Bonjour! Et oui! Mon ordinateur fonctionne de nouveau! Finalement je ne vous aurais pas fait attendre. C'est mon super papa qu'il faut remercier.
Merci à tous une fois de plus pour vos reviews.
La rentrée arrive, alors les mises à jour seront surement plus espacées, surtout que je bloque un peu sur la fin de la fic. Je ne sais pas comment l'écrire, et j'ai déjà d'autres idées, alors tout ce mélange et ne fait pas bon ménage.
Luciaellana, je viens de m'appercevoir que dans ma réponse à ta review au sujet du chapitre 14, je m'étais emmélée les pinceaux. J'ai confondu les chapitres 14 et 17, désolée si tu n'as pas tout compris de ce que je disais. Tu comprendras mieux ce que j'ai voulu dire quand tu auras lu le chapitre 17 je pense.
J'espère que ce chapitre vous plaira car il est important dans l'histoire et il m'a donc donné du mal.
Bonne lecture et vive les reviews!
Chapitre 16 : Tant à dire.
Une fois de plus elle fuyait et choisissait la facilité, elle reportait la confrontation à plus tard. Elle rentrait chez elle. Ziva s'était accoutumée à ce sentiment de faiblesse qui s'emparait souvent d'elle dorénavant. Elle savait que quelques années plus tôt elle n'aurait jamais toléré avoir cette réaction. Elle aurait pris la situation à bras le corps et aurait sauté dans le vif du sujet, crevant l'abcès sans précautions, sans douceur. Elle n'aurait jamais imaginé à l'époque qu'un jour Ziva David choisirait la facilité, fuirait devant un obstacle. A l'époque elle était encore l'officier du Mossad, l'agent de liaison du NCIS. Depuis elle avait appris qu'accepter ses faiblesses pouvait être une force. Même si dans le cas présent elle se contentait de fuir honteusement. Elle tentait vainement de s'expliquer son comportement, se disant que laisser passer un peu de temps permettrait à McGee, tout comme à elle d'ailleurs, d'accepter un peu mieux la situation et de se préparer à ce qui allait suivre.
«Ava a toujours préféré travailler chez elle». L'excuse était bonne, un prétexte pour ne pas avoir à faire face à Tim dans ce lieu public où plus d'un regard se serait tourné vers eux dès le début de leur conversation, car elle se doutait bien que cette conversation tant redoutée ne se déroulerait pas paisiblement autour d'une tasse de café fumante. Elle se doutait qu'ils hausseraient le ton, qu'il lui assènerait de nombreux reproches, elle se doutait que l'un deux au moins perdrait son calme, qu'elle aurait du mal à retenir ses larmes. Oui, elle devait accepter ses faiblesses. Cependant, plus elle y réfléchissait, plus elle regrettait son choix. S'il venait chez elle cette après-midi, elle se retrouverait au bord du gouffre et n'aurait plus aucun choix mis à part celui de s'expliquer et de clarifier la situation. Elle ne pourrait plus fuir, se défiler, rester vague sur certains points. Non, il n'y aurait qu'elle et lui, face à face. Il allait en profiter… Elle devrait replonger dans son passé.
Ziva imaginait déjà la nature de ses questions, et le mal qu'elles lui feraient. Elle tentait de se préparer, réfléchissait aux réponses qu'elle pourrait apporter. Elle allait devoir se replonger dans cette partie de sa vie, affronter de nouveau ses vieux démons, lui expliquer, tenter de lui faire comprendre qu'elle avait agi ainsi pour leur bien à tous, et qu'elle en avait elle aussi souffert. Elle savait qu'il faudrait du temps, et que McGee fasse preuve de compréhension. Elle le savait capable de ça. Du moins celui qu'elle avait connu l'était à l'époque. Mais était-il toujours le même sur ce point?
