Pour vous faire plaisir, voici déjà le onzième chapitre, qui clôt la soirée de Dinozzo. Il faudra attendre encore un peu avant de revoir Ziva.

Merci à Luciaellana pour la review, et à tous ceux qui ont ajouté ma fic dans leur favoris.

Bonne lecture et vive les reviews!


Chapitre 11 : Ne t'avise pas de le répéter.

Les deux amis étaient toujours assis côte à côte sur le lit de l'italien. Après tant de révélations en l'espace d'une soirée, une autre question brûlait les lèvres d'Hélène. Ce soir, Tony s'était mis à nu face à elle, et elle se demandait si elle n'avait pas déjà trop demandé à cet homme, qui semblait souffrir de s'être tant révélé ces dernières minutes. Sans savoir pourquoi, elle se doutait que la question qu'elle voulait poser allait encore plus toucher l'italien. C'est ce qui la faisait hésiter à parler. Le silence s'était installé, et il était à présent difficile pour Hélène de reprendre la conversation. Elle se lança finalement, détournant la question.

- J'ai aussi reconnu l'agent David.

Hélène s'arrêta là, et regarda l'expression de Dinozzo assis à sa gauche. Seule de la douleur était visible sur son visage. Il ne semblait pas décidé à lui répondre.

- Je l'ai reconnue sur de nombreuses photos. C'est d'elle que tu dois en avoir le plus. Sur le piano, entre deux DVD, sur ton bureau… Continua Hélène. Contrairement à Kate, je vous ai déjà entendu parler de l'agent David entre vous au NCIS, mais très rarement, et jamais aux oreilles de tous dans l'openspace. Tu sembles ne pas t'être fait à son départ, termina-t-elle.

- Ziva et moi étions très proche, dit enfin Tony.

Dinozzo se tut après cette courte phrase.

- Tu ne m'en diras pas plus? L'interrogea Hélène, rompant le silence d'une voix calme.

Il soupira en se tournant vers elle.

- Je ne sais pas quoi te dire. On comptait beaucoup l'un pour l'autre. Je ne saurais pas par quoi commencer si je devais te parler d'elle.

- Ne te sens pas obligé.

- Tu sais, si je t'en dis autant ce soir, c'est parce que j'ai une bonne dose d'alcool dans le sang, avoua Tony. Sobre, je me serais maudit depuis bien longtemps et je t'aurais mise à la porte à la première de tes questions. Je sens que demain matin je vais regretter beaucoup de choses.

Hélène se rapprocha de lui et posa une main sur sa cuisse.

- Si tu t'es confié à moi c'est que tu en avais besoin. Ça te ferait peut-être du bien d'en parler pour une fois.

Tony soupira. Peut-être n'avait-elle pas tort. Peut-être que vider son sac pour une fois lui ferait du bien. Après tout il n'en parlait quasiment jamais, et quand il en parlait il n'avouait jamais ce qu'il ressentait, alors il ne pouvait pas savoir. Peut-être que... Tony se décida enfin.

- C'est avec Ziva que je passais tous mes jeudi soir, commença-t-il, surprenant Hélène. C'est quand elle est morte que j'ai arrêté d'en jouer. C'est bête à dire, paradoxal, mais la mort de Kate a signé le début des emmerdes pour l'équipe, et pour moi. On a eu de nombreux problèmes suite à cela. Des missions sous couverture qui ont mal tourné, la mort de la directrice Sheppard, la dispersion de l'équipe, des tensions avec le Mossad… On avait toujours un problème quelque part. Et pourtant cette période où j'ai travaillé avec Ziva a été la plus belle de ma vie.

- Vous étiez de bons amis, dit Hélène quand Tony arrêta de parler.

- On était avant tout des collègues, mais oui.

Tony tourna son visage vers celui d'Hélène. Elle était l'opposée de Ziva songea-t-il. Il se demandait si Gibbs avait volontairement recruté une femme blonde aux yeux verts, après le désastre qu'avait été le départ des deux brunes.

