Disclaimer: L'univers et les personnages propres à TIGER&BUNNY appartiennent à Keichi Satou, Masakazu Katsura, et aux Studios Sunrise.
Bêta-Lectrice : Sayuri-Geisha

/!\ NOTE IMPORTANTE A LIRE /!\ : Vous souvenez-vous de ma note au début du chapitre 2 ? J'expliquais que bien que ma fanfiction soit classée en rating T, j'hésitais à la mettre en M à cause d'un certain événement. Ce "certain événement" est arrivé. Je conseille donc aux âmes sensibles de se préparer à la lecture. Bien sur le degrés de sensibilité n'est jamais le même, et d'un point de vue personnel, je trouve qu'on a largement lu pire en matière de descriptions dans certaines œuvres de fiction, mais nous ne sommes jamais trop prudent(e).
Bonne lecture à vous !


Chapitre XV : La Fleur déchirée

Une goutte d'eau s'éclata sur le sol, et une odeur désagréable tira progressivement Karina de son inconscience. L'environnement apparut d'abord flou, puis s'éclaircit au fil de plusieurs longues secondes douloureuses. Perturbée, la Rose secoua la tête et tenta de reconnaître l'endroit : c'était une petite pièce assez spacieuse, le sol et les murs en pierres la rafraîchissaient considérablement, et face à elle se trouvait une petite porte en bois. En baissant les yeux, elle put distinguer des fils électriques qui reposaient à ses pieds. Pourtant, rien ne semblait branché.
La jeune femme frissonna, et fronça les sourcils : la puanteur des lieux bridait de plus en plus sa respiration. En voulant porter une main à sa bouche, elle réalisa que ses poignets étaient tous deux liés à une corde, elle-même rattachée à un crochet fixé au plafond humide. Devant cette image, Karina lâcha un gémissement de surprise. Elle essaya ensuite de se remémorer les événements survenus précédemment. Elle se souvenait de ce cri, cette femme se faisant attaquer et enfin... Le vide.
Chamboulée, elle agita les bras dans l'espoir de se libérer de cette emprise.
Évidemment, cela ne servit à rien.
« Pas de panique, je peux toujours utiliser mon pouvoir ! », pensa-t-elle.
Mais avant d'enclencher son don, la porte s'ouvrit brutalement, ce qui la fit sursauter.

- Je vois qu'on s'est réveillée, Blue Rose.

L'interpellée tourna la tête en direction de la voix suave qu'elle venait d'entendre. Elle y découvrit un homme élégant, dont les mèches noires retombaient de chaque côté de son visage caché par un demi-masque vénitien rouge et doré. Il était grand, élancé, la posture droite et assurée, tel un dandy charismatique sorti tout droit d'un roman victorien. Et ses yeux, aussi sombres que l'ébène, fixaient malicieusement l'héroïne d'un air à la fois amusé et fier. Cette dernière ne savait pas qu'elle avait affaire à Aiden J. Howards.
Tout en gloussant, celui-ci claqua des doigts, et quatre autres personnes s'invitèrent dans la pièce : trois hommes et une femme.
Deux des nouveaux arrivants arboraient une carrure imposante, tandis que le troisième homme paraissait plus maigre dans son aspect. Il s'agissait de Kurt, Ryder et Ascelin.
Pour finir, Elizabeth, la femme, semblait de trop. Comme une tâche sur un tableau à la base parfait. Néanmoins, elle attira l'attention de Karina : même si les membres du quatuor portaient, eux aussi, un masque étrange, la Rose reconnut vaguement la victime qu'elle voulait sauver, ainsi que son ravisseur.
A quoi rimait donc tout cela ?

- Qu'est-ce que ça signifie ? Qui êtes-vous ?! tonna froidement Karina.
- Nos noms n'ont point d'importance, Blue Rose, répondit calmement Aiden.

L'héroïne déglutit. Toutefois, elle refusa de divulguer si facilement sa peur à ceux qu'elle considérait, dorénavant, comme ses ennemis. C'est pourquoi, elle prit une profonde inspiration, et entreprit d'enclencher discrètement son pouvoir afin de briser les liens qui la retenaient prisonnière. Un morceau de glace pointu en viendrait facilement à bout.

- Et que me voulez-vous ? reprit-elle, afin de ne pas éveiller de soupçon.
- Oh. Je vois qu'on s'impatiente, n'est-ce pas ? Je ne te croyais pas ainsi.

Suite à cet échange, Aiden ne put retenir un rire moqueur, ce qui agaça Karina qui parvenait de moins en moins à cerner l'attitude de cet étrange personnage.

- Prends le temps de te familiariser avec l'endroit, ne l'aimes-tu pas ?
- C'est une question piège ? dit-elle avec un sourire ironique en coin. Ma foi, ce n'est pas du tout mon style, voyez-vous !

