un déchet de la race inférieure le prenait en pitié ?! Quelle désagréable sensation ! Quelle honte !
Vexé, il tourna vivement les talons et quitta les lieux en claquant violemment la porte. Bien que déshonoré, il retint des larmes de rage par amour propre.
Pourquoi donc son supérieur le traitait-il ainsi ? Certes, cette femme lui servait à mener à bien ses projets, il le savait pertinemment, mais face au caractère étrange qu'Aiden montrait ses derniers temps, il ne cessait de se remettre en question : et si l'homme aux cheveux de jais aimait sincèrement cette humaine ?
Cette pensée dégoûtante le poussa à donner un coup brutal dans le mur, l'incitant par la même occasion, à rester captif de sa colère futile. L'illusion d'un monde purgé de ses impuretés reflétait les idéaux d'un homme ambitieux, un homme qu'il admirait. Cependant, l'incertitude, jusque là absente dans le cœur d'Ascelin, s'introduisit vicieusement en lui. Cet ami, si cher à ses yeux, allait-il changer de clan et trahir tous ses semblables ? Impossible ! Cela n'avait aucun sens, il le savait. Ou du moins, il s'en persuadait pour effacer cette peur inconsciente en lui.


Dans la chambre des futurs parents, un hurlement perçant brisa le mur du silence, réveillant par la même occasion une Lina épuisée. Un soupir s'échappa ensuite de ses lèvres quand elle vit Ethan reprendre laborieusement son souffle, tout en baignant dans sa sueur. Un cauchemar sans doute.

- Tout va bien ? risqua la femme enceinte.
- Oui, rétorqua sèchement son époux, en quittant le lit.

Préférant s'abstenir de le traiter de menteur afin de ne pas envenimer la conversation, elle se hâta de sortir du lit conjugal à son tour, et le suivit silencieusement, inquiète.
D'un pas précipité, Ethan se rendit à la salle de bain, ouvrit le placard à pharmacie, et y saisit une boite de somnifères assez puissants.

- Non ! cria Lina en lui empoignant le bras.
- Laisse-moi, tu ne peux pas comprendre !
- Je ne pourrais jamais comprendre si tu ne m'en parles pas !

A ces mots, elle resserra son emprise. Même si son corps était en proie à d'indiscrets tremblements, elle ne le lâcherait pas. Hors de question ! Elle avait beau être épuisée et à bout de force, effrayée par la réaction de son mari, elle gardait malgré tout sa lucidité.

- Tu ne dis jamais rien... Tu te terres constamment dans le silence... Comment voudrais-tu que je comprenne tes actes... ?

Remarquant qu'Ethan ne s'opposait pas à ses paroles, elle continua ses aveux avec un peu plus de confiance, bien que perturbée par cet incessant mutisme.

- Tu mets ta santé en danger, et le pire, c'est que tu continues inlassablement à te réfugier dans ta bulle ! Mince Ethan, je veux t'aider ! Quel mal a-t-il à cela ?!

Ethan haussa les sourcils.
« Je veux t'aider ». Pourquoi cette élocution martelait-elle désagréablement sa tête ? Parce qu'elle paraissait trop belle pour être vrai ? Ou parce qu'elle marquait, d'une certaine manière, le prélude d'un nouveau tournant dans sa relation ? Il refusait d'avouer son secret, traumatisé par les expériences d'un passé insupportable, qu'il souhaitait simplement enfermer dans un coffre et en jeter la clef.
Alors, en guise d'excuse, il emprisonna tendrement sa femme dans ses bras, et lui offrit une étreinte mélancolique.
« Je suis désolé », furent les seuls mots qu'il chuchota à son oreille, avant de se vêtir d'un jean et d'une chemise.

- Où vas-tu ? s'inquiéta Lina.
- Je vais prendre l'air, j'en ai besoin.
- Tu reviens, n'est-ce pas ?
- Je ne te laisserais jamais tomber, confessa Ethan, en plongeant l'espace d'un instant, son regard dans le sien.
- … Merci. Alors, je t'attends.

Sans rien ajouter de plus, l'homme passa la porte d'entrée et abandonna son épouse. Il fuyait, de la manière la plus lâche qui soit, ses responsabilités.
Égarée dans ses craintes et ses doutes, Lina ne put retenir ses larmes une fois seule.

