Voilà je vous poste le deuxième chapitre! J'espère qu'il vous plaira autant que le premier.
Merci à Calleigh Watson, Luciaellana et nelly pour les reviews, ça fait très plaisir de savoir que vous lisez ma fic.
Et vive les reviews!
Chapitre 2 : Seul à l'étranger.
L'agent McGee se sentait perdu. Il se demandait dans quelle affaire il venait de s'embarquer. Tout cela lui ressemblait peu, à lui qui pouvait se trouver si timide. Il avançait d'un pas rapide, passant d'un couloir à un autre, tournant à droite et à gauche, puis encore à gauche. Tous ces couloirs ressemblaient à un labyrinthe et contenaient tous beaucoup trop de portes à son goût. Il surprenait des bribes de conversations de-ci de-là, ne comprenant rien de ce qui se disait autour de lui. Si il ne suivait pas aveuglement Elizabeth, il y a bien longtemps qu'il se serait perdu, et aurait été incapable de demander son chemin, pensa t'il.
Cette femme avait eu une sacrée idée en l'attirant dans ce bourbier. Il aurait dû écouter son instinct et ne pas la suivre, ne pas l'accompagner jusque dans ce pays qu'il ne connaissait pas. Mais Abby s'était montrée très convaincante. Elle n'avait cessé de lui répéter qu'il s'agissait là d'une excellente opportunité pour lui, qui ne se représenterait pas forcément, et qu'il devait au contraire être fier qu'Elizabeth ait souhaité qu'il l'accompagne, plutôt qu'elle aille régler cela seule. Car il restait le principal concerné dans cette affaire. Et puis, comme avait dit Abby, le NCIS pouvait bien se passer de lui une petite semaine. Une fois de plus McGee avait fini par s' incliner face à Abby et son abondance d'arguments favorables à son départ.
Il aurait également dû se méfier quand Gibbs avait répondu positivement à sa demande de congés. Depuis quand Gibbs acceptait qu'un de ses agents prenne des vacances? Une semaine qui plus est! L'agent McGee avait eu le culot d'aller quémander une semaine de congés à son supérieur, et celui-ci avait accepté! Tim avait pris le temps d'exposer les faits, d'organiser ses arguments. Les choses étaient simples : il devait se rendre à Paris, Elizabeth lui avait imposé ce voyage. Cette femme, plutôt âgée, avait déjà réservé les billets d'avion, ainsi qu'une chambre d'hôtel pour chacun d'eux dans la capitale française. Elle avait même déjà convenu d'un jour et d'une heure de rendez-vous avec la personne qu'ils devaient y rencontrer. Gibbs, tout comme Tim, n'avaient pas le choix, il devait lui accorder ces congés. Cependant, il avait été extrêmement surpris quand son supérieur lui avait donné son accord. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand il se souvint de ce qu'il lui avait dit, Gibbs voyait toujours clair dans chacune des situations.
- Bien, cessez donc de parler McGee. C'est vous ou moi que vous cherchez à convaincre des bienfaits de ce voyage? Avait demandé Gibbs.
- Euh…
- Rentrez chez vous faire vos bagages, et que je ne vous revoie pas ici avant la semaine prochaine, avait-il ensuite dit.
Il était donc arrivé là, dans ce pays dont il ne parlait pas un mot, et où il était bien incapable de se débrouiller seul, même pour aller s'acheter un café. « Une grande opportunité! », avait dit Elizabeth. Il espérait au moins qu'elle ait raison, car pour le moment ce voyage ne le ravissait pas. Surtout qu'en plus d'être complètement perdu, il était harcelé téléphoniquement par Abby, pensa t'il, en sortant une fois de plus son téléphone qui sonnait dans sa poche. Abs se moquait bien de savoir que les appels à l'étranger étaient surtaxés.
- L'amour n'a pas de prix, répondit-elle quand il le lui signala de nouveau.
- A ce point, ce n'est plus de l'amour, mais du harcèlement, remarqua Tim.
- Je me fais du souci pour toi Timmy! Tout ceci n'est pas dans tes habitudes, toi qui mène une vie si rangée, et puis tu me manques!
- Abs… I peine 24 h qu'on s'est quitté.
- Eh bien ça fait déjà trop longtemps! Je veux que tu rentres! Insista Abby.
- Non Abs, maintenant que je suis en France, je ne peux plus faire demi tour. Et puis je te rappelle que c'est toi qui m'as forcé à faire ce voyage.
- Bien, ok. Mais tu manques aussi à Hélène. Elle n'a plus personne à embêter depuis que tu es parti, ajouta Abby. Je peux te dire que Tony en voit de toutes les couleurs!
