Merci à tous ceux qui m'ont laissé des reviews!
Luciaellana, c'est vrai que j'accorde une place assez importante à McGee dans cette fic, ça doit bien être la première fois.
Encore un point de vue différent pour ce chapitre, mais ne t'inquiète pas Nelly, c'est la dernière fois!
Bonne lecture et vive les reviews!
Chapitre 3 : Lénou et Dinozzorus.
L'agent Dinozzo battait du pied sur le sol gris de l'ascenseur. Les doigts de sa main droite imitant le doigté du guitariste sur la lanière de son sac à dos, dont il n'avait passé qu'une bretelle sur son épaule droite. Le ding de l'ascenseur retentit. Il passa une main dans ses cheveux fraîchement coupés et ôta les écouteurs de son ipod de ses oreilles, puis l'éteignit alors qu'il sortait de la cage métallique. Le sourire aux lèvres, il marchait d'un pas décidé vers son bureau.
C'est lorsqu'il vit la chaise vide derrière le bureau à la droite du sien qu'il se souvint que le bleu était parti une semaine en vacances. Il y en a qui ont de la veine, pensa-t-il.
Il posa son sac et alluma son ordinateur. Il redressa ensuite la tête et posa son regard sur le bureau qui lui faisait face.
- Alors Hélène? Bien dormi? Jack n'a pas trop ronflé? Demanda-t-il.
Elle le regarda d'un air exaspéré.
- Ah non, c'est vrai, Jack c'était la semaine dernière. Comment s'appelle t'il déjà? Celui qui a le droit d'occuper ton lit depuis trois jours? Tu vas battre un record de longévité! Fais attention!
- Il s'appelle Nathan, et nous avons rompu, répondit Hélène.
- Ah mince, je suis désolé! Enfin, d'ici ce soir un autre aura pris sa place.
La jeune femme fit mine de s'énerver et tapa plus fortement sur les touches de son clavier d'ordinateur.
- Ne t'énerve pas Lénou, je ne fais que dire la vérité. Tu es la version féminine d'un coureur de jupon, ce que certains pourraient appeler une péripatéticienne, l'argent en moins, fit remarquer Dinozzo.
Cette dernière réplique finit d'irriter la belle blonde, et elle pointa un doigt rageur en direction de Tony, lui répondant en haussant la voix.
- Je t'interdis de m'appeler ainsi Dinozzo, tu sais parfaitement que j'ai horreur de ce surnom!
- Je sais, je sais… Je prends un malin plaisir à te voir t'énerver chaque fois que ces deux syllabes m'échappent… Lénou.
- Tu ferais mieux de taper ton rapport Dinozzorus, sinon tu risques de le rendre en retard, et ça entacherait ta réputation d'homme parfait, déclara Hélène.
Tony adressa un grand sourire forcé à sa collègue, et ouvrit sa boîte mail pour y faire un tri bien nécessaire.
- C'est bas de m'attaquer sur mon terrain Hélène. Les surnoms, c'est mon ressort.
- Tu ne vas pas passer la semaine à me titiller, simplement parce que ce pauvre McGee n'est plus là pour te tenir la conversation, répliqua l'agent Craps.
- Pauvre McGee? Il se la coule douce en France, et il va encore s'y faire un fric monstre. Et puis il faut bien que je déverse mon cotât d'âneries sur quelqu'un!
Hélène soupira. La semaine allait être longue pour elle. Elle soupira une seconde fois, plus bruyamment et lança un regard las à son collègue, qui pour toute réponse lui tira la langue, jusqu'à l'instant où la main de Gibbs s'abattit sur l'arrière de son crâne.
- Ne vous inquiétez pas Agent Craps, je vais lui occuper les mains, nous allons à l'hôpital de Bethesda, déclara celui-ci.
- Un marin blessé Boss?
- Non Tony, un marin mourant.
Tous les trois se dirigeaient vers l'ascenseur quand Hélène lâcha une première remarque.
- Au moins avec ta conduite Gibbs, on arrivera peut être à temps pour qu'il nous révèle le nom de son agresseur!
- Il n'est pas victime mais coupable, Agent Craps. Moi qui voulait vous laisser prendre le volant, répondit Gibbs.
Tony sourit, et se prit un coup de coude dans les côtes par la jeune femme.
Gibbs était exaspéré par les échanges de ses deux agents. Il ne s'en était guère aperçu jusque là, mais Tim avait le mérite de réussir à les tempérer. Mis à part quand ils se liguaient à deux contre lui…
A l'époque où il avait dû embaucher un troisième agent pour faire face à la quantité de travail, il avait choisit l'agent Craps pour ses aptitudes à interroger les suspects. Elle était en effet maître dans l'art de ce qui était de retourner chaque information dans tous les sens, dans le seul but de faire craquer leurs présumés coupables, de les piéger dans leurs propres pièges. Elle y allait avec délicatesse, et son diplôme de psychologie lui était très utile.