La ville, illuminée de ses lumières chaudes et rassurantes, réconforta Ethan qui eut l'impression de se promener dans un autre monde. Les écrans sur les buildings diffusaient continuellement des publicités mettant en scènes les protagonistes d'Héro TV, insistant alors les plus dépensiers à acheter les produits concernés.
Sans vraiment savoir où il désirait se rendre, l'homme aux yeux bleus longea les ruelles de la métropole, isolé dans un carcan de pensées toutes plus négatives les unes que les autres. Les paroles de Lina tournaient incessamment dans sa tête, et ne cessaient de se stopper sur une phrase spécifique, tel un disque vinyle, se bloquant sur une partie précise du morceau qu'il retransmettait.
« Je veux t'aider »

- Mensonges ! hurla-t-il, en plaquant violemment ses mains sur ses oreilles.

Sans le remarquer immédiatement, son errance le conduisit dans une ruelle inhabitée et dénuée de clarté.

- Allons, pas la peine de vous énerver ainsi, dit une voix faussement mielleuse.
- Qui est là ?!

Pour seule réponse, une ombre s'esquissa un peu plus loin, sans pour autant détailler l'apparence de son propriétaire.

- Permettez-moi de me présenter. Je me nomme Ascelin, prononça le concerné, en divulguant enfin son visage souriant.

Intrigué par cette visite déconcertante, Ethan fixa le nouvel arrivant de haut en bas, ne sachant quoi faire d'autre.

- Ethan, se contenta-t-il de dire.
- Oui, je sais.
-... Comment ça ?

Le nouveau venu ne répondit que par un rire, ce qui intrigua Ethan.

- Répondez-moi !
- Ou sinon quoi ? Vous allez utiliser votre pouvoir contre moi ? ricana Ascelin.

Suite à cette question surprenante, un frisson glacial dévala la colonne vertébrale du futur père. Comment cet étrange personnage, qu'il ne connaissait ni d'Ève ni d'Adam, pouvait savoir son secret ? Cette cachotterie qu'il n'avait jamais révélé à qui que ce soit ?!
Apeuré par la tournure des événements, Ethan sentit son sang se glacer dans ses veines. Toutefois, il tenta de garder un masque impartial et confiant, dans l'espoir de l'intimider.

- Ne faites pas semblant d'ignorer mes paroles, monsieur Ethan. Vous voyez très bien de quoi je parle, n'est-ce pas ?
- Non, pas du tout.

S'abstenant de répondre, Ascelin longea de quelques pas la ruelle, attentif à ce qui se trouvait sur le trottoir. Tout en gardant un œil sur sa proie, il observa ensuite les alentours : un cul-de-sac bloquait le passage à l'autre extrémité du lieu. Ethan était pris au piège. Rassuré, Ascelin ranima la conversation.

- Vous en avez du courage pour mentir à quelqu'un comme moi.
- Je ne mens pas. Et de toute façon, je ne vous connais pas ! Alors fichez-moi la paix ! s'énerva Ethan.

Sur ces mots, l'homme aux yeux bleus tourna le dos à son interlocuteur. Cependant, l'impasse un peu plus loin lui fit comprendre qu'il était dorénavant piégé.
Tandis qu'il attrapait le couvercle d'une poubelle en métal, Ascelin ne prêta aucune attention à Ethan, bien qu'il lui bloquât la sortie. L'attitude décontractée du personnage énigmatique agaça encore plus le futur père, qui voulut retrouver sa femme au plus vite.

- Laissez-moi passer, ordonna-t-il.
- Allons, pourquoi s'emporter de la sorte ? Ce n'est pas comme si je vous voulais du mal.
- Je vous ai dis de me laisser passer !

Entendant les cris de sa prochaine victime, les pensées d'Ascelin s'égarèrent malgré tout un bref moment sur le contenu de la poubelle. Une poupée, dont il manquait une jambe et un bras, attendait la venue des éboueurs. Les trous de ses yeux, absents de son petit visage arrondi, fixaient continuellement le xénophobe, la bouche entrouverte. Sa crinière dorée semblait longue de base. Mais sa coiffure irrégulière laissait comprendre que sa propriétaire avait joué à l'apprentie coiffeuse. A l'achat, nul doute qu'elle resplendissait d'une beauté innocente. Malheureusement, aujourd'hui, son état se limitait à « sale » et « inutile ».
L'espace d'un instant, Ascelin vit en cette poupée l'avenir d'une Elizabeth : dégradée, enlaidie, et attendant la mort. Oui, voilà le sort qu'il réserverait à cette humaine si jamais elle avait l'audace de changer Aiden.
« Changer Aiden », rien que cette idée le mettait dans tous ses états.

