Voici la suite! Un très court chapitre, je crois que c'est le plus court, mais j'ai été obligé de couper là, sinon le chapitre aurait été trop long. Pour me faire pardonner je vous posterai la suite plus rapidement.
Merci beaucoup à tous ceux qui lisent cette fic et me laissent des reviews, ou mettent ma fic en alerte. Je suis contente que "Dinozorus" vous ait plu!
Je n'ai plus qu'à vous dire bonne lecture et vive les reviews!
Chapitre 4 :Compagnie.
Ziva David pencha légèrement sa tête en arrière, savourant la douce sensation que lui procurait l'eau chaude qui coulait sur son corps. Sous le jet de la douche, elle ouvrit et referma plusieurs fois les yeux. Sa vue était trouble, la chaleur de l'eau ayant généré une forte quantité de vapeur, qui se répandait difficilement dans l'espace exiguë de sa petite salle de bain. Elle sortit de la cabine de douche après de longues minutes. Elle se sécha et s'habilla, puis passa sa main sur le miroir fixé au-dessus du lavabo pour pouvoir s'y voir, et se maquiller sans au final devenir le sosie d'un clown.
Elle prit le temps de recouvrir son visage de fond de teint, de souligner ses yeux de crayon, et d'appliquer du mascara sur ses cils. Les beaux jours étaient de retour, le soleil brillait à l'extérieur, et cela lui remontait le moral, lui donnant envie de se faire plus féminine. Elle aimait les chaleurs d'été, bien que celles-ci soient différentes de celles d'Israël. Ici le printemps n'existait que sur les calendriers, l'été succédait brutalement à l'hiver, laissant peu de temps à la population pour s'accommoder aux changements de températures, qui étaient bien entendu accompagnés de nombreux orages. Ici l'été était lourd, comme si le vent disparaissait en cette saison, rendant l'air étouffant.
Ziva avait également le sourire aux lèvres car elle avait trois jours auparavant terminé la traduction d'un roman espagnol. Une comédie romantique de plus de 500 pages. Fière du travail qu'elle avait accompli, et qui lui avait demandé beaucoup de temps, elle avait aujourd'hui rendez-vous avec Mr Stirau, l'éditeur pour lequel elle travaillait, afin de lui soumettre sa traduction. Cette étape ne s'annonçait pas comme la plus longue dans le processus de traduction du roman, ce n'était qu'une formalité. Avec les années, elle avait su acquérir la confiance de son employeur.
L'agent McGee avait éprouvé des difficultés à s'endormir la veille au soir. Il avait commencé à faire lourd, et le décalage horaire ne lui réussissait pas. à force de se retourner dans son lit sans parvenir à fermer les yeux, il avait fini par se résigner et s'était rhabillé. Il avait quitté son hôtel sans croiser plus de cinq personnes, et il était parti à la découverte de cette ville plongée dans l'obscurité. Il savait qu'il ne parviendrait de toute façon pas à dormir de si tôt.
Il avait tourné à droite au coin de la rue, se laissant guider par ses pas et par le hasard. Il avait marché quelques instants tout en repérant son chemin pour ne pas se perdre et être capable de faire demi-tour, puis il avait atteint la Seine. Marcher seul de nuit dans une ville qui lui était inconnue ne l'effrayait pas, tout du moins, ça ne l'effrayait plus. Son métier d'agent spécial lui avait appris à maîtriser cette peur, ainsi que d'autres. Il ne se sentait pas entièrement en sécurité, mais à présent il savait qu'il était capable de se défendre.
Tim avait longé les quais un long moment, admirant quelques péniches à la lueur des réverbères. La Seine lui avait rappelé le Potomac qui coule chez lui. Il l'avait regardée en repensant à Washington qui lui manquait, même si il était forcé de reconnaître que Paris était une ville qui avait du charme. Plus tard il avait profité de la fraîcheur de l'air afin de se donner une raison pour rentrer dans un bar encore ouvert, où il avait savouré un dernier verre qu'il n'avait pas commandé sans mal. Le français lui restait totalement étranger, même après plusieurs heures passées dans ce pays. Il avait pris son temps, découvrant la France à sa façon, ne s'imposant rien, se laissant simplement guider par son instinct.
Il s'était ainsi couché alors que les aiguilles de sa montre affichaient 03h du matin. Le réveil avait été on ne peut plus difficile, lorsque quelques heures plus tard la sonnerie de l'appareil sur la table de chevet avait retenti. Il avait donc profité de son incapacité totale à comprendre le français, et s'était contenté de suivre passivement Elizabeth jusqu'à son arrivé à la maison d'édition Stirau. Il l'avait laissé décider pour tout, se contentant d'acquiescer lorsque ça avait été indispensable.
C'est vers 09 h 00 qu'ils avaient poussé les portes de la maison d'édition. Timothy n'avait pu cacher sa joie lorsque Sarah Blémont, qu'ils rencontraient pour la première fois, s'était présentée à lui dans un anglais quasiment parfait, et qu'elle lui avait proposé qu'ils travaillent ainsi, expliquant que cela leur faciliterait la tache. McGee ne s'était pas fait prier, il n'y voyait que des avantages. Cette jeune femme lui paraissait fort sympathique, et après les premiers échanges de courtoisie, ils s'étaient rapidement mis au travail.