- Je n'ai jamais su comment était décédée Ziva, reprit Hélène.

Les yeux de Tony se troublèrent un peu plus. Parler de la jeune femme était toujours douloureux.

- Nous non plus. On s'est quitté un soir comme tous les soirs. On s'est dit au revoir et chacun est rentré chez soi. Le lendemain elle n'est pas venue, elle n'était plus là. Elle n'est plus jamais revenue travailler. On l'a cherchée, partout. On a suivi toutes les pistes. On ne l'a jamais retrouvée. Deux mois après son départ son père nous a contacté et nous a dit qu'elle était décédée dans un attentat, alors qu'elle était rentrée en Israël car une de ses cousines était gravement malade, expliqua Tony.

- Tu sembles ne pas y croire.

- J'ai tort de ne pas y croire, car c'est certainement la réalité. Si ça ne l'était pas, Ziva serait revenue, ou on aurait trouvé quelque chose. Mais je me dis qu'il nous a peut-être menti sur la cause de son décès. Cet homme nous a toujours menti sur tout. Ziva venait tout juste d'être naturalisée américaine, elle ne serait pas partie sans rien dire. Surtout si elle était juste partie voire une cousine. Elle aurait appelé, ou elle aurait prévenu Gibbs. Elle ne serait pas partie sans rien dire, termina Tony.

Hélène lui sourit tristement, ne disant rien après cela. Elle voyait à quel point cela le faisait souffrir. Elle aurait aimé en apprendre un peu plus sur la jeune femme, mais elle ne voulait pas non plus forcer Tony. Elle ne voulait pas l'obliger à parler si il ne le désirait pas.

Tony commençait à sentir l'alcool lui monter à la tête. Il n'avait pas envie d'aller se coucher, d'aller dormir maintenant. Il aurait dû. Il était tard, ils travaillaient demain. Mais évoquer tous ces souvenirs ne lui réussissait pas. Il savait que s'il fermait les yeux maintenant, son sommeil serait peuplé de mauvais rêves. Il ne le voulait pas. Il voulait sortir, danser, draguer comme il le faisait autrefois. Peu importait avec qui, mais il voulait tout oublier. Se sentir léger et ne plus se soucier de rien, se ficher des conséquences de ses actes pour une nuit, et juste s'amuser, se libérer. Il voulait tout oublier, oublier tout ce qu'il ressentait.

Hélène vit la lueur qui brillait dans les yeux de son ami changer. Elle l'avait laissé se perdre dans ses pensées, sentant que c'était nécessaire mais à présent elle voyait qu'il n'en n'était plus au même point.

- A quoi penses-tu? Demanda Hélène doucement afin de ne pas le surprendre.

- Que tous ces soucis me pèsent un peu trop. J'en ai marre. J'ai envie de faire n'importe quoi, d'oublier. Il y a des jours où j'aimerais que tout ça n'ait pas eu lieu, j'aimerais redevenir celui que j'étais.

Il se leva et sortit de la chambre pour cacher son trouble. Hélène le rattrapa.

- C'est le décès de Ziva qui t'a à ce point changé n'est-ce pas? Demanda-t-elle à Tony. Elle n'était pas sûre de ce qu'elle avançait, mais ça lui paraissait plausible, de plus en plus.

- Oui, répondit-il simplement après s'être silencieusement immobilisé quelques instants sur le seuil de sa chambre. Il n'avait pas envie d'en dire plus. Le peu qu'il avait dit au sujet de Ziva l'avait déjà suffisamment remué.

- Si tu as ramené tant de belles filles dans ton lit c'est que tu devais avoir du succès, beaucoup de succès. Le charme d'un italien, déclara Hélène, surprenant Tony.

- De quoi parles-tu? Pourquoi changes-tu si brutalement de sujet? Demanda Tony en se retournant. Il ne comprenait pas.