- Pourquoi n'utilisez vous pas votre pouvoir pour me pousser ? demanda calmement Ascelin, après s'être souvenu de son principal objectif.
- Je vous dis que je n'ai pas de pou...
- MENTEUR !, hurla le membre d'Ouroboros.

Excédé par l'obstination d'Ethan, il lança violemment le couvercle de la poubelle sur ce dernier. Par réflexe, l'époux de Lina se protégea en usant de sa capacité, et jeta l'objet argenté un peu plus loin.

- Ah ! Vous voyez quand vous voulez, rit Ascelin.
- Laissez-moi passer maintenant, ou je m'en sers pour vous tuer !
- Ah, carrément ? Me tuer ? M'enfin, vous n'oseriez pas. Je ne suis pas sûr que votre fille apprécie d'avoir un père meurtrier, Next qui plus est.

Cette remarque obligea Ethan à se remettre en question : cet homme n'avait pas vraiment tort. De plus, il s'était juré de ne plus jamais utiliser son pouvoir sur quelqu'un.
Cependant, que signifiaient ses derniers mots ?

- Oui, je doute que votre enfant ait confiance en vous. Après tout, vous n'êtes qu'un Next, développa enfin Ascelin, ayant remarqué l'incompréhension sur son visage.
- Vous dites n'importe quoi. Ma fille ne sera jamais au courant.
- Je vois. Se cacher pour ne pas être rejeté, c'est regrettable.
- Vous ne savez rien de moi, cracha Ethan, irrité.
- Oh si. Bien plus que vous ne le pensez. Mais j'aimerais en savoir plus, afin de vous aider.
- Quoi ?!

La conversation se clôtura ainsi. Ethan lança un regard interrogatif à Ascelin, et remarqua les yeux de ce dernier scintiller d'une lueur bleutée. Par la suite, un flash puissant l'aveugla sans lui laisser le temps de se débattre.

- Laisse-moi pénétrer ton cœur, murmura une voix.

Quand Ethan ouvrit les yeux, son environnement se changea d'une manière effrayante. Les rues éclairées de Stern Bild avaient disparu, ainsi que la petite ruelle dans laquelle il se trouvait. Il ne restait plus que le néant, un lieu entièrement obscur dont il était le seul habitant.
Ses poings se serrèrent pour ne pas trembler. Il observa ensuite minutieusement les alentours : du noir, et encore du noir. Pas de début ni de fin. Le vide absolu. La mort ? Cette suggestion le poussa à avancer, et à s'engouffrer dans cet endroit sinistre.
Marcher, toujours marcher, ne pas fléchir. Un pas après l'autre, continuellement, sans s'arrêter, encore et toujours. Oublier les courbatures dans les jambes, la lourdeur des muscles fatigués, sans négliger la pensée que les douleurs sont la preuve de notre vivant. Ethan garda à l'esprit ses phrases, le motivant à continuer sa route. Mais sans aucune trace du temps qui s'écoulait, il crut marcher une éternité, et son corps, épuisé, se laissa tomber sur le sol invisible.

- Tu ne pourras pas t'enfuir, déclara la même voix que tout à l'heure.
- Et pourquoi ça ?! s'énerva la victime, en se relevant difficilement.
- Parce que ton cœur est souillé par un souvenir ineffaçable.
- Je ne vois absolument pas de quoi vous parlez !
- Et tu fuis inlassablement ce souvenir, tu ne parviens pas à l'accepter.

Un crépitement retentit, et une faible lueur orangée réchauffa l'homme aux yeux bleus. En tournant la tête, il découvrit la source de cet éclat apaisant : un cierge se tenait là, à quelques mètres de lui.
Après cette découverte, un autre crépitement résonna, et une autre bougie apparut, à l'opposé de son prédécesseur.