Seule chez elle depuis quelques heures, Ziva appréhendait la confrontation. Elle attendait Tim. Elle n'avait aucune envie de le voir arriver, mais elle était impatiente de le revoir. Elle ne voulait pas avoir cette conversation, mais elle avait hâte de mettre les choses au clair. Elle voulait repousser ce moment au maximum, mais elle avait hâte qu'il arrive pour que cela se termine rapidement. Ziva se sentait de plus en plus mal à mesure que les minutes passaient et ne trouvait pas le moyen de se calmer.
Son studio était modeste. La porte d'entrée donnait sur la pièce principale, qui contenait un coin cuisine, une table et quelques rangements. Une porte donnait sur sa salle de bain. Un escalier contre le mur menait à l'étage, qui était en réalité une mezzanine où elle avait aménagé son lit, une armoire, un bureau, et une télévision. L'espace n'était pas grand mais elle s'y était accoutumée.
Ziva s'était assise à la table de la pièce principale et remuait une cuillère dans sa tisane à l'orange. Tantôt elle baissait la tête, emprise à des doutes et des peurs bien trop lourdes, tantôt son regard se perdait dans le parc qui se dessinait derrière cette dizaine de petites fenêtres qui faisaient quasiment du mur contre lequel était posée la table une baie vitrée, se questionnant sur son avenir, et sur sa famille qu'elle avait abandonné. Tout son passé lui revenait par images successives, qu'elle ne parvenait à refouler. Pendant trois ans elle avait réussi à faire totalement abstraction de ce passé, à le rendre inexistant pour se reconstruire entièrement. Aujourd'hui elle n'avait plus la force de lutter. Aujourd'hui tous ces moments lui revenaient et elle se rendait compte d'à quel point sa vie actuelle était misérable par rapport à ces quelques années passées aux Etats-Unis. Elle réalisait que malgré tous ses efforts elle n'avait pas réussi à oublier.
Il devait être 19h et le soleil commençait à décliner. La luminosité baissait. Ziva n'avait pas fait grand-chose de son après-midi, trop anxieuse pour se concentrer sur la moindre activité, aspirée par ses pensées, sans cesse saisie par de nouvelles craintes. McGee n'était pas venu, et c'était sûrement mieux ainsi. Il viendrait sûrement demain, quand il ne pourrait pas repousser plus longtemps ce moment car il leur faudrait se voir au moins une fois avant qu'il ne reprenne l'avion en direction de Washington.
Elle avait honte. Honte de ce qu'elle était, de ce qu'elle avait fait, de ce qu'elle avait infligé à ses amis. Elle avait honte de l'image qu'ils avaient d'elle désormais. Son ami n'avait même pas daigné lui rendre visite tellement elle l'avait blessé. Elle l'avait mérité. C'est ainsi qu'elle voyait la situation. Elle le voyait déjà arriver le lendemain et se mettre au travail, restant distant et poli comme il l'était avec des étrangers, comme s'ils ne se connaissaient pas, comme si tous les moments qu'ils avaient partagé n'avaient jamais existé, ne cherchant pas à connaître la vérité qu'il ignorait. Ziva souffrait. Sa tisane était froide, elle ne la boirait plus. Même d'une tisane elle arrivait à faire du gâchis. Elle avait gâché toute sa vie, elle avait été folle d'espérer. Folle d'espérer qu'il puisse vouloir s'expliquer, connaître le fin mot de cette histoire, de sa vie.
La jeune femme se leva et se dirigea vers l'évier pour vider le contenu de sa tasse et la laver, un lave-vaisselle était un luxe dont elle ne bénéficiait plus. Elle se consolait avec des gestes mécaniques qui lui occupaient les mains, la tête, et empêchaient son esprit de s'aventurer plus loin dans ses pensées. Elle saisissait l'éponge quand contre toute attente la sonnette retentit.