- Je plains Dinozzo. Mais je suis sûr qu'il sait se défendre, il a du caractère, au moins autant qu'elle.
- Oui. Ce qui rend la situation comique. Je ne sais pas comment va se finir cette semaine, continua Abby avec amusement. En tout cas, j'attends ton retour avec impatience, surtout si tu reviens avec de bonnes nouvelles. On fêtera ça, dis-moi, Tim?
- Bien sur Abs. Tu me manques aussi, je te promets de te faire passer une soirée mémorable à mon retour, mais pour le moment je dois te laisser, dit McGee.
- Mmmh! J'ai hâte! Je te rappelle ce soir, Gibbs arrive.
- Bien, à ce soir Abs, bises.
McGee rangea son téléphone, continuant de suivre Elizabeth. Cette femme commençait à légèrement lui taper sur les nerfs. Ils s'appréciaient, mais ils ne s'étaient jamais autant côtoyés que depuis le début de cette semaine. Des différents commençaient à se faire sentir, et avec le décalage horaire, ils s'énervaient facilement. Vivement la fin de ce voyage…
- McGee?
- Hein? Oh, pardon, j'étais perdu dans mes pensées.
- Je vois ça, c'est la troisième fois que je vous appelle. Nous sommes arrivés devant le bureau de Monsieur Stirau. Entrez donc! Lui indiqua Elizabeth.
- Tout de suite.
L'agent McGee sourit aimablement, et pénétra lentement dans la pièce qui se trouvait face à lui. Il l'examina du regard. Elle se composait d'un bureau, au centre, et de quelques étagères contre les murs, remplies de feuilles, de dossiers, et de livres. Quelques cadres éparses étaient accrochés.
Ses pas feutrés par la moquette grise, il se dirigea vers l'homme assis derrière le bureau, qui devait être MrStirau. Il s'agissait d'un homme d'un certain âge, barbu, les cheveux grisonnants, et qui avait quelques kilos de trop. L'agent McGee lui serra la main, et s'assit sur une des deux chaises qui faisaient face au bureau, tandis qu'Elizabeth s'installait sur la seconde.
Les formalités se firent en français, puis un discours commença entre Elizabeth et cet homme, dont elle ne cessait de lui parler depuis qu'ils avaient mis un pied dans l'avion.
Il en avait retenu que cet homme était un de ses anciens collègues, et qu'il avait une forte influence en France, où il travaillait depuis déjà une bonne quinzaine d'années, et que la proposition qu'il lui avait faite à son sujet ne se refusait pas, et que cela ne pourrait lui être que bénéfique.
Il était donc là, dans ce bureau, à négocier les termes de son nouveau contrat, et à se demander si tout cela était réellement ce qu'il avait voulu, lorsqu'il y a environ sept ans, face à sa vieille machine à écrire, il s'était décidé à organiser ses idées sous la forme d'un roman, le fameux « deep six », devenu un best-seller aux Etats-Unis, tout comme le tome deux.
La renommée que prenait son livre était parvenue jusqu'en France, et après avoir été traduit en espagnol, il paraissait maintenant inévitable qu'il allait aussi être traduit en français, car ce MrStirau semblait prêt à toutes les concessions pour être « celui » qui aurait fait connaître ce nouveau phénomène en France. A l'entendre dire, les français allaient raffoler de ses héros et de leurs multiples péripéties. « Mais où allait-il trouver toutes ces idées? », lui avait-il demandé. C'était très simple, avait pensé Tim. Il avait un autre travail, qui était très riche en péripéties…. Et dont il s'était largement inspiré, même si il se refusait toujours à l'avouer.
Lorsque Elizabeth, celle qui avait publié les romans de McGee aux Etats-Unis, et Tim sortirent de ce bureau près d'une heure et demi après y être entrés, toutes les clauses du contrat étaient définies. McGee allait rester encore quelques jours pour faire connaissance avec la personne qui allait traduire son roman, une dénommée Sarah Blémont, et qu'ils commencent le travail ensemble, pour que mademoiselle Blémont, une belle jeune femme blonde d'environ 25 ans, qui rendrait jalouse Abby, comprenne toutes les subtilités du roman, et que sa traduction soit des plus fidèle à l'original. Il se tiendraient au courant de l'avancement de son travail par téléphone lorsque l'agent McGee serait rentré en Amérique reprendre le cours de sa vie, et il reviendrait en France par la suite lorsque le travail serait terminé pour vérifier l'ensemble, donner son avis, et s'occuper de promouvoir son roman. Après tout,
il n'avait plus qu'à bien s'entendre avec cette jeune femme. Peut être que le fait qu'elle porte le même prénom que sa sœur était un signe de bonne augure!
