Bonsoir! Avant tout je m'excuse sincèrement pour tout le retard que j'ai mis à vous poster ce chapitre. Je me suis fait avoir par la rentrée de scolaire... Les profs ont attaqués sec et j'ai attrapé un bon rhume, ce qui fait que je suis déjà fatiguée...

J'espère me faire pardonner avec ce chapitre qui est relativement long. Il y a longtemps que je n'ai pas écrit de suite à cette fic, ce qui m'effraie un peu. J'ai peur de vous poster tous les chapitres, et d'arriver à un moment où je n'aurai plus de chapitres d'avance, et où vous devrez attendre, que l'inspiration me revienne. J'ai d'autres idées de fic en ce moment, et je n'ai pas le temps de les écrire, et cette fic que j'ai envie de terminer, je n'y arrive pas. C'est rageant. Je suis arrivée à un point crucial de cette fic, et j'ai peur de ne pas réussir à bien l'écrire.

Enfin, assez de bla bla!

Merci à TOUS pour vos gentilles reviews!

Bonne lecture et vive les reviews!

P.S: J'ai un OS de prêt, préférez-vous que je le poste tout de suite, ou que j'attende la fin de cette fic?


Chapitre 18 : Ça fait grossir ces machins là.

- Tu aurais quand même pu te montrer un peu plus originale Lénou. Je m'attendais à du grand spectacle! Je te voyais déjà l'embobiner avec ses propres paroles et lui faire perdre la tête. Tu m'as déçu avec ce simple verre d'eau, cette pâle imitation de Gibbs. Dit Tony la mine boudeuse, alors qu'il était seul dans l'ascenseur avec l'agent Craps.

Elle ne le regarda pas, et fit comme si elle n'avait rien entendu.

- La grande Hélène aurait perdu de sa superbe? Reprit Dinozzo en se plaçant devant elle.

- Laisse-moi tranquille Dinozzo. Je n'ai pas envie de te parler, répondit froidement Hélène.

Il la regarda plus attentivement, soudainement d'humeur moins légère.

- Qu'est-ce qui ne va pas? Toujours la gueule de bois?

- Non. Je t'ai dit que tout allait bien et que je ne voulais pas parler, s'énerva Hélène, qui après avoir fait face à Didier Roskard avait plutôt envie de se retrouver seule avec elle-même, au moins quelques minutes.

Tony jeta un dernier œil sur sa collègue puis se décala et stoppa la cabine métallique dans sa descente.

- Je ne sais pas ce que tu as Hélène, mais Abby n'est pas en grande forme ces derniers jours. Même si tu ne te sens pas au top toi non plus, je pense que tu ferais mieux de te reprendre avant qu'on arrive dans son labo, lui ordonna doucement Tony. Je n'ai pas envie de la déprimer davantage.

Hélène sourit en soupirant doucement, il lui offrait une porte de sortie, un moyen d'éviter cette discussion qu'elle n'avait aucune envie d'avoir.

- Je comprends. Elle t'a dit ce qui n'allait pas? Demanda-t-elle.

- Non, et ne détourne pas la conversation. On aurait dit que cet homme te faisait peur tout à l'heure, quand vous étiez tous les deux assis autour de cette table. Chose plutôt étonnante quand on te connaît et qu'on sait avec quelle facilité tu peux mener un interrogatoire.

- Peut-être, lâcha Hélène après un court silence, s'impatientant. Elle ne voulait vraiment pas s'aventurer sur ce terrain glissant.

Tony lui releva doucement la tête en posant sa main sous son menton. Il voyait bien que quelque chose n'allait pas, et que cependant Hélène ne semblait pas décidée à en parler.

- Je me suis confié à toi l'autre nuit Hélène. Toi aussi tu peux me dire ce qui ne va pas. Tu peux avoir confiance, quand on est ami ça va dans les deux sens, tenta Tony, espérant pouvoir calmer la jeune femme.

Elle le regarda et lui posa finalement une question, un moyen détourné d'aborder le sujet avec lui. Elle savait que de toute façon il ne la lâcherait pas tant qu'elle n'aurait pas parlé.

- Tu as toujours voulu être flic Tony?

- Oui. Pourquoi cette question?

- Laisse-moi finir. Tu voulais que je te parle non? Alors laisse moi parler.

Cette remarque fit sourire Tony.

- Pourquoi voulais-tu être flic? Reprit Hélène.