Son sang se glaça dans ses veines et elle s'immobilisa. Elle attendit quelques instants et se demanda si elle n'avait pas rêvé, craignant de faux espoirs, sentant cette boule de stress régner de nouveau dans son ventre et s'emparer d'elle. Ziva restait à l'écoute d'une deuxième sonnerie. Au fond d'elle, elle savait qu'elle n'avait pas rêvé, qu'elle se trouvait encore là une bonne excuse pour ne pas aller ouvrir de suite et se trouver face à Tim, une excuse pour fuir et repousser ce moment qu'elle craignait et qu'elle attendait tant à la fois. Elle n'était plus sûre de rien, elle ne l'attendait plus à cette heure. Il arrivait alors qu'elle avait fini par se faire une raison.
La sonnette retentit de nouveau, et elle posa l'éponge à contrecœur pour aller ouvrir. Elle tourna la clef avec peine. Tim se figea sur le pallier alors qu'il l'entendait tourner dans la serrure. Ziva ouvrit la porte et découvrit Tim debout dans le couloir, raide comme un « i », visiblement lui non plus n'était pas très à l'aise, c'était un fait qu'elle ne pouvait nier. Ils se regardèrent un instant, se détaillant silencieusement, furtivement, n'osant pas encore trop regarder l'autre. Il fut finalement le premier à prendre la parole, alors que maintenant seuls sur ce pallier ils ne pouvaient nier la réalité, ils ne pouvaient se cacher plus longtemps.
- Bonsoir dit-il timidement, froidement, sans assurance.
- Bonsoir Tim.
Ziva s'effaça finalement au bout de quelques longues secondes de silence pour le laisser entrer. Il examina rapidement les lieux, et fut surpris par la petitesse de l'endroit. L'israélienne ferma la porte et le rejoignit.
- Ce n'est pas grand, je sais, se sentit-elle obligée de dire.
Il hocha la tête en guise de réponse, le silence régnait de nouveau. McGee se retourna et regarda Ziva. Il ne savait pas trop où se mettre. Gênée, Ziva tenta une fois de plus de s'occuper pour se calmer.
- Tu veux boire quelque chose? Dit-elle, pas très fort.
- Je veux bien un café, si tu en as.
- Oui. Assied-toi, répondit-elle en lui désignant une chaise
Tim s'assit et Ziva s'énerva après la cafetière, peinant à effectuer des gestes qui habituellement étaient mécaniques. Rien ne fonctionnait plus comme elle le voulait. Elle soupira de mécontentement. Tim ne se sentait pas à sa place sur sa chaise, il ne savait pas par quoi commencer, il ne savait pas quoi dire, ni quoi faire, même si il s'était préparé à cette visite avant d'appuyer sur la sonnette.
- Si je te dérange je peux m'en aller Ziva, dit-il soudain, prêt à partir, préférant fuir. Je peux revenir demain.
Ziva se redressa subitement et frissonna. Elle stoppa tout mouvement et avala péniblement sa salive. Tim remarqua son trouble et se demanda où il avait mal agi.
- J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas? Osa-t-il demander.
La jeune femme ferma un instant les yeux, puis apporta deux tasses sur la table alors que les premières gouttes de café coulaient. Elle s'assit face à Tim.
- Non. Ça fait quelques temps que personne ne m'a appelée par mon prénom, c'est tout, expliqua-t-elle. Ziva marqua une pause. Reste, c'est vrai que je ne t'attendais plus, mais maintenant que tu es là… On ne va pas repousser cette conversation plus longtemps.
- D'accord.
Tim se triturait les mains, comprenant mieux sa réaction précédente. Il n'avait pas songé à ça un instant lorsqu'il avait prononcé son prénom. Il était gêné, anxieux, troublé, curieux, et en colère. Un drôle de mélange, il se demandait si son corps était suffisamment fort pour résister à celui-ci. Il était en quelque sorte heureux de la revoir, il commençait à le deviner. Mais il lui en voulait. Beaucoup.
Ziva tenta d'apaiser la situation.
- Tu as certainement des questions… ou préfères-tu que je t'explique la situation en quelques mots… Commença-t-elle sans savoir vraiment comment s'y prendre, fuyant son regard pendant qu'elle parlait.