Ziva avançait rapidement sur le trottoir d'une avenue ensoleillée, se frayant un chemin parmi la foule pressée qui occupait Paris à cette heure de pointe. Elle faisait tourner une petite carte entre les doigts de sa main droite lorsqu'elle se dirigea vers des escaliers. Elle quitta la lumière et s'engouffra dans une bouche du métro parisien, suivant le flot de population. Elle passa la carte à son nom dans la machine prévue à cet effet, et parvint aux quais quelques mètres plus tard. Malgré la foule oppressante qui s'y trouvait, elle apprécia les quelques degrés de moins qu'il y faisait. La journée qui commençait promettait d'être aussi chaude que les précédentes. Elle patienta quelques secondes tout en restant debout, et en profita pour feuilleter la revue qu'elle s'était achetée dans un kiosque la veille.
Le métro arriva rapidement, et elle fut sur son lieu de travail vingt minutes plus tard. Elle gagna son petit bureau en saluant les gens qu'elle croisait sur son passage d'un bonjour, d'un sourire, ou bien d'un signe de la tête. Son employeur lui avait déjà proposé un bureau de meilleure qualité, mais elle avait décliné cette offre, rétorquant que celui qu'elle possédait lui était amplement suffisant vu le temps qu'elle y passait. Il lui avait répondu qu'en effet, il la voyait rarement assise ici, mais que le lieu où elle travaillait lui importait peu, puisqu'elle lui rendait toujours un travail de qualité en temps et en heure.
Ziva s'assit donc derrière son petit bureau, situé face à la porte de la pièce dans laquelle il se trouvait. Cette pièce assez spacieuse se composait de trois autres bureaux, occupés par des collègues qui effectuaient le même travail qu'elle. Ziva commença à éplucher le courrier qu'elle avait reçu depuis sa dernière visite à la maison d'édition, quand deux femmes d'âge mûr, l'une brune et l'autre rousse, entrèrent dans la pièce toutes deux un café à la main. Elles se sourirent, et celle qui paraissait la plus jeune des deux parla la première.
- Ava? S'étonna-t-elle en remarquant la présence de la jeune femme. On commençait à désespérer de te revoir ici un jour!
Le sourire de Ziva s'allongea.
- Je sais, il y a longtemps que je ne suis pas venue, répondit-elle.
- Longtemps! Il aurait pu t'arriver quelque chose qu'on ne l'aurait même pas su!
- Tu aurais du nous prévenir de ta visite, on t'aurait ramené un café on en vient tout juste. Reprit la seconde des deux.
- Ce n'est pas grave, j'irai m'en chercher un plus tard, je ne suis pas une vraie droguée comme vous deux. Déclara Ziva avec amusement alors que ses collègues approchaient.
Les trois femmes se firent la bise, puis continuèrent de bavarder, tout en reprenant le fil de leur travail, chacune assise derrière son bureau. Ziva était heureuse de trouver là un peu de compagnie et de contacts sociaux, bien qu'elle ne puisse pas non plus agir librement face à ses collègues qui ne connaissait rien de son passé. Elles savaient simplement de par ce que leur avait dit Ziva qu'elle était née à Washington, et que suite au décès de ses parents qui étaient sa seule famille, elle avait eu envie de voyager. Bien sûr, tout cela n'était qu'un tissu de mensonges. Mais lorsque Ziva s'était présentée et qu'elle avait attiré la curiosité de ses collègues, il avait bien fallu qu'elle trouve quelque chose. Cette histoire lui était venue spontanément.
Diane et Émilie lui avaient manqué, pensa Ziva en jetant un regard à ses collègues. C'est alors qu'elle réalisa que le quatrième bureau de la pièce était toujours vide, Natalia, qui s'occupait principalement des traductions de romans slaves n'étaient toujours pas là. Son ordinateur était éteint, elle semblait en congé constata Ziva.
- Natalia ne travaille pas aujourd'hui? Demanda-t-elle.
- Non, elle est partie bronzer sous le soleil de la côte d'azur répondit Emilie.
- Encore?
- C'est-ce que nous lui avons dit, elle devrait partir s'y installer puisqu'elle s'y sent si bien! Déclara Diane.
- Et depuis combien de temps est-elle partie?
- Quatre jours. Plus que cinq jours sans elle!
- Tu as fini la traduction de ton roman espagnol Ava? Enchaîna Diane.
- Oui, c'est-ce qui vous vaut l'honneur de ma visite. J'ai rendez-vous avec Stirau à 10h45 pour boucler le travail. Je ne vais d'ailleurs pas tarder à y aller, expliqua-t-elle.
- Tu n'oublies pas de repasser ici après ce rendez-vous Ava. On déjeunera ensemble, je ne me rappelle pas la dernière fois que l'occasion s'est présentée. On trouvera bien un peu de temps malgré tout ce boulot.
- A vos ordres chef! Répondit Ziva, en imitant le salut militaire, rapprochant une main de sa tête, le sourire aux lèvres. Elle sourit à ses collègues qui riaient, puis commença à rassembler ses affaires pour le rendez-vous qui l'attendait. Déjeuner avec ses amis lui ferait le plus grand bien pensa-t-elle, elle avait passé les derniers jours quasiment enfermée dans son petit appartement.