Elle souhaita terminer la conversation sur cette phrase, or, quelque chose l'empêcha de mener à bien son projet : son pouvoir ne s'enclenchait pas. Surprise, elle retenta son acte dans le but de créer un bout de glace coupant, mais rien ne sortit de ses mains.
Remarquant l'expression affolée de son otage, les lèvres de monsieur J. Howards s'étirèrent légèrement avant de prononcer la question suivante :

- Un problème, Miss Rose ?

Cependant, l'héroïne ne prêta aucune attention à l'homme, et se laissa emporter par le perfide sentiment de peur.

- Te débattre ne servira à rien. Geindre non plus d'ailleurs, se moqua Aiden.

Karina se stoppa à l'entente de ce conseil. Elle lui adressa un regard froid. La colère commençant déjà à lui brûler le cœur, elle se retrouva dans l'incapacité à conserver son calme.

- Que m'avez-vous fais ?!
- Ah, je l'attendais cette question.

Toutefois, Aiden ne répondit pas dans l'immédiat, préférant s'avancer de quelques pas sous l'œil attentif de ses subordonnés. Confiant et lent, le rythme de sa marche retentit singulièrement entre les murs de la pièce, et s'accéléra ensuite au fil de ses pas. Tel un félin guettant sa proie, il tourna autour de Karina en la fixant d'un œil embarrassant. Elle essaya de le suivre du regard, mais dut renoncer quand il roda derrière elle, la mettant alors dans l'incapacité de se retourner.

- Je t'ai tout simplement ôté ton pouvoir, souffla-t-il douloureusement.
- Qu... Quoi... ?

Un électrochoc parcourut brutalement les veines de l'héroïne, pensant qu'elle avait mal compris la réponse de son tourmenteur. Ce dernier, amusé par sa réaction prévisible, s'empressa de lui faire face avec un sourire dédaigneux au coin des lèvres. Les yeux apeurés de Karina le toisèrent avec crainte et curiosité. Que voulait-il lui faire comprendre au détour de cette expression frustrante ?

- Tu sembles chamboulée. Pourtant, c'est la vérité : tu es dorénavant dans l'incapacité d'utiliser tes dons de Next, informa-t-il. Je t'ai réduis à l'état d'humain faible et inutile.

Bien que clairs et précis, les mots d'Aiden se brouillèrent dans la tête de Blue Rose, devenant par la suite confus et illogique. Elle tenta de les réorganiser méticuleusement : sans savoir comment, cet homme l'avait plongée dans l'impuissance la plus totale, et la comparait même à une simple humaine chétive et superflue. Pourquoi une telle considération pour les êtres vivants ?
Cette question la poussa à se débattre une nouvelle fois.
En vain.

- Tel est mon pouvoir après tout : ôter celui des autres, continua l'homme.
- Quoi... ? Alors vous êtes...
- Un Next, c'est exact.

Karina fronça les sourcils face à cette révélation. Par orgueil, elle fixa Howards dans les yeux, même si l'expression de ceux-ci lui procurait une désagréable impression de malaise.
Néanmoins, ses yeux, superficiellement azurés, se baissèrent légèrement quand un gémissement de stupéfaction retentit au fond de la pièce : Elizabeth semblait soudainement craintive.

- T... Tu es un Next ? bredouilla-t-elle à son supérieur.

Ascelin, Kurt et Ryder, jusque là silencieux, ne purent s'empêcher de s'esclaffer à l'entente de cette formule. Malgré l'incompréhension qui demeurait en elle, la secrétaire se sentit idiote au milieu de ce trio amusé, et essaya de se faire toute petite.

- Tu aurais fini par le savoir un jour ou l'autre de toute façon, dit calmement Aiden.
- Pourquoi ne m'avoir rien dit ?! Je croyais que tu me faisais confiance...
- Mais voyons ma chère, tu ne m'avais rien demandé.

Le supérieur tourna doucement la tête en direction de sa marionnette afin de lui adresser un regard narquois, mêlé à un sourire cruel. Par la suite, les rires railleurs de Kurt et Ryder résonnèrent dans la pièce, tandis qu'Ascelin observait Aiden d'une mine soulagée.
Elizabeth, quant à elle, détourna la tête, honteuse de cette situation.

- Pourquoi faire ça... ? Que me voulez-vous à la fin ?! cria Karina.
- Ah ! D'autres questions que j'attendais ! s'exclama Howards.

A nouveau, l'homme tourna lentement autour de la Rose pendant que cette dernière n'osait regarder ailleurs que devant elle.

- Tout d'abord, sache que je ne m'attendais pas du tout à ce que mes collègues te ramènent ici.

Les yeux de Karina se plissèrent, cherchant à comprendre les intentions d'Aiden.

- Mais Will a quand même fait du bon travail !
- ...Will ? De qui parlez-vous ?

Le supérieur se stoppa derrière sa victime, soufflant doucereusement sur sa nuque les mots suivants :

- Ah oui, tu ne connais pas Will. C'est le voleur que vous avez poursuivi.

