Et oui! Déjà la suite! Merci pour ta review Nelly.
J'espère que ma fic vous plaît toujours autant.
Je ne l'ai toujours pas terminé mais je pense qu'elle contiendra une quarantaine de chapitres.
Alors bonne lecture et vive les reviews!
Chapitre 21 : Elle n'avait jamais su mentir.
- Alors Tim? Les parisiennes? Toujours aussi belles? Demanda Hélène alors que Tim arrivait dans l'open-space, trois cafés à la main.
- Déjà là? Un miracle a eu lieu pendant mon absence? L'interrogea-t-il en la regardant. Tu n'es pas si matinale d'habitude.
- Non McGee, on l'attend toujours ce miracle… Mais je me demande moi aussi ce que tu as fais pour être là si tôt Lénou? Reprit Tony en saluant son collègue. Merci pour le café Tim.
- De rien, répondit-il en en tendant un autre à Hélène.
- ça fait plaisir de te retrouver Tim, déclara celle-ci.
Il lui sourit pour toute réponse, et choisit de boire le café qu'il lui restait vu que Gibbs n'était pas là. Après tout leur patron n'avait pas besoin d'eux pour avoir sa dose quotidienne de caféine.
- Je me suis dit que pour une fois, je pourrais arriver à une heure correcte, que ça changerait, et que ça ne déplairait pas au patron, tenta Hélène en faisant semblant de travailler.
Tim s'assit derrière son bureau et alluma ses ordinateurs qu'il n'avait pas vu depuis une longue semaine, alors que Tony sortait de son sac à dos le rapport qu'il avait terminé chez lui la veille au soir. Il regarda soudainement Hélène.
- C'est ça, c'est le boss ton problème! Tu veux te faire bien voir par Gibbs. Tu as peur de ses représailles. Qu'est-ce que tu lui as fait?
- Mais rien Dinozzo, je suis juste ton exemple, je m'assagis, mentit la jeune blonde en fuyant son regard.
Tim regarda l'échange avec attention. Les propos de Tony se tenaient.
- À d'autres. Tu ne m'auras pas comme ça. Quelle règle? Reprit l'italien en fixant la jeune femme.
- Comment ça "Quelle règle?", demanda l'agent Craps en fronçant les sourcils et en regardant enfin Tony.
- Quelle règle as-tu enfreinte pour que tu sois là à l'heure. La petite Lénou cherche à se faire pardonner, ajouta-t-il à l'attention de Tim. Elle a dû briser une règle importante.
Hélène profita de la situation et s'approcha du bureau de son collègue.
- Et bien, puisque tu insistes Tony, je veux bien en parler en public. Il y a bien celle que l'on a enfreint ensemble l'autre soir… Dit-elle, pleine de sous-entendus.
McGee fut surpris.
- J'ai raté quoi? Demanda-t-il.
- Rien, répondirent en chœur les deux autres agents.
Ils échangèrent un regard entendu.
- Non, celle-là tu l'assumes, je te connais, reprit l'agent sénior.
Hélène n'insista pas. Elle retourna s'asseoir et Tony commença à boire son café. Il fut d'ailleurs étonné de ne pas voir l'agent Craps en faire autant.
- Tu ne bois pas ton café Hélène?
- Non.
- Pourquoi? Tu t'es fâchée avec le café?
- Non. Il est encore trop chaud, dit-elle en ouvrant un dossier.
- Tu ne l'as même pas goûté! Ajouta Tony.
- Je le garde pour Gibbs, ça te va? Répondit Hélène, énervée qu'il insiste tant.
Tony resta sans voix quelques courtes secondes, jusqu'à ce que ses collègues entendent un rire profond sortir de sa bouche. Ils se retournèrent vers lui.
- C'est ça, j'y suis! S'exclama-t-il. Ne jamais jouer avec le café d'un marin! Tu as renversé le café de Gibbs. Avoue Lénou. Tu as renversé son café, hein?
Hélène soupira.
- Oui, hier soir, dit-elle vexée qu'il ait trouvé si facilement. Quand tu es parti et qu'il m'a forcée à rester pour refaire mon rapport. Il était parti je ne sais où, j'avais fini de travailler, j'ai voulu lui rendre mon rapport. J'ai renversé son café en posant mon rapport sur son bureau. Je n'ai pas fait exprès! Termina-t-elle en regardant Tony qui riait.
- Et qu'as-tu fait? Demanda Tim.
- Je suis partie McGee! Un coupable ne reste jamais sur sa scène de crime. Que voulais-tu que je fasse? Le mal était fait.