Face à un tel profil, il n'aurait jamais cru en l'engageant se trouver face à une copie féminine de l'agent Dinozzo à ses débuts. Il devait s'estimer heureux que celui-ci se soit calmé ces dernières années, qu'il se soit assagi, notamment depuis le départ de l'agent David. Cette épreuve l'avait changé en bien des points. Bien que ses blagues idiotes soient encore nombreuses, il travaillait plus sérieusement, n'arrivait plus que rarement en retard, et surtout, il ne l'entendait plus du tout déblatérer des heures sur sa dernière conquête d'un soir, à se demander si ce dragueur invétéré ne s'était pas calmé…
Non. Sur tous ces points, Hélène Craps avait prit la relève. Le pire était que son comportement semblait exaspéré au plus haut point l'agent Dinozzo, il paraissait ne pas la supporter, ou bien peut-être cherchait-il à la dissuader d'agir ainsi, connaissant les revers de la médaille. Le départ inattendu de Ziva l'avait réellement transformé. L'agent Gibbs se dit qu'il aurait peut-être dû accorder plus d'importance à la réaction de Dinozzo, et prendre le temps de lui parler un peu. Mais tout cela n'était pas du tout dans ses habitudes.
Si seulement l'agent Craps savait qu'elle ressemblait bien plus qu'elle n'y pensait à Tony. Il se demandait dans ces moments si elle était réellement diplômée en psychologie. Ce qui était sur, c'est que les autres membres de son équipe ne semblaient pas prêts à lui révéler cette information.
Ils arrivèrent à l'hôpital de Bethesda, et se dirigèrent vers le hall d'accueil, demandant à voir le marin Philip Blaquana. Une infirmière leur indiqua le chemin à suivre, et quelques instants plus tard, Gibbs toquait à la chambre de cet homme, entré depuis peu dans le troisième âge.
Allongé dans le lit qui occupait presque tout l'espace de la chambre, il respirait difficilement malgré le masque à oxygène qui était là pour l'aider. L'agent Gibbs avait fait un bref topo à ses agents lors du trajet, ils ne furent donc que peut surpris lorsqu' ils découvrirent l'apparence de cet homme. Philip Blaquana était un marin retraité, hospitalisé depuis plusieurs mois, et qui se trouvait en phase terminal. Les médecins ne lui donnaient plus que quelques heures avant que sa leucémie ne l'emporte vers cet ailleurs qui en faisait frémir plus d'un.
Il était environ 10 h, et l'information avait été donnée à la famille aux alentours de 08 h 30. Le NCIS avait reçu l'appel d'une femme concernant cette enquête à 09 h 03, selon l'enregistrement de la conversation téléphonique.
Gibbs s'approcha du lit, et s'adressa à l'homme en question, qui gardait difficilement les yeux ouverts.
- Bonjour Mr Blaquana. Je suis l'agent Gibbs. Je travaille au NCIS, le service d'investigation criminelle des marins. Nous ne désirons pas vous dérangez trop longuement, c'est pourquoi nous aimerions que vous répondiez aux quelques questions que nous avons à vous poser.
L'homme hocha la tête.
- Êtes-vous bien le père de Marie Blaquana? Commença Gibbs.
Une main pâle et tremblante sortit de sous les couvertures, pour venir ôter le masque à oxygène qui faisait obstacle à la conversation. Mr Blaquana le souleva légèrement.
- Oui.
- Quel âge à votre fille sergent?
- 34 ans.
- Où vit-elle?
- A Washington. Elle y vit depuis qu'elle est partie y débuter ses études, expliqua-t-il.
Le vieil homme fut prit d'une quinte de toux qui lui fit cracher un peu de sang, et rabattit le masque à oxygène sur son visage quelques instants. L'agent Gibbs attendit un court moment avant de reprendre son interrogatoire.
- Entretenez-vous de bons rapports avec votre fille?
- Bien sur, comme un père et sa fille.
- Ce n'est pas vraiment ce qu'elle semble dire, Mr Blaquana, répliqua Gibbs.
Tony et Hélène restaient adossés au mur, écoutant attentivement l'échange entre les deux hommes, enregistrant mentalement les principaux détails.
- Notre relation a toujours été fusionnelle, avec des hauts et des bas.
- Il semble que celle-ci se termine par un bas, ajouta Gibbs cyniquement.
Un médecin pénétra à cet instant dans la pièce, leur demandant de sortir, ils étaient restés suffisamment longtemps, l'heure n'était plus à déranger Philip Blaquana.