Le cœur de Blue Rose s'arrêta l'espace d'une seconde. Cette révélation lui permit alors d'enlever la part d'ombre sur cette affaire. Au final, il ne s'agissait que d'un piège dans lequel elle était tombée ? Elle refusa de le croire, et tortilla ses mains une énième fois dans l'espoir illusoire de se défaire des liens qui frottaient ses poignets meurtris.

- Cela ne servira à rien, murmura Aiden contre le cou de sa proie. Tu sais, je ne pensais pas qu'on t'attraperait... Normalement, je souhaitais que Will devienne la cible de Dragon Kid et Origami Cyclone. Pas de toi.

Un désagréable frisson dévala la colonne vertébrale de Karina : chaque souffle, chaque mot lâché par Aiden faisaient son effet, aussi abjects soient-ils. De plus, l'odeur nauséabonde des lieux ne cessait de l'écœurer, manquant par moment de la faire tousser. Une étincelle de colère s'enflamma dans ses pupilles, brûlant ardemment grâce aux émotions néfastes de la fureur et de l'angoisse.
Pao-Lin et Ivan devaient théoriquement se retrouver à sa place.
Dans cet endroit froid et sale.
Cette pensée la dégoûta : comment avait-il osé les prendre pour cible ?

- Il faut dire que ces deux là ne sont pas bien forts : on peut en venir facilement à bout, reprit le bourreau, avant de reculer. Enlever un ninja et une pile électrique s'avérait être un jeu d'enfant, même s'ils ne se séparaient plus, ces derniers temps. Mais le hasard a voulu que tu les rejoignes, et que tu tombes dans le piège à leur place.
- Vous êtes un lâche..., siffla l'ancienne Next entre ses dents.

Peu satisfait de cette réponse, l'homme lui fit face avant de lui adresser une expression hautaine. Sa main gantée se posa sur le menton de la Rose, et ses doigts se refermèrent méchamment sur son emprise. Pourtant, la victime ne s'avouait pas vaincue : qu'importe la peur, et la conséquence de cet acte, elle continuerait à soutenir le regard d'Howards de la manière la plus sèche possible.

- Je préfère qu'on me nomme « stratège », Miss Rose.
- A quoi vous mènera ce geste ? Que voulez-vous ?!
- C'est pourtant simple : je veux de nouveaux partisans à ma cause. Des Next très puissants. Puissants comme vous ! Ouroboros en a plus que besoin.

Karina sentit maintenant son cœur tambouriner violemment contre sa poitrine, prêt à déchirer sa peau pour s'exiler ailleurs. Choquée et troublée, elle essaya de se convaincre que le mot qu'elle venait d'entendre n'était pas celui qu'elle croyait.
« Ouroboros ».
Même si elle n'y connaissait pas grand chose, elle savait que la réputation de l'organisation se basait avant tout sur la crainte et le danger. En se perdant dans ses souvenirs, elle se rappela du jour où ses collègues durent se battre contre plusieurs membres de ce clan. De plus, Barnaby ne cessait de répéter par le passé qu'il en viendrait à bout. Qu'il vengerait ses parents.
Se remémorer ce genre d'anecdotes poussa Blue Rose à demander une confirmation :

- V... Vous venez de dire « Ouroboros » ?
- Oui. Tu « nous » connais, n'est-ce pas ? Que ce soit toi ou tes collègues, vous vous êtes battus contre certains de nos associés, indiqua Aiden.

Il lâcha son emprise sous le regard attentif de ses subalternes qui attendaient de recevoir un ordre quelconque. Toutefois, monsieur J. Howards les ignora, préférant jouir de l'image qui s'offrait à lui : son masque renvoyait le reflet d'une Blue Rose désemparée qui cherchait irrémédiablement à s'enfuir, encore une fois. Voir cette victime s'accrocher autant à la vie le fascina, et il félicita intérieurement ses hommes de l'avoir ramenée elle plutôt qu'un autre.

- Au lieu d'user inutilement tes forces à te débattre, écoute-moi, ordonna le supérieur.
- Quoi encore... ?
- Je te l'ai dis, je ne cherche pas à te faire de mal. Je veux juste que tu nous rejoignes dans ce combat que nous menons chaque jour contre les humains ! Une bataille dont seuls les Next ressortiront vainqueurs !

Après un court silence, il termina :

- Après tout, l'humanité est une race bien en dessous de la nôtre.

Le visage de la Rose s'empourpra sous l'effet de la colère, ses membres prisonniers s'agitèrent, comme prêts à une riposte imaginaire : bien qu'effrayant et intimidant de par son charisme, elle haïssait cet homme ainsi que ses propos xénophobes.

- Vous êtes un monstre... !, s'offusqua-t-elle.
- C'est toi qui ne cherches pas à comprendre.
- Je ne veux pas comprendre ! Je ne vous rejoindrai jamais ! De toute façon, je n'ai plus mes pouvoirs, je ne vous servirai à rien !
- Ah, je savais que tu dirais ça, rit Aiden. Tu sais, ton pouvoir reviendra tôt ou tard. Je ne peux que l'enlever un certain temps. Allons Blue Rose, soit plus coopérative s'il-te-plaît.