- Ce soir j'ai fais connaissance avec un autre Tony Dinozzo, mais je me dis qu'on connaît vraiment ce Tony uniquement quand on a couché avec lui. Et je crois que j'ai raison.

- Ne dis pas de bêtises Hélène, la reprit Tony.

- Mon tableau de chasse est long Tony. Comme tu l'as dit plus tôt dans la soirée je suis comme toi. Je me divertis avec des amoures d'un soir sans conséquences. Je ne m'attache pas.

Tony la regardait sans vouloir comprendre. Ils se faisaient face, lui dans le couloir, elle, toujours dans la chambre. Il ne voulait pas comprendre.

- Je ne suis plus à un homme prêt, continua Hélène.

- Je ne coucherai pas avec toi Hélène, dit Tony.

- Ce n'est pas parce qu'on est collègue que cela doit changer quelque chose. Si je t'avais rencontré dans un bar j'aurai couché avec toi. Ce genre d'envie ne se contrôle pas. Alors je ne vois pas ce qui nous retient ce soir.

- On s'entend bien, je n'ai pas envie que ça change. Je n'ai pas envie que cette bêtise nous empêche de bien travailler par la suite.

- Je n'attends rien de toi Tony. Je ne te demande rien. Je dis juste que faire l'amour avec toi, ça ne changerait rien à notre relation de travail, ça n'impliquerait aucune obligation. Ça te ferait juste du bien. Pour quelques minutes, tu pourrais redevenir le Tony tombeur et insouciant que tu étais avant que Ziva ne meurt. Tu pourrais tout oublier un moment.

Tony sembla hésiter quelques instants, la dernière réplique d'Hélène avait en partie su le convaincre. Doucement, Hélène l'attrapa par sa chemise et le fit revenir dans sa chambre. Elle déboutonna sa chemise en le regardant dans les yeux. Elle allait lentement, guettant ses réactions. Elle s'attendait encore à ce qu'il la repousse.

- Prend ça comme un service d'amie. Ce soir, je te donne la chance de redevenir pour une nuit celui que tu étais autrefois, d'accomplir un acte sans conséquences.

Hélène l'embrassa, et Tony répondit à son baiser, sans pour autant vouloir aller plus loin pour le moment. Elle avait peut-être raison, se disait-il. Elle fit glisser sa chemise sur le sol et se rapprocha de son corps. Il laissa ses mains s'égarer sur le sien. Il enleva ses chaussures et lui ôta son haut. Il agissait un peu automatiquement, ne pensant pas que c'était Hélène qu'il déshabillait. Il déconnectait son cerveau au fur et à mesure, aidé par l'alcool. Il tentait de redevenir celui qu'il était il y a longtemps.

Ils se laissèrent tomber sur le lit, et Hélène prit les commandes pur aider un peu Tony. Lentement, il se laissa aller, puis bien décidé, Tony retourna la situation. Il s'arrêta un instant pour regarder Hélène les yeux dans les yeux cherchant une quelconque hésitation dans son regard. Il ne vit rien, alors il l'embrassa et passa une main dans ses cheveux. Elle déboutonna le jean de l'italien.

- Tu ne regrettes pas? Demanda Tony avec une pointe d'angoisse, lorsque plusieurs minutes plus tard ils furent tous les deux allongés dans le lit sous la couverture. La pièce était plongée dans l'obscurité, et tous les deux observaient le plafond.

- Non, je comprends mieux pourquoi tu avais bonne réputation répondit Hélène sur un ton plus léger.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire, poursuivit Tony en fixant toujours le plafond.

- Je sais. Mais je suis comme ton ancien toi, je fais de l'humour. Non, je ne regrette pas, continua Hélène plus sérieusement.

Un court silence se fit.

- Je peux rester dormir ici Tony? Demanda-t-elle. Je ne me vois pas conduire avec tout ce que j'ai bu, et je suis plutôt bien installée.