Les deux amis se regardèrent une fois qu'elle eut parlé, se demandant s'ils pourraient un jour retrouver leur complicité d'antan, tant d'événements s'étaient produits, tant d'eau avait coulé sous les ponts.
- Sais-tu au moins qu'il y a une tombe vide à ton nom à Washington? Lâcha-t-il plus froidement qu'il ne l'avait voulu.
- Oui. Je sais, répondit péniblement la jeune femme, ses yeux se perdant dans le fond de sa tasse vide.
- Et c'est tout l'effet que ça te fait? Reprit froidement Tim face au calme apparent de son... de Ziva.
- Je n'ai pas eu le choix, déclara celle-ci en lui jetant un regard.
- C'est simple comme réponse, je n'ai pas eu le choix! C'est facile, dit-il du tac-au-tac.
Ziva hocha doucement la tête et baissa les yeux une fois de plus, n'ayant pas le courage de se battre, de tout lui dire. Son ami était énervé et elle ne lui en voulait pas, son sentiment était légitime. Elle savait que les minutes qui allaient suivre allaient lui être pénibles, mais si elles pouvaient calmer et alléger son collègue, Ziva n'avait pas d'autre choix que de subir en silence son emportement.
- As-tu idée des conséquences qu'a eu ton départ sur l'équipe? Renchérit le jeune homme qui jusqu'à ce matin encore regrettait amèrement le décès d'une femme qui avait été une amie proche.
- On s'est réveillé un matin et tu n'étais plus là, expliqua-t-il, laissant s'échapper de lui un flot de paroles qui le dépassait un peu mais qu'il ne pouvait retenir plus longtemps. Ton bureau était vide, tu n'avais laissé aucune trace derrière toi, comme si ces cinq dernières années à travailler avec toi, à te côtoyer, n'avaient jamais existé, comme si on ne t'avait jamais connue. On s'est réveillé un matin et c'est comme si tu n'avais jamais existé, tu t'étais rayée de nos vies.
- Je comprends, prononça faiblement Ziva, le laissant l'accuser de tous les torts. Elle savait qu'il était en partie dans l'erreur dans son discours, que les choses ne s'étaient pas vraiment passées comme ça. Mais elle devinait que c'est ainsi qu'ils avaient ressenti les choses. Elle comprenait que le dire de cette façon lui faisait du bien. Peut-être ne s'était-il même jamais exprimé librement sur ce point, peut-être que c'était là la première fois. Alors elle laissait faire. Aujourd'hui il lui criait sa peine de l'époque, laissant les mots sortir librement de son être. Ziva savait que ça lui faisait du bien, alors elle ne disait pas grand chose pour le moment. Elle tentait juste faiblement de lui faire voir qu'il n'avait pas entièrement raison, tout simplement car elle n'avait pas choisi de partir.
- Non tu ne comprends pas, dit Tim en haussant le ton, énervé davantage encore par l'attitude de Ziva.
Il respira difficilement plusieurs fois, tentant d'organiser un peu tous les mots qui lui venaient de plus en plus vite à l'esprit. Tentant d'exprimer son ressenti sans trop perdre le contrôle de lui-même. Il avait soudainement tant à dire. Trop de mots avaient été trop longtemps contenus.