Comment accepter cette affreuse proposition ? Se retrouver face à un membre d'Ouroboros ne l'empêchait pas de garder toute lucidité. Comment accepter cette affreuse proposition ? Ce type cherchait à s'emparer de son honneur, à jouer avec ses sentiments, dont la peur, pour mieux l'inciter à rejoindre leur cause. Non, hors de question ! L'organisation était la cause de nombreux malheurs en ce monde : elle avait tenu en otage Stern Bild, et semé le doute dans le cœur de ses habitants en humiliant les Héros. Elle était aussi la meurtrière des parents de Barnaby à travers Albert Maverick, un traître qui s'était joué des membres de l'émission en plus de souiller leur mémoire et choisir Kotetsu comme bouc émissaire.
Elle devait donc s'allier à ce clan ?! Jamais !

- Je ne serais jamais de votre avis, mais je maintiens le mien : vous êtes un monstre !, aboya l'ancienne Next, frustrée.
- … Je vois.

Aiden afficha une mine faussement vexée.
Par la suite, sa main gauche se leva lentement en direction de la crinière bleutée de Karina. Elle s'arrêta ensuite au niveau de sa coiffe et s'agrippa à celle-ci d'une manière effroyablement douce. Intriguée, les pupilles de la Rose se haussèrent, reflétant à leur centre une lueur d'incompréhension. Cependant, son ignorance fut de courte durée : elle sentit sa chevelure retomber en cascade sur ses reins, laissant quelques mèches effleurer ses perles grandes ouvertes. Cette sensation lui fit alors comprendre que son bourreau venait de lui retirer sa toque.

- Ryder, va chercher la caméra, dicta le chef.

Machinalement, le sujet se hâta d'obéir à Aiden, et franchit la petite porte en bois derrière lui sous l'expression intriguée d'Elizabeth. Au même moment, les doigts fins du dictateur passèrent délicatement entre les mèches libérées de Blue Rose, s'enroulant de temps en temps à leurs pointes. Les gestes de monsieur J. Howards se mariaient à la douceur et la tendresse, néanmoins, cela n'empêcha pas Karina de se sentir humiliée face à cette attitude hypocrite et abjecte.
Mais que pouvait-elle y faire ? Malheureusement paralysée et incapable d'user de son arme habituelle, plus rien ne lui accordait le droit de se défendre.

- C'est vraiment ce que tu veux ?

Comme le démon prêt à dévorer l'âme du mortel impuissant, le visage d'Aiden se rapprocha lentement de celui de Karina, leurs lèvres s'effleurèrent, et l'homme sentit le souffle apeuré de sa victime s'écraser sur sa gorge.
Ah, quel délicieux effluve.

- Allez, accepte cette proposition, incita-t-il. De toute façon, tes amis te rejoindront.

C'était la phrase de trop. Celle qui obligea l'héroïne à faire part de son désaccord.
Sans réfléchir, elle cracha sur le masque de son tortionnaire, accompagnant son acte d'un énième regard glacial. Les propositions d'Aiden la marquaient profondément, au point qu'elle agissait désormais inconsciemment.
Suite à ce geste, Ascelin fixa l'ancienne Next d'une mine abasourdie. Il ne conserva pas longtemps cette expression, et s'avança vers Karina avec colère.

- C'est bon Ascelin, dit Aiden.
- Pardon... ?!
- Laisse. Ça lui retombera dessus de toute façon.

Howards sortit un petit mouchoir de la poche de sa veste, avant de sourire une nouvelle fois. Ses manières, toujours aussi modérée, ne rassurèrent guère Karina.

- J'ai la caméra ! s'écria Ryder, en revenant.
- Parfait, branche-la.

Il n'en fallut pas plus pour que Karina comprenne enfin l'utilité des fils électriques sur le sol. Ryder en saisit un, le moins épais, et le tira en sa direction pour le connecter au petit caméscope.
Un point vert s'illumina sur le côté de l'appareil : il fonctionnait.

- Je ne voulais pas en arriver là Blue Rose, sincèrement. Je pensais que tu accepterais ma proposition, poussant ainsi tes collègues à venir te chercher, souffla Aiden. Enfin. Tu serviras quand même d'appât. Kurt !
- Je peux ? Vraiment ?

Sous le regard inquiet de Karina, le Next chauve rejoignit son chef. Les lèvres étirées jusqu'aux oreilles, il jeta un œil perfide à la victime et dans un élan de crainte, cette dernière tenta une fois encore de s'échapper de ses liens.
Impossible, évidemment.
Qui plus est, la corde s'enfonçait douloureusement dans la peau de ses poignets meurtris, comme pour la ramener péniblement à l'ordre.
Se débattre ne mènerait à rien. Elle le savait.
Mais elle s'y accrochait. Bêtement, inutilement, vainement. Elle souhaitait simplement garder un peu d'espoir.