- Maintenant que tu es dans mon lit… Je n'y vois pas d'inconvénient.

- Merci.

- De rien, répondit Tony en tournant la tête vers la jeune femme.

Les deux collègues se sourirent, et chacun commença à chercher le sommeil après cette longue soirée riche en émotions. Contrairement à ce qu'il croyait, Tony le trouva rapidement. Il faut dire qu'il était épuisé, et l'alcool l'y avait aidé. Il fut même rassuré quand il se sentit tomber dans le sommeil. Il n'allait pas passer des heures à ressasser cette soirée et à s'en vouloir, il n'allait pas passer des heures à se remémorer Ziva et tout ce qu'il en suit.

Ce ne fut pas le cas d'Hélène, qui malgré ses efforts ne parvint à trouver le sommeil. Elle ne cessait de se retourner dans le lit. Elle n'avait pas du tout envie de dormir, elle était bien éveillée. Elle avait le sentiment de perdre son temps à rester ainsi allongée.

Elle se laissa finalement aller à sa curiosité et après avoir hésité, dans l'obscurité, elle ouvrit le tiroir de la table de chevet de son amant d'un soir. C'est le seul objet qui pouvait la distraire. Malgré le peu de lumière, elle vit rapidement que le tiroir était quasiment vide. Seul un écrin à bijou s'y trouvait, ce qui étonna la jeune femme. Elle ne s'était pas attendue à cela. Elle avait espéré y trouver davantage, et plus distrayant. Toutefois cet écrin l'intriguait.

Elle le prit et l'ouvrit doucement, tentant de se faire discrète afin de ne pas réveiller Tony. Un joli collier en or se trouvait dans le petit écrin de velours bleu nuit. Au bout d'une fine chaîne pendait une étoile de David. Elle savait Tony d'origine italienne, elle aurait juré qu'il était d'origine chrétienne, elle ne comprenait pas.

- Range ça Hélène s'il te plait, déclara Tony.

Cette voix la surprit, elle avait failli en sursauter. Elle était persuadée qu'il dormait. Sa voix n'était pas dure, mais elle sentait qu'elle n'avait pas d'autre choix que de faire ce qu'il disait. Il le lui ordonnait gentiment. Elle se demanda depuis quand il était réveillé, depuis quand il l'observait. Elle était un peu gênée, ainsi surprise la main dans le sac. Elle referma l'écrin à bijou.

- Je croyais que tu dormais, excuse moi, dit-elle sincèrement.

Elle marqua une pause.

- A qui appartient ce collier? Demanda-t-elle, la curiosité l'emportant.

- A Ziva. Répondit Tony sans s'étendre davantage sur le sujet, toujours de dos.

- Si elle était juive et qu'il s'agit de son étoile, je suis étonnée qu'elle ne l'ait pas emporté avec elle en Israël avant de partir, encore plus que ce ne soit pas son père qui l'ait conservé. Cet objet a généralement beaucoup d'importance.

- Ziva me l'a laissé la veille au soir de son départ. Et puis comme elle avait la nationalité américaine, toute ces affaires ont été ramenées ici après son décès, et c'est dans cette ville qu'elle est enterrée, et non en Israël, expliqua Tony avec une certaine douleur.

- Je ne le savais pas.

Un nouveau silence se fit. Tony tentait de nouveau de dormir, espérant qu'Hélène en ferait autant. Mais la jeune femme, elle, réfléchissait. Ce soir, elle avait découvert Tony, mais aussi Ziva. Les deux semblaient aller de pair.

Elle se hasarda à une question au bout de quelques minutes, ne sachant pas si son collègue dormait.

- Vous étiez plus que des amis n'est-ce pas. Son ton était entre la question et l'affirmation.

Elle n'eût aucune réponse de Tony, mais continua.

- C'est aussi pour ça que tu ne voulais pas coucher avec moi ce soir. Car tu avais déjà couché avec une collègue et tu savais ce que cela pouvait impliquer.

