Bonsoir! Désolée une fois de plus pour le retard, pour me faire pardonner je vous poste deux chapitres!

Merci à tous ceux qui ont mis ma fic dans leurs favoris ou en alerte, ça me fait très plaisir =).

Dans ce chapitre, Ziva est de retour.

Bonne lecture et vive les reviews!


Chapitre 13 : Un petit service.

- Je peux entrer?

Ziva leva la tête vers la porte d'entrée et vit son amie Sarah.

- Bien sûr! Tu es même la justification parfaite à la pause que je rêve de faire depuis un quart d'heure, répondit Ziva, le sourire aux lèvres, en fermant la comédie romantique espagnole qu'elle devait retravailler.

- Je n'ai vraiment pas l'habitude de tant te voir dans nos locaux, s'exclama Sarah.

- Moi non plus!

- Il est 11h30, ça te dit de monter dans mon bureau, et qu'on se commande à déjeuner? On pourra bavarder un peu, on sera plus tranquille, dit Sarah, en se retournant pour regarder Diane et Émilie.

- Vous le dites si on vous dérange, lança Diane.

- Pas du tout, c'est plutôt nous qui ne voulons pas vous déranger en papotant, répondit Sarah. Nos bavardages pourraient vous déranger dans votre travail, et puisque j'ai l'avantage d'occuper un bureau individuel à l'étage supérieur... dit-elle le sourire aux lèvres.

Ziva accepta, et les deux femmes prirent la direction de celui-ci, se demandant si elles préféraient manger chinois ou italien. Elles optèrent finalement pour le chinois, et Sarah prit place derrière son bureau, alors que Ziva s'installait face à elle. Elle remarqua qu'un exemplaire du roman de McGee traînait sur un coin de ce meuble de travail, ainsi que des feuillets ou une traduction française était en cours, le travail semblait avancer.

- Tu ne travailles pas avec ton auteur aujourd'hui?

- Si, mais il déjeune avec Stirau. Le patron veut se tenir au courant de l'avancement du travail, répondit Sarah.

- Et ça avance?

- Ça avançait… C'est entre autres pour te parler de ça que j'ai voulu que l'on déjeune ensemble.

- Quel est le problème? Demanda Ziva.

Sarah soupira.

- Nous ne sommes parvenus à rien ce matin. Nous n'avons pas écrit plus d'une ligne correcte, on n'osait même plus se regarder en face, c'était l'horreur. Je le sentais extrêmement gêné, et ça ne faisait que me stresser davantage, expliqua-t-elle.

Sarah grimaça en repensant à sa matinée. C'était la première fois que Tim et elle s'étaient revus depuis leur dîner, et cela s'était plutôt mal passé. Ziva, qui avait oublié que son amie avait invité son ex-collègue, ne comprenait pas ce qui avait pu causer une telle situation.

Leurs repas arrivèrent, et elles continuèrent leur discussion en mangeant.

- Mais comment la situation a-t-elle pu dégénérer à ce point? Vous sembliez pourtant bien vous entendre toi et Tim!

- Je l'ai invité à dîner, rappelle toi.

Ziva regarda Sarah tout en lui répondant.

- Je te l'avais dit!

- C'est bon Ava, je t'entends d'ici : « Tu ferais mieux de ne pas mêler vie privée et vie professionnelle! Tu le presses un peu, il n'en a peut-être pas envie... Et il y a des chances que cette fille qu'il appelle sans cesse soit sa petite amie, et blablabla, et blablabla… »

- Il n'empêche que j'avais raison Sarah… répondit malicieusement Ziva.

- Et tu avais raison jusqu'au bout, cette fille, Abby, est sa copine, reprit Sarah.

Ziva sourit doucement en pensant à Abby. Ses deux amis s'étaient donc enfin trouvés. Ça lui faisait plaisir.

- Arrête de rire de mon malheur, sadique, s'indigna faussement Sarah.

- Je vais peut-être en rajouter, mais j'aimerais au préalable savoir comment tout cela s'est terminé.

- Tu tiens vraiment à remuer le couteau dans la plaie, déclara la française.

Sarah pencha sa tête en arrière, faisant légèrement tourner sa chaise de bureau sur elle-même, cherchant l'inspiration pour débuter son récit.

- J'avais mis ma robe courte, noire, tu sais celle que j'ai acheté il y a deux mois, que j'avais mis pour mon rendez-vous avec Paul.

Ziva fronça les sourcils un instant, avant de répondre.

- Ah oui je vois! Tu n'as pas fait les choses à moitié pour un simple dîner!

- Tu te répètes Ava… On a donc mangé au San Francisco, un délice, je te conseille vraiment ce restaurant. Puis je l'ai raccompagné jusqu'à sa chambre d'hôtel. Vu qu'il ne connaît pas Paris, le contraire aurait été impossible.

Ziva sourit de nouveau. Elle imaginait son collègue et sa timidité face à son amie.

- Il m'a dit que ma robe m'allait bien et je lui ai dit que lui aussi était bien habillé, ensuite je suis entrée dans sa chambre. On a encore échangé quelques mots, je l'ai dragué, plutôt ouvertement je dois dire, continua Sarah faisant toujours légèrement tourner sa chaise de bureau.

- Je n'ai pas de mal à m'imaginer ça, tu ne fais jamais les choses à moitié! La provoqua Ziva.

- Bref, je me passerai de commentaires. Suite à ça je l'ai embrassé une première fois, puis j'ai recommencé, et là, il m'a repoussée.

Ziva rit, malgré le fait qu'elle compatissait pour son amie, on ne se sentait jamais à l'aise dans ces instants, quelque soit le rôle qu'on occupe.