- Oui, vas-y, confirma Howards en claquant des doigts.

Aussitôt après cette approbation, Kurt étouffa un rire qui n'inspira guère confiance à Karina.
Aucun avertissement résonna avant que le Next chauve n'empoigne violemment la crinière bleuté de la jeune femme, la tirant brusquement ensuite vers lui. Les cris de l'héroïne retentirent plusieurs fois entre les murs, et sa respiration s'accéléra progressivement. Par réflexe, elle essaya de se défendre, mais Kurt l'immobilisa.
Décidée à ne pas se laisser abattre, la Rose conserva une mine froide : hors de question de laisser le tourment l'envahir !
Positionné derrière elle, le Next chauve porta une main baladeuse à son ventre, puis la remonta lentement en direction de sa poitrine.
Cet acte la poussa à déglutir en silence : il n'allait tout de même pas... ?
Muette, Karina sentit ses jambes la lâcher ainsi que son coeur, et un souffle froid sur sa nuque lui procura un frisson d'angoisse qu'elle refusa de divulguer.
Spectatrice de cette scène effrayante, le visage d'Elizabeth se décomposa derrière son masque : on ne lui avait jamais parlé d'une soumission aussi affreuse. Incapable de prononcer un mot, elle plaqua vivement ses mains sur ses lèvres tremblantes, cherchant désespérément à ignorer ce qui se déroulait sous ses yeux maintenant humides. Sa tête tourna à gauche : Ascelin jouissait de ce divertissement horrifiant.
Choquée, son regard glissa ensuite à droite : avec un sourire en coin, Ryder semblait modifier quelques réglages sur sa caméra.
Enfin, elle observa Aiden. Un Aiden J. Howards concentré sur ce tableau immonde. L'expression sur son visage, bien que masqué, heurta la secrétaire naïve : sa bouche empêchait un rire de s'y échapper, et ses perles ébènes fixaient avec fascination le visage affolé de Blue Rose qui endurait plusieurs caresses humiliantes de la part de son bourreau.
Non, impossible.
Aiden ne pouvait pas...

- AIDEN ! hurla Miss Lance, en s'agrippant à son bras. Que se passe-t-il ?! Regarde donc ce que lui fait Kurt ! C'est... C'est inhumain !

Sans s'y attendre, la main de son supérieur s'écrasa violemment sur sa joue. La puissance de cette gifle la fit s'effondrer sur le sol froid et humide, lui offrant également une incompréhension justifiée.
Aiden venait de la frapper. Sans pitié, sans vergogne. Son prince avait levé la main sur elle, sans même la regarder, sans même s'en inquiéter.
Chamboulée, la main blême d'Elizabeth se posa avec hésitation sur sa joue empourprée. Ses saphirs s'agrandirent en constatant qu'elle ne rêvait pas.

- Petite sotte. Ne prononce pas mon nom dans cette pièce ! Pourquoi portons-nous des masques à ton avis ? s'énerva le dictateur.
- J-Je... Pardon... Je ne voulais pas te...

Aiden soupira avant de s'accroupir face à elle.

- Et de toute façon, bien sûr que c'est inhumain. Jamais je ne m'abaisserai au rang de ces déchets.
- M-Mais je suis une humaine !
- C'est ce qui me gêne justement, conclut-il, en levant les yeux.

Ascelin comprit le sens de cette phrase. Abandonnant la jeune secrétaire dans l'incertitude, l'ami d'Aiden se faufila discrètement derrière elle, et profita de cet instant de doute pour l'assommer sans vergogne. Elle n'eut pas le temps de réagir ni de gémir.
Jonchée au sol, ses cheveux de blé s'étalaient comme une tache d'encre jaune sur les pierres sombres de la pièce. Les sourcils tristement froncés, son visage reflétait l'expression d'une femme trahie qui ne souhaitait y croire. Un rire s'échappa d'Ascelin

- Merci Ascelin. Notre plan serait tombé à l'eau avec elle, s'indigna Aiden.
- Je sais.

Le dictateur émit un petit gémissement moqueur, et se releva pour faire face à Blue Rose qui affichait maintenant une mine pâle et écœurée. A présent, Kurt promenait ses mains moites sur les zones sensibles de son jouet : tel que les épaules, les seins, les hanches et les cuisses... Et malgré le malaise qui se lisait sur le visage de sa victime, Aiden l'ignora.

- Il nous a presque fallu un an pour creuser cet endroit..., commença-t-il.
- Oui, je m'en souviens... Le peu de partisans que nous possédions avaient commencé les travaux juste après mon arrivée..., développa son cadet.

Le chef leva la tête avec arrogance, nostalgique des instants passés. Toutefois, ses yeux se baissèrent quand un cri retentit : le bourreau de Karina prenait un malin plaisir à s'amuser avec elle. Un sentiment de fierté enveloppa le cœur d'Aiden en remarquant les larmes au coin des yeux de la Rose.