- Tu es vraiment une bleue Hélène. Ce matin tu aurais dû arriver en retard comme d'habitude, là tu as un comportement suspect, et Gibbs va tout de suite le remarquer, déclara Tony.
Leur patron arriva à cet instant, et une claque s'abattit sur le crâne de l'agent Craps, la faisant grimacer.
- Quand est-ce que vous écouterez Dinozzo, Agent Craps? Il a plus d'expérience que vous sur ce sujet, croyez moi, dit-il en se saisissant du café posé sur le bureau de son agent.
Hélène se remit au travail rapidement, soulagée que Gibbs ne se soit pas plus énervé que ça, même si le regard noir qu'il lui avait lancé était quelque peu effrayant.
- McGee, vous avez vu Abby?
- Euh non, pas vraiment Boss, bafouilla Tim, surpris que son patron aborde si soudainement sa vie privée au NCIS.
La relation qu'entretenaient Abby et Tim n'était un secret pour personne, et Gibbs était même content de les savoir heureux ensemble. Mais ce sujet restait quasiment tabou quand ils étaient au NCIS. Tony, tout aussi surpris que Tim suite aux quelques mots de Gibbs, releva la tête pour suivre l'échange.
Gibbs regarda son agent avec insistance, l'incitant à poursuivre.
- Elle dormait quand je suis rentré hier soir, reprit McGee, et elle était déjà partie quand je me suis réveillé ce matin. Pourquoi patron? Demanda-t-il, de plus en plus surpris.
Gibbs soupira, la jeune femme n'en faisait vraiment qu'à sa tête. Son comportement était de plus en plus étrange. Il avait du mal à comprendre pourquoi elle réagissait ainsi, il s'agissait pourtant d'une bonne nouvelle selon lui.
- Pour rien McGee, dit Gibbs avant d'avaler une gorgée de café.
Tim lança un regard surpris à Tony, comprenant que cette simple question de son patron signifiait bien plus qu'il n'y paraissait. Pour toute réponse, Tony haussa les épaules. McGee commença à se faire du soucis pour sa compagne, n'ayant aucune idée de ce à quoi il devait s'attendre.
- Au fait Gibbs, les sœurs Blaquana ont téléphoné ce matin pour nous remercier. Le jugement de Roskard aura lieu dans trois semaines il ne leur reste plus qu'à en parler à leur mère, qui apparemment se pose pas mal de questions, déclara Hélène.
- Bien. Je vais voir Ducky, dit Gibbs satisfait.
Il se saisit de son café et partit, laissant ses trois agents seuls à leurs bureaux. Ils plongèrent quelques instants dans leur travail. Mais Tim fut incapable de se concentrer sur quoi que ce soit. Il s'inquiétait soudainement pour Abs. Gibbs n'intervenait quasiment jamais ainsi dans leur vie privée quand ils étaient au travail. Il ne lui avait pas posé cette question par hasard. C'est vrai que l'absence d'Abby à ses côtés l'avait un peu surpris ce matin au réveil. Après une semaine sans le voir il s'était attendu à ce qu'elle lui saute dessus et le réveil en sursaut dès qu'elle aurait ouvert les yeux, mais non. Il n'avait plus trouvé aucune trace d'elle à son réveil. Le lit était vide, ses chaussures sa veste et son sac à main avaient disparu, tout comme elle. En y repensant, Tim se disait qu'il y avait définitivement un problème. Sauf qu'il n'avait pas la moindre idée de ce que cela pouvait être.
Tony observa son collègue et ami se perdre dans ses pensées. Immobile derrière son bureau, les sourcils froncés, il semblait se torturer les méninges dans tous les sens suite à ce que lui avait demandé Gibbs. Tony préféra le sortir de ses pensées avant qu'il ne se fasse davantage de mal.
- Alors McGee, tu n'as pas répondu à Hélène, les parisiennes?
McGee sursauta et tourna la tête vers Tony, qui lui souriait d'un air léger. Il soupira légèrement.
- Je n'ai pas vraiment eu de temps pour ça Tony, j'ai été très occupé, et je te rappelle que je ne suis plus célibataire, expliqua t'il en chassant l'image d'Abby de ses pensées.
- Ouais, ouais… Alors pourquoi tu rougis? Ajouta Tony en finissant son café.
Timothy se maudit à l'instant même. Il savait que ses collègues ne le laisseraient pas tranquille tant qu'il n'aurait comblé leur curiosité, tant qu'il n'aurait pas donné une raison plausible concernant ses joues de plus en plus rouge. Il devait leur fournir des informations suffisantes, songea-t-il, pour qu'ils s'en contentent et ne creusent pas plus loin. Toujours être précis quand on ment, se rappela Tim alors que l'image de Sarah dansait devant ses yeux et qu'il repensait au fiasco de leur soirée. Evoquer Paris lui ramenait aussi Ziva à l'esprit, il se retenait difficilement de ne pas prononcer son nom.