- Tu nous as anéanti. On n'a pas compris, on n'a pas accepté, on a remué ciel et terre Ziva, on t'a cherchée partout, sans repos, pendant plusieurs jours, puis plusieurs semaines. Mais tu avais bien fait les choses, tu n'avais laissé aucune trace derrière toi, aucune piste que nous aurions pu suivre. Pas le moindre indice, dit-il amer. On s'est réveillé un matin, et tu avais tout réglé, tout pensé dans les moindres détails. Tu t'étais envolée on ne savait où. à l'époque on refusait encore de croire une tu étais partie librement, de toi-même. On a mis du temps avant que cette idée ne germe dans nos esprits. Et crois-moi, il y en a qui n'ont toujours pas accepté cette idée, malgré les années, malgré les faits. On s'est acharné à la tâche durant des jours et des nuits Ziva, en s'inquiétant, on se faisait du souci pour toi, continua Tim de plus en plus fort, de plus en plus énervé. Tu étais notre amie Ziva. On te faisait confiance. On t'avait accueillie, on avait appris à t'aimer. Ton départ nous a tous secoué, dit Tim, remuant ses mains au rythme de ce qu'il disait, repensant à cette époque, au mal qu'il avait eu à tenir le coût, à ses amis et aux visages fermés qu'ils avaient affichés pendant des semaines. Tu faisais partie de notre famille Ziva. Tu étais l'une des nôtres, termina-t-il.
Ziva avala difficilement sa salive en acquiesçant, prenant en plein visage toutes ces accusations qui lui faisaient beaucoup plus de mal que Tim ne le pensait.
- As-tu pensé à notre réaction lorsque deux mois plus tard nous avons reçu cet appel de ton père? On ne s'y attendait pas, crois moi! « Ma fille est morte, alors cessez d'embêter le Mossad avec vos recherches agent Gibbs », imita-t-il, se rappelant parfaitement les mots du directeur du Mossad qui leur avaient glacé le sang à tous ce jour là. Ton père a fait preuve de tant de tact! Tant de chaleur! On avait pu sentir tant de chagrin dans sa voix suite à la perte de sa fille! Quelle délicatesse! Tu imagines la tête qu'on a pu faire à cette époque? Les idées qui nous ont traversé l'esprit? A quel point on s'est d'un coup senti affligé quand on a réalisé que tout ce qu'on venait de vivre n'était rien à côté de ce à quoi on allait devoir faire face désormais? On ne te reverrait jamais, s'est-on dit. Il n'y avait plus d'espoir. Et qui plus est, on ne saurait jamais pourquoi. On n'aurait jamais d'explications. On ne saurait jamais ce que tu avais fait de ces deux derniers mois où on avait été partagé entre le souci qu'on se faisait pour toi et l'incompréhension face à la possibilité que tu aies pu nous quitter volontairement. Et toi tu devais être dans son bureau à cet instant, je t'imagine bien maintenant, assise à côté de lui, à bien rire face à nos visages décomposés. Tu t'es bien amusée de notre malheur j'espère. Tu as profité du spectacle?
Il devenait méchant, blessant et il le savait, mais il fallait que ça sorte, il s'était contenu bien trop longtemps. Car à Washington, plus personne ne prononçait le nom de Ziva David depuis deux bonnes années, comme si le faire aurait été un crime. Un accord tacite s'était noué entre eux. Il le regrettait parfois, car parler avait du bon. Bien sûr il leur arrivait d'aborder rapidement le sujet, mais ils se contentaient d'y faire allusion de manière détournée. Souvent encore ils échangeaient certains regards que seuls eux comprenaient et qui voulaient dire beaucoup. Très souvent encore il surprenait Tony le regard perdu, et il savait alors que c'est à Ziva qu'il pensait, taisant sa douleur. Ils savaient ces jours là que le soir, une fois chez lui, Tony ouvrirait une nouvelle bouteille. Ils tentaient alors de le distraire, mais le soir ils le laissaient faire. Avec le temps ils avaient compris et avaient cessé de s'opposer à cette mauvaise habitude qu'il avait prise. Ils s'étaient fait à l'idée que c'était la seule chose qui le calmait, qui lui permettait d'oublier, de nier la réalité, ou bien de se replonger dans ses souvenirs. Car Tony ne s'en n'était toujours pas remis. C'est lui qui avait le plus de mal, qui avait le plus changé, qui faisait encore le plus souvent semblant. Tous le savaient, tous faisaient tout leur possible, tous n'en parlaient que rarement. Ils se comprenaient par leurs regards. Ziva n'avait pas la moindre idée de ça, il en était certain.