- Quel somptueux tableau, murmura-t-il
- Chef ! La caméra est prête ! s'exclama Ryder.
- Et bien qu'attendons-nous ? Que le spectacle commence.

Sur ces mots, Ryder pointa le caméscope sur Blue Rose, et attendit le feu vert de son supérieur.


Dans un petit bar reculé, Kotetsu s'égarait dans ses souvenirs, le regard perdu dans son verre de whisky. Il entendait les complaintes des hommes ivres se mêler aux rires des couples d'un soir, venus ici pour oublier probablement leurs soucis insignifiants. La télé, au dessus du comptoir, diffusait en continu des programmes superficiels et fastidieux, et ce, toujours aux heures de grande écoute, comme pour chercher à abrutir les citoyens déjà piégés dans la cage de la consommation.
Du coin de l'œil, Kaburagi distingua deux adolescents s'embrasser goulûment sous le regard approbateur d'un vieil ivrogne, tandis que trois hommes se réconfortèrent mutuellement de la dure vie d'époux et père de famille.
La déchéance humaine avait trouvé refuge en ce lieu.
Un endroit que Kotetsu côtoyait.
Il souffla d'indignation, et préféra avaler cul-sec le contenu de son verre dans l'espoir d'interrompre le chemin de ses réflexions maussades.
« Ça ira. Demain, je retenterai le coup ! Elle ne peut pas être constamment en mission, non plus ! », pensa-t-il.

L'alcool ne l'aida pas à se débarrasser de ses inquiétudes quant à l'état de son ancienne collègue. Comment se portait-elle ? L'idée de prendre de ses nouvelles par SMS lui effleura l'esprit à maintes reprises, parfois de façon plus insistantes que d'autres. Néanmoins, il songea que cela ne valait pas le coup : il préférait lui parler en face à face, plutôt que par le biais d'un téléphone dont l'utilité se résumait à dissimuler ses émotions.
Décidément, sa vie était bien mouvementée.

- Excusez-moi ? Je peux en avoir un autre s'il-vous-plaît ? demanda le vétéran, en interceptant un serveur.
- Bien sûr ! Je vous apporte ça.

Kotetsu remercia l'employé avant de s'affaler sur sa chaise, l'esprit embrouillé par des pensées décousues de toute logique. Le son émit par le téléviseur ne l'aida guère à se sentir mieux. Avec ses annonces moroses, laissant l'impression au plus naïf des spectateurs que le monde se portait de plus en plus mal, le journal du soir inquiéterait encore des familles.
Pourtant, paradoxalement, la sérénité se lisait sur le visage du journaliste derrière l'écran.
On ne peut redouter le danger lorsqu'on se sait en sécurité.

- Tenez monsieur !, annonça le serveur, tout en déposant le verre de whisky sur la table de son client.
- Ah, merci bien.

Dans un élan de générosité, le Tigre gâta le serveur en pourboire en plus de payer son dû. Et après un instant sans rien faire, ses lèvres se trempèrent doucement dans l'alcool rafraîchissant.
Parfois, il fallait savoir s'abandonner aux plaisirs coupables, même s'ils s'avéraient néfastes pour la santé.
Mais alors qu'il s'apprêta à avaler son verre d'une traite, un bruit retint son attention : la télévision émettait des bruits aigus et désagréables. Sous l'incompréhension légitime des spectateurs, l'image sauta plusieurs fois, devenant flou de temps à autres. C'est quand un vieillard brandit sa canne en hurlant diverses insultes indéchiffrables que l'écran s'afficha plus nettement.
Les spectateurs n'oublieraient jamais cette image percutante. Ce plan dévoilant une Blue Rose affaiblie, immobilisée par un homme masqué qui prenait plaisir à la toucher vicieusement.

- Hey ! Mais c'est Blue Rose ! s'écria une femme.
- Qu'est-ce qu'elle fait là ?! La télé n'était pourtant pas branchée sur Hero TV ! s'affola un autre client.
- C'est retransmit sur toute les chaînes ! s'exclama le barman en s'acharnant sur la télécommande.
- Arrêtez ! tonna Karina.

Les disques dorés du vétéran s'élargirent à la vue de cette affreuse séquence, l'immobilisant dans une cage de consternation. Ses doigts, démunis de toute force, relâchèrent la boisson qu'il tenait, et s'écrasa sur le sol dans un bruit sourd.
C'était un cauchemar, une blague de mauvais goût... Qu'importe la nature de cette chose, elle ne pouvait être réelle.

- Allez ma belle, détends-toi, ordonna le bourreau.

Accompagné de faibles gémissements, un craquement s'évada des baffes de la télé. L'épaule maintenant dénudée de la victime fît comprendre aux clients du bar que le tortionnaire venait de lui arracher une partie de son haut. Ignorant les geignements apeurés de son jouet, ses grosses lèvres humides se posèrent vulgairement sur la peau dévêtue de la Rose. Cette dernière sentit les larmes monter, prêtes à briser les remparts de ses paupières pour se glisser sur ses joues pâles. Elle engagea alors une lutte avec son propre subconscient afin de ne pas se laisser anéantir. Toutefois, l'impuissance la paralysa lorsque la langue de Kurt caressa le haut de son épaule, en remontant vélocement jusqu'au cou.
Cette scène réveilla Kotetsu, jusque là incapable de réagir face à ces images choquantes : cauchemar ou non, il fallait agir !