- Une de ces parisiennes, comme tu dis, m'a fait des avances, commença Tim prudemment sentant les regards de Tony et d'Hélène peser sur lui.
- Vraiment, à toi le bleu! S'étonna celle-ci.
- Oui, dit-il en ouvrant un fichier sur son ordinateur.
- Et alors? Vous avez passé du bon temps tous les deux? Demanda Hélène, curieuse d'en savoir plus.
Elle s'amusait de voir McGee rougir de plus en plus. Il avait vraiment dû se passer quelque chose, Tony avait eu raison de le relancer sur ce sujet.
- Non, je lui ai fait comprendre que je n'étais pas libre.
- Et comment a-t-elle réagi? Reprit Tony, qui prenait plaisir à questionner McGee comme au bon vieux temps.
- Mal, très mal, soupira Tim en les regardant une courte seconde.
Il n'avait même pas revu Sarah avant son départ. Il était déçu que les choses aient si mal tourné, car la jeune femme était très sympathique. Il aurait aimé avoir l'occasion de la revoir et de lui expliquer qu'il ne lui en voulait vraiment pas. Ils s'étaient juste mal compris...
- Qui était cette demoiselle? Qu'est-ce qu'elle a fait?
- C'était la personne qui traduisait mon roman Tony. Quand elle a réalisé qu'elle était allée trop loin, elle m'a refilé une de ses collègues et m'a évité avec grand soin. J'ai dû recommencer tout le travail à zéro avec cette nouvelle personne, ce qui m'a fait perdre beaucoup de temps, et n'a pas plus à Elizabeth, mon éditrice.
Tony rit.
- Tu as toujours autant le chic avec les femmes McGee.
- Laisse le Tony, au moins il a été galant. Maintenant, dit Hélène en changeant de ton, dit nous comment elle t'a fait des avances?
- Je te reconnais mieux là Lénou. Allez, vas-y, dit nous McGee!
Tim soupira face à l'insistance de ses amis, et se leva.
- Elle m'a invité à dîner, m'a raccompagné à mon hôtel, et elle m'a embrassé.
- En voilà une qui a du cran, remarqua Tony. J'espère qu'au moins tu en as un peu profité, et que la collègue qu'elle t'a refilé était moins provocatrice. Elle ne s'est pas vengée en te confiant à la pire qui soit?
Si seulement il savait, pensa Tim. Il mourrait d'envie de lui parler, de lui dire la vérité, lui parler de Ziva. Tout lui dire à son sujet et retrouver le Tony qu'il avait connu autrefois. Car même si son collègue ne le montrait plus, avait appris à le cacher, le départ de Ziva continuait de l'affecter. Il avait extrêmement changé depuis ce jour et n'était plus du tout le même. N'importe qui l'ayant connu trois ans plus tôt aurait remarqué ce changement, et la souffrance qu'il cachait comme il pouvait. Tim aurait aimé lui dire ce qu'il avait découvert à Paris. Lui faire comprendre que sa collègue n'y était pour rien, et qu'elle aussi, à des milliers de kilomètres de là, souffrait énormément. Qu'elle était vivante…
- Non, sa collègue a su rester aimable et professionnelle, finit-il par dire, faisant de son mieux pour leur cacher la vérité.
Ne désirant pas s'étendre sur ce sujet de peur d'en dire plus, Tim contourna son bureau et quitta ses deux collègues qui le fixaient toujours lourdement. Il savait que s'en aller était le seul moyen de clore cette conversation. Tout du moins de ne plus y prendre part, car il se doutait que Tony et Hélène allaient encore échanger quelques mots sur le sujet après qu'il ait quitté l'openspace. Il partit en direction du laboratoire d'Abby, il devait prendre des nouvelles de la jeune femme.
Il la trouva comme il l'avait laissée, dans son labo, à virevolter entre ses machines, au rythme de sa musique assourdissante, faisant tourner sa jupe si courte. McGee se demandait comment elle pouvait tenir en équilibre avec les semelles compensées qu'elle portait. Toutefois la retrouver comme il l'avait quittée le rassurait un peu. Abby n'allait pas mal au point de couper sa musique et de défaire ses couettes.
Concentrée sur son ordinateur malgré ses gesticulations, elle ne l'entendit pas arriver, et fut surprise lorsqu'elle sentit deux mains lui prendre la taille, et des lèvres se poser dans son cou. Elle stoppa tout mouvement et se figea dans les bras de son amant.