- Ces bougies te rappellent quelque chose ? interrogea doucement la voix.

Ethan se tût.
Sans qu'il ne le remarque de suite, ce mutisme fit apparaître plusieurs lettres en capitales sous ses pieds, s'agrandissant considérablement. Quand il baissa enfin la tête, il put y lire le mot « déni », écrit dans une typographie médiévale.

- Arrêtez ça, siffla Ethan, les mèches de ses cheveux voilant son visage.
- Tu veux encore t'enfuir ?
- Taisez-vous ! Vous ne pouvez pas comprendre !

Les deux flammes s'éteignirent brutalement sous les hurlements d'Ethan, l'engouffrant de nouveau dans l'obscurité. Néanmoins, le mot sur le sol demeurait toujours aussi lisible et imposant.
Affaibli, la victime se laissa tomber à genoux, sans réaliser qu'Ascelin l'observait de haut. C'était lui la voix.
Ce dernier scruta un instant sa proie avec un sourire mystérieux en coin, lui laissant un peu de répit. Toutefois, même si le membre d'Ouroboros prenait à cœur sa mission, ses pensées ne cessaient de s'égarer sur les événements survenus un peu plus tôt avec Aiden. La pilule s'était entravé dans sa gorge, le sentiment de honte demeurait, et il voulait se venger d'Elizabeth, bien qu'il n'en possédât pas la possibilité. Inconsciemment, cette rancune l'obsédait. S'il existait bien une chose qui l'insupportait, c'était de ne pas avoir le dernier mot.
Il remua la tête en se remémorant sa tâche. Le moment était mal choisi pour réfléchir.

- Cesse de te renfermer sur toi-même, ce n'est pas de ta faute si tu es tombé sur les mauvaises personnes.
- C'est faux, Lina n'est pas une mauvaise personne !
- Pourtant, tu refuses de lui dire ton petit secret...
- Je veux juste la protéger !

Un silence s'appropria l'environnement, enveloppant Ethan dans une incompréhension : à quoi donc rimait cette sordide mise en scène ?! D'étranges mouvements sur le sol retinrent de nouveau son attention. Le mot « déni » s'effaça pour se transformer en « mensonges ».

- Ce n'est pas ta femme que tu veux protéger, reprit Ascelin.
- Taisez-vous... !
- C'est toi.
- FERMEZ-LA !

La phrase qu'il ne voulut jamais entendre fut prononcée, directement, sans une once de pitié. Cette douloureuse révélation martela son crâne, l'insistant à plaquer les mains sur ses oreilles. Maudite voix ! Elle ne cherchait qu'à le faire souffrir. Comme tous ceux connaissant son secret. Cependant il n'avait jamais désiré ce fardeau !

- Ethan ? souffla une voix féminine.

Il discerna ce timbre de voix, mais ne voulut y croire. Pourtant, c'était bien elle. Se tenant devant lui, droite et confiante, Ethan reconnut ce qui fut, jadis, sa mère.
Elle conservait le physique de ses souvenirs : des cheveux bruns, coupés en carré droit, des yeux de biche, le même nez crochu que son fils et cette longue robe rouge, qui parvenait encore à intriguer Ethan aujourd'hui.

- Pourquoi es-tu ici ?! Va-t-en, je ne veux pas te voir ! tonna-t-il, quelque peu chamboulé.
- Ethan, je viens te donner conseil.
- Je ne veux pas de ton conseil, laisse-moi tranquille !
- Si tu pries, et implore le pardon du seigneur, tout ira bien. Dieu est compatissant mon fils, Dieu ne juge pas. Parce qu'il aime ses enfants.
- TAIS-TOI !

Aussi loin qu'il se souvienne, sa mère plaçait tous ses espoirs en Dieu et sa religion. Un moyen d'échapper à la réalité pensait-il. Il se trompait et il en fit les frais. Car en vérité, cette femme, qui vénérait une entité imaginaire, se persuadait que la religion valait plus que le reste, et, fanatique, elle se laissait facilement manipuler par les propos d'une église en soif de richesse.

- C'est vrai, tu ne peux pas prier, dit-elle avec un sourire triste.
- Maman, arrête... !
- Tu es dans l'incapacité de prier, parce que le Malin a trouvé refuge dans ton corps... !
- C'est faux !