- Pour que la paix et la loyauté gagne un peu plus de terrain. Pour pouvoir aider un peu les gens à ma manière, à ma hauteur. ça sonne mieux comme ça. ça fait moins grand discours, ajouta-t-il.

- Pourquoi tant de compassion pour des étrangers?

- Parce que parfois ceux qui ne sont pas étrangers aux victimes n'ont cependant pas de compassion pour elles.

Hélène sourit. En cet instant ils étaient proches l'un de l'autre mais cela ne les dérangeait pas. Contrairement à ce qui avait pu unir Tony et son ancienne collègue, il n'y avait pas de tensions sexuelles entres ces deux là, même si ils avaient partagé le même lit le temps d'une nuit. Cet événement semblait les avoir rapprochés.

- Et qui n'a pas compati pour toi? Osa finalement demander Hélène.

- Mon père, n'hésita pas à répondre Tony.

Hélène l'interrogea du regard.

- C'est vrai que je ne t'ai jamais parlé de mon père… Tony leva les yeux, cherchant l'inspiration, tout en reculant d'un pas.

- On dit souvent que les italiens ont le sens de la famille. Mon père est l'exception qui confirme la règle. On va dire ça comme ça.

- Ok, répondit Hélène après quelques secondes de silence, respectant le fait qu'il ne désire pas rentrer dans les détails.

- Moi je ne voulais pas être flic. Je voulais enseigner. L'histoire. J'étais une vraie passionnée à l'époque du lycée. J'étais toujours plongée dans un bouquin, commença-t-elle à expliquer.

- Alors pourquoi as-tu fais des études de psycho?

- J'ai voulu comprendre tous les ressorts du cerveau humain, ce qui fait qu'une personne agit d'une certaine façon et non d'une autre, ce qui peut lui laisser penser qu'elle a raison dans son geste, même si celui-ci est totalement insensé.

- Mais tu es devenue agent fédéral, termina Tony.

- Je me suis aperçue que ce que je voulais faire était impossible, irréalisable. Alors au lieu de chercher à comprendre, j'ai voulu agir.

- Ça ne me dit pas pourquoi de l'histoire tu es passée à la psycho.

Hélène sourit amèrement. Rien n'échappait à Tony. Elle hésitait toujours à lui répondre. Elle ne voulait pas voir son visage quand elle lui dirait, et elle n'avait pas pour habitude d'en parler. Il y a longtemps qu'elle avait enterré tout cela bien profondément. Elle fit tourner les mots dans tous les sens dans sa tête pendant de longues secondes, essayant de trouver la bonne manière de formuler ça. Tony attendait patiemment sa réponse, sachant que le nœud du problème se trouvait dans ces quelques mots qu'elle peinait à dire.

Finalement Hélène contourna Tony pour remettre en marche l'ascenseur. Ce n'est que quelques secondes plus tard lorsque les portes de celui-ci s'ouvrirent et que les premières notes de la musique d'Abby lui parvinrent aux oreilles qu'elle lui répondit, enfin, alors que Tony pensait qu'elle ne parlerait plus.

- J'ai voulu comprendre le cerveau tordu de celui qui avait essayé de me violer, dit-elle simplement, d'une voix la plus détachée possible.

L'agent Craps sortit et pénétra dans le labo, laissant un Tony surprit dans l'ascenseur. Il mit quelques secondes à reprendre ses esprits, il n'aurait jamais cru que son amie ait pu vivre cela. Comme lui elle savait très bien cacher ses blessures les plus profondes. Il se demandait ce qu'elle avait voulu dire avec cette phrase, jusqu'où les choses étaient réellement allées. Il reprit la pleine possession de ses mouvements quand devant lui les portes de l'ascenseur commencèrent à se refermer. Il les retint d'un geste de la main, et sortit à son tour. Il trouva les deux femmes dans le labo, en train de discuter près de l'ordinateur.

Hélène souriait et semblait avoir complètement oublié la conversation qu'ils venaient d'avoir, comme si celle-ci n'avait jamais existé. Il s'approcha, sachant parfaitement que son air enjoué n'était qu'une façade, qu'il lui faudrait encore quelques minutes avant de cesser de penser à cette partie de son passé.

- Alors Abs, tu as remis ta musique insupportable? Demanda-t-il, heureux de voir qu'Abby semblait aller un peu mieux, même si elle n'avait pas encore l'air en pleine forme. Si personne ne faisait semblant à cet instant, l'ambiance dans le labo aurait pu être bien différente, pensa Dinozzo.