- Tim! Je ne t'avais pas entendu arriver!
- J'avais remarqué, répondit le jeune homme dans un sourire.
Abby se retourna aussitôt, et Tim la serra dans ses bras.
- Tu m'as manquée Abs, murmura-t-il.
- Toi aussi tu m'as manqué Timmy, répondit Abby en lui rendant son étreinte.
Le jeune homme s'écarta suffisamment pour l'embrasser. Ils se séparèrent et Abby fit aussitôt volte-face. Elle se remit au travail.
- Que recherches-tu? Demanda McGee en la regardant déjà se replonger sur son écran d'ordinateur.
Il savait qu'Abby était quelqu'un de très dévouée à son travail, mais c'était aussi une femme très chaleureuse, et très curieuse. Il était surpris qu'elle ne lui pose pas la moindre question sur son séjour en France. ça ne lui ressemblait pas.
- Rien, je remets à jour les programmes de mon ordinateur avant qu'une nouvelle enquête n'arrive, ça ne fera pas de mal à mes loulous, répondit la gothique.
- C'est pour ça que tu es partie si tôt ce matin? L'interrogea Tim, désormais persuadé que quelque chose n'allait pas.
Rien ne l'avait obligée à le fuir. Elle aurait très bien pu faire ça plus tard. Il devinait très bien que cette mise à jour n'était qu'un prétexte, une excuse.
Abby se creusa les méninges à la recherche d'une réponse valable. Elle voyait bien qu'il était suspicieux et se doutait de quelque chose, que cette simple question n'était en réalité pas si anodine. Mais comment dire à Tim qu'elle ne dormait pas lorsqu'il était rentré hier soir, qu'elle avait fait semblant pour ne pas l'inquiéter, ne pas lui parler, et que par la suite elle n'avait pas réussi à trouver le sommeil dans ses bras. Comment lui dire qu'elle s'était rendue chez lui dans le vain espoir d'y trouver un peu de réconfort, et qu'elle n'avait cessé de pleurer pendant plusieurs heures après avoir quitté le NCIS hier soir, qu'elle s'était sentie coupable et s'était maudite tout au long de la nuit. Comment dire à Tim que sa présence contre elle avait été une vraie souffrance, et non un bien être, car ça n'avait fait que lui rappeler à quel point elle allait bientôt tout gâcher, même si elle n'en n'avait aucune envie. Elle ne pouvait pas lui dire tout cela, elle ne trouvait pas la bonne façon de le formuler, elle ne voulait pas aborder le sujet maintenant, elle ne voulait pas lui faire de mal. Elle ne pouvait pas lui dire dans quelle situation elle se trouvait, elle s'en sentait juste incapable. C'était cela qui avait tout ruiné la dernière fois qu'ils s'étaient mis ensemble, et les avait fait rompre. C'est ce qui avait été la cause de leur rupture et de toutes ces années qu'ils avaient passé loin de l'autre, à se chercher avant de se retrouver il y a quatre mois. Ils étaient tellement heureux tous les deux depuis, ça leur avait pris tellement de temps d'oser à nouveau former un couple, elle ne voulait pas gâcher ce nouveau lien qu'ils avaient construit ensemble. Elle fit donc le choix de se taire une fois de plus, de repousser encore cette conversation qu'ils devraient pourtant obligatoirement avoir, bientôt. L'idée que ce soit son silence face à une situation similaire qui ait tout fait s'écrouler entre eux la dernière fois l'effleura tout de même, et elle s'en voulut un instant de reproduire le même schéma, elle se dit qu'il y avait peut-être un autre moyen de gérer les choses et que c'était peut-être elle qui indirectement était en train de tout gâcher. Mais elle préféra chasser cette pensée.
- Je devais vérifier une comparaison d'ADN pour l'enquête qu'on vient de terminer. Je suis désolée d'être partie avant ton réveil, mais je devais finir cela au plus vite, finit-elle par dire, tout en se replaçant dans les bras de Tim, cherchant un minimum de réconfort, fuyant son regard pénétrant. Et puis après, comme j'étais là et que je n'avais rien de mieux à faire, je me suis attaquée à ces mises à jour.
- D'accord, conclut Tim en la serrant contre lui, seulement à moitié convaincu.
Il n'insista pas même si il voyait clairement que la jeune femme ne lui disait pas là la vérité, elle n'avait jamais su mentir. Il se demanda ce qui pouvait être suffisamment grave pour autant la tracasser, et qu'elle refuse de le lui avouer, alors qu'ils partageaient quasiment tout. Il était persuadé qu'elle lui cachait volontairement quelque chose.