Ascelin, toujours spectateur, comprit alors pourquoi Ethan préférait garder son pouvoir secret. Il s'agissait d'un schéma assez courant chez les Next qui se ralliaient à l'organisation. Des parents qui dénigrent leur progéniture par peur d'une menace, il en existait plus qu'on ne le pensait.

« Ce sera du gâteau », pensa le manipulateur, fier de son exploit.

- Mais ne t'en fais pas, Ethan, je réciterai une prière salvatrice pour toi. Tu te souviens ? Comme quand tu étais enfant..., conclut la religieuse.
- Non ! Je refuse ! Je ne suis plus un enfant !

On ne lui demanda pas son avis.
Tandis que sa mère joignit les mains en fermant les yeux, un chant religieux résonna dans le néant. Dès lors, une vingtaine de statues, à l'effigie de la Sainte Vierge, sortirent brusquement du sol, encerclant alors la victime qui implorait qu'on la laisse tranquille.
Insensible à sa demande, la femme à la robe rouge prononça enfin une prière.

- Que Dieu se lève et que ses ennemis soient dispersés; et que fuient, devant lui, ceux qui le haïssent. Comme la fumée s'évanouit, qu'ils disparaissent comme la cire fond devant le feu, qu'ainsi périssent les pécheurs devant la face de Dieu.

Le sourire compatissant de Marie, et ses bras grands ouverts, invitèrent Ethan à se repentir. Mais que pouvait-il faire ? Nier sa véritable nature et vivre comme un humain ? Sottises, il avait toujours vécu ainsi depuis ce jour.
Ce jour...
Ce terrible jour où...

- Seigneur, exaucez ma prière. Que mon cri s'élève jusqu'à vous..., continua la fanatique.
- Arrête.
- Le seigneur soit avec vous...
- Bon sang, arrête !
- … Et avec votre esprit.
- Tu vas la fermer, oui ?! cria le fils.

Incapable de retenir sa colère plus longtemps, Ethan enclencha son pouvoir et jeta violemment les vierges de pierres sur sa génitrice. A présent libéré, il se hâta d'aller vers elle, les larmes aux yeux.

- Qu'est-ce que tu peux comprendre ? Comment peux-tu continuer à me faire autant de mal ?! Pauvre garce égoïste que tu es ! Je te déteste ! Je te hais !

Son timbre vibrait de rage et de désespoir.
Tout en se défoulant sur l'illusion qui s'offrait à lui, le corps d'Ethan émit une lueur plus forte et brillante. Usant de son pouvoir de télékinésie, il fit flotter sa mère dans les airs, dont le visage grimaçant prouvait qu'une force invisible l'étranglait au même instant.

- Je ne vivrais plus dans ton délire religieux ! Tu m'entends ?!
- A... Arrê...
- Combien de fois t'ai-je demandé d'arrêter moi aussi, sans que tu y prête attention ?!

L'emprise se resserra, faisant craquer la nuque de la pauvre femme. Le hurlement qui s'ensuivit calma aussitôt Ethan et le poussa à stopper son pouvoir. Le corps inanimé de sa mère s'écrasa alors sourdement sur le sol.
Il connaissait cette scène. Il l'avait vécue dix ans auparavant.
Et il venait de la revivre, lui qui ne cherchait qu'à la gommer de sa mémoire. Voilà donc la punition qu'on lui affligeait ? Le sermon de l'éternelle rancœur ?

- Tu l'as tuée, chuchota cruellement Ascelin.

Ethan ne voyait rien, n'entendait rien, sauf le rythme irrégulier de sa respiration, les battements accélérés de son coeur, et les gouttes de sueur s'éclatant sur le sol. Son corps, maintenant engourdi, ne répondait plus aux ordres que lui dictait son cerveau, paralysé par les méfaits de la culpabilité.
Il était anéanti.

- Tu vois, les humains sont détestables. Quand ils apprendront ce que tu as fait... Ils te traiteront de monstre. Comme ta pauvre mère, conclut le manipulateur.
- Je ne veux pas..., confessa la victime.
- Je me doute... Tu sais, il y a plein de Next dans ton cas. Des surhommes, victimes de leur destin. Mais ils s'entraident. Et je peux te mener à eux si tu le souhaites ! Tu n'auras plus besoin de te cacher pour...
- Hors de question !