- Mais qu'attendez-vous ?! Il faut éteindre cette télé ! s'offusqua un serveur.
- Ta gueule, petit puceau ! Profite donc du spectacle ! osa un alcoolique.

Sans s'y attendre, l'auteur de cette dernière élocution s'écrasa violemment sur le parquet. Un petit craquement résonna, et un goût de rouille imbiba son palais, jusque là encore noyé par l'alcool. Consterné, le poivrot posa non sans mal sa main tremblante sur ses lèvres : un liquide chaud s'en échappait abondamment. Du sang.

- Tu ferais mieux de surveiller tes propos, conseilla sèchement Kotetsu, en faisant craquer ses poings.

Il lui lança ensuite un regard glacial avant de quitter le bar hâtivement.
Chamboulé, et surtout horrifié par ces images, il saisit son téléphone et essaya de contacter Barnaby : Karina était en danger, il fallait la sortir de cette situation au plus vite.
Néanmoins, personne ne décrocha.

- Bon sang ! s'énerva-t-il.

Au moment où il voulut envoyer un message à son ancien partenaire, des cris alarmés le poussèrent à stopper son initiative. Inquiet, il s'empressa de suivre ces hurlements qui le dirigèrent alors non loin du centre-ville.
Jamais il n'effacerait l'image qui se pavanait maintenant sous ses yeux offusqués : les écrans géants, accrochés aux bâtiments de Stern Bild, renvoyaient cruellement les sévices adressés à Blue Rose. Des sévices diffusés dans l'ensemble de la métropole, à la vue de tout le monde.

- Qu'est-ce qui se passe ?! s'écria une femme, en s'efforçant de cacher les yeux de son enfant.
- Blue Rose a l'air mal en point ! en déduit une autre.

En effet, cette dernière affichait un teint pâle, paradoxalement mêlé à une expression sèche : son cerveau lui dictait l'ordre de ne surtout pas abandonner. C'est pourquoi elle se tortilla une énième fois sous les caresses de Kurt pour tenter de s'enfuir.
Rien à faire.
Excité par cette peur, le Next chauve profita de cet instant pour déposer plusieurs suçons sur sa peau laiteuse, ce qui lui procura un frisson de répulsion.

- Bordel ! Mais pourquoi n'utilise-t-elle pas son pouvoir ?!, hurla un fan.
- Je ne veux pas voir ça ! Pourquoi diffusent-ils une horreur pareil ?! s'énerva un passant.

La respiration de Wild Tiger s'accéléra tandis que son cœur, lui, s'affola. Que devait-il faire maintenant ? Où se trouvait-elle ? Pourquoi ? Comment ?!
Impuissant face à cette situation, il referma ses poings, serrant une emprise invisible jusqu'au sang.

- Kotetsu !

A l'entente de cette voix familière, l'interpellé se retourna pour y découvrir un Antonio troublé.

- Qu'est-ce qui se passe ?! questionna ce dernier.
- Je n'en ai aucune idée ! Je ne comprends rien ! Antonio, il faut faire quelque chose !, s'alarma Kotetsu, en empoignant le col de son ami.

Rock Bison acquiesça. Bien qu'il cherchât à ne pas perdre ses moyens, quelques gouttes de sueurs perlèrent sur son front, trahissant ses sentiments. Il ne discutait pas beaucoup avec Blue Rose, et ne savait presque rien d'elle. Cependant, elle demeurait une collègue de travail qu'il appréciait.
Sans prévenir, les hurlements des spectateurs se calmèrent progressivement, se transformant en murmures inaudibles. Interloqués, les deux héros se fixèrent avant de lever la tête sur un des écrans : celui-ci dévoila Aiden, toujours masqué.

- Bonjour à tous, formula doucement celui-ci.
Les citoyens s'adressèrent plusieurs regards inquiets : qui était cet énergumène aux allures peu banales ? Le sourire dessiné sur son visage n'engageait rien de bon, et tandis que certains passants se dépêchèrent de rentrer chez eux pour s'enfermer à double tour, les plus intrigués s'échangèrent plusieurs théories quant à l'identité de cet homme.

- Tout d'abord, je conseillerais au maire de ne pas chercher à couper le courant, ni même à interrompre mon programme, continua Aiden. Il en va de la vie de cette jeune Next.