- Tony! S'exclama Abby à l'arrivée de son ami.

L'italien la serra dans ses bras et lui tendit un Caf'Pow qu'ils étaient passés chercher Hélène et lui avant de venir la voir.

- Merci.

Elle le prit et le posa directement sur son bureau, ce qui laissa Tony perplexe. Il était plutôt habitué à la voir en boire avidement plusieurs gorgées alors qu'elle l'avait à peine dans les mains.

- Tu ne le bois pas Abby? Demanda Tony.

- Non. J'essaie d'arrêter un peu. Ça fait grossir ces machins là… Tenta la gothique en pianotant sur son ordinateur pour se donner une contenance.

- Vraiment? Ça t'importunait peu avant, insista Tony.

- Les gens changent que veux-tu! Avec l'âge notre corps change et les graisses s'accumulent plus facilement.

Abby sourit et tourna sur elle-même pour s'arrêter face à Hélène.

- Tu m'amènes enfin du travail?

- Oui, j'aimerais que tu relèves les empreintes sur ce verre et que tu les identifies, que tu les compares à celle que l'on a trouvé sur la tête de lit de Claire Blaquana. Normalement ce sont celles de Didier Roskard, mais on préfère en être certain.

- Très bien, dit Abby en se saisissant déjà du verre. Je vous appelle dès que j'ai les résultats, ça ne devrait pas prendre trop de temps, dit-elle alors qu'elle enfilait une paire de gants en latex neufs et commençait à examiner à l'œil nu le verre en question.

- Je vais taper mon rapport, répondit Tony en tournant les talons, comprenant bien qu'Abby était décidée à aller mieux, et qu'elle avait en ce moment envie plus que tout de se plonger dans le travail. Il avait appris avec le temps à laisser les choses se faire d'elles mêmes. Abby savait qu'il était là, et qu'il l'aiderait sans problème si elle venait le voir. Et puis Hélène ne lui en dirait de toute façon pas plus. Alors autant retourner travailler.

Hélène resta elle encore quelques instants sans bouger à regarder son amie travailler. Contrairement à Tony, elle n'avait pas envie de laisser Abby s'enfermer dans le travail. Elle ne trouvait pas ça sain. Elle voyait bien que la laborantine n'allait pas bien, ce qui n'était pas courant. Elle n'aimait tout simplement pas ça. Autant lui venir en aide si elle le pouvait. Abby avait relevé les empreintes et les avait rentrées dans l'ordinateur, puis avait lancé une comparaison entre celles-ci et celles ramenées de chez la victime. Elle laissa ensuite son ordinateur accomplir le reste du travail. N'ayant rien de plus à faire pour le moment, et n'appréciant pas vraiment cette idée, elle se tourna vers la jeune femme et l'interrogea.

- Qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi n'es-tu pas remontée avec Tony?

- Tu vas bien Abs? Demanda Hélène, espérant qu'Abby ne lui mentirait pas trop.

- Bien sûr, dit-elle un grand sourire sur le visage.

On est loin d'une réponse sincère, pensa Hélène avec déception. Pourquoi étaient-ils tous aussi butés dans cette équipe?

- Hier et avant-hier tu semblais complètement perdue, plus rien ne te faisait rire, et là on croirait que rien ne s'est passé, que tu vis de nouveau dans le meilleur des mondes. J'aimerais que tu me donnes ta recette miracle Abs! Répondit Hélène ironiquement. Moi aussi je veux connaître le raccourci du monde des Bisounours.

- J'ai tout simplement réglé mon problème, s'exclama Abby en haussant les épaules. Donc il n'y a plus de problème. Donc tout va de nouveau très bien, conclut-elle en souriant toujours.

- Tu n'as jamais su mentir Abby, rétorqua Hélène. Tu fais semblant. Tony a eu la gentillesse de respecter cela et de te laisser tranquille, mais n'attend pas de moi que je fasse la même chose. Et depuis quand les Caf'Pow font-ils grossir?

La scientifique soupira en regardant son amie, elle baissa les yeux. Faire semblant plus longtemps ne servirait à rien, autant se rendre à l'évidence.