Ascelin écarquilla les yeux, croyant avoir mal entendu la réponse du Next aux yeux bleus. Il répéta donc sa proposition, mais l'objection resta la même.

- Comment ça, tu refuses ?! s'exclama-t-il, abasourdi.
- Je pensais vivre en cachant mes pêchés. Effacer les souvenirs qui hantent ma mémoire... Mais c'est impossible... Impossible ! Le passé ne cesse de me rattraper !
- Nous t'aiderons à oublier ! Viens avec nous ! Rejoins notre base !
- Non. J'en ai assez.

Ascelin n'en revint pas : lui qui, d'habitude, parvenait toujours à rallier les Next à la cause d'Aiden grâce à son pouvoir, il échouait, cette fois-ci, avec Ethan. Cependant, il refusa de lâcher sa proie ainsi, et se pressa d'utiliser de nouveau son don de persuasion. Malheureusement, un flash agressa sa vue, l'empêchant alors d'effectuer quoique ce soit sur le futur père. Lorsque ses yeux se rouvrirent, il constata que ce dernier s'était échappé de son illusion.

- Merde ! Comment a-t-il pu se procurer une telle volonté ?! râla Ascelin, avant de revenir dans le monde réel.

Le membre d'Ouroboros se mordit les lèvres, conscient de son erreur. En réalité, son pouvoir avait bel et bien fonctionné, mais dans le mauvais sens. En effet, le don d'Ascelin était à double tranchant : soit il parvenait à pénétrer l'esprit de sa cible afin de mieux la manipuler, soit il l'emprisonnait dans les mailles de la folie. Et dans le cas d'Ethan, la seconde possibilité paraissait évidente.
Ascelin se dirigea vers la base : il devait prévenir Aiden au plus vite.


Aiden fixa durement Ascelin. Il n'aurait jamais pensé que ce genre d'erreur se produirait.
Il se leva de son siège, fit quelques pas, puis se mit face à son ami.

- Tu me déçois, Ascelin.

Certes, Aiden ne frappait pas ses sujets, néanmoins ses mots agissaient aussi douloureusement. Surtout pour son collègue qui ne cherchait que sa satisfaction. Intimidé, Ascelin garda le silence.

- C'est bien la première fois que ton pouvoir ne marche pas correctement. Tu pensais à autre chose quand c'est arrivé ? se moqua l'aîné, pour cacher sa colère.

Ascelin refusa de l'admettre, mais son supérieur avait raison. Il ne s'était pas assez concentré lors de sa manipulation sur Ethan. « A qui la faute ? », pensa-t-il, frustré de son échec.

- Serais-tu jaloux de la relation que j'entretiens avec Miss lance ? Allons Ascelin ! Ce n'est qu'une marionnette ! Je peux volontiers te la prêter si tu en prends soin !
- Je suis désolé d'avoir échoué, Aiden. Cela ne se reproduira plus. Demain, à la première heure, je réparerai mes erreurs !
- J'y compte bien. Nous avons besoin de nouveaux partisans.
- Je sais.

Rassuré, le supérieur posa une main sur l'épaule de son ami. Avant de quitter son bureau, il lui proposa de se reposer au vue de la journée qui l'attendait le lendemain. Ascelin approuva et laissa Aiden rejoindre Elizabeth.
Ascelin resta seul dans la pièce.
« Ce n'est pas toi que j'envie, Aiden... », pensa-t-il.
Il observa d'un mauvais œil le tableau qui s'offrait à lui : Elizabeth rayonnait de joie aux côtés de son chef, et celui-ci semblait partager ce bonheur.
« … C'est cette catin ! »


Note de l'auteur : Voici un chapitre dont l'écriture s'est révélée être une véritable partie de plaisir ! Franchement, j'avais les scènes, les dialogues et les images en tête ! De ce fait, j'espère que vous avez pris plaisir à le lire. J'ai hâte de connaitre vos avis là dessus, surtout pour le dernier paragraphe ^^ Aviez-vous des doutes sur Ascelin, ou est-ce qu'au contraire, cette révélation vous surprend ? J'attends avec impatience vos avis là dessus ^^