Tony se retourna et la fixa. Elle avait vu juste, il ne dormait toujours pas, et il avait aimé Ziva, constata Hélène à la lueur qui brillait dans son regard.

- Ziva et moi nous sommes longtemps cherchés. Pendant des années chacun a fui dès que l'autre faisait un pas. On se sentait irrémédiablement attiré, mais on se repoussait, je ne sais pourquoi. Je crois que ce que l'on ressentait chacun de notre côté nous dépassait un peu et que ça nous effrayait. Ziva était un peu comme moi, une handicapé des sentiments. Il faut dire qu'on ne l'a pas aidée sur ce point. ça ne rendait pas les choses faciles, commença à expliquer Tony après avoir longtemps hésité à parler de ça.

Il aurait pu se contenter de répondre oui à Hélène, mais ce soir il s'était livré à elle. Ils avaient partagé beaucoup en quelque heures, alors il s'était lancé dans de longues explications, regardant toujours Hélène dans la pénombre de la chambre. Il se sentait en confiance. Hélène avait su le faire parler, il avait maintenant du mal à s'arrêter. C'était physique, il fallait qu'il parle, il fallait que ça sorte. Il s'était retenu, contenu bien trop longtemps. Se confier ce soir lui avait fait du bien, alors il continuait. Il lui parlait de Ziva. De leur histoire.

- On s'est trouvé trop tard, Ziva et moi. Nous n'avons pas eu une belle histoire d'amour, nous n'avons même pas eu le temps de nous aimer, dit Tony en se replaçant sur le dos, fixant le plafond. On a couché ensemble deux fois, continua-t-il en replongeant dans ses souvenirs. La première fois ce fut un jeu lors d'une mission sous couverture. On ne se connaissait pas depuis longtemps, c'était je crois avant tout pour savoir jusqu'où l'autre était prêt à aller. La deuxième fois c'était la veille de son départ. Elle savait qu'elle partait, mais elle ne me l'a pas dit. Elle est arrivée dans mon appartement dans la soirée, elle s'est montrée un peu plus provocante que d'habitude. J'en ai profité sans savoir dans quoi je m'embarquais. J'ai simplement profité de l'instant présent. On s'est endormi ensemble, et je n'ai plus trouvé que son étoile sous son oreiller le lendemain matin lorsque je me suis réveillé. Alors j'ai su. J'ai su qu'elle était partie et que je n'étais pas prêt de la revoir. Je n'ai pas parlé de cela aux autres. Je ne voyais pas en quoi cela nous ferait avancer dans sa recherche, j'ai gardé cette soirée dans ma mémoire en tentant de comprendre pourquoi elle ne m'avait rien dit. Pour me protéger certainement, je ne vois que ça. J'ai rangé l'étoile dans cet écrin quand j'ai compris qu'on ne retrouverait pas Ziva, qu'elle était morte, bien qu'Eli David ne nous ait pas donné les vraies raisons de son décès.

- Je ne l'ai jamais dit à personne, reprit Tony après une seconde de silence, alors prend ça comme une marque de confiance et ne t'avise pas de le répéter. Ziva est toujours un sujet sensible au NCIS, ne rompt pas l'équilibre qu'on s'est construit. D'ailleurs Hélène, ne t'avise pas de dire quoi que ce soit à qui que ce soit au sujet de cette soirée. Le contraire me ferait de la peine.

Hélène le regarda se retourner dans le lit dans le but de retrouver le sommeil. Cette fois la discussion était définitivement close. Elle se tourna vers la table de chevet et replaça l'écrin qu'elle avait fermé un peu plus tôt dans le tiroir. Elle jeta un dernier regard à Tony, puis chercha de nouveau le sommeil elle aussi. Elle ne dirait rien à personne. Elle savait que ce qui avait été dit ce soir était personnel et que le répéter ne ferait que blesser des gens. Elle n'avait aucune intention de blesser Tony, elle garderait ça pour elle.