- Il s'est confondu en excuses, évoquant son couple, sa copine, et bien sûr c'est ce moment que j'ai choisi pour partir sans attendre mon reste.

A la fin du discours de Sarah, et après quelques rires de la part de Ziva, le silence prit place quelques instants.

- J'espère qu'il ne va pas en parler à MrStirau. Je suis virée si c'est le cas, s'inquiéta Sarah.

- Mais non. Je suis certaine qu'il ne dira rien. Vous vous entendiez bien avant, il ne te ferait pas un coup si bas, la rassura Ziva. Et puis je ne cherche à défendre personne, mais tu dois admettre que tu l'as cherché le pauvre Tim.

- Ok, j'avoue, j'étais un peu désespérée, et j'ai donc pressé les choses.

Sarah soupira.

- Il repart demain soir. Mais il reviendra. Tu sais comment ça marche, et ce n'était que sa première visite. Heureusement, son agent Elizabeth est repartie en Amérique depuis trois jours, elle n'est finalement pas restée. Ça m'évite des ennuis!

- Tu vois, la situation aurait pu être pire.

Les deux femmes continuèrent de bavarder de tout et de rien, ne se souciant guère de l'heure qui tournait. Après quelques échanges, Sarah en revint tout de même au sujet initial, toujours tracassée par les événements.

- Je ne peux pas continuer comme ça Ava. On ne va arriver à rien. On va chercher à aller au plus vite, à ne pas contrarier l'autre, et au final, la traduction ne va pas tenir la route.

- Tu n'as pas le choix Sarah! Déclara Ziva.

La jeune femme regarda son amie en soupirant.

- J'ai pourtant bien une idée…

Ziva, sentant les embrouilles arriver, se rétracta instantanément.

- Non Sarah, ne me pose même pas la question, je te dis non dès maintenant, se dépêcha-t-elle de dire.

- S'il te plait Ava! Tu parles parfaitement l'anglais, tu es née en Amérique, ça ne te poserait aucun problème. Et puis tu verras, c'est un garçon vraiment sympathique, et très intéressant, tenta Sarah.

- Je n'ai même pas lu son roman, mentit Ziva, qui l'avait lu des années auparavant, à l'époque où il venait d'être publié aux Etats-Unis.

- Ce n'est pas grave, en une nuit c'est fait, et puis lui et moi l'avons lu, je pourrai t'aider.

- C'est sur qu'il a lu son roman! S'exclama Ziva.

Elle cherchait des excuses et des prétextes, le moindre moyen qui lui permettrait d'éviter la demande de Sarah. Elle ferma les yeux quelques instants. Elle désirait être la plus convaincante possible, en aucun cas elle ne voulait traduire le roman de McGee, ça la mettrait dans une situation extrêmement bancale, et remettrait en cause toute la vie qu'elle s'était construite en France ces dernières années.

- J'ai déjà du boulot Sarah. J'ai cet espagnol qui n'est jamais satisfait, et qui ne cesse de faire des réclamations, et en plus de ça j'ai déjà écopé d'une nouvelle américaine, de mon habitué, tu sais, Jeverty.

- Je sais Ava. Mais s'il te plait, je te demande ce service, répliqua Sarah.

- Et que va penser cet auteur quand il saura que tu l'as refilé à une collègue?

- Je suis quasiment sûre qu'il n'en sera que soulagé, tellement la situation devient insupportable entre nous deux.

- Et cette Elizabeth, elle va faire du tort à la maison d'édition, crier partout que nous ne sommes pas digne de confiance et ne respectons pas nos contrats! Expliqua Ziva.

- Mais non, crois moi, en plus de ça j'ai déjà soumis l'idée à Stirau, et il est d'accord, il n'y voit aucun inconvénient.

Ziva se stoppa net dans son argumentation suite à ce dernier argument. Elle sentait ses dernières défenses la lâcher.

- Tu as déjà dit à Stirau que tu me redonnais cette traduction? Tu n'aurais pas pu m'en toucher un mot avant? Et tout à l'heure tu m'as dit que tu espérais que Tim ne lui avait rien dit?

- Tu aurais refusé Ava, je te connais. Maintenant je lui ai dit, et il est d'accord. Donc tu vois, tu ne peux que dire oui. Tu aimes les thrillers en plus Ava… Tu vas t'amuser, tu verras. Tiens, voici le papier de Stirau, le transfert de contrat, tu n'as qu'à signer, indiqua faiblement Sarah, tout de même légèrement honteuse. J'ai dit au patron que ma mère était malade, et que j'aurais besoin de plus de temps libre pour m'occuper d'elle. Tu comprends?

- Dis-moi au moins que tu ne m'as pas invitée à déjeuner uniquement pour ça Sarah…

- Je te jure que non, c'est toujours un plaisir de discuter avec toi, tu le sais, répondit Sarah dans un sourire qui se voulait convaincant.

- Et Stirau t'a cru?

- J'ai fait du théâtre quand j'étais adolescente… répondit doucement Sarah.

Ziva soupira. La feuille devant elle, elle n'avait plus aucun choix, cela devenait un ordre de son patron. Elle regarda un instant le livre de Tim, puis reporta de nouveau son regard sur son amie. Cette histoire la plaçait vraiment dans une très mauvaise position. Tim allait traduire son roman avec son ex-collègue du NCIS, dont il était persuadé qu'elle était morte, pensa Ziva. Elle était vraiment mal partie…

Elle se saisit d'un stylo qui traînait sur le bureau et signa cette maudite feuille, se promettant de se rappeler que Sarah avait une énorme dette envers elle. Elle lui devait un énorme service, en la forçant ainsi à exhumer les morts.