Suite à ces mots, Kurt sourit à la caméra et redressa lentement sa main gauche qui brillait d'une lueur turquoise.
Il dévoilait aux spectateurs sa véritable nature.
Une flamme crépita ensuite dans la paume de sa main, et y dansa sournoisement, prête à brûler. Le Next baraqué la guida alors dangereusement sur la poitrine, encore cachée, de Karina. A la vue de ce geste, cette dernière appréhenda les événements à venir. Elle tenta à nouveau de s'enfuir, mais fut ramenée à l'ordre lorsque le feu reposant au creux de la main du tortionnaire effleura le tissu de son costume. Blue Rose se mordit les lèvres : la chaleur consumait le haut de son habit, révélant ainsi progressivement sa poitrine.

Au même moment, Antonio et Kotetsu assistèrent impuissants à la scène. Mal à l'aise, le premier détourna le regard, pendant que le second scrutait l'imposante télévision sans trouver la force de bouger. Paralysé par l'épouvante sensation de frustration et de colère, son esprit ne parvenait plus à réfléchir correctement.
Derrière la caméra, le supplice continua de plus belle. Le dernier morceau de vêtement qui protégeait difficilement le buste de Karina se déchira, dévoilant enfin ses seins au grand jour.
La honte l'emprisonna dans un carcan de douleur. Elle dévoilait à la ville entière une partie d'elle, une partie qui la complexait. Dégradant, humiliant, perturbant, douloureux, les mots ne manquaient pas pour décrire la situation dans la quelle elle se trouvait. Mais alors qu'elle tenta de cacher sa poitrine, oubliant un instant ses mains liées, Kurt lui saisit le menton et la força à l'embrasser.
Sous les paroles outrées des auditeurs, le Next chauve approfondit goulûment le baiser.
Anéantie, Karina voulut lui mordre la langue pour le stopper. Malheureusement pour elle, ce geste excita encore plus le monstre.

- N'est-ce pas frustrant que de voir un héros impuissant ?, reprit Aiden, en terminant par un rire mesquin. Et vous, Next qui travaillez à la solde d'une race ne demandant qu'à disparaître, n'avez-vous pas honte ? Regardez donc ce qu'il advient de ceux qui se rangent du côté des faibles !

Pendant que les civiles s'alarmèrent, incapables de détourner les yeux de cette télévision, Kotetsu et Antonio réussirent à s'échanger un regard. Bref mais intense, au fond de leurs pupilles brillait une lueur ardente de folie. Rock Bison s'apprêta à parler, néanmoins, des vibrations sur son poignet le coupèrent dans son élan.

- On me demande. Sans doute pour cette affaire..., dit-il effaré.

Le vent caressait les cheveux du Tigre, tandis que ses anneaux d'ors restaient figés sur son ancien collègue. Emprunts d'une culpabilité dont lui seul en connaissait la cause, ils tremblaient sous le poids des larmes qu'il peinait à retenir.

- Laisse-moi venir avec toi..., murmura-t-il difficilement.

Antonio releva la tête avant de fixer avec surprise son ami.

- Je ne peux pas rester ainsi sans rien faire..., continua ce dernier.
- C'est dangereux tu sais, et puis... pense à ton pouvoir, expliqua discrètement Rock Bison, par peur de se faire entendre.
- Ça ira. Ne t'occupe pas de ça.
- Mais...

Kotetsu ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase, et s'empressa de se frayer un chemin dans la foule de spectateurs. L'heure tournait, inlassablement, ramenant cruellement le vétéran à sa faiblesse et son inefficacité. Pourtant, il abandonnait l'idée de rester ici à regarder ce spectacle malsain : il ne supportait pas ces dégénérés qui prenaient un malin plaisir à faire souffrir Karina et qui ne cessaient de pousser le vice à son paroxysme. A présent, Kurt s'amusait à masser la poitrine de sa poupée, accompagnant chacun de ses gestes par une phrase vulgaire. Même si la Rose cherchait à conserver une attitude froide et impassible, n'importe qui aurait pu comprendre qu'elle dissimulait en réalité ses faiblesses et ses émotions par orgueil. Rabaissée par des attouchements de plus en plus offensants, elle se mordit les lèvres pour ne pas gémir, et encore moins pleurer.
Comment rester inactif face à une scène aussi macabre ? Quand Kotetsu se libéra enfin de la marée de civiles, une voix l'éjecta de ses pensées. Antonio le rejoignit peu après.

- Tu comptes y aller à pieds ? Viens, ma voiture n'est pas loin ! proposa celui-ci.

Et sur ces mots, Rock Bison accourut vers son véhicule, accompagné d'un Kotetsu touché.


Note de l'auteur : Et voila... Ce chapitre lève enfin le voile sur l'identité d'Aiden et son pouvoir ! J'espère que malgré les scènes dures, ce chapitre vous aura quand même plu. Je ne peux revenir là dessus pour le moment, car ce n'est -malheureusement- pas encore terminé... Merci à vous pour votre lecture, pour vos avis, et pour vos visites de plus en plus nombreuses au fil des jours ! Cela me fait toujours autant plaisir, et j'attends avec impatience votre impression sur ce chapitre 15 ! Bonne ou mauvaise :)
A dans deux semaines !