- J'ai parlé avec Gibbs, et depuis ça va un peu mieux. Il est toujours d'une aide très utile. Et puis je ne peux rien faire de plus pour l'instant pour régler mon souci. Alors au lieu de me morfondre, autant m'occuper et faire comme si de rien n'était pour que vous cessiez tous de tant vous préoccuper de moi. S'il se passait réellement quelque chose de grave je vous l'aurais dit. Tu me connais Hélène, un vrai moulin à paroles.

- Je peux faire quelque chose pour toi Abs? Demanda tout de même l'agent Craps en s'approchant.

- Non, rien du tout. A part cesser de t'inquiéter pour rien et faire disparaître ce Caf'Pow de ma vue au plus vite avant que je ne l'avale.

Hélène acquiesça et attrapa la boisson pour remonter la jeter à son bureau, alors qu'Abby pianotait de nouveau sur son clavier d'ordinateur. Hélène se laissa aller à sa curiosité et pour une fois goûta le breuvage que sa collègue buvait par litres. Une petite gorgée lui suffit pour la faire instantanément regretter son geste. Elle l'avala avec peine pour éviter de tout recracher, puis toussa à plusieurs reprises sous les rires d'Abby qui avait observé la scène. Hélène se retourna et fixa la concernée.

- Mais comment tu peux avaler ça? C'est imbuvable! C'est bourré de caféine!

- Je sais, un pur délice. Encore meilleur que le nectar, j'en suis certaine.

- Je ne comprendrai jamais comment tu peux boire ça.

Les deux femmes se sourirent. Abby se remit à son travail, se déhanchant légèrement au rythme de sa musique. Hélène ne bougea pas pour autant. Le comportement de son amie était réellement étrange. Elle regarda la boisson qu'elle tenait dans ses mains et fit une dernière remarque.

- Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas du tout sucré, c'est même très acide.

Abby sursauta et se retourna surprise.

- Tu m'as fait peur, je te croyais partie! Tu imites Gibbs maintenant?

- Pourquoi ne bois-tu plus de Caf'Pow, si ce n'est pas à cause du sucre? Car ça n'est pas sucré Abby, répéta Hélène sérieusement en agitant le gobelet coloré.

La scientifique se figea et la regarda. Elle connaissait son amie pour ses talents en interrogatoire, elle aurait du mal à lui résister, elle qui était incapable de tenir un secret, incapable de mentir.

- Ça a un rapport avec tes soucis Abs? Tu ne digères plus le Caf'Pow? Toute cette caféine t'a bousillé les intestins?

Abby croisa et décroisa ses doigts plusieurs fois. Elle s'assit sur son tabouret, elle se sentait piégée. Elle se dit que n'importe qui d'autre à part elle aurait éludé la question sans problème. Mais elle, elle était toujours autant incapable de mentir ou de contourner une question.

- C'est en partie vrai oui, dit-elle finalement d'une voix peu assurée.

- En partie?

- Ça me donne la nausée. Et puis tant de caféine, ça va finir par anesthésier mon système nerveux. Avec une si forte dose de caféine dans mon organisme, mes nerfs réagissent au moindre stimulus. A long terme, c'est très mauvais, tu sais, on…

- C'est ça, la coupa la jeune blonde. Noie le poisson dans ton discours de scientifique. Ne commence pas à me parler de motoneurones et de synapses, j'en ai assez bavé au lycée. Je me fais du souci Abby, reprit Hélène. Tu devrais aller voir un médecin, depuis quand les Caf'Pow te donnent-ils la nausée?

- Ne t'inquiète pas, j'ai pris un rendez-vous demain soir, dit Abby, espérant ainsi mettre fin à la conversation. Après tout elle ne mentait pas, elle avait bien demandé à Ducky de rester demain soir pour lui faire une prise de sang…

- Bien. Si je ne remonte pas vite fait Gibbs va me tirer les oreilles, je suis déjà arrivée en retard ce matin, et je n'ai pas été très brillante à l'interrogatoire, dit Hélène en se dirigeant vers la sortie du labo, après avoir jeté un dernier coup d'œil entendu à son amie.

- Mais non, Gibbs est très gentil, il ne ferait de mal à personne! Répondit Abby.

- C'est ça, bien sur! Dit Hélène alors qu'elle arrivait déjà au niveau de l'ascenseur. Prends soin de toi Abbs, s'il te plait.

- Mais quand est-ce que vous comprendrez tous que je vais très bien? Cria Abby en réponse pour qu'Hélène l'entende. C'est vrai, je vais très bien, reprit-elle pour elle-même d'une voix beaucoup moins